5e rapport du GIEC sur l’évolution du climat : il est encore temps d’agir

La synthèse du 5e rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) vient d'être publiée. Ségolène Royal salue ce travail scientifique international, pluridisciplinaire et de grande qualité.

Le message de ce rapport est clair. Le dérèglement climatique, causé par l'activité humaine, est incontestable. Les émissions de gaz à effet de serre (GES) récentes d'origine anthropique sont les plus élevées de l'histoire. Si elles se poursuivent au même rythme, cela « produira un réchauffement additionnel et accroîtra les risques d'impacts sévères, envahissants et irréversibles », prévient d'emblée Sylvie Joussaume, directrice du groupement d'intérêt scientifique « climat environnement société ». « Ce réchauffement entraînera de nouveaux risques et une amplification des risques existants, quel que soit le niveau de développement des pays » poursuit-elle.

Agir dès à présent

Limiter la hausse des températures à 2 °C par rapport à l'ère préindustrielle, seuil au-delà duquel le réchauffement pourrait avoir des impacts dévastateurs, est encore possible. Cela « nécessite de ne pas dépasser environ 2 900 gigatonnes de CO2 d'émissions de GES. Or, nous avons déjà émis un cumul de 2 040 GtCO2. », explique Sylvie Joussaume. Des approches intégrant atténuation, adaptation et des objectifs sociaux existent dans tous les secteurs et elles offrent de nombreuses opportunités de développement.

Les solutions possibles

« L'intérêt du rapport de synthèse, rappelle Jean Jouzel, vice-président du GIEC, c'est qu'il parle des solutions. C'est le document de base pour les négociateurs de la conférence de Lima (COP20), fin 2014, puis de Paris (COP21) en 2015 ». Les cartes sont posées.
Ségolène Royal a rappelé qu' « une mobilisation universelle et immédiate est nécessaire. L'accord de Paris en 2015 devra apporter une réponse politique à la hauteur du constat des scientifiques. Les prochaines étapes - la conférence de Lima en décembre prochain, puis la présentation des objectifs nationaux de réduction des émissions au début de l'année 2015 - seront décisives. »
Le Dr Pachauri présentera à Ségolène Royal cette synthèse à Paris le mercredi 5 novembre.

L'essentiel du rapport de synthèse :


OBSERVATIONS


IMPACTS
De nombreuses espèces animales voient leur aire de répartition, leurs activités saisonnières, leur schéma de migration et leurs populations évoluer en réponse au réchauffement en cours. Les interactions entre espèces se modifient aussi.
Dans plusieurs régions du monde, le changement climatique a davantage d'impacts négatifs que positifs sur le rendement des cultures.

PROJECTIONS
Pour avoir une chance de maintenir un réchauffement à 2°C (probabilité supérieure à 66 %) il faut limiter les émissions totales de CO2 à environ 2 900 gigatonnes. Entre 1870 et 2011, les 2/3 de ce total ont déjà été émis. Au-delà de 2100, de nombreux aspects du changement climatique et leurs impacts associés continueront pendant des siècles, même si les émissions de GES cessent. Le risque de changement abrupte et irréversible augmente en même temps que l'amplitude du réchauffement.
L'adaptation et l'atténuation sont des stratégies complémentaires pour réduire et gérer les risques liés au changement climatique
EXTRÊMES
Depuis les années 1950, on observe une diminution des extrêmes froids de température, une augmentation des extrêmes chauds de température et une augmentation des niveaux de mer extrêmes. Les événements météorologiques extrêmes (vagues de chaleur, sécheresses, inondations, cyclones) sont aussi plus nombreux.

DÉVELOPPEMENT DURABLE
Le changement climatique est une menace pour le développement durable. Cependant, des approches intégrant atténuation, adaptation et objectifs sociaux existent. Elles offrent de nombreuses opportunités de développement.

Lire la suite sur le site du Ministère du Développement Durable, peut-être non effacé ...

Author: Redaction