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[Tribune] Présidence du groupe d’amitié France-Libye, un enjeu majeur

Depuis la chute du Colonel Kadhafi en 2011 sur intervention conjointe des forces armées françaises et britanniques, la Libye, ce pays de près d’1,8 million de km² (plus de trois fois la France) pour seulement 7 millions d’habitants, est plongé dans le chaos. La transition démocratique voulue par les pays Occidentaux fut une chimère et s’est heurtée à la lutte sans merci que se sont menées durant les dix dernières années des milices armées. La guerre civile a prospéré, la Libye devenant aussi le terrain d’une lutte de conflit d’influences internationales avec en toile de fond la montée de l’islamisme radical. La responsabilité de Nicolas Sarkozy à l’origine de cette situation est immense.

La Libye morcelée, dans sa configuration politique actuelle, favorise le développement d’une immigration irrégulière incontrôlée et le développement du terrorisme islamiste sur le continent.

Il nous faut désormais regarder vers l’avenir : un an après l’annulation des élections législatives et présidentielles en Libye, le président du parlement, Aguila Saleh, appelle enfin l’ONU à œuvrer à la reprise du processus électoral. Le signal est faible, mais il faut le saisir et espérer qu’il pourra se produire dans l’ensemble du pays. La situation migratoire sans précédent l’exige. Les 234 migrants récupérés par l’Ocean Viking en Méditerranée centrale étaient partis de la capitale Tripoli.

Le rôle de la France est de secourir puis reconduire immédiatement ces bateaux sans accueillir ces migrants qui n’ont pas vocation à peupler nos communes et surmener plus encore notre système social. 

Des réseaux de passeurs organisés en mafias ont mis en coupe réglée toutes les filières clandestines vers l’Europe. Ils envoient les migrants dans des navires de fortune sachant pertinemment que les navires des ONG qui croisent à proximité vont les récupérer pour les acheminer en Europe. La France se retrouve soumise aux délires idéologiques des ONG complices des passeurs qui croient bon de servir de navette pour acheminer les migrants sur nos côtes méditerranéennes.

Les ONG ne sont pas les seules responsables. Marine Le Pen l’a parfaitement analysé. « En acceptant pour la première fois qu’un bateau débarque des migrants dans un port français, Emmanuel Macron a lancé un signal dramatique de laxisme », a déclaré la présidente de notre groupe parlementaire après la décision d’Emmanuel Macron d’accueillir l’Ocean Viking. Le rôle de la France est de secourir puis reconduire immédiatement ces bateaux sans accueillir ces migrants qui n’ont pas vocation à peupler nos communes et surmener plus encore notre système social.

Dans la situation actuelle, la nouvelle présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a eu parfaitement raison de refuser d’accueillir le navire de “SOS Méditerranée”.

L’intervention militaire française qui a provoqué la chute du Colonel Kadhafi aurait dû permettre de sécuriser ce pays, nous savons malheureusement qu’il n’en a rien été et que l’exact inverse s’est produit. Il faudra maintenant travailler avec les autorités libyennes qui sortiront des urnes pour écrire ensemble une véritable feuille de route afin de contenir les vagues migratoires vers l’Italie et la France. Dans la situation actuelle, la nouvelle présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a eu parfaitement raison de refuser d’accueillir le navire de « SOS Méditerranée ». Notre voisin transalpin ne veut et ne peut plus accepter de recevoir toujours plus de migrants clandestins. Pas plus d’ailleurs que la Grande-Bretagne, et l’accord que son ministre de l’Intérieur a signé le 14 novembre avec la France en est la démonstration.

Mais une nouvelle fois, c’est notre pays qui va en supporter les conséquences lorsque Gérald Darmanin annonce mettre en place dans le sud du pays des « centres d’accueil pour migrants pour dissuader les exilés qui empruntent la Méditerranée de remonter jusqu’à Calais et leur proposer des alternatives sûres ». Une décision scandaleuse qui, sur la forme, intervient unilatéralement sans même faire l’objet d’une discussion par les parlementaires. Et sur le fond, va à l’encontre de la volonté des Français, qui à de nombreuses reprises ont exprimé leur réticence à ouvrir grand les vannes de l’immigration en France.

Nous, députés du Rassemblement National, sommes élus dans la moitié des circonscriptions qui bordent la mer Méditerranée de Menton à Perpignan. Nous sommes déterminés à nous opposer à ce projet démentiel. Député des Alpes-Maritimes et conseiller régional, je me battrai pour empêcher le déploiement de ces centres d’accueil sur notre littoral de la Méditerranée. Président du groupe d’amitié parlementaire France-Libye, je travaillerai à trouver des solutions pérennes et de bon sens sur la rive sud de la Méditerranée.

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Author: Valeurs Actuelles