26
Juin
2018
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le SNSPP-PATS interpelle le ministre de l’Intérieur

PATS des SDIS :
le SNSPP-PATS interpelle le ministre de l’Intérieur

A l’heure où les PATS sont malmenés entre menace de mutualisation dans de nombreux SDIS et mise en place du RIFSEEP a minima, le SNSPP-PATS souhaite…

26
Juin
2018
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Les modèles climatiques actuels pourraient sous-estimer les changements climatiques à long terme

Une analyse de périodes climatiques passées est publiée dans par 59 chercheurs de 17 pays, dont plusieurs experts français du CNRS, de l’Université de Bordeaux, de l’Université PSL, du CEA, et de l’UVSQ. Ces variations climatiques passées aident à com…

26
Juin
2018
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Nicolas Dupont-Aignan invité de CNews

Video of mJVHghXnbuE

Retrouvez l’intervention de Nicolas Dupont-Aignan député de  l’Essonne et président de Debout la France,dans « L’heure des pros » sur C News le lundi 25 juin 2018
Il revenait sur son passage de l’avant veille dans ONPC sur France…

26
Juin
2018
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Le 27 juin 2018, c’est la journée des microentreprises, petites et moyennes entreprises

L’Assemblée générale des nations Unies a proclamé le 27 juin 2018 « Journée des microentreprises et des petites et moyennes entreprises », afin de sensibiliser l’opinion publique sur leur importance dans le développement durable. […]

25
Juin
2018
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NDA invité de LCI

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25
Juin
2018
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NDA invité de L’Heure des Pros sur CNews

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25
Juin
2018
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Discours d’Édouard Philippe à l’université de Tsinghua

Seul le prononcé fait foi
Monsieur le président,
Madame la ministre,
Monsieur le ministre,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Monsieur le directeur,
Chers étudiants,
C’est un grand honneur et un honneur redoutable que de s’exprimer devant des étudiants de l’université de Tsinghua.
C’est un grand honneur parce que cette université depuis 1911, joue un rôle éminent dans la construction de la Chine, dans l’essor de la Chine, dans la formation de sa jeunesse, dans la recherche toujours accrue d’une excellence qui permet à ce grand pays de retrouver sa place et de se dépasser en se réinventant tous les jours.
Je sais que dans cette université prestigieuse, des hauts responsables politiques ont été formés, à commencer par le président Xi JINPING. Je sais que sur les bancs de cette université, des Prix Nobel ont été formés et ont pu venir nourrir les rangs des plus grands savants chinois et mondiaux.
C’est donc un très grand honneur, c’est aussi un honneur redoutable car cette université est réputée par l’excellence de ses enseignements, dans des matières aussi diverses que les sciences de l’ingénieur, la physique, la chimie, les mathématiques, toutes matières dans lesquelles j’ai toujours été un très médiocre élève.
Ma spécialité c’était plutôt l’histoire, la littérature, la philosophie puis finalement ma vie professionnelle : le droit. Et si l’honneur est redoutable, je suis très heureux de pouvoir m’exprimer devant vous, car ce lieu et ce public me semblent les mieux choisis pour évoquer un sujet qui est un sujet d’intérêt commun, qui est probablement un des sujets qui est au cœur des défis que nous aurons à relever ensemble en Chine, en France dans les années qui viennent, qui est celui de l’économie de la connaissance, de l’intelligence collective, de l’innovation au service de l’humanité.
Et plutôt que de me lancer dans une grande présentation très solennelle, je voudrais partager avec vous trois convictions très fortes qui me semblent pouvoir fonder une approche intéressante pour vous, étudiants chinois et pour nous Français.
D’abord je pense que la question de la connaissance, de l’économie de la connaissance est la grande question de notre temps et en disant cela, je dis une moitié de vérité. Une moitié de vérité parce que la vérité, c’est que la connaissance a toujours été à toutes les époques la grande question.
Il se trouve qu’en ce moment en France, c’est l’époque du baccalauréat, l’équivalent de votre Gaokao. Et tous les étudiants français qui passent le baccalauréat doivent passer une épreuve de philosophie. Un des sujets qui leur a été posé au début du mois de juin dans cette épreuve de philosophie, était une question sur laquelle ils avaient 4 h 00 pour composer et pour essayer d’apporter une réponse.
La question était la suivante : le désir est-il la marque de notre imperfection ? Si, comme un certain nombre d’étudiants français, vous n’êtes pas versés dans l’étude des philosophes, cette question peut paraître redoutable. Mais songez-y bien, le désir est-il la marque de notre imperfection ? C’est au fond une question qui renvoie à la connaissance.
Pour beaucoup d’entre nous, le désir c’est une émotion qui semble incompatible avec la raison. Pour beaucoup d’entre nous, c’est une tentation qui serait incompatible avec la sagesse. Dans la Bible, le fait pour Eve de croquer la pomme, est l’expression du désir mais du désir du savoir, de l’appétit de la connaissance. Et c’est ce qui précipite la perte de l’homme et de la femme.
Le péché originel dans la religion catholique, dans la religion chrétienne c’est bien l’appétit de savoir, l’appétit de la connaissance. Et fondamentalement, cet appétit de la connaissance ça n’est pas la marque de notre imperfection, c’est la marque de notre humanité.
Le fait que nous voulions comprendre, quoi qu’il arrive, à toute époque, que nous voulions savoir est ce qui fait de nous des hommes et des femmes. Ça n’est pas la marque de notre imperfection, c’est la traduction, l’essence même de notre humanité.
Confucius, qui est mieux connu dans ces murs qu’un certain nombre d’auteurs que j’aurai le plaisir de vous citer un peu plus tard, disait que dépasser les limites n’est pas un moindre défaut que de rester en deçà. D’une certaine façon, voilà Confucius nous invitant à dépasser nos connaissances, à toujours savoir plus et à toujours mieux comprendre, parce que rester en deçà de nos limites est au fond un problème encore plus grand que ceux qui sont posés par ce dépassement quotidien et éternel.
Aujourd’hui dans le monde dans lequel nous vivons, le désir de comprendre, le désir de savoir, le désir de connaître devient peut-être plus encore qu’avant une nécessité. Parce que l’économie de la connaissance est une marque de puissance. Parce qu’elle est une garantie de la souveraineté et parce qu’elle constitue d’une certaine façon le seul moyen pour nous, quels que soient les États dans lesquels nous vivons, quelles que soient les convictions que nous partageons ou pas, elle constitue le seul moyen de relever les défis qui sont devant nous.
Les défis de notre époque qui, si nous ne les relevions pas, remettraient en cause ce que nous sommes. Le défi de la transformation climatique, le défi d’une vie collective et pacifique sur une terre aux ressources finies qui abrite et qui a vocation à abriter 9, 10 milliards d’êtres humains.
Le défi d’un recours et d’un accès à une alimentation saine, à de l’eau potable, à un environnement qui ne soit pas une pénalité ou un danger pour l’humanité, mais bien un environnement de qualité sain dans lequel il nous est possible de nous épanouir.
Ce défi, il passe par une remise en cause de ce que nous sommes peut-être, mais pour le relever nous devons savoir, nous devons connaître. Et partout dans le monde, on voit bien que se joue non pas une compétition – c’est peut-être parfois envisagé sous l’angle de la compétition – mais une forme de course contre la montre, d’appétence partagée et revendiquée, de course au savoir.
Tous les pays qui permettront à une partie la plus conséquente possible de s’élever le plus haut possible grâce au savoir serviront à la fois leurs intérêts et l’intérêt de l’humanité tout entière.
Ce grand défi de notre temps, c’était ma première conviction. Ma deuxième conviction c’est que la France a une partie à jouer, a un rôle à jouer dans de la façon dont nous pourrons répondre à ce défi collectif.
Je sais pour connaître un peu la Chine, pour m’y rendre presque chaque année depuis maintenant plus de 15 ans, que mon pays est parfois représenté ici comme le pays de l’amour romantique, des vins fins, de la grande cuisine et des châteaux merveilleux. Et chers amis étudiants, tout ça est vrai, mais la France ça n’est pas que ça et c’est loin d’être seulement cela.
La France – et c’est un point qui n’est pas sans nous rappeler des éléments essentiels de la Chine – est un pays qui lorsqu’il a fait sa révolution à la fin du XVIIIème siècle a entendu placer le pouvoir politique et la vie en société sous l’empire de la raison, non pas du droit du plus fort, non pas d’une forme de tyrannie quelconque, mais sous l’empire de la raison.
Les scientifiques du XVIIIème siècle, au moins autant que les philosophes du XVIIIème siècle – et d’ailleurs au XVIIIème siècle les scientifiques et les philosophes vivaient ensemble sans toujours s’interroger sur la spécialisation de leurs enseignements ou leurs apprentissages – ont participé à l’élaboration, à la construction de ce qui était un nouveau régime.
Songez qu’au moment où la France invente un droit nouveau, le droit de la Révolution française, le droit qui va prévaloir ensuite sous l’empire, une autre révolution – scientifique celle-ci, normative elle aussi – s’introduit, celle du système métrique.
Le système métrique, qui est utilisé presque partout dans le monde, il y a peut-être ici quelques anglo-saxons à qui j’adresse un salut fraternel. Ce système métrique est la traduction à la fois symbolique, scientifique, pratique, normative de l’importance considérable que la République, la France nouvelle a entendu donner à la science, aux scientifiques, à la raison.
Parmi les institutions créées au moment de la Révolution française, parmi les plus prestigieuses, sont consacrées à la science, au savoir, à l’enseignement et à la recherche. La France d’aujourd’hui est un acteur de référence dans le nucléaire civil, un acteur de référence dans l’aéronautique et dans l’aérospatiale. C’est un acteur de référence dans les biotechnologies, dans l’intelligence artificielle, dans tous les domaines où l’ensemble des industries, l’ensemble des pays cherchent à dépasser la masse des connaissances, à mieux marier les connaissances entre elles pour pouvoir produire de nouveaux services, de nouvelles technologies, de nouvelles avancées au service de l’humanité.
Dans tous ces domaines, la France est présente, est active, est en pointe.
300.000 étudiants étrangers sont actuellement inscrits et suivent leurs études en France. Cela fait Madame la Ministre, je crois, de la France le 4ème pays d’accueil en matière d’enseignement supérieur parmi les nations du monde.
Dans la délégation qui m’accompagne et que je salue chaleureusement, se trouvent les présidents d’instituts de recherche prestigieux : le CNRS, l’INSERM, les instituts qui par leur fonctionnement, par l’amplitude de leur domaine de recherche, par le lien très particulier et très fécond qu’ils réussissent à mettre en œuvre avec les universités, avec le monde industriel, avec le monde de la recherche fondamentale réussissent à briller et à permettre à la France de s’enorgueillir d’un palmarès tout à fait remarquable, avec 57 Prix Nobel et 11 médaillés Fields depuis la création de l’ensemble de ces prix.
Dans ma délégation sont aussi présents des jeunes dirigeants, des jeunes créateurs, des jeunes innovateurs de start-up, parce que trop souvent en France, on présente le monde de l’innovation, le monde de la recherche technologique comme un monde qui serait soit réservé aux très grands instituts de recherche, soit réservé aux très grandes entreprises.
La vérité c’est qu’il n’en est rien et que dans les écosystèmes de recherche, des petites entreprises incroyablement innovantes sont capables de faire des percées, de proposer des avancées, lesquelles peuvent être reprises ensuite soit par des grandes entreprises, soit par des grands laboratoires, qui sont tout à fait exceptionnelles.
C’est en France qu’a été installé, à Paris pour être plus précis, le plus grand incubateur de start-up au monde, la Station F. C’est en France que nous avons mis en place un dispositif fiscal extrêmement ambitieux, le Crédit impôt recherche pour faire en sorte que l’État accompagne l’effort de recherche – fondamentale ou appliquée – portée par toute une série d’entreprises. Et c’est en France que nous mettons en place avec Mounir MAHJOUBI, le secrétaire d’État à l’Économie numérique des fonds spécifiques dédiés au Deep-Tech pour faire en sorte que la recherche puisse là encore donner lieu à des applications qui servent l’humanité, qui servent nos concitoyens.
Cette orientation, parfois méconnue mais très réelle de l’économie française sur l’innovation et sur la recherche, explique notamment l’attrait considérable de la France pour les investissements des autres nations. L’année dernière, en 2017, les investissements étrangers en France ont augmenté de 31 % par rapport à ce qu’ils étaient l’année précédente. Tout récemment, des groupes que vous connaissez – Facebook, Google, Fujitsu – ont décidé d’installer à Paris et en France leur centre consacré à la recherche en matière d’intelligence artificielle.
Pourquoi ? Parce que depuis de très nombreuses années et pour de très nombreuses années encore, la France a réussi à accueillir, à développer une école mathématique exceptionnelle, incroyablement productive, qui fait que nous avons chez nous des atouts précieux pour permettre les avancées les plus audacieuses en matière d’intelligence artificielle.
Mais il y aurait quelque chose d’incongru à venir à l’université de Tsinghua pour dire : mesdames et messieurs, tout va très bien, rien n’est plus beau que la France en matière de recherche, d’innovation et de sciences. Ce serait évidemment méconnaître à la fois la plus élémentaire politesse mais surtout méconnaître la réalité.
La réalité, c’est aussi que dans tous ces domaines pour avancer, rien n’est plus efficace que les partenariats et le travail collectif. Et je voudrais citer quelques domaines dans lesquels la Chine, la France travaillent de concert pour améliorer la performance, pour accroître le savoir, pour faire en sorte que nous puissions faire des avancées.
C’est le cas, je l’ai dit, en matière de nucléaire civil. La coopération nucléaire entre la France et la Chine est une coopération ancienne. Elle a été un modèle, elle a été audacieuse et elle se poursuit jusqu’à nos jours avec des constructions en Chine, en collaboration entre des grands groupes industriels et le grand électricien français qu’est EDF. Elle se poursuit à l’étranger avec des investissements conjoints au Royaume-Uni, portés par des entreprises chinoises et des entreprises françaises en matière de nucléaire civil. Elle se complète par des coopérations pour mettre en œuvre le cycle fermé du nucléaire civil, avec les usines de retraitement du combustible usé.
Ces technologies qui sont évidemment – pour être acceptées et pour être efficaces, demandent une maîtrise parfaite et une sécurité totale – mises au point, discutées, améliorées grâce à des coopérations entre nos deux pays.
De la même façon en matière aéronautique, la France et la Chine échangent, commercent bien entendu, mais échangent sur la meilleure façon d’améliorer nos produits, de faire en sorte que nous puissions passer demain à l’avion du futur qui consomme moins, qui fait moins de bruit, qui pollue moins et qui permet dans de bien meilleures conditions de continuer à bénéficier des effets de l’ouverture aux échanges des personnes, du tourisme, des voyages, du rapprochement des populations entre elles.
Troisième domaine dans lequel nos coopérations en matière de recherche doivent être exemplaires, la préservation de l’environnement. Avec notre souci collectif dans le cadre d’un pacte mondial de l’environnement d’appliquer les Accords de Paris, de faire en sorte de pouvoir avancer dans la direction de l’économie décarbonée.
Au mois de juillet sera engagée l’année franco-chinoise de l’environnement, qui traduit notre volonté commune, nos intérêts communs, notre souci commun de ne pas écouter ceux qui pensent que la question environnementale et la question climatique seraient de fausses questions, mais bien de prendre à bras-le-corps ce qui va transformer notre monde et ce que nous devons maîtriser sous peine d’être remis en cause.
Si j’insiste sur l’environnement, c’est parce que l’innovation, la science, la recherche n’ont pas seulement pour vocation ou comme finalité l’innovation, la science ou la recherche. Nous voulons toujours dépasser notre savoir, nous voulons toujours comprendre mais si nous voulons toujours savoir, si nous voulons toujours aller au-delà des limites comme Confucius nous y invitait, c’est pour le service de l’humanité. Mieux comprendre notre monde nous permet de mieux y vivre.
Un grand Français disait au XVIème siècle une phrase que tous les étudiants qui passent le baccalauréat connaissent et que peut-être certains Chinois qui passent le Gaokao connaissent aussi. Je ne sais pas comment on peut la traduire, mais la formule en français est magnifique : science sans conscience n’est que ruine de l’âme.
Parce que l’innovation et la recherche sont au service de l’humanité, doivent être au service de l’humanité, de la liberté, des respects des droits fondamentaux. Parce que la technologie qui connaît aujourd’hui des avancées exceptionnelles, incroyables, quasi miraculeuses doit être d’abord au service du bien. C’est d’ailleurs le sens de l’initiative prise par la France dans un label qui s’appelle « Tech for Good », qu’on pourrait je crois pouvoir traduire sans problème en français par la technologie au service du bien.
Ma troisième conviction, c’est que seul un monde ouvert et fondé sur le droit peut garantir une véritable économie de la connaissance. Si nous voulons bâtir un avenir juste et stable, nous devons – la France, la Chine – parler le même langage à défaut de la même langue, respecter les mêmes règles économiques et politiques. Nous croyons au bien-fondé et à la sagesse des normes internationales.
Ces normes, il faut bien sûr les actualiser, les faire évoluer à l’aune des nouveaux défis que sont le numérique, la protection des données personnelles, la révolution ou la transformation climatique. Il faut les définir dans un cadre multilatéral dont on connaît la force et la stabilité. Parce que justement, il ne dépend pas du bon vouloir d’un pays ou d’un autre, il ne dépend pas d’un rapport de force, lequel est toujours provisoire. Ce cadre multilatéral, alors qu’il devrait s’imposer, on en subit aujourd’hui les faiblesses. Face aux menaces ou aux postures de repli, la Chine, la France, l’Europe bien entendu doivent montrer l’exemple en respectant, en activant et en modernisant ce cadre multilatéral.
Cela implique bien sûr une régulation internationale. Dans le domaine du numérique, on en éprouve la nécessité pour veiller à la protection des données personnelles, pour préserver la vie privée, pour soumettre à l’équité fiscale de grands groupes qui savent se jouer des frontières administratives pour créer les conditions d’une concurrence loyale en évitant les abus de position dominante.
Cette régulation du numérique, elle n’a de sens qu’à l’échelle mondiale. La France lancera une consultation internationale pour réfléchir justement à ces régulations intelligentes dans dix grands domaines. Notamment la fiscalité, le partage des données industrielles, la modération des contenus en ligne car dans mon pays et dans d’autres, le développement exceptionnel des réseaux sociaux, du digital, du numérique et de l’anonymat qu’ils permettent parfois, a donné lieu à un déversement de haine, de discrimination, de racisme parfois qui n’est pas acceptable.
Nous espérons que la Chine participera activement à cette consultation. Elle est un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et comme le disait le général DE GAULLE en 1964, dans une belle formule au moment où il annonçait pour la première fois – puisque la France était le premier État à reconnaître la République populaire de Chine et à s’engager avec elle dans des relations diplomatiques – qu’elle avait évidemment vocation à prendre sa part, je le cite : « des intérêts et des soucis de l’univers tout entier ».
Cette formule est toujours exacte, elle nous oblige toujours. La Chine, la France et ceux des pays qui sont arrivés à un tel degré de maturité ont vocation à prendre leur part et à s’intéresser à tous les intérêts et au souci de l’univers tout entier.
Vos prédécesseurs, vos aînés ont commencé à le faire et aujourd’hui, c’est à vous de prendre le relais, de défendre un ordre et des valeurs que nous avons patiemment construits ensemble qui ont prouvé leur utilité et leur solidité. C’est dans ce cadre de dialogue, qui canalise et qui dépasse la contradiction, que nous devons travailler avec la Chine à la mise en place d’un multilatéralisme fort sans angélisme, sans naïveté mais ferme et juste.
J’évoquais Internet tout à l’heure. Il n’y a pas de prospérité ni de développement durable sans règles du jeu. Ce qui est vrai pour l’Internet l’est aussi pour le commerce international. Sans règles justes dans un périmètre mondial, le combat est inégal et donc injuste. Or s’il est injuste, nous courons tous le risque que nos opinions publiques s’en détournent.
Il faut donc distinguer les objectifs d’équilibre des balances commerciales qui sont un sujet et la régulation qui en est un autre. Lorsqu’une balance commerciale déficitaire est le reflet d’une compétitivité moins bonne, si la concurrence est juste c’est acceptable, si ça ne l’est pas ça l’est moins.
C’est pour cela que face à des tensions commerciales croissantes, la France porte une position pragmatique. D’une part, préserver le système commercial multilatéral en refusant toutes les mesures qui transgressent dangereusement des règles de coopération longuement élaborées, tout en engageant une discussion ouverte sur l’efficacité de ces règles. L’Organisation mondiale du commerce a été mise en place il y a près de 25 ans, sur la base d’un corpus de principes qui ont plus de 70 ans. Nous devons les défendre, nous devons les faire vivre beaucoup plus qu’y renoncer sous les coups de boutoir de tel ou tel.
D’autre part, il faut s’attaquer au fond des sujets. Les subventions publiques qui devraient respecter les conditions du marché et d’une concurrence équitable, les surcapacités pour qu’elles ne détruisent pas les emplois, l’intégration de l’environnement et du développement durable dans les règles du commerce international.
La Chine jouera évidemment un rôle de leader dans cette modernisation. Votre président a présenté une vision lucide et convaincante de
l’économie mondiale, il y a plus d’un an à Davos ou encore au Boao Forum cette année. Ses ambitions, cette vision doivent être concrétisées car si ensemble nous ne jouons pas notre partition, alors les fausses notes pourraient se multiplier et le désordre s’installer.
C’est donc une tâche historique qui nous incombe, parce que le commerce international suscite parfois un réflexe protectionniste ou des replis identitaires. Nous devons rééquilibrer le multilatéralisme dans la direction des puissances asiatiques et africaines, bien entendu. C’est un défi de taille mais c’est à vous, à nous tous ensemble qu’il appartient de le relever. Sans quoi les frontières se fermeraient, sans quoi l’économie de la connaissance en pâtirait.
Chers étudiants, je voudrais conclure en citant un grand penseur confucéen que vous connaissez beaucoup mieux que moi, qui disait : « apprendre c’est apprendre à faire de soi un être humain ». C’est JUNZI qui disait cela et qui nous le dit depuis le XIème siècle. Ces mots très justes me rappellent le conseil qu’un autre sage, un sage français cette fois, donnait à ses étudiants. C’était en 1941.
1941 est une période très sombre de l’histoire de France. Et un des grands professeurs de l’Ecole normale supérieure – Monsieur le Président avec laquelle l’université de Tsinghua entretient des collaborations et qui est un des temples de l’intelligence française – Lucien FEBVRE, exhortait ses étudiants à retrousser leurs manches, à être des hommes d’action, à être des femmes et des hommes pleinement embarqués dans le cours tumultueux de l’actualité.
L’actualité de 1941 était un combat contre l’oppression, contre la haine, contre l’obscurantisme, un combat pour la liberté. Comme JUNZI, Lucien FEBVRE refusait toutes les cloisons, toutes les dissociations entre la vie de chercheur, celles qui passent par l’élévation du savoir, la mobilisation des intelligences et la vie d’homme, celles qui passent par l’action individuelle, voire l’action collective.
Pour lui les connaissances historiques – et c’est évidemment valable pour toutes les connaissances – ne devaient pas être perçues, la formule est belle, comme une nécropole endormie. Ces nécropoles endormies où on visiterait de mornes et froids vestiges du passé.
La formation intellectuelle, la formation scientifique que vous recevez entre ces murs vous convertit en hommes de bien, en femmes de bien, de qualité.
Cet homme de qualité, cette femme de qualité, cet honnête homme qui est l’éternel objectif du savoir et de la connaissance, c’est à vous aujourd’hui qu’il revient de l’incarner, c’est à vous qu’il revient de sauver l’humanité. C’est une belle mission, bon courage.
Discours d’Édouard Philippe à l’université de Tsinghua_Discours

25
Juin
2018
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Le boeuf français de retour sur les tables chinoises

Après 17 années d’embargo, le bœuf français sera, de nouveau, autorisé à l’importation en Chine à partir du mois de septembre. Les Chinois sont le deuxième importateur mondiaux de viande bovine. Chaque année, plus d’1,4 million de tonnes de bœuf entrent sur le territoire. La nouvelle avait beau être attendue, […]

25
Juin
2018
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Engie s’intéresse à la branche énergies renouvelables du portugais EDP… mais n’a rien décidé

Engie va-t-il marcher sur les plates-bandes du groupe chinois CTG ? Bloomberg rapporte le 25 juin que l’énergéticien français envisage de lancer une offre sur la branche énergies renouvelables du portugais EDP. Une antenne valorisée à 7,3 milliards d’euros et sur laquelle CTG a déjà lancé une offre. Engie affirme n’avoir […]

25
Juin
2018
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Engie songe à lancer une offre sur la branche énergies renouvelables du portugais EDP

Engie va-t-il marcher sur les plates-bandes du groupe chinois CTG ? Bloomberg rapporte le 25 juin que l’énergéticien français envisage de lancer une offre sur la branche énergies renouvelables du portugais EDP. Une antenne valorisée à 7,3 milliards d’euros et sur laquelle CTG a déjà lancé une offre. Engie figure parmi les […]

25
Juin
2018
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France Brevets pousse en Europe son modèle de financement de la propriété intellectuelle

L’association IP Europe et France Brevets veulent proposer à la Commission européenne d’étendre l’initiative de la Fabrique à brevets en Europe. Ce dispositif doit permettre aux entreprises innovantes de fi…

25
Juin
2018
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NDA invité de LCI

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25
Juin
2018
Posted in Non classé

Stéphane Travert présente le plan Ambition Bio 2022

Après deux mois de débats avec les acteurs du bio, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, vient d’annoncer le programme Ambition Bio 2022. Lire l’article

25
Juin
2018
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Stéphane Travert présente le plan Ambition Bio 2022

Après deux mois de débats avec les acteurs du bio, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, vient d’annoncer le programme Ambition Bio 2022. Lire l’article

25
Juin
2018
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Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe, Premier ministre et de M. LI Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine à Pékin

Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe, Premier ministre et de M. LI Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine à Pékin,
Lundi 25 juin 2018 Seul le prononcé fait foi
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs,
Je voudrais d’abord remercier les autorités chinoises pour l’excellent accueil qui nous a été réservé à la délégation que j’ai l’honneur de conduire ainsi qu’à moi-même durant ces quatre jours. Nous avons eu le privilège de découvrir Shenzhen et de retrouver avec bonheur Shanghai et Beijing.
Nous venons d’avoir avec monsieur le Premier ministre LI Keqiang un échange approfondi après que je me suis entretenu dans le courant de la journée avec le président, XI Jinping et le président de l’Assemblée nationale, monsieur LI Zhanshu. Cette première visite en qualité de Premier ministre, un peu plus de cinq mois après la visite d’Etat du président de la République française, témoigne je crois de l’intensité des relations que nous voulons avoir et entretenir entre nos deux pays.
Mon déplacement manifeste notre engagement à mettre en œuvre sans tarder et dans les meilleures conditions la feuille de route qui a été décidée en janvier dernier par nos chefs d’Etat. Ces quatre jours en Chine, à la rencontre de nos partenaires chinois, des entreprises françaises installées ici, de la communauté française qui vit en Chine, m’ont très largement conforté dans la conviction qui est la mienne que le renforcement des échanges entre la France et la Chine peut utilement contribuer à la paix, au développement international ainsi qu’à la prospérité de nos deux pays dès lors que ce partenariat est équilibré, exigeant, fondé sur un esprit d’ouverture et de réciprocité.
Nous venons de l’évoquer avec le Premier ministre chinois, la France et la Chine doivent relever ensemble un certain nombre de défis mondiaux communs : lutte contre le changement climatique – tout le monde a ici conscience du rôle particulier joué par la Chine et par la France dans la conclusion de l’Accord de Paris et par l’engagement ferme et déterminé de nos deux Etats dans ce défi, dans la façon dont nous pouvons trouver des solutions à ce défi qui est posé certes à nos deux pays mais plus largement à toute l’humanité – la protection de l’environnement, l’élaboration d’un pacte mondial pour l’environnement.
Voilà des sujets sur lesquels nous nous retrouvons et je voudrais d’ailleurs saluer le vote favorable en mai dernier de la Chine à la résolution de procédure de l’Assemblée générale de l’ONU. Mais les défis communs ce sont aussi les crises régionales, le terrorisme international, la prolifération qui menace directement notre sécurité.
Comme vous l’avez dit monsieur le Premier ministre, le contexte international actuel est marqué par la tentation du repli sur soi et par la montée des protectionnismes. J’ai bien entendu et salué le discours d’ouverture des autorités chinoises, notamment au Forum de Boao en avril dernier. Nos deux pays doivent œuvrer main dans la main pour sauvegarder le système commercial multilatéral et surtout pour traiter les causes profondes de la défiance qu’éprouvent certains de nos concitoyens dans le commerce international.
À cet égard, la Chine peut jouer un rôle décisif vu l’état des défis en cours et c’est cet agenda de responsabilité – qui nous permet de nous dire les choses clairement sans laisser l’incompréhension ou la défiance s’installer – qui a été proposé par le président de la République et qui doit en être la méthode.
Sur le plan économique bilatéral, cette visite a été l’occasion de concrétiser des avancées réelles dans des secteurs historiques de notre partenariat stratégique et de dégager de nouveaux secteurs pour le XXIème siècle, en particulier dans le développement durable et dans l’innovation.
Au rang des concrétisations, je pense tout particulièrement à la lettre de couverture relative au projet d’usine de retraitement-recyclage des déchets nucléaires signée par ORANO et CNNC et à la mise en service commerciale prochaine du premier EPR au monde à Taishan. Ces éléments confirment le caractère stratégique de notre partenariat industriel dans ce domaine qui a été engagé il y a bien longtemps, qui dure, qui se raffermit et qui peut nous laisser espérer de beaux jours devant nous.
De même, je pense à la signature du protocole sanitaire d’exportation de la viande bovine française vers la Chine ainsi qu’à l’ouverture du marché chinois aux semences bovines. Ces accords, sur lesquels les deux chefs d’Etat s’étaient engagés en janvier dernier et qui sont donc réalisés aujourd’hui moins de six mois après cet engagement, permettront aux consommateurs chinois d’apprécier l’excellence du terroir français. Je me réjouis également que la Chine ait confirmé sa volonté forte de concrétiser prochainement les engagements pris en janvier s’agissant des acquisitions d’AIRBUS et même d’en envisager de nouvelles.
Quant au partenariat d’avenir que mon déplacement entendait incarner : le développement durable, l’innovation, la façon dont la coopération économique entre la France et la Chine peut passer de ces très grands projets industriels – qui doivent demeurer – de cette implantation des grandes entreprises de consommation, de distribution à des projets portés par des petites entreprises françaises et chinoises très innovantes, très technologiques, très audacieuses.
Je crois que le déplacement a permis d’illustrer le bien-fondé de ces nouvelles perspectives. Nous avons vu à Shanghai un nouveau mode de transport en commun, un métro tout automatique qui est opéré par KEOLIS et qui est construit dans le cadre d’une joint-venture entre le métro de Shanghai et l’entreprise de transport français.
Je pense aussi à cette présence importante en Chine de la French Tech ou à la possibilité de commercer plus intelligemment entre les grandes infrastructures chinoises et françaises. Je pense notamment à l’accord qui a été signé entre le port de Shanghai et le grand port maritime de Marseille. C’est ce qu’entendait illustrer la composition de la délégation de chefs d’entreprises qui m’accompagnait. Essayer de montrer les synergies entre l’industrie du futur à la française et la stratégie formulée par la Chine du China manufacturing 2025. Essayer de trouver les solutions concrètes mais aussi les normes et les standards de cette nouvelle révolution industrielle qui est devant nous ou plus exactement qui est déjà engagée.
Enfin, je voudrais rappeler que la relation franco-chinoise s’inscrit dans un cadre européen. Vous avez eu l’occasion monsieur le Premier ministre de rencontrer ce matin le vice-président de la Commission européenne, j’ai eu moi-même l’occasion de m’entretenir avec lui par téléphone après votre entretien. Nous voulons rappeler l’attachement de la France à la solidité des liens qui unissent la Chine et l’Union européenne qui permettent entre ces deux partenaires commerciaux, qui sont les premiers partenaires commerciaux, d’envisager l’avenir, de pousser les discussions approfondies, de définir ce qui offrira le cadre je l’espère d’un accord d’investissement équilibré que nous appelons de nos vœux.
L’Europe, monsieur le Premier ministre, croyez-le est plus que jamais engagée en faveur d’un multilatéralisme renouvelé. Elle promeut une mondialisation mieux régulée et plus juste et je me réjouis d’avoir pu échanger avec vous monsieur le Premier ministre très directement, tout à fait dans l’esprit de la coopération franco-chinoise, sur l’ensemble des sujets qui font notre actualité et qui d’une certaine façon font notre avenir.
Merci beaucoup.
Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe et de M. Li Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine

25
Juin
2018
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Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe, Premier ministre et de M. Li Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine à Pékin

Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe, Premier ministre et de M. Li Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine à Pékin,
Lundi 25 juin 2018 Seul le prononcé fait foi
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs,
Je voudrais d’abord remercier les autorités chinoises pour l’excellent accueil qui nous a été réservé à la délégation que j’ai l’honneur de conduire ainsi qu’à moi-même durant ces quatre jours. Nous avons eu le privilège de découvrir Shenzhen et de retrouver avec bonheur Shanghai et Beijing.
Nous venons d’avoir avec monsieur le Premier ministre Li KEQIANG un échange approfondi après que je me suis entretenu dans le courant de la journée avec le président, Xi JINPING et le président de l’Assemblée nationale, monsieur Li ZHANTSHU. Cette première visite en qualité de Premier ministre, un peu plus de cinq mois après la visite d’Etat du président de la République française, témoigne je crois de l’intensité des relations que nous voulons avoir et entretenir entre nos deux pays.
Mon déplacement manifeste notre engagement à mettre en œuvre sans tarder et dans les meilleures conditions la feuille de route qui a été décidée en janvier dernier par nos chefs d’Etat. Ces quatre jours en Chine, à la rencontre de nos partenaires chinois, des entreprises françaises installées ici, de la communauté française qui vit en Chine, m’ont très largement conforté dans la conviction qui est la mienne que le renforcement des échanges entre la France et la Chine peut utilement contribuer à la paix, au développement international ainsi qu’à la prospérité de nos deux pays dès lors que ce partenariat est équilibré, exigeant, fondé sur un esprit d’ouverture et de réciprocité.
Nous venons de l’évoquer avec le Premier ministre chinois, la France et la Chine doivent relever ensemble un certain nombre de défis mondiaux communs : lutte contre le changement climatique – tout le monde a ici conscience du rôle particulier joué par la Chine et par la France dans la conclusion de l’Accord de Paris et par l’engagement ferme et déterminé de nos deux Etats dans ce défi, dans la façon dont nous pouvons trouver des solutions à ce défi qui est posé certes à nos deux pays mais plus largement à toute l’humanité – la protection de l’environnement, l’élaboration d’un pacte mondial pour l’environnement.
Voilà des sujets sur lesquels nous nous retrouvons et je voudrais d’ailleurs saluer le vote favorable en mai dernier de la Chine à la résolution de procédure de l’Assemblée générale de l’ONU. Mais les défis communs ce sont aussi les crises régionales, le terrorisme international, la prolifération qui menace directement notre sécurité.
Comme vous l’avez dit monsieur le Premier ministre, le contexte international actuel est marqué par la tentation du repli sur soi et par la montée des protectionnismes. J’ai bien entendu et salué le discours d’ouverture des autorités chinoises, notamment au Forum de Boao en avril dernier. Nos deux pays doivent œuvrer main dans la main pour sauvegarder le système commercial multilatéral et surtout pour traiter les causes profondes de la défiance qu’éprouvent certains de nos concitoyens dans le commerce international.
À cet égard, la Chine peut jouer un rôle décisif vu l’état des défis en cours et c’est cet agenda de responsabilité – qui nous permet de nous dire les choses clairement sans laisser l’incompréhension ou la défiance s’installer – qui a été proposé par le président de la République et qui doit en être la méthode.
Sur le plan économique bilatéral, cette visite a été l’occasion de concrétiser des avancées réelles dans des secteurs historiques de notre partenariat stratégique et de dégager de nouveaux secteurs pour le XXIème siècle, en particulier dans le développement durable et dans l’innovation.
Au rang des concrétisations, je pense tout particulièrement à la lettre de couverture relative au projet d’usine de retraitement-recyclage des déchets nucléaires signée par ORANO et CNNC et à la mise en service commerciale prochaine du premier EPR au monde à Taishan. Ces éléments confirment le caractère stratégique de notre partenariat industriel dans ce domaine qui a été engagé il y a bien longtemps, qui dure, qui se raffermit et qui peut nous laisser espérer de beaux jours devant nous.
De même, je pense à la signature du protocole sanitaire d’exportation de la viande bovine française vers la Chine ainsi qu’à l’ouverture du marché chinois aux semences bovines. Ces accords, sur lesquels les deux chefs d’Etat s’étaient engagés en janvier dernier et qui sont donc réalisés aujourd’hui moins de six mois après cet engagement, permettront aux consommateurs chinois d’apprécier l’excellence du terroir français. Je me réjouis également que la Chine ait confirmé sa volonté forte de concrétiser prochainement les engagements pris en janvier s’agissant des acquisitions d’AIRBUS et même d’en envisager de nouvelles.
Quant au partenariat d’avenir que mon déplacement entendait incarner : le développement durable, l’innovation, la façon dont la coopération économique entre la France et la Chine peut passer de ces très grands projets industriels – qui doivent demeurer – de cette implantation des grandes entreprises de consommation, de distribution à des projets portés par des petites entreprises françaises et chinoises très innovantes, très technologiques, très audacieuses.
Je crois que le déplacement a permis d’illustrer le bien-fondé de ces nouvelles perspectives. Nous avons vu à Shanghai un nouveau mode de transport en commun, un métro tout automatique qui est opéré par KEOLIS et qui est construit dans le cadre d’une joint-venture entre le métro de Shanghai et l’entreprise de transport français.
Je pense aussi à cette présence importante en Chine de la French Tech ou à la possibilité de commercer plus intelligemment entre les grandes infrastructures chinoises et françaises. Je pense notamment à l’accord qui a été signé entre le port de Shanghai et le grand port maritime de Marseille. C’est ce qu’entendait illustrer la composition de la délégation de chefs d’entreprises qui m’accompagnait. Essayer de montrer les synergies entre l’industrie du futur à la française et la stratégie formulée par la Chine du China manufacturing 2025. Essayer de trouver les solutions concrètes mais aussi les normes et les standards de cette nouvelle révolution industrielle qui est devant nous ou plus exactement qui est déjà engagée.
Enfin, je voudrais rappeler que la relation franco-chinoise s’inscrit dans un cadre européen. Vous avez eu l’occasion monsieur le Premier ministre de rencontrer ce matin le vice-président de la Commission européenne, j’ai eu moi-même l’occasion de m’entretenir avec lui par téléphone après votre entretien. Nous voulons rappeler l’attachement de la France à la solidité des liens qui unissent la Chine et l’Union européenne qui permettent entre ces deux partenaires commerciaux, qui sont les premiers partenaires commerciaux, d’envisager l’avenir, de pousser les discussions approfondies, de définir ce qui offrira le cadre je l’espère d’un accord d’investissement équilibré que nous appelons de nos vœux.
L’Europe, monsieur le Premier ministre, croyez-le est plus que jamais engagée en faveur d’un multilatéralisme renouvelé. Elle promeut une mondialisation mieux régulée et plus juste et je me réjouis d’avoir pu échanger avec vous monsieur le Premier ministre très directement, tout à fait dans l’esprit de la coopération franco-chinoise, sur l’ensemble des sujets qui font notre actualité et qui d’une certaine façon font notre avenir.
Merci beaucoup.
Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe et de M. Li Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine

25
Juin
2018
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Xiaomi compte lever jusqu’à 6,1 milliards de dollars en Bourse pour financer son expansion mondiale

Le dragon chinois des mobiles Xiaomi entame ce 25 juin 2018 son introduction à la Bourse de Hong Kong, avec l’espoir de lever jusqu’à 6,1 milliards de dollars. De quoi financer son expansion mondiale, tout particulièrem…

25
Juin
2018
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Dirigeant et fan de foot : Enrique Martinez, Fnac Darty

A l’occasion de la Coupe du monde de football qui se déroule en Russie, LSA a interrogé quelques patrons et personnalités de la grande consommation. Qui, en parallèle de leur activité, sont de véritables passionnés du ballon rond.

25
Juin
2018
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A l’occasion de la Coupe du monde de football qui se déroule en Russie, LSA a interrogé quelques patrons et personnalités de la grande consommation. Qui, en parallèle de leur activité, sont de véritables passionnés du ballon rond.

25
Juin
2018
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Dirigeant et fan de foot : Enrique Martinez, DG de Fnac Darty

A l’occasion de la Coupe du monde de football qui se déroule en Russie, LSA a interrogé quelques patrons et personnalités de la grande consommation. Qui, en parallèle de leur activité, sont de véritables passionnés du ballon rond.

25
Juin
2018
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Comptoirs de la Bio renforce son équipe avec trois experts

Pour continuer son développement en France, le réseau de magasins bio indépendants, Les Comptoirs de la Bio, s’entoure de trois experts de la distribution : José-Manuel Casado pour la logistique, Cyril De…

25
Juin
2018
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25
Juin
2018
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Steven Libermann nommé directeur général Europe du Sud de Nomad Foods

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25
Juin
2018
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25
Juin
2018
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"Arrêtons de résumer l’IA aux algorithmes, il faut aussi innover dans le hardware !" alerte Igor Carron, PDG de LightOn

Co-organisateur du Paris Machine Learning meetup – l’un des plus grands au monde sur le sujet –, Igor Carron est aussi PDG de LightOn. Cette start-up parisienne développe une nouvelle technologie optique pour accél&eacut…

25
Juin
2018
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L’opérateur de satellites français Eutelsat abandonne l’idée d’une offre sur son rival britannique Inmarsat

Le 26 juin, l’opérateur français de satellites Eutelsat a déclaré ne pas vouloir faire d’offre sur son rival britannique Inmarsat. La veille, il déclarait évaluer cette possibilité. En mai, Inmarsat avait rejeté une proposition de rachat de l’américain EchoStar. L’opérateur de satellites Eutelsat a finalement […]

25
Juin
2018
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L’opérateur de satellites français Eutelsat évalue une offre sur son rival britannique Inmarsat

Le 25 juin, l’opérateur français de satellites Eutelsat a confirmé évaluer une offre sur son rival britannique Inmarsat. En mai, Inmarsat avait rejeté une proposition de rachat de l’américain EchoStar. L’opérateur français de satellites Eutelsat a confirmé le lundi 25 juin évaluer une offre sur le britannique […]

25
Juin
2018
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Domination des SUV, un Français dans le Top 50… Cinq informations à retenir des chiffres de ventes automobiles début 2018

Le marché automobile mondial se porte bien avec 28,81 millions de véhicules vendus entre janvier et avril 2018, selon la dernière analyse du l’institut d’études spécialisé Jato. Progression des vent…

25
Juin
2018
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"Couper l’accès aux e-mails ne fait que déplacer le stress", estime le chercheur en neurosciences Gaëtan de Lavilléon

Chercheur en neurosciences, Gaëtan de Lavilléon est le cofondateur du cabinet Cog’X. Il s’inquiète des conséquences des outils numériques sur la fatigue du cerveau. Et esquisse des solutions pour y remédier. L’Usine Nouvelle – Vous travaillez sur la charge cognitive dans les entreprises ? Comment la définiriez-vous ? […]

25
Juin
2018
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Nathalie Mesny : « Rue du Commerce a un rôle à jouer même au sein d’un Carrefour focalisé sur l’alimentaire »

A l’occasion d’une nouvelle opération promotionnelle, la PDG de Rue du Commerce détaille la raison d’être du site dans un groupe toutes voiles dehors sur l’alimentaire et annonce les premiers signaux d’une reprise après des années de déclin.

25
Juin
2018
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25
Juin
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25
Juin
2018
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La France lance la première campagne de mesure des pesticides dans l’air

Le glyphosate, le fipronil ou le chlordécone font partie des 80 pesticides dont la présence dans l’air sera mesurée à partir de ce 25 juin. Objectif de la campagne nationale lancée par l’Anses : mieux connaître l’exposition de la population pour définir une stratégie de surveillance des pesticides Le glyphosate a beau […]

25
Juin
2018
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Charcuterie: l’Espagne défend la qualité de son chorizo

Depuis 2015, une vingtaine de producteurs espagnols de chorizo se sont réunis au sein d’une association. Objectif ? Défendre la qualité et l’authenticité de leurs produits. Pour cela, ils ont mis au…

25
Juin
2018
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25
Juin
2018
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Le code Afep-Medef s’inspire (un peu) de la loi Pacte

L’Afep et le Medef ont révisé leur code de gouvernance des sociétés cotées en reprenant quelques thèmes du projet de loi Pacte. Non sans une certaine retenue… L’actualité pousse…

25
Juin
2018
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Événement « Financement exSport » le 26 juin à Bercy

Valoriser le savoir-faire des entreprises françaises

Ryder Cup en 2018, Coupe du monde de football féminin en 2019, Coupe du monde de rugby en 2023, Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 … La France a la chance de pouvoir accueillir ces pro…

25
Juin
2018
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[Vidéo] Romain Dumas et sa Volkswagen électrique s’offrent deux records pour le prix d’un à Pikes Peak

Au volant de l’I.D. R Pikes Peak de Volkswagen, Romain Dumas a battu deux records de vitesse à la course de côte Pikes Peak, aux États-Unis, le 24 juin. Véhicule 100% électrique, l’I.D. R Pikes Peak préfigure la nouvelle gamme de Volkswagen attendue pour 2020. Objectif accompli pour Volkswagen et Romain Dumas. Le 24 juin, le pilote français a […]

25
Juin
2018
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Le coup de poker (anti-nucléaire) de Nicolas Hulot dans l’éolien offshore

Pari gagné pour Nicolas Hulot. Après neuf mois de difficiles négociations, le gouvernement a réussi à réduire de 15 milliards d’euros le coût pour l’Etat de la mise en services des six premier…

25
Juin
2018
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Nke Watteco met l’IoT au service de la sécurité

Si les solutions utilisant des capteurs se généralisent pour mesurer nos consommations, à l’instar du compteur Linky d’Enedis, d’autres voient le jour pour superviser le fonctionnement d’un équipement…

25
Juin
2018
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Plus de 10% de vacance dans les centres commerciaux

Selon la dernière étude Procos/Codata, se sont les petites galeries de moins de 16 magasins qui affichent une vacance supérieure à 14% des locaux. Quand, au contraire, les centres commerciaux de plus de 100 magasins…

25
Juin
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Plus de 10% de vacance dans les centres commerciaux

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25
Juin
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La vacance culmine à plus de 10% dans les centres commerciaux [Procos]

Selon la dernière étude Procos/Codata, se sont les petites galeries de moins de 16 magasins qui affichent une vacance supérieure à 14% des locaux. Quand, au contraire, les centres commerciaux de plus de 100 magasins, plus …

25
Juin
2018
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[Vidéo] L’effondrement spectaculaire de milliers de tonneaux de bourbon dans le Kentucky

Le 22 juin, la distillerie américaine Barton 1792 a connu un important effondrement dans l’un de ses entrepôts. 9 000 tonneaux de bourbon sont tombés au sol. Au Kentucky, les accidents sont récurrents chez les distillateurs d’alcool. Série noire pour le bourbon. Le vendredi 22 juin, un effondrement spectaculaire a eu lieu dans un entrepôt de la […]

25
Juin
2018
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Entretien avec M. Soumeylou Boubeye Maiga, Premier ministre du Mali

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
recevra Son Excellence M. Soumeylou BOUBÈYE MAÏGA, Premier ministre du Mali
Mardi 26 juin 2018 à 13h00
Hôtel de Matignon

Déroulé prévisionnel:

13h00 Arrivée de S. Exc M. Soumeylou BOUBÈYE MAÏGA, Premier ministre…

25
Juin
2018
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Entretien avec M. Soumeylou Boubeye Maiga, Premier ministre du Mali

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Mardi 26 juin 2018 à 13h00
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25
Juin
2018
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Quelles sont les marques jugées les plus utiles par les Français?

Le cabinet de conseil Supper s’est appuyé sur plus de 1000 répondants pour comprendre les critères d’une marque utile et montrer celles qui le sont plus à leurs yeux. Surprise, la téléphoni…

25
Juin
2018
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