L’Europe est frappée d’une maladie étrange et mortifère : la pensée fiévreuse selon laquelle la situation de chacun y serait plus vivable, plus facile, plus prospère, sans les autres. Ses symptômes ? Innombrables. Les Catalans veulent se détacher de l’Espagne. Les Flamands belges des Wallons. Les Écossais du Royaume-Uni. Et ledit Royaume-Uni de ses 27 partenaires. En France, l’ancien ministre des Affaires européennes Laurent Wauquiez rêve, lui, d’une Europe amputée de 22 pays et recentrée autour de six grands États de la zone euro… mais sans le Luxembourg. À Paris, on entend même parfois que la crise économique serait plus aisée à résoudre sans un partenaire aussi encombrant […]


