Méthane, carbone suie et gaz fluorés HFC sont responsables d’une part significative du forçage radiatif à l’origine des changements climatiques. Si leur durée de vie est bien inférieure à celle du CO2 (quelques jours à quelques années contre plus d’un siècle), leur pouvoir de réchauffement est bien supérieur et leur impact sur la santé et l’agriculture encore plus néfaste. C’est pourquoi la Coalition Climat et Qualité de l’Air (CCAC), lancée en 2012 et qui regroupe déjà près de 80 partenaires dont une quarantaine de pays s’est ainsi fixée pour objectif d’accélérer et d’intensifier la mise en œuvre des mesures existantes et de promouvoir des mesures innovantes visant à réduire les émissions de ces forceurs .
La France est très active au sein de cette coalition et s’implique notamment sur la réduction des émissions fugitives de méthane du secteur pétrolier et gazier et celle des gaz à effet de serre fluorés.
Cette coalition est particulièrement dynamique et permet de faire progresser positivement le débat du défi climatique, ce qui contribue à la création d’un contexte propice à la réussite de Paris Climat 2015.
Dans le cadre de sa préparation à l’accueil de cette Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, le ministère du Développement durable a donc souhaité accueillir dans ses murs la réunion des experts du CCAC. Les quelques 150 experts internationaux réunis devront identifier les actions sur les forceurs climatiques à courte durée de vie qui pourront faire l’objet d’annonces sectorielles lors du Sommet climat des Nations Unies en septembre prochain. La France, qui profitera de cette réunion pour présenter les grandes lignes de ses actions domestiques dans ce domaine, travaille à un Agenda des solutions afin de porter en amont de la conférence de 2015 un discours positif.


