À partir de 2026, le mode de calcul des pensions de base des exploitants agricoles va être profondément modifié afin de mieux refléter leurs revenus réels en fin de carrière. Jusqu’à présent, l’ensemble des années travaillées entrait dans le calcul, ce qui pénalisait lourdement les agriculteurs ayant connu des débuts d’activité difficiles. Désormais, seules les 25 meilleures années seront retenues.

La réforme concerne l’ensemble des non-salariés agricoles, y compris les conjoints collaborateurs et les aides familiaux. Techniquement, deux méthodes continueront de coexister. Les années antérieures à 2016 resteront intégrées sous forme de points, tandis que les périodes plus récentes seront calculées à partir des revenus professionnels déclarés. Ce double mécanisme vise à assurer une transition progressive sans pénaliser les carrières passées.
Cette réforme des retraites agricoles s’inscrit ainsi dans un mouvement plus global de rapprochement des règles entre les différents statuts professionnels. Elle traduit la volonté de corriger une inégalité ancienne sans bouleverser l’équilibre général du système. Pour les agriculteurs encore en activité, elle redonne de la visibilité sur l’avenir. Pour ceux qui s’apprêtent à partir, elle nourrit l’espoir d’un dernier ajustement, même s’il faudra parfois attendre encore quelques années pour en mesurer pleinement les effets.


