Call Ways ® presse magazine tabloïd news » Primaires de gauche

Primaires de gauche

dimanche 18 décembre 2016 - 16:03

11425115Voici ma réponse à l’interview croisée de ce jour donnée au site Atlantico. Pour ma part, je reste convaincu que ce n’est pas une affaire droite/gauche. Dans l’histoire, et même dans l’actualité, il existe des personnes classées « à gauche » qui ont le sens de l’Etat, des réalités et de l’intérêt général ainsi que l’amour sincère de la France. Là, c’est tout autre chose: un groupe de candidats ultra-médiatisés, qui se disent de gauche mais pourraient tout autant se revendiquer de n’importe quelle étiquette jugée porteuse pour leur accession au trône suprême, atrocement imbus d’eux-mêmes, mélangeant, en un cocktail explosif,  l’ivresse du « je », la fuite dans le sectarisme agressif et l’idéologie la plus primitive. Leurs propositions sont sans queue ni tête: tirage au sort de parlementaires, référendum sur le « 49-3 », revenu universel de 800 euros par mois en dehors de tout travail dès l’âge de 18 ans – juste ce qu’il faut pour créer une génération de rentiers placés sous la tutelle de l’Etat –  32 heures de travail hebdomadaire, etc. Tout pour se différencier et se faire remarquer à n’importe quel prix: juste de quoi anéantir l’économie française.  Mais les réponses de Yves Roucaute sont bien meilleures que les miennes. Lui n’y va pas par quatre chemins, mettant en cause la vertigineuse inculture des candidats et leur ego boursouflé. L’arrivée au pouvoir de cette génération de politiciens serait un désastre pour le pays. Nous finirions même par regretter amèrement M. Hollande. François Fillon n’est certes pas parfait mais soyons conscient que lui-même, avec une majorité « Républicains », en 2017, est désormais la seule solution pour y échapper, tout au moins à court terme. ll me semble que tous ceux qui aiment la France et veulent lui éviter l’irréparable, tous ceux qui ont l’intelligence de comprendre que la politique n’offre jamais de solution parfaite, au-delà de leurs divergences, ont le devoir de le soutenir.

Maxime TANDONNET


©