L’Education nationale, otage du mépris (extrait de mon dernier article pour Figaro Vox)

Or, en quelques mois, la France médusée a assisté à un étrange imbroglio autour de la désignation du ministre chargé de diriger l’Education nationale. Pendant plusieurs années, les Français ont cru pouvoir faire confiance à M. Blanquer, héraut de la laïcité, dont, pourtant, les réformes n’ont fait qu’aggraver la crise du lycée et du baccalauréat. Puis en 2022 est venu M. Pap N’Dyaye, réputé pour des positions favorables au multiculturalisme, dans lesquelles il s’est empêtré. M. Attal lui a succédé pendant 5 mois, s’attirant les louanges d’une majorité de l’opinion par la posture strictement inverse, autour de la condamnation de l’Abaya à l’école – et suscitant par là même un courant d’espérance. Sa remplaçante, Mme Oudéa-Castera n’a duré qu’un mois. La nouvelle ministre Mme Belloudet, est connue pour avoir déclaré quelques années auparavant (au sujet de l’affaire Mila) : « L’insulte à la religion c’est […] grave », sa nomination, en soi, semble marquer une nouvelle inflexion vers la sensibilité multiculturelle. Pour les dizaines de millions de Français, victimes à travers leurs enfants de la catastrophe scolaire, ces péripéties ne peuvent qu’amplifier le découragement sinon l’écœurement. 

MT

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Author: Redaction

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