Ainsi, pour ne payer d’impôt de plus-value lors de la cession de la participation, il faut bien sûr détenir les titres depuis plus de huit ans. En outre, la participation doit être plus que symbolique: elle doit s’élever à plus de 10%. Avec ses deux conditions respectées (pour un exposé du dispositif lire article 150-0 D bis du CGI, FR 51/11), il est possible de ne pas payer l’impôt de plus-value (impôt sur le revenu) à l’occasion de la cession de la participation.
Le dispositif peut également être utilisé par les professions libérales qui sont en société. Ils seront d’autant plus ouverts à s’associer qu’ils pourront trouver des associés pour se faire payer en cash les 20% net de fiscalité. Rien de plus facile que de créer une nouvelle structure, lui vendre sa participation: on met en place un financement bancaire à 100% (ou même par crédit vendeur) et on récupère 20% en direct (sous réserve de la CSG….). Cerise sur le gâteau: l’exonération dans cinq ans….si elle reste….
Ce même intérêt existe d’ailleurs, généralement, pour structurer tous les rapprochements d’entreprises avec des actionnaires personnes physiques.
Cas pratique
JEAN veut céder son entreprise mais il est trop tôt pour qu’il prenne sa retraite. Un acquéreur propose à M. JEAN le schéma suivant:
1) Il vent son entreprise à une structure holding constituée par l’acquéreur pour racheter sa cible.
2) Après la vente, il apporte 80% du prix de vente à cette holding
3) Il est nommé directeur commercial dans la holding et il s’engage à rester cinq ans dans l’entreprise.
4) L’acquéreur accorde à JEAN une option d’achat pour ses titres de la holding, « vestée » dans 5 ans.
Qu’en pensez-vous? (juridique, fiscal…)
Avocat
Spécialiste en droit fiscal


