Nouvelle étape dans la migration vers la fibre : l’Arcep consulte sur les modalités et conditions d’attribution du statut de " zone fibrée " ainsi que sur les obligations pouvant y être attachées

Paris, le 18 avril 2017

L’Arcep lance aujourd’hui une consultation publique portant sur les modalités

et les conditions d’attribution du statut de " zone fibrée ".

Ce statut, inscrit dans la loi, vise à accélérer la migration

des usagers vers la fibre dans les territoires et participe ainsi à remplir

les objectifs du Plan France très haut débit. La présente

consultation publique permettra à l’Arcep d’arrêter les modalités

et conditions d’attribution de ce statut et de les proposer au Gouvernement.

Un statut pour accélérer la migration vers la fibre

Le statut de " zone fibrée " trouve son origine dans le Rapport

de la mission Champsaur sur la transition vers les réseaux à très

haut débit et l’extinction du réseau de cuivre. Ce statut, inscrit

depuis dans la loi, doit renforcer la dynamique de migration vers le très

haut débit et faciliter l’atteinte des objectifs du Plan France très

haut débit de couverture en très haut débit du territoire

national. Dans ce cadre, le législateur a chargé l’Arcep de proposer

au Gouvernement les modalités et conditions d’attribution de ce statut.

Le statut de " zone fibrée " doit permettre de qualifier les

territoires où le réseau à très haut débit

remplit les prérequis nécessaires à une migration de masse

afin de déclencher sur ces territoires des mesures incitant à

cette migration. La mise en place du statut consacre ainsi une première

étape de la transition vers le très haut débit, à

même d’accélérer la commercialisation des services de communications

électroniques en fibre optique jusqu’à l’abonné et de procurer

un réel bénéfice aux opérateurs et aux collectivités

territoriales qui en feraient la demande.

Un cercle vertueux devrait ainsi être enclenché. Par son bénéfice

d’image et par les mesures concrètes telles que la levée de l’obligation

d’installation des lignes téléphoniques de cuivre dans les immeubles

neufs, le statut " zone fibrée " doit favoriser une dynamique

collective sur le bon déploiement et la qualité des réseaux

de boucle locale en fibre optique.

Un statut clair et compréhensible pour favoriser son appropriation

par les acteurs

L’Autorité a choisi de co-construire ce statut avec l’ensemble des acteurs

concernés. Un atelier de réflexion réunissant des opérateurs,

des collectivités et leurs associations avaient ainsi été

organisé par l’Autorité conjointement avec la Direction générale

des entreprises le 23 janvier dernier. Cet atelier a nourri les réflexions

de l’Arcep pour établir la présente consultation publique.

L’objectif général de l’Autorité est que le statut de

zone fibrée soit clair et compréhensible pour les utilisateurs

afin de favoriser son appropriation par les entreprises et par les particuliers.

Pour ce faire, l’adhésion autour du statut de zone fibrée et sa

bonne compréhension ne semblent pouvoir être assurées que

si ce statut correspond, pour les utilisateurs finals, à une éligibilité

effective à un service FttH. Il semble dès lors nécessaire

à l’Autorité de lier l’attribution du statut à la complétude

des déploiements réalisés dans la zone, ce qui signifie

concrètement que tous les logements ou locaux à usage professionnel

du territoire concerné devront être éligibles au FttH ou

raccordables sur demande.

L’Arcep envisage en conséquence que le statut soit attribué au

niveau d’une maille géographique aisément identifiable (qui pourrait

être un découpage administratif au niveau de la commune), dès

lors que l’ensemble des locaux sont " raccordables ". Cette maille

doit correspondre en effet à une réalité du quotidien et

être un élément tangible partagé par toutes les activités

économiques, politiques ou administratives.

En dehors des zones très denses, une proportion limitée des locaux,

située en zones d’habitat dispersé, pourra n’être que "

raccordable sur demande " à la date d’obtention du statut, traduisant

le fait que la mise en service nécessite la pose d’un point de branchement

optique, dans un délai maximum de 6 mois, en cohérence avec sa

recommandation du 7 décembre 2015.

La consultation publique est ouverte jusqu’au 24 mai 2017

L’Autorité invite les acteurs du secteur à engager une réflexion

sur l’ensemble de ces critères. Les contributions sont attendues jusqu’au

24 mai 2017.

Sur la base de cette consultation publique et des retours apportés,

l’Autorité proposera ensuite au ministre chargé des communications

électroniques les conditions et modalités d’attribution ainsi

que les obligations attachées à l’attribution du statut de "

zone fibrée " en vertu de l’article L33-11 du code des postes et

communications électroniques.

Enfin, une fois l’arrêté ministériel adopté, l’Arcep

pourra procéder aux attributions du statut de " zone fibrée

".

Author: Redaction