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[Tribune] L’école de la République n’est plus que l’ombre d’elle-même

La question éducative, l’action éducatrice de l’Etat, l’avenir de notre école, occupent aujourd’hui une place éminente dans les réflexions et l’action politique du groupe Rassemblement national au Parlement. Il s’agit pour nous de mettre fin à une sorte de « compromis historique » implicite qui voulait que la gauche se voit attribuer un « domaine réservé » dans les champs éducatifs et culturels, tandis que la droite conservait les domaines de l’économie, des finances et le champ régalien classique. Nous constatons aujourd’hui l’étendue des dégâts qu’un tel partage des tâches a produit sur notre système éducatif, jadis l’un des meilleurs au monde et sur notre culture, jadis brillante et partout admirée.

L’école de la République n’est plus que l’ombre d’elle-même. Depuis des décennies le niveau de nos élèves ne cesse de baisser : PISA, TIMSS, PIRL, CEDRE, tels sont les sinistres acronymes des évaluations internationales et nationales qui signent le déclin du système éducatif français. Les Journées Défense et Citoyenneté (JDC), qui testent chaque année toute une classe d’âge (750 000 jeunes de 17 ans), montrent qu’après plus de 10 années passées sur les bancs de l’école, 11% de nos jeunes sont quasi illettrés. 25% d’entre eux connaissent des « difficultés de lecture ».

Comment en irait-il autrement lorsque le Ministère de l’Education avoue dans le document budgétaire 2023 que « 50% des élèves entrants en sixième ne maîtrisent pas la lecture fluide ». Le baccalauréat est quant à lui si dévalorisé que 50% des étudiants échouent en première année d’enseignement supérieur.

La gauche pédagogiste, toute puissante dans les centres de formation des maîtres, a installé sa domination sur le système éducatif.

Ce désastre scolaire trouve son origine dans des politiques éducatives qui depuis une cinquantaine d’années ont mêlé démagogie éducative et absence de gouvernance : la démagogie éducative a consisté, dans le droit fil des injonctions de la sociologie marxiste (Bourdieu) ou libertaire (Mérieu), à faire de l’égalitarisme l’alpha et l’oméga de la pensée pédagogique. La gauche pédagogiste, toute puissante dans les centres de formation des maîtres, a installé sa domination sur le système éducatif.

Confondant égalité de droit et égalité des talents et des capacités, elle a nivelé par le bas le niveau d’exigence des programmes, des enseignements et des examens. La pédagogie explicite, la transmission des savoirs par le professeur à ses élèves, fut ainsi abandonnée au bénéfice de pratiques où l’élève est censé être l’acteur de ses propres apprentissages, mais où il est largement abandonné à lui-même.

Les classes différenciées, les groupes de niveau, les filières, considérés comme « stigmatisants » ont été supprimés. La formation professionnelle a été considérée comme la voie de garage des élèves en difficulté, ce qui explique d’ailleurs son délabrement actuel.

Nous démontrerons aisément que Pap Ndiaye ne conduit pas la politique éducative qu’exige l’état d’urgence dans lequel se trouve aujourd’hui l’école de la République. Nous dénoncerons son état d’asthénie face aux menées islamistes qui attaquent l’école et nos principes républicains

L’absence de gouvernance, quant à elle, s’est traduite paradoxalement par une succession ininterrompue de réformes, souvent contradictoires au gré des majorités politiques, mais qui avaient au fond toutes en commun de ne jamais s’attaquer à l’essentiel : l’organisation du système éducatif, la formation de ses maîtres, l’attractivité du métier d’enseignant, la qualité des pédagogie, l’obligation de résultats.

A cela s’ajoute depuis les années 90 un péril nouveau mais redoutable : l’irruption de l’islamisme dans et autour de nos établissements scolaires, la mise en cause radicale de la laïcité, pilier du pacte républicain depuis la loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905. Là encore, la gauche a démontré son incapacité à protéger l’essentiel : tentée par l’alliance avec l’islamisme -syndrome islamo-gauchiste- elle n’a que faiblement défendu la République. Quant à la droite, elle a feint de considérer qu’avec la loi de 2004 le problème était réglé, avec le succès que l’on connait.

Nous sommes fermement déterminés à mettre fin à la déconstruction de notre système éducatif. Nous démontrerons aisément que Pap Ndiaye ne conduit pas la politique éducative qu’exige l’état d’urgence dans lequel se trouve aujourd’hui l’école de la République. Nous dénoncerons son état d’asthénie face aux menées islamistes qui attaquent l’école et nos principes républicains.

C’est ainsi que depuis l’été nous avons déposé les propositions de loi suivantes : rétablissement du droit à l’instruction en famille, obligation du port d’une tenue uniforme d’établissement pour les écoliers et collégiens, interdiction des tenues à caractère religieux pour les accompagnants de sorties scolaires, interdiction enfin de la propagande politique et du port de signes ostensibles d’appartenance religieuse à l’Université. Nous élaborerons, de proposition de loi en proposition de loi, le plan de redressement du système éducatif que nous mettrons en œuvre en 2027.

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Author: Valeurs Actuelles