Étiquette : CNRS

Karnak : découverte de 38 objets de culte au temple de Ptah

Le Centre franco-égyptien d’étude des temples de Karnak (CNRS/Ministère des Antiquités d’Egypte) vient d’achever la fouille d’une favissa, une fosse découverte début décembre à proximité du temple du dieu Ptah. Le dégagement de la fosse a livré 38 statues, statuettes et objets précieux. Ce dépôt statuaire est exceptionnel, tant en raison de la quantité que de la qualité des objets de culte mis au jour. De plus, la méthode inédite d’enregistrement utilisée au cours de la fouille permet de restituer virtuellement chaque étape de la découverte des statues avec une précision millimétrique.

VEGF-C, un facteur de croissance indispensable pour fabriquer de nouveaux neurones

Le déclin du mécanisme de neurogénèse (néoformation de neurones) au cours du vieillissement est impliqué dans l’émergence de pathologies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer. Des travaux de recherche associant des chercheurs de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (Inserm/CNRS/Université Pierre et Marie Curie), en collaboration avec une équipe du Centre de recherche cardiovasculaire de Yale, démontrent l’importance du facteur VEGF-C dans l’activation des cellules souches neurales et en conséquence dans la production de nouveaux neurones. Ces résultats, publiés dans , apportent un nouvel espoir dans le développement de thérapies qui permettraient d’améliorer la production de neurones pour pallier le déclin cognitif chez les personnes atteintes d’Alzheimer.

Un nouvel éclairage sur l’origine de la biodiversité amazonienne

À partir d’un gisement daté de 13 millions d’années retrouvé en Amazonie péruvienne qui comprend 7 espèces de crocodiles fossiles, une équipe de l’ISEM (Université de Montpellier/IRD/CNRS), en partenariat avec Géosciences-environnement Toulouse (Université Paul Sabatier/CNRS/IRD) et le Muséum d’histoire naturelle de Lima, éclaire l’origine de l’exubérante biodiversité amazonienne. Ces résultats viennent d’être publiés dans le journal.

Le tout premier robot à voler au gré du relief sans accéléromètre grâce à son oeil bio-inspiré

Des chercheurs en biorobotique de l’Institut des sciences du mouvement Etienne-Jules Marey (CNRS/Aix-Marseille Université) ont mis au point le premier robot aérien capable de suivre un terrain accidenté sans accéléromètre. Baptisé BeeRotor, il règle sa vitesse et sait éviter les obstacles grâce à des capteurs de flux optique inspirés de la vision des insectes. Il peut ainsi se déplacer dans un tunnel aux parois inégales et en mouvement, sans aucune mesure de vitesse ni d’altitude. Cette étude est publiée le 26 février 2015 dans la revue.

Nouveaux scénarios d’évolution pour la mer Méditerranée à la fin du siècle

Une équipe réunissant des chercheurs du CNRM-GAME (Météo-France/CNRS), du LEGOS (IRD/CNRS/Université de Toulouse) et de deux laboratoires espagnols (IMEDEA et Puertos del Estado) vient de réaliser l’ensemble de projections climatiques régionales le plus complet à ce jour pour la mer Méditerranée. Les simulations mettent en évidence réchauffement de 2 à 4 °C des eaux de surface d’ici à la fin du siècle et des modifications dans la circulation océanique dans le bassin. Les résultats de cette étude ont été publiés sur le site de la revuele 20 février 2015.

Quelques enseignements du « hiatus » dans le réchauffement climatique

Pourquoi le réchauffement atmosphérique global a-t-il ralenti de 1998 à 2012 ? Cette question, discutée à l’issue de la publication du 5e rapport du GIEC, a été récemment revisitée par les chercheurs du Centre national de recherches météorologiques Groupe d’étude de l’atmosphère météorologique (Météo-France/CNRS). Les résultats confirment que la variabilité naturelle du Pacifique tropical joue un rôle majeur dans le ralentissement du réchauffement, mais relancent également le débat sur l’existence d’autres contributions et sur la manière d’évaluer la sensibilité des modèles aux forçages anthropiques. Ils impliquent par ailleurs une prochaine ré-accélération du réchauffement global. Ces travaux ont été publiés en ligne sur le site de la revue , le 16 février 2015.

Des fossiles kényans éclairent la manière dont les hippopotames ont divergé des cétacés

Une équipe franco-kényane vient de décrire une nouvelle espèce fossile ancêtre des hippopotames. Sa découverte comble d’une part la lacune fossile séparant ces animaux de leurs plus proches cousins actuels, les cétacés. D’autre part, elle montre que les ancêtres des hippopotames ont été parmi les plus anciens grands mammifères à coloniser le continent africain, il y a environ 35 millions d’années, bien avant ceux des grands carnivores, girafes et bovidés. Ces travaux, impliquant des chercheurs de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier/IRD/EPHE) et de l’Institut de paléoprimatologie et paléontologie humaine : évolution et paléo-environnements (CNRS/Université de Poitiers) sont publiés dans la revue , le 24 février 2015.

La réduction annoncée des incertitudes liées à l’impact des activités humaines sur le climat

Une étude internationale, associant des climatologues français, montre que la contribution du CO à la perturbation du climat par les activités humaines va en augmentant, conduisant, en 2030, à réduire de 50 % l’incertitude sur la sensibilité du climat à ces perturbations. Elle est publiée en ligne par , le 23 février 2015.

Aux racines des symbioses mycorhiziennes

Un consortium international, coordonné par une équipe du centre Inra de Nancy-Lorraine et impliquant le Joint Genome Insitute (JGI), la Clark University, le CNRS, et les universités de Lorraine et d’Aix-Marseille, publie dansle 23 février 2015 le séquençage de 13 nouveaux génomes de champignons symbiotiques mycorhiziens. Par son ampleur, cette avancée a permis de reconstruire l’histoire évolutive de ces champignons associés aux plantes depuis leur origine et d’identifier les mécanismes clés de la symbiose. Les champignons étudiés l’ont été pour leur importance économique (bolet, pisolithe) ou culturelle (amanite tue-mouche).

Premier prototype européen de robot endoscopique pour la micro-chirurgie laser des cordes vocales

Dans le cadre d’un projet européen, l’institut FEMTO-ST (UFC/CNRS/ENSMM/UTBM) et le CHRU de Besançon, avec leurs partenaires, relèvent un nouveau défi microtechnique au service de la santé. Leur robot endoscopique pour la chirurgie des cordes vocales, premier prototype européen du genre, vient de passer les tests précliniques.

Christophe Coudroy est nommé directeur général délégué aux ressources du CNRS

Christophe Coudroy, administrateur civil hors classe, est nommé directeur général délégué aux ressources du CNRS, à compter du 23 février 2015, par Alain Fuchs, président de l’organisme. Actuel directeur des ressources humaines du CNRS, il succèdera à Xavier Inglebert qui quitte le CNRS pour devenir secrétaire général de la préfecture du Rhône, préfet délégué à l’égalité des chances.

L’ensemble des ruminants européens a disparu il y a 24,5 millions d’années à la suite d’un important changement climatique

Une étude publiée aujourd’hui dans la revueet menée par un chercheur du Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CR2P Muséum national d’Histoire naturelle/ CNRS/ UPMC) met en évidence l’impact catastrophique d’un changement climatique passé sur les faunes européennes de ruminants. Un réchauffement climatique et des changements environnementaux survenus il y a environ 24,5 millions d’années ont provoqué le remplacement de l’intégralité de la faune de ruminants préexistante par des migrants venus d’Asie.

Impact à grande échelle des pesticides sur les papillons et bourdons des jardins privés de France

Des chercheurs du Centre des sciences de la conservation (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/UPMC) et de l’Observatoire Départemental de la Biodiversité Urbaine de Seine-Saint-Denis démontrent pour la première fois les effets de l’emploi de pesticides par les particuliers en France.
Les scientifiques se sont basés sur des données de sciences participatives et montrent, à l’échelle d’un pays, l’impact de l’utilisation des pesticides par les jardiniers amateurs sur les insectes floricoles. Ces effets varient selon l’environnement, peuvent être indirects et toucher des organismes non visés initialement. Ces résultats sont publiés dans la revue

Comment se forment les vertébrés ?

Un mécanisme physique simple, assimilable à un jeu de pliages, permet de passer en une seule étape d’une masse de cellules informe à un embryon organisé selon le plan d’ensemble des vertébrés. Telle est la principale conclusion des travaux d’une équipe rassemblant des physiciens du Laboratoire matière et systèmes complexes (CNRS/Université Paris Diderot) et un biologiste du Laboratoire de biologie du développement (CNRS/UPMC). Grâce à des observations microscopiques et à des expériences de micromécanique, ils ont découvert que le patron guidant ces repliements est présent dès les premières étapes du développement. C’est le long de discontinuités entre domaines de cellules aux propriétés différentes que se formeront les plis donnant sa forme à l’animal. Ces travaux permettent de mieux comprendre le mécanisme de formation des vertébrés, et donc la façon dont ils sont apparus lors de l’évolution. Ils sont publiés sur le site de la revue , le 12 février 2015.

Première description de la structure et de l’évolution des colonies du frelon asiatique

La structure et l’évolution des colonies du frelon asiatique Vespa velutina sont décrites pour la première fois dans la revue. Ce frelon, qui envahit aujourd’hui l’Europe, est bien connu en Asie pour la prédation qu’il exerce sur les abeilles domestiques. Ses colonies n’avaient pourtant jusqu’ici fait l’objet d’aucune étude approfondie.

Sa présence en France depuis plus d’une décennie a permis à une équipe composée de chercheurs de l’Institut de systématique, évolution, biodiversité (Muséum/ CNRS/ EPHE/ UPMC), au Muséum national d’Histoire naturelle, et d’un chercheur de l’Institut de recherche sur la biologie de l’insecte de Tours (CNRS/université François-Rabelais), de combler cette lacune à partir de l’étude de 77 nids collectés entre 2007 et 2010.

Des cellules immunitaires se font « hara-kiri » pour éviter l’allergie

Des chercheurs du CNRS, de l’Inserm et de l’université de Limoges au sein du laboratoire « Contrôle de la réponse immune B et lymphoproliférations » (CNRS/Université de Limoges) ont démontré que la production d’immunoglobulines de type E (IgE) par les lymphocytes B induit une perte de leur mobilité et l’initiation de mécanismes de mort cellulaire. Ces anticorps, présents en faible quantité, sont les « armes » les plus puissantes du système immunitaire et peuvent déclencher des réactions immunes très violentes ou des allergies immédiates (asthme, urticaire, choc allergique) dès que leur taux augmente légèrement. Ces résultats, publiés en ligne dansle 12 février 2015, élucident ainsi la manière dont notre organisme restreint la production d’IgE pour éviter une réaction allergique.

Découverte d’une nouvelle plante à fleurs dans la forêt gabonaise

Une nouvelle plante à fleurs vient d’être découverte dans la forêt tropicale du Gabon par des botanistes gabonais et français des laboratoires Ecologie, systématique et évolution (Université Paris-Sud / CNRS) et Diversité, adaptation, développement de plantes (IRD / Université de Montpellier). D’un nouveau genre et d’une nouvelle espèce, cette plante à fleurs de la famille des annones (Annonaceae) a été nomméeen l’honneur de Sir David Attenborough, naturaliste, réalisateur et présentateur anglais de la BBC, dont le travail a inspiré la vocation de nombreux biologistes. Cette étude est publiée dans la revuedu 4 février 2015.

Planck dévoile le côté dynamique de l’Univers

La collaboration , qui implique notamment le CNRS, le CEA, le CNES et plusieurs universités et établissements français, révèle à partir d’aujourd’hui des données issues des quatre années d’observation du satellitede l’Agence spatiale européenne (ESA). La missionest dédiée à l’étude du rayonnement fossile, l’écho lumineux du Big-Bang. Les mesures, faites dans neuf bandes de fréquence, permettent de construire des cartes de la température du ciel mais aussi de sa polarisation, qui nous donne des informations supplémentaires à la fois sur l’Univers très jeune (âgé de 380 000 ans) et sur le champ magnétique de notre Galaxie. Ces données et les articles associés sont soumis à la revueet sont disponibles sur le site web de l’ESA. Des informations qui permettront notamment de mieux déterminer le contenu en matière et en énergie de l’Univers, l’époque de la naissance des premières étoiles ainsi que le taux actuel d’expansion de l’espace.

Des nano-vecteurs multitâches combinant imagerie et traitement pour les cancers

Des chercheurs de l’Imperial College de Londres et du laboratoire Chimie de la matière condensée de Paris (CNRS/Collège de France/UPMC) ont conçu et élaboré des nanoparticules hybrides d’or et de silice, qui se révèlent être de véritables couteaux-suisses thérapeutiques. Testées sur des cellules humaines en culture et chez la souris, elles permettent de combiner deux modes de traitement des tumeurs et trois techniques d’imagerie. Elles auraient notamment une capacité de stockage et de transport des médicaments plus importante que les vecteurs actuellement sur le marché, ce qui augure de perspectives intéressantes en cancérologie. Ces résultats sont publiés dans la revue , le 4 février 2015.

Activation d’enzymes bactériennes pour convertir le CO2 en source d’énergie renouvelable

Des chercheurs du CEA, du CNRS et d’Aix-Marseille Université décrivent le mécanisme d’activation d’enzymes bactériennes qui transforment naturellement le CO2 en acide formique, composé à forte valeur énergétique. La description du mécanisme d’activation de ces enzymes, les formiate déshydrogénases (FDHs), représente une avancée importante pour développer, à terme, des biotechnologies appliquées aux énergies renouvelables. Ces résultats sont publiés dans la revue.

Ostéoporose : comment préserver l’équilibre entre formation et destruction de l’os ?

La plupart des traitements actuels contre la perte osseuse pathologique suppriment les ostéoclastes, les cellules destructrices de l’os, afin de limiter la dégradation osseuse. Toutefois, ils empêchent également la formation osseuse, celle-ci étant stimulée par la présence des ostéoclastes. Des chercheurs du CNRS, de l’Inserm et des universités de Montpellier et de Jean Monnet – Saint-Etienne ont développé une nouvelle approche afin d’empêcher l’activité des ostéoclastes sans affecter leur viabilité. Cette dernière consiste à désorganiser le système d’ancrage sur l’os des ostéoclastes, à l’aide d’un petit composé chimique, C21. Ce traitement innovant permet de protéger les souris de la perte osseuse caractéristique de maladies ostéolytiques comme l’ostéoporose post-ménopausique, la polyarthrite rhumatoïde et les métastases osseuses, ceci sans que la formation osseuse soit affectée. Ces travaux sont publiés le 3 février 2015 dans

Alain Schuhl devient directeur de l’institut de physique du CNRS

Alain Schuhl a été nommé directeur de l’institut de physique du CNRS par Alain Fuchs, président de l’organisme. Professeur de l’université Joseph Fourier et chercheur en nanosciences, il dirigeait depuis quatre ans l’Institut Néel (CNRS) à Grenoble, l’un des plus importants laboratoires de physique du CNRS. Entré en fonction le 1 février 2015, il succède à Fabrice Vallée, appelé à d’autres fonctions.

Première étape vers un nouvel outil pour le traitement de la myopathie

Une nouvelle piste thérapeutique pour lutter contre les cancers viro-induits, tel que le carcinome du nasopharynx, associé dans 100% des cas à une infection par le virus d’Epstein Bar

Sur le campus de l’Institut Pasteur de Lille, l’équipe mixte de recherche CNRS, Université de Lille – animée par le Docteur Nadira Delhem, Maître de conférences à l’Université de Lille, s’est intéressée plus particulièrement au rôle des exosomes cancéreux dans le carcinome du nasopharynx (CNP), cancer des voies aéro-digestives supérieures. Elle vient de démontrer dans un article publié en décembre 2014, dans le(JNCI), que ces derniers se révèlent être de véritables boosters de la tumeur. Par ailleurs, elle a obtenu des premiers résultats très prometteurs, qui tendent à prouver l’efficacité d’une stratégie thérapeutique qui vise à cibler et neutraliser ces exosomes.

Infection virale : une interaction déterminante reconstituée en 3D

Pour la première fois, des chercheurs de l’IBS (CEA/CNRS/Université Joseph Fourier) ont pu observer à l’échelle atomique le parcours et les étapes successives du changement de forme d’une protéine virale désordonnée, de son état libre jusqu’à sa fixation sur une autre protéine virale. La dynamique et les mécanismes de cette interaction protéique, impliquée dans la multiplication du virus , fournissent des informations qui pourraient conduire au développement d’anti-viraux innovants. Cette étude a été publiée dansle 29 janvier 2015.

« Ma thèse en 180 secondes » : la deuxième édition du concours prend son envol en France

Résumer un sujet de thèse en trois minutes seulement, tout en le rendant passionnant et compréhensible par tous, tel est le challenge que lancent à nouveau le CNRS et la Conférence des présidents d’université (CPU) aux doctorants. La quasi-totalité des regroupements d’universités françaises se sont portés volontaires pour participer à la deuxième édition du concours Ma thèse en 180 secondes. A l’issue des sélections locales, les meilleurs candidats s’affronteront le 3 juin 2015 à Nancy au cours de la finale nationale. Les trois gagnants auront ensuite le privilège de concourir à la finale internationale qui se tiendra en octobre 2015 à Paris.

Tchouri sous l’oeil de Rosetta

De forme surprenante en deux lobes et de forte porosité, le noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (surnommée Tchouri) révèle une large gamme de caractéristiques grâce aux instruments MIRO, VIRTIS et OSIRIS de la mission Rosetta de l’ESA, à laquelle participent notamment des chercheurs du CNRS, de l’Observatoire de Paris et de plusieurs universités, avec le soutien du CNES. Au nombre de sept, leurs études, publiées le 23 janvier 2015 dans , montrent également que la comète est riche en matériaux organiques et que les structures géologiques observées en surface résultent principalement de phénomènes d’érosion. L’instrument RPC-ICA a quant à lui retracé l’évolution de la magnétosphère de la comète alors que l’instrument ROSINA cherche les témoins de la naissance du Système Solaire.

Cerveau et attention spatiale : l’hémisphère gauche peut-il compenser une lésion de l’hémisphère droit ?

Le Dr Paolo Bartolomeo, Directeur de recherche Inserm et chef d’équipe de PICNIC LAB à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière ICM (Institut sous tutelle de l’Inserm, du CNRS et de l’UPMC) et ses collaborateurs ont publié le 21 janvier 2015 dans la revue , les résultats de leurs recherches sur la « négligence spatiale unilatérale » encore connue sous le terme « d’héminégligence ». Les personnes atteintes de ce trouble agissent comme si elles ignoraient la moitié gauche du monde. Ce trouble survient essentiellement après une lésion de l’hémisphère droit du cerveau, par exemple suite à un AVC (accident vasculaire cérébral), et en aggrave le handicap en gênant la rééducation et la récupération. Les scientifiques ont donc recherché des facteurs prédictifs de la persistance de ce trouble, afin de proposer aux patients une rééducation adaptée. Le travail publié montre que les deux hémisphères peuvent en partie se compenser l’un l’autre en cas de lésion, grâce à des mécanismes, dits de « plasticité cérébrale », encore peu connus. Les résultats suggèrent cependant que cette compensation nécessite que les deux hémisphères « se parlent » via des connexions – faisceaux de matière blanche formés par les prolongements des neurones – non lésées.

Voir à l’intérieur des rouleaux carbonisés d’Herculanum

Une équipe internationale comprenant des chercheurs du CNRS (Institut de recherche et d’histoire des textes), du CNR italien et de l’ESRF (synchrotron de Grenoble) vient de réussir une percée technologique majeure pour étudier des rouleaux de papyrus ensevelis par l’éruption du Vésuve en 79 et découverts à Herculanum il y a 260 ans. Grâce à une nouvelle technique d’imagerie non invasive par rayons-X, les chercheurs ont pu faire apparaître des lettres grecques cachées au cœur même d’un rouleau carbonisé. Les résultats obtenus ont également permis d’émettre une hypothèse quant à l’identité de l’auteur du texte. Ces travaux interdisciplinaires, publiés le 20 janvier dans , laissent espérer que, dans le futur, l’ensemble des papyrus de la bibliothèque antique d’Herculanum pourront être déchiffrés.

Tuberculose : les origines de souches multi-résistantes aux antibiotiques dévoilées

Une étude s’est intéressée à l’histoire évolutive de la mycobactérie responsable de la tuberculose et plus particulièrement à la lignée Beijing associée à la propagation des formes résistantes aux antibiotiques de la maladie en Eurasie. Tout en confirmant l’origine asiatique de cette lignée, les résultats indiquent que la population bactérienne a connu d’importantes variations coïncidant avec des évènements clés de l’histoire humaine. Ils démontrent également que deux souches multi-résistantes ont démarré leur expansion lors de l’effondrement du système de santé publique en ex-URSS et mettent donc en exergue la nécessité de maintenir les efforts de lutte contre la tuberculose. Enfin, ces travaux ont permis l’identification de nouvelles cibles potentielles pour le traitement et le diagnostic de la maladie. L’étude qui a été menée par des chercheurs du Centre d’infection et d’immunité de Lille (CNRS/Institut Pasteur de Lille/Inserm/Université de Lille) et de l’Institut de systématique, évolution, biodiversité (CNRS/Muséum national d’Histoire naturelle/UPMC/EPHE), en collaboration avec un large consortium international, sera publiée le 19 janvier dans la revue.

Un gel contractile qui stocke l’énergie lumineuse

Les systèmes vivants ont la capacité de générer des mouvements moléculaires collectifs qui se transfèrent jusqu’à l’échelle macroscopique, comme un muscle qui se contracte par l’action concertée de moteurs protéiques. Afin de reproduire ce phénomène, une équipe de l’Institut Charles Sadron du CNRS menée par Nicolas Giuseppone, professeur à l’université de Strasbourg, a créé un gel de polymères capable de se contracter grâce à des moteurs moléculaires artificiels. Activés par la lumière, ces moteurs nanométriques enroulent les chaînes de polymères du gel qui se contracte alors sur plusieurs centimètres. Autre atout : ce nouveau matériau parvient à stocker l’énergie lumineuse absorbée. Cette étude est publiée dansle 19 janvier 2015.

Les bases biologiques d’une « bonne santé »

Que signifie, au sens biologique, être en bonne santé ? C’est à cette vaste question qu’est consacré le projet du Laboratoire d’Excellence Milieu Intérieur, coordonné à l’Institut Pasteur par le Pr Matthew Albert (unité Immunobiologie des cellules dendritiques, Institut Pasteur/Inserm) et par le Dr Lluis Quintana-Murci (unité de Génétique évolutive humaine, Institut Pasteur/CNRS). Les chercheurs de ce consortium viennent de franchir une étape importante, en analysant les premiers résultats générés à partir de la cohorte Milieu Intérieur mille donneurs bien portants, première cohorte française du genre dont l’étude devra servir à définir les paramètres d’un système immunitaire sain. Outre une application directe dans le domaine de la santé, les résultats de ce programme intéressent directement la communauté scientifique, en définissant un nouveau cadre de contrôle aux études menées chez des populations de malades. Ils devraient également permettre de mieux comprendre la variabilité entre individus, et ainsi fournir des outils de référence pour adapter les traitements, en vue du développement de la médecine personnalisée.

Identification d’un talon d’Achille du virus de la dengue : un espoir pour le développement d’un vaccin

Des chercheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS, en collaboration avec l’Imperial College (Londres) ont identifié un site vulnérable à la surface du virus de la dengue, qui est ciblé par les seuls anticorps neutralisants à spectre large identifiés jusqu’à présent. Cela en fait une nouvelle cible pour le développement d’un vaccin, qui serait alors efficace contre les quatre types de virus de la dengue qui circulent aujourd’hui. Ces résultats ont été publiés dans la revue , le 12 janvier 2015.

Les plateformes technologiques du LAM : des équipements de pointe, uniques en Europe, au service des grands instruments sol et spatiaux

Les plateformes technologiques du Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM, CNRS/AMU) ont récemment été enrichies d’équipements de pointe, uniques en France et en Europe, que le CNRS vous invite à découvrir. Grâce à ces moyens, les scientifiques du LAM préparent et testent les composants des futures missions spatiales (Euclid, de l’ESA) ou des très grands instruments au sol (l’E-ELT, de l’ESO). Ces plateformes sont également tournées vers les collaborations avec d’autres laboratoires ou entreprises, œuvrant pleinement à une ouverture au monde économique et industriel.

Maladie de Huntington : le potentiel thérapeutique de la triheptanoïne confirmé

Une équipe de chercheurs de l’Inserm dirigée par Fanny Mochel et située à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (Inserm/CNRS/UPMC/AP-HP) vient de démontrer le potentiel thérapeutique de la triheptanoïne chez dix patients atteints de la maladie de Huntington. Les dérivés de ce triglycéride de composition unique, en améliorant le métabolisme énergétique du cerveau, pourraient ralentir l’évolution de la maladie. Ces travaux sont publiés dans la revue.

La médaille Louis Pasteur 2014 récompense une contribution majeure à la compréhension des génomes bactériens et de leur métabolisme

Claudine Médigue, responsable du LABGeM (laboratoire CNRS/CEA/UEVE labellisé Genopole) de l’Institut de génomique du CEA, a reçu la médaille Louis Pasteur décernée par l’Académie des sciences lors de la séance solennelle du mardi 25 novembre. Cette distinction récompense ses recherches, ainsi que leur valorisation au sein d’une plate-forme unique en France et en Europe, qui offre aux biologistes les outils et les données pour mieux comprendre les génomes bactériens, et en particulier leur métabolisme dont une large part reste encore inconnue de nos jours.

Voyage moléculaire au sein de la paroi bactérienne

Des chercheurs de l’Institut de biologie structurale (IBS CEA/CNRS/Université Joseph Fourier) révèlent avec précision les rouages moléculaires de la synthèse d’une paroi bactérienne. Cette étude a été réalisée grâce à l’utilisation de la technique de « spectroscopie RMN du solide » sur une enzyme, la L,D-transpeptidase, qui participe à la synthèse de la paroi bactérienne. Les résultats obtenus sont déterminants pour la conception de nouvelles molécules antibiotiques contre lesquelles les bactéries n’auraient pas de mécanisme de résistance. Ces résultats sont publiés le 24 décembre dans le.

Des flotteurs Argo déployés durant la Barcelona World Race : une première !

Le 31 décembre 2014 à Barcelone, les concurrents de la Barcelona World Race, course autour du monde à la voile en double et sans escale, prendront le départ avec à leur bord, un flotteur Argo de type Arvor de 20 kilos. Pour la première fois en pleine course, des skippers déploieront des flotteurs collectant des données sur la température et la salinité jusqu’à 2000 mètres de profondeur. Les flotteurs seront mis à l’eau le même jour par les huit équipages (Bernard Stamm et Jean Le Cam forment l’un d’eux) dans les mers peu fréquentées du Grand Sud, une zone faiblement couverte par le programme international Argo.
Avec plus de 3700 flotteurs profilants (petits robots autonomes) actuellement déployés, ce programme, lancé en 2000 et réunissant plus de 30 pays, est le premier réseau mondial d’observation in-situ des océans en temps réel. Initié par JCOMMOPS, le centre opérationnel de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO, ce partenariat avec la Fondation Navigation Océanique Barcelone (FNOB) marque le début d’une nouvelle coopération entre skippers et scientifiques.

Le fer, allié de la pierre dès la conception des cathédrales gothiques

En datant par carbone 14 les pièces métalliques retrouvées dans les cathédrales gothiques, une équipe interdisciplinaire vient de démontrer, pour la première fois par une datation absolue, que le fer était introduit en renfort de la pierre dès l’étape de construction. Cette étude, fruit d’une collaboration entre le Laboratoire archéomatériaux et prévision de l’altération (CNRS/CEA), le Laboratoire de mesure du carbone 14 (CNRS/CEA/IRD/IRSN/Ministère de la Culture et de la Communication) et l’équipe Histoire des pouvoirs, savoirs et sociétés de l’Université Paris 8, éclaire d’un jour nouveau la maîtrise technique et les intentions des bâtisseurs de cathédrales. Elle est publiée dans le numéro de janvier 2015 de la revue. Cette méthode innovante pourrait renouveler la compréhension des bâtiments médiévaux, en Europe, comme la Sainte-Chapelle mais également en Asie, tels les temples d’Angkor.

Un mécanisme d’élimination des protéines localisées par erreur dans le noyau cellulaire

Une collaboration internationale coordonnée par le Centre allemand de recherche contre le cancer (Université d’Heidelberg), associant en France des chercheurs de l’Institut de génétique et développement de Rennes (CNRS/Université de Rennes 1) sous la direction de Gwenaël Rabut, chercheur à l’Inserm, ainsi que des équipes suédoise et canadienne vient de mettre en évidence un nouveau mécanisme moléculaire qui permettrait aux cellules de détruire les protéines localisées par erreur dans leur noyau. Ces travaux sont publiés dans la revue.

Un biomarqueur épigénétique pour éviter des chimiothérapies inutiles

Grâce à leur expertise en épigénétique, les chercheurs du CNRS et de l’Institut Curie ont pu mettre au jour un nouveau marqueur pronostique. En l’analysant, il est désormais envisageable de distinguer parmi les femmes atteintes de la forme la plus fréquente des cancers du sein, les luminaux A, si leur tumeur est de bon ou de mauvais pronostic. Ce nouveau biomarqueur va permettre de prescrire une chimiothérapie aux femmes qui en ont réellement besoin, en épargnant aux autres un traitement inutile. Ces résultats sont publiés dans la revue.

Bourses « Jeunes chercheurs » 2014 de l’ERC : le CNRS premier organisme européen

Le Conseil européen de la recherche (ERC) vient d’attribuer les bourses Jeunes chercheurs à 328 projets, parmi lesquels 43 lauréats sont hébergés par la France. Avec 18 lauréats, le CNRS arrive en tête de cet appel.

Écologie tropicale : de l’ombre à la lumière

L’ouvrage « Écologie tropicale : de l’ombre à la lumière » rédigé par des chercheurs issus de laboratoires CNRS ou associés, paraît le 8 janvier 2015 en librairie. Publié par le cherche midi, en partenariat avec le CNRS, ce livre grand public nous plonge dans le monde fascinant de la faune et de la flore tropicales, encore largement méconnues.

Un métamatériau fait danser le « moonwalk » aux ultrasons

Rendre un objet invisible, augmenter le pouvoir de résolution d’une lentille… les métamatériaux ont des propriétés exceptionnelles pour détourner et contrôler les ondes, notamment le son et la lumière. Des chercheurs du Centre de recherche Paul Pascal (CNRS) et de l’Institut de mécanique et d’ingénierie de Bordeaux (CNRS/Université de Bordeaux/Bordeaux INP/Arts et Métiers ParisTech) viennent de développer les premiers métamatériaux en trois dimensions, en croisant formulation physico-chimique et technologie microfluidique. Il s’agit d’une nouvelle génération de métamateriaux souples, plus faciles à mettre en forme. Dans leur démonstration, les chercheurs ont fait reculer l’oscillation ultrasonore, alors que l’énergie transportée par l’onde avançait. Ces travaux ouvrent notamment des perspectives nouvelles en imagerie haute résolution (échographie). Ils sont publiés dans la revue , le 15 décembre 2014.

Paludisme : le gène de la résistance à l’artémisinine formellement identifié

Des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris et de l’Institut Pasteur du Cambodge, avec des équipes de l’université de Columbia (USA), du CNRS à Toulouse et du NIH/NIAID (USA) démontrent qu’un gène qu’ils ont récemment identifié est le déterminant majeur de la résistance des parasitesà l’artémisinine. Ces travaux revêtent une importance particulière pour la communauté scientifique, qui dispose maintenant d’un marqueur moléculaire validé de cette résistance, qui pose un problème majeur de santé publique. Ils sont publiés dans la revue.

Le processus diabétique mieux compris grâce au gène Rfx6

Pour la première fois, l’équipe de Gérard Gradwohl, directeur de recherche Inserm à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire d’Illkirch (IGBMC/Inserm-CNRS-Université de Strasbourg), montre que le gène Rfx6 est essentiel au fonctionnement des cellules productrices d’insuline, les cellules bêta du pancréas. Chez la souris adulte, ce gène s’avère non seulement important pour permettre la sécrétion d’insuline, mais de surcroît il joue un rôle majeur dans l’identité de la cellule beta. Dans la suite logique de ce travail mené chez le rongeur, l’équipe de Raphaël Scharfmann directeur de recherche Inserm (Unité 1016 « Institut Cochin »/Inserm-Université Paris Descartes-CNRS) confirme ces résultats sur des cellules β pancréatiques humaines et chez un enfant de 6 ans atteint de diabète néonatal.
Cesdeux travaux sont publiés dans la revuedu 11 décembre 2014.

Rosetta : les premiers résultats de l’instrument ROSINA

Les premières mesures de l’instrument ROSINA de la mission Rosetta révèlent que le rapport Deutérium/Hydrogène (ou D/H) de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko est fortement enrichi en deutérium. Ces résultats sont en désaccord avec les hypothèses qui attribuent une origine cométaire à l’eau présente dans l’atmosphère et les océans terrestres. Ils indiquent également que les comètes de la famille de 67P ne sont pas originaires d’une unique région, la ceinture de Kuiper : certaines pourraient provenir du nuage de Oort. Cette étude internationale, à laquelle participent des laboratoires rattachés au CNRS, à l’université Toulouse III – Paul Sabatier, à l’UPMC, à l’UVSQ, à l’université d’Orléans, à l’université de Lorraine et à l’université de Franche-Comté, avec le soutien du CNES, est publiée dans le 10 décembre 2014.

Plus d’un millier d’entreprises créées grâce aux laboratoires du CNRS et de ses partenaires

Bilan très positif d’une vaste étude menée en 2014 par le CNRS : 1026 entreprises et plus de 7000 emplois ont été créés à partir de compétences et de propriétés industrielles provenant de laboratoires rattachés au CNRS et à ses partenaires académiques depuis 1999.

Rosetta : les premiers résultats de l’instrument ROSINA

Les premières mesures de l’instrument ROSINA de la mission Rosetta révèlent que le rapport Deutérium/Hydrogène (ou D/H) de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko est fortement enrichi en deutérium. Ces résultats sont en désaccord avec les hypothèses qui attribuent une origine cométaire à l’eau présente dans l’atmosphère et les océans terrestres. Ils indiquent également que les comètes de la famille de 67P ne sont pas originaires d’une unique région, la ceinture de Kuiper : certaines pourraient provenir du nuage de Oort. Cette étude internationale, à laquelle participent des laboratoires rattachés au CNRS, à l’université Toulouse III – Paul Sabatier, à l’UPMC, à l’UVSQ, à l’université d’Orléans, à l’université de Lorraine et à l’université de Franche-Comté, avec le soutien du CNES, est publiée dans le 10 décembre 2014.

Des cages d’azote pour stocker l’hydrogène

Des composés NHx remarquables, obtenus par compression des mélanges N2-H2

Des chercheurs du CEA-DAM, du CNRS et des Synchrotrons SOLEIL et ESRF ont étudié les composés qui se forment par compression des mélanges N2-H2. L’un d’eux en particulier, de formule (N2)6(H2)7, possède une structure unique dans laquelle des cages d’azote enserrent des molécules d’hydrogène. Par application d’une très haute pression (au-delà de 50 GPa), suivie de décompression, de l’ammoniac NH3 et de l’hydrazine N2H4 sont générés.
Ce résultat démontre la possibilité d’induire une réaction chimique sous pression, sans catalyseur, dans des mélanges de molécules simples. Cette découverte pourrait avoir un grand intérêt pour la synthèse de nouveaux matériaux à haute densité d’énergie, ou possédant une très bonne capacité de stockage de l’hydrogène. Ce travail vient d’être publié dans.

Perception visuelle : chez les abeilles l’arbre ne cache pas la forêt

L’arbre cache-t-il la forêt, ou la forêt cache-t-elle les arbres ? Analysons-nous d’abord une image dans sa globalité pour ensuite nous concentrer sur les détails, ou bien portons-nous, au contraire notre attention sur les détails pour ensuite reconstruire l’image dans son intégralité ? Les travaux d’Aurore Avarguès-Weber et de Martin Giurfa du Centre de recherches sur la cognition animale (CNRS/Université Toulouse III Paul Sabatier) montrent que, contrairement à la plupart des animaux étudiés, les abeilles préfèrent compter sur la forme générale. Tout comme les humains, elles utilisent en priorité l’image globale. Cette étude est publiée le 3 décembre dans. Aurore Avarguès-Weber, premier auteur de l’article, va recevoir une des bourses françaisespour l’ensemble de ses travaux sur la cognition chez les abeilles.

Lucy, Ardi et Selam prennent leurs nouveaux quartiers au musée national d’Éthiopie

La plus fameuse représentante fossile de l’humanité, Lucy, vient de fêter le 40 anniversaire de sa découverte en Éthiopie. Cette petite australopithèque âgée de 3,2 millions d’années célèbre cet événement en devenant l’une des stars de la nouvelle galerie de paléontologie et de préhistoire du musée national d’Éthiopie, galerie qui ouvre ses portes à Addis Abeba le 3 décembre. Cette exposition permanente est le fruit d’une collaboration scientifique et logistique entre deux laboratoires du CNRS, le Centre français des études éthiopiennes (CFEE, CNRS/ministère des Affaires étrangères et du Développement international) et l’Institut de paléoprimatologie et paléontologie humaine : évolution et paléoenvironnements (IPHEP, CNRS/Université de Poitiers), avec l’appui de l’ambassade de France en Éthiopie et sous l’égide de l’ (ministère de la Culture et du Tourisme d’Ethiopie).

Un nanomédicament au rôle neuroprotecteur

Un nanomédicament au rôle neuroprotecteur vient d’être identifié par l’équipe de Patrick Couvreur à l’Institut Galien (Université Paris-Sud/CNRS), en collaboration avec une équipe de l’Université Hacettepe (Ankara, Turquie). Ce nanomédicament a été réalisé à partir du couplage de l’adénosine (molécule neurocompétente) au squalène (lipide naturel et biocompatible) permettant par assemblage supramoléculaire l’obtention de nanoparticules. Le rôle neuroprotecteur de ce nanomédicament a été démontré dans un modèle d’ischémie cérébrale chez la souris et de traumatisme de la moelle épinière chez le rat. Ces travaux viennent d’être mis en ligne sur le site de la revue

Planck : nouvelles révélations sur la matière noire et les neutrinos fossiles

La collaboration Planck, qui implique notamment le CNRS, le CEA, le CNES et plusieurs universités françaises, dévoile à partir d’aujourd’hui à la conférence de Ferrara (Italie) les résultats des quatre années d’observation du satellite Planck de l’Agence spatiale européenne (ESA), dédié à l’étude du rayonnement fossile, la plus vieille lumière de l’univers. Pour la première fois, la plus ancienne image de notre univers est mesurée précisément selon deux paramètres de la lumière (en intensité et en polarisation), sur l’ensemble de la voûte céleste. Cette lumière primordiale nous permet de voir les particules les plus insaisissables : la matière noire et les neutrinos fossiles.

Espèce relicte ou « fossile vivant » ? Un concept fascinant mais à manier avec précaution

Des chercheurs français de l’Institut de Systématique, Evolution et Biodiversité ISYEB (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/UPMC/EPHE/IRD) et un chercheur néo-zélandais publient le 1 décembre 2014 dans la revue , un article sur les problématiques d’analyses et les prudentes méthodologies d’étude à appliquer auprès des espèces relictes, ces espèces vivantes que l’on croyait éteintes et qui sembleraient ne pas avoir évolué.

Une piste moléculaire décisive dans la lutte contre le virus d’Ebola

L’équipe “Bases moléculaires de la pathogénicité virale”, animée par Viktor Volchkov du CIRI, Centre International de Recherche en Infectiologie (Université Claude Bernard Lyon 1/Inserm/CNRS/ENS de Lyon), est la seule équipe non militaire en France qui travaille à l’échelle moléculaire pour comprendre l’origine de la dangerosité du virus Ebola. Elle a publié le 20 novembre dans la revueun article éclairant de quelle manière une protéine du virus Ebola provoque une inflammation généralisée et des hémorragies des vaisseaux sanguins.

L’érosion pourrait provoquer des séismes

Les processus de surface, c’est-à-dire l’érosion et la sédimentation, pourraient déclencher des séismes superficiels (inférieurs à cinq kilomètres de profondeur) et favoriser la propagation de grands séismes profonds jusqu’à la surface. C’est ce que viennent de démontrer des chercheurs des laboratoires de Géosciences Rennes (CNRS/Université de Rennes 1), de Géosciences Montpellier (CNRS/Université de Montpellier 2) et de l’Institut de physique du globe de Paris (CNRS/IPGP/Université Paris Diderot) en collaboration avec un scientifique taiwanais. Alors que la tectonique des plaques était généralement considérée comme le seul mécanisme capable d’influencer durablement l’activité des failles, les processus de surface augmenteraient aussi les contraintes que subissent les failles actives, comme celles situées à Taïwan, une des zones les plus sismiques au monde. Ces travaux sont publiés dansle 21 novembre 2014.

Des virus pirates pris à leur propre piège ?

Pour infecter une cellule hôte et se multiplier, certains virus comme celui de l’hépatite C infiltrent les ribosomes, véritables usines d’assemblage des protéines présentes dans chacune de nos cellules. Les protéines virales sont ainsi produites au détriment des protéines cellulaires. Des scientifiques strasbourgeois ont démontré que l’un des 80 composants du ribosome est indispensable à l’infection par certains virus sans être essentiel au fonctionnement normal des cellules. Cette découverte, qui pourrait déboucher sur le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques, a été réalisée par des chercheurs du laboratoire Réponse immunitaire et développement chez les insectes (CNRS) et de l’Institut de recherche sur les maladies virales et hépatiques (Inserm/Université de Strasbourg), avec notamment le soutien de l’ANRS. Elle fait l’objet d’une publication dans la revuele 20 novembre 2014.

Ipsen et le CNRS créent le laboratoire de recherche et d’innovation commun « Archi-Pex », en association avec l’université de Rennes 1 et le CEA

• L’objectif est d’accélérer le développement de nouvelles formulations de médicaments basées sur des auto-assemblages de peptides
• Un partenariat de recherche public – privé pour 5 ans, fruit d’une collaboration de 15 ans