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La chasse au Fillon a commencé

mardi 13 décembre 2016 - 10:02

xvm6e05672a-afe0-11e6-8924-aaf6bf1e52eaIl allait s’y attendre. Moins d’un mois après son succès aux primaires le monde politico-médiatique se mobilise contre Fillon. La cible? Ses propositions en matière de sécurité sociale. Tout le monde s’y met: l’ensemble des hebdos, de droite comme de gauche, les grands quotidiens dits « de gauche », le parti socialiste. Et à l’heure qu’il est, peu de voix, peu de soutiens pour le soutenir. C’est la logique du lynchage de masse, de la chasse en meute qui commence. Encore n’est-ce là que le tout début du commencement. Son talon d’Achille, tel qu’identifié par ses chasseurs? Son programme de réforme de la sécurité sociale. Quel sera l’impact de ce début de passage à tabac? Difficile à dire. Il peut se trouver renforcé par ce traitement en paria de la République. Mais il peut aussi chuter. L’opinion publique est versatile, imprévisible. Elle est dominée par les passions, les émotions. La peur, dans un pays malade, fragilisé, frappée par le terrorisme, le chômage massif, la crise migratoire européenne,  peut faire des ravages. Si cette campagne de dénigrement parvient à accrocher, sur un chiffon rouge, un chiffre, elle peut s’embraser comme un incendie. Mon conseil? Il est tout simple: la République, toute la République, rien que la République. Que dit-elle la République? Un principe oublié: le chef de l’Etat ne doit jamais aller dans les détails, en aucun cas. C’est une faute mortelle pour lui que d’aller dans les détails. Il fixe un cap, un objectif. Par exemple: équilibre de la sécurité sociale fin 2018. Ensuite, c’est à la majorité présidentielle et au futur gouvernement de l’atteindre. Le président porte la politique de grandeur internationale, montre l’exemple, protège les Français, fait valoir les grands principes de la France et prépare l’avenir. Si lui et son équipe ne comprennent pas cela dans les mois qui viennent, il faut s’attendre à un semestre de cauchemar et sans certitude de l’emporter en mai 2017. Ensuite s’ouvrirait un abîme pour le pays (voir mon billet précédent).

Maxime TANDONNET


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