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La triste et inquiétante relève…

mardi 13 décembre 2016 - 9:04

imagesLa vie politique française aurait, selon les commentateurs, connu un tournant majeur en cette fin 2016. Le temps de la relève serait venu après l’échec et le retrait de grandes figures  de ces dernières années: Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande. Faut-il s’en réjouir? La nouvelle génération des politiciens nationaux, médiatisés, celle des « quadras » me semble pourtant infiniment pire que l’ancienne. Je parle ici des acteurs médiatisés, absolument pas des jeunes députés, maires, élus, qui œuvrent dans la discrétion pour le bien du pays. Sincèrement, je n’arrive pas à savoir qui m’horripile parmi la nouvelle vague médiatisée, celle les abonnés des plateaux de tf1, F2, itv et bfm, supposée prendre la relève, de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses. Je les ressens comme des cerveaux vides, des néants ambulants, des braillards, des caricatures de ce que la vie politique produit de pire dans le monde occidental. Ils sont dans la frime, le culte de l’ego, l’ivresse de soi, la posture narcissique, le vide absolu d’idées, de convictions, le déni radical du bien commun. A la FNAC, j’ai feuilleté le livre de l’un d’eux, le plus à la mode. Pas question pour moi de payer un centime pour acheter le livre d’un politicien médiatique. On fait de la politique pour agir ou animer une réflexion d’alternance, pas pour pondre des faux-livres programmatique. Un livre, c’est quelque chose de sacré, le fruit d’une réflexion personnelle, d’une longue recherche, on n’écrit pas un livre pour être élu. Eh bien je n’y ai trouvé qu’une enfilade de lieux communs et de banalités confondantes.  Les néo-politiciens médiatiques  reproduisent en les caricaturant les défauts de l’ancienne génération: culte narcissique de la personnalité éhonté. Ces M’sieurs/dames passent leur temps « à faire don de leur personne à la France ». Et ils le disent en plus! Comme ils ne connaissent pas une bribe d’histoire, vivant dans le seul éclair des néons médiatiques, ils ne se rendent même pas compte de qui ils imitent. Jeu des « petites phrases », de la provocation, de la polémique stérile, agressivité forcenée comme masque du néant, sectarisme poussé à sa plus extrême imbécillité: « Moi je suis de gauche, moi je suis de gauche! », fuite vertigineuse devant la réalité et le sens des responsabilités: proposition de passage au « revenu universel » ou aux « 32 heures ». Juste ce qu’il faut pour tuer en six mois l’économie française.  Ils se sentent magnifiques dans leur posture révolutionnaire mais n’ont derrière eux toute une carrière de lèche-botte, de combines et de trahison. Royaume de la posture prétentieuse et de la démence carriériste. Les voir fonctionner me donne le vertige: vers quelle calamité marchons nous?

Maxime TANDONNET


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