J’affirme beaucoup de choses dans mes billets divers, mais là, je souhaite parler d’un sujet qui n’appelle pas de jugement tranché de ma part, tant il est complexe et tragique, mais plutôt un questionnement, des interrogations: celui de Vincent Lambert. Tétraplégique à vie à la suite d’un accident depuis 6 ans, son épouse souhaite l’arrêt des soins et de l’alimentation alors que ses parents s’y opposent. Le fond du problème, si j’ai bien compris, c’est que lui n’est pas en mesure de manifester sa volonté. Les jurisprudences se succèdent et se contredisent, Conseil d’Etat, Cour européenne des droits de l’homme. Pourquoi faut-il qu’une situation de ce type remonte à des juridictions qui sont à mille lieu de son lit d’hôpital? Pour être franc, je ne vois pas ce qu’il y aurait de chrétien à empêcher ce pauvre garçon de partir. Qui d’entre nous choisirait de vivre comme il le vit, en l’absence de tout espoir de guérison, plutôt que de quitter ce monde? Ce n’est pas un problème de droit, ni d’idéologie, mais de simple raison humaine. Bien sûr que la situation des parents est abominable, mais enfin dans un cas de ce genre, c’est au corps médical, au chevet du malade, de prendre ses responsabilités et pas à des juges européens dans leur palais de verre. Pardon si je choque, on peut être en désaccord, mais c’est vraiment ce que je crois.
Maxime TANDONNET


