La grève à la SNCF déclenchée les 13 et 14 janvier 2026 place la direction sous forte pression. Dans ce contexte social tendu, la SNCF a formulé plusieurs propositions à destination des salariés grévistes. L’objectif affiché par la direction est clair : apaiser le mouvement social sans remettre en cause l’équilibre économique du groupe.
Au-delà du salaire de base, la direction de la SNCF a élargi sa proposition afin de répondre à certaines revendications spécifiques des grévistes. L’entreprise propose une revalorisation de plusieurs primes, en particulier celles liées aux horaires décalés, au travail de nuit et aux contraintes opérationnelles. Cette approche vise à reconnaître la pénibilité de certains postes. En outre, la direction souligne que ces ajustements indemnitaires s’ajoutent à un effort financier global de plusieurs centaines de millions d’euros par an. Cette enveloppe serait destinée à l’ensemble des mesures salariales proposées. Néanmoins, malgré cette annonce, les syndicats estiment que la direction ne répond pas pleinement aux attentes exprimées lors du déclenchement de la grève.
Par ailleurs, la SNCF propose un calendrier de négociations étalé sur plusieurs semaines afin de poursuivre les discussions. Cette méthode vise à maintenir un dialogue social structuré, tout en évitant une réponse immédiate jugée trop coûteuse. Toutefois, cette stratégie de la direction est perçue par de nombreux grévistes comme un moyen de temporiser, ce qui entretient le climat de défiance autour de la grève.


