Il y 4 000 ans, les anciens Egyptiens utilisaient le plomb afin de concevoir des fards dotés de vertus médicales. Pour mieux comprendre cet usage, des chimistes du CNRS, de l’UPMC et de l’ENS Paris (1), en collaboration avec le C2RMF (2), ont tenté d’évaluer l’impact de très faibles quantités de plomb sur une cellule de la peau. Résultat : à très faibles doses, le plomb ne tue pas la cellule. Il induit la production d’une molécule, le monoxyde d’azote, connue pour activer le système immunitaire. Appliquer des fards à base de plomb peut donc déclencher un mécanisme de défense qui, en cas d’infection oculaire, limite la prolifération des bactéries. Ce phénomène explique en partie pourquoi les fards égyptiens avaient un rôle thérapeutique. Cette étude vient d’être publiée en ligne dans la revue Analytical Chemistry.


