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Monsieur M.

jeudi 14 juillet 2016 - 8:43

sans-titreMonsieur M., au cœur de l’actualité, n’est rien d’autre à mes yeux que la quintessence de la politique française: popularité artificielle, purement médiatique, reposant sur sa bonne figure de gendre idéal; propension illimitée à déclencher des polémiques stériles et jouer de la provocation sans suite; vertigineux cynisme. Pure créature du président Hollande, il  profite de la débâcle générale du camp socialiste pour tirer son épingle du jeu et enfoncer un peu plus ce dernier. Comment cela s’appelle-t-il déjà? Comment dites-vous? Ah, oui: une déloyauté, une infidélité, une trahison. Mais qui donc est encore à cela près, dans la belle « France d’en haut »? Monsieur M. n’a rien prouvé, rien démontré, rien réussi. Son unique bilan? Le désastre de l’économie française. Il avait une bonne occasion de montrer un autre visage de la politique nationale, celui d’un haut responsable public, déterminé à faire au mieux son travail dans des circonstances difficiles et dans  l’intérêt général. Les sirènes de la mégalomanie l’ont entraîné dans leur gouffre. Le voici candidat providentiel, lui aussi, en sauveur naturel de la France, après tant d’autres dans l’histoire qui ont mal fini et avec tant d’autres aujourd’hui. Lui qui n’a à peu près rien montré ni prouvé, ni décidé, ni choisi, que ferait-il parvenu à l’Elysée, parvenu est bien le mot, avec son petit carton de réformes, face à la rage des syndicats et à la fureur de la rue, dans un pays bloqué, lui qui a validé par sa présence au pouvoir quelques ignominies bien socialistes, telles que  la suppression « du jour de carence » pour les fonctionnaires en arrêt maladie? Lui qui n’a même pas la force de démissionner, il ne ferait rien du tout, il frimerait, poserait, ferait semblant, jouerait la montre pour tenir cinq ans et se représenter. Monsieur M. est un politicien de bas étage,  comme tous ceux qui pullulent et parasitent la vie publique française en ce moment. Il ne renouvelle rien du tout, il aggrave, il empire une mauvaise pente de la vie nationale, sa fuite dans le délire et l’hystérie.

Maxime TANDONNETtéléchargement

 

 

 

 

 


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