Il y a quelques jours, j’entendais sur Europe 1 l’interview bouleversante d’un homme en vacances en Indonésie, le 26 décembre 2004, qui avait perdu dans le tsunami son épouse et deux enfants, sa belle-famille, et qui par miracle, avait sauvé des eaux un troisième enfant que le courant emportait. Toute la fragilité et la force de la condition humaine se retrouvaient dans ce récit chargé d’émotion et de dignité. Voilà une famille en vacances, heureuse, soudain anéantie par une vague venue d’on ne sait quel enfer. Et tout l’espoir de l’humanité qui s’incarne dans ce père survivant et son enfant arraché in extremis à la mort. Ce drame planétaire, au lendemain de Noël et à la veille d’un nouvel an, en cette période creuse où tout s’arrête, nous avait tous profondément traumatisés. Comment le bonheur, la vie dans ce qu’elle a de plus cher, sur un coin de paradis, se transforme soudain, par le hasard des vents, du mouvement des eaux et de failles souterraines, en enfer, mais comment aussi, l’espoir renaît toujours du malheur le plus effroyable…Une leçon de vie qui vaut tous les livres et les discours…
Maxime TANDONNET


