Rio + 20 : Conférence « Vers une nouvelle gouvernance mondiale de l’environnement »

Alain Juppé, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et européennes, et Nathalie Kosciusko-Morizet organisent le 31 janvier 2012 une conférence au Conseil économique, social et environnemental (CESE) à Paris afin de débattre d’une nouvelle gouvernance mondiale de l’environnement.

Changement climatique, déclin de la biodiversité, érosion des sols et désertification, aggravation de la pollution…La communauté internationale doit se donner les moyens de répondre à ces défis en renforçant la gouvernance mondiale de l’environnement, aujourd’hui trop fragmentée et inefficace. Le Sommet qui se tiendra à Rio du 20 au 22 juin, 20 ans après le Sommet de la Terre de 1992, sera une occasion unique pour y parvenir. Pour sa part, la France souhaite qu’une organisation mondiale de l’environnement soit décidée à « Rio + 20 ». Le système onusien actuel ne prenant pas suffisamment en compte le rôle de la société civile, acteur clé du développement durable.

La Conférence « Vers une nouvelle gouvernance mondiale de l’environnement » prévue le 31 janvier 2012 devrait permettre de réfléchir à la place accordée aux acteurs non étatiques afin d’arriver à Rio+20 avec une feuille de route partagée. Elle réunira de nombreuses personnalités françaises et étrangères, du secteur public, de la société civile ou encore du monde de l’économie.

Historique de Rio + 20 et des conférences

La conférence des Nations Unies sur le développement durable est née d’un processus historique initié en 1972 à Stockholm. Les objectifs de cette conférence se veulent adaptés au contexte et aux problématiques actuels concernant le développement durable et ses enjeux. Cette conférence s’inscrit dans un protocole de négociations particulières, orchestré par les Nations Unies et organisé autour de différentes enceintes concernées par le développement durable.

Rio+20 n’est pas la première Conférence des Nations Unies sur le thème du développement durable, elle a en effet été précédée par 3 autres grandes conférences :

  • Stockholm (Suède) en 1972
  • Rio de Janeiro (Brésil) en 1992
  • Johannesburg (Afrique du sud) en 2002

Chaque sommet a représenté une étape particulière dans la prise de conscience des enjeux liés au développement durable.

correspondant : Réunion informelle des ministres de l'environnement et de l'énergie. Crédits photo : Laurent Mignaux/MEDDTL, 03.07.08.

  • La conférence de Stockholm en 1972 :

Cette première conférence placée sous l’égide des Nations Unies et consacrée aux questions environnementales avait pour nom « Conférence des Nations Unies sur l’Environnement Humain » (CNUEH). Elle s’est tenue du 5 au 16 juin 1972 à Stockholm et a été présidée par le Canadien Maurice Strong. Elle a rassemblé des délégations de 113 États et de nombreuses ONG. Elle a représenté un tournant historique dans la prise en compte des questions d’environnement au niveau international. Elle a permis notamment d’instituer le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), dont le siège se trouve à Nairobi (Kenya).

  • Le Sommet de la Terre de 1992 :

Cette conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) s’est tenue à Rio de Janeiro du 3 au 14 juin 1992. Elle a rassemblé 178 délégations, 110 chefs d’Etats et de gouvernement et 2400 représentants d’organisations non gouvernementales (ONG).
Le Sommet de la Terre a marqué un grand pas en avant dans la prise en compte du développement durable en adoptant une déclaration, appelée déclaration de Rio sur l’environnement et le développement, qui comprend 27 principes précisant le contenu du développement durable. Le principe 1 indique que « les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature ».

  • Le Sommet de Johannesburg de 2002 :

Le « Sommet mondial sur le développement humain » (SMDD) s’est tenu du 26 août au 4septembre 2002 à Johannesburg. Il a permis, 10 ans après le Sommet de la Terre de Rio, de dresser un premier bilan et de renouveler l’engagement en faveur du développement durable. Il a abouti à l’adoption d’un plan d’action déclinant des mesures concrètes mettant en œuvre les principes du développement durable dans les domaines suivants : l’eau, la santé, la biodiversité, l’énergie, l’agriculture…

Author: Redaction