Elections, le bon sens français

Aujourd’hui, un sondage IFOP fiducial du 28 mars révèle que 38% des Français sont tentés de s’abstenir aux élections présidentielles, soit une participation de 62% alors qu’elle ne descend jamais à moins de 80% ou 90% d’habitude pour ce scrutin.  Chez les jeunes de 18 à 30 ans, la participation serait de 52%… Eh bien moi, je ne jetterai pas la pierre aux abstentionnistes. Ce taux élevé de non participation est la réponse naturelle d’une forte majorité relative au caractère minable de cette campagne électorale. Il paraît que l’on finit par s’habituer à tout. Cependant, comment ne pas éprouver une honte infinie  devant le spectacle offert? Nous n’assistons pas à une campagne électorale mais à une grande comédie médiatique autour d’une poignée de mauvais acteurs, dont certains frappés à l’évidence de démence mégalo,  dans un tourbillon de lynchage éhonté, de mystification ridicule et d’idolâtrie imbécile. Les grands sujets de niveau présidentiel, tels que la réforme de l’Europe, la place de la France dans le monde, la transformation de la vie publique sont lamentablement passés sous silence au profit de gadgets de communication. Oui cette élection présidentielle tourne à la grande foutaise. Les Français ont du courage et du bon sens. Le vote lepéniste est visiblement stabilisé aux alentour de 25%. C’est beaucoup bien sûr. Mais dans le contexte actuel de 5,5 millions de chômeurs, des attentats terroristes, de la violence, de la déchéance politicienne au jour le jour, on pourrait imaginer une véritable flambée extrémiste, autour de 40%. Mais non, le bon sens français est le meilleur barrage. Je les admire de tenir droit dans la tourmente et de ne pas céder au néant du vote protestataire et extrémiste ne conduisant le pays qu’au chaos. M. Hamon avec son revenu universel, est en train de sombrer dans les sondages. Son revenu universel, la prime à l’assistanat pour tous, les Français n’en ont pas voulu. Ils ont été un peuple courageux et travailleur qui a rejeté les sirènes de la démagogie et montré par là qu’ils ne croient pas au père Noël, qu’ils veulent travailler et non pas vivre de l’assistanat. Bravo aux Français, après un tel fiasco, on ne parlera plus du revenu universel dont ils n’ont pas voulu parce qu’un grand peuple préfère le travail et la liberté qu’il offre à l’assistanat, la servilité. Oui, je le dis comme je le pense, ces élections à venir sont minables. Mais dans un tel contexte, les Français ont du mérite de se tenir droit debout et je suis fier d’être des leurs.

Maxime TANDONNET

Author: Redaction