« Ce n’est pas normal, ce n’est pas satisfaisant » à propos de la rentrée des Républicains en ordre dispersé, a déclaré M. Larcher, président du Sénat. Il faut me croire. Je ne suis pas en quête d’un futur candidat aux présidentielles en 2022. Chacun sait que les prétendus favoris 4 ans à l’avance n’ont strictement aucune chance, que le vainqueur apparaît dans les trois derniers mois. En outre, plus le temps passe, plus l’obsession présidentialiste qui ronge la politique française et abîme le pays me révulse. Non. Simplement, dans ma quête éperdue d’une voie sensée, d’une lueur de bon sens et d’intelligence, au milieu de l’ouragan de bêtise prétentieuse et mégalomane que nous subissons, je viens de trouver une réponse. M. Larcher a dit quelque chose de simple, de vrai et d’intelligent: « ce n’est pas normal, ce n’est pas satisfaisant » , à propos du festival de pitreries narcissiques des supposés leaders de l’opposition, en cette rentrée, candidats forcenés à la prochaine déchéance élyséenne qui imitent si bien par leur narcissisme exacerbé l’actuel titulaire du poste. Plutôt que de s’adonner au spectacle narcissique, leur unique devoir devrait être de se réunir autour d’une table et de se demander: que fait-on pour sauver ce pays qui part en quenouilles? Et tout le reste de son allocution est clair, propre, intelligent, raisonnable, politique en un mot au bon sens du terme. Il reste en France, au moins un homme politique, un vrai, un homme d’Etat. Et par pitié, qu’on ne vienne pas lui reprocher son âge et son physique. La télégénie ne fait pas une politique. C’est désormais prouvé. Lui reprocher son style, son âge ou son physique serait un comportement d’imbécile.
Maxime TANDONNET


