Les montres "connectées", présentées au salon de l’électronique IFA de Berlin la semaine passée, annoncent une révolution. Les nouveaux horlogers ont désormais pour nom Samsung, Apple, Sony et peut-être demain Google et Microsoft. Une menace pour l’industrie horlogère suisse ? Sans doute, mais elle en a vu d’autres : par deux fois déjà elle a su effectuer sa révolution. Au début du XIXe siècle, elle réussit à surclasser son homologue britannique, pourtant grande pourvoyeuse d’innovations. La domination ne dure pas. Les Américains produisent bientôt en série des composants d’une précision redoutable et les exportations suisses chutent brutalement, forçant les horlogers helvètes […]


