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Violente rixe entre clandestins : 13 blessés, dont 8 policiers au centre de rétention de Marseille

Le déjeuner s’est terminé en émeute au centre de rétention administratif (CRA) du Canet dans le 14e arrondissement de Marseille, ce samedi 17 décembre. Une première bagarre « liée à un problème de nourriture », raconte une source interne, a opposé deux individus dans le réfectoire. L’un d’eux, blessé à l’arcade sourcilière a été évacué par un policier et conduit à l’infirmerie. Les surveillants demandent des renforts pour une fouille. L’un des retenus serait porteur d’un couteau de cuisine d’une longueur de 20 centimètres, indiquent plusieurs personnes.

Des chaussettes remplies d’un poids

Une rixe « de grande ampleur » intervient après plusieurs minutes de tensions et d’invectives. La victime de la première bagarre est alors de retour sur les lieux « pour récupérer ses affaires », nous informe une source policière. Pris à partie par une dizaine de retenus, les violences mêlent l’ensemble des occupants de la zone ainsi que les fonctionnaires de police « au cœur de la mêlée et pris à partie ». Un retenu armé « d’une chaussette remplie par un poids » frappe un co-retenu et deux policiers, les blessant à la tête et au visage. Un second attaque« aveuglément » les policiers et les retenus, à l’aide de la même arme. La cible de ces violences est alors jetée au sol puis lynchée. Les policiers tentant de l’extraire sont « assaillis de coups », dévoile la note interne que Valeurs actuelles s’est procuré.

Ces violences s’expliquent par des rivalités « entre ethnies ». Selon nos informations, les belligérants sont originaires de deux villes d’Algérie : Oran et Annaba. Les tensions sont fréquentes dans ce centre de rétention ou ceux qui sortent de prison tentent de prendre le dessus sur des clandestins dit « traditionnels ».

Treize blessés, dont huit policiers

Pour ramener le calme, les policiers ont dû user de gaz lacrymogène et de bâtons télescopiques qui se sont avoués « dissuasifs ». Treize personnes ont été blessées. Parmi elles, huit policiers. Deux d’entre eux se sont vu prescrire cinq jours d’interruption temporaire de travail (ITT) pour des douleurs à la main, à la nuque et dans le dos. Ils se sont rendus à l’hôpital pour consultation. Six fonctionnaires se plaignent de douleurs à la nuque, de griffures et d’ecchymoses sur la main. Deux retenus ont également été transportés au CHU Nord de Marseille à la suite de blessures. Au total, treize personnes ont été blessées durant ces événements.

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Author: Valeurs Actuelles