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[Stainville] Quand le football révèle le grand remplacement

C’est un sondage qui n’existe pas, mais dont la question existentielle mériterait d’être posée aux Français. « Vous sentez vous encore en France ? » Les instituts de sondage pourraient la poser avec la même simplicité brutale aux Belges, aux Italiens, aux Anglais, aux Néerlandais, aux Suédois, aux Danois, aux Allemands… aux Européens. Mais qui prendra le risque de la poser sans craindre l’évidence de la réponse.

A défaut de sondages, les émeutes, les saccages et même la liesse, qui ont accompagnées la victoire de l’équipe de foot du Maroc sur la Belgique, à Bruxelles, à Rotterdam, à Paris et jusque dans des villes de moyenne taille que l’on aurait pu croire – à tort – épargnées par ces vagues de migrations successives révèlent à ceux qui en douteraient encore, combien nos pays ont changé. Ces jeunes et moins jeunes qui célèbrent le Maroc et arrachent à Bruxelles le drapeau belge n’en sont pas moins Belges qui ceux qui, depuis leur balcon ou calfeutrés dans leurs appartements observent ces scènes de haine et de désolation depuis leurs télévisions ou leurs smartphones. Ils ont leur papier bien en règle, un double passeport, probablement, mais font la démonstration qu’ils n’ont en réalité qu’une seule patrie.

Et Thierry Henry, souvent clairvoyant dans ses analyses, de conclure : « C’était une rencontre à l’extérieur ». Comme si le 93, déjà, n’était plus la France.

C’est vrai de la Belgique, comme de la France. Le football nous déjà donné tant de fois l’occasion de le constater. France-Algérie au Stade de France, le 6 octobre 2001. L’hymne national copieusement sifflé. Le terrain envahi par les supporters algériens à la 76e minute. Et Thierry Henry, souvent clairvoyant dans ses analyses, de conclure : « C’était une rencontre à l’extérieur. » Comme si le 93, déjà, n’était plus la France. Vingt ans plus tard, à la veille de la finale de la ligue des Champions, l’ancien attaquant des bleus était encore plus explicite : « Techniquement, le stade est situé à Saint-Denis. Saint-Denis, ce n’est pas Paris. Croyez-moi, vous ne voulez pas être à Saint-Denis, ce n’est pas la même chose que Paris… » Comme un parfum de Frankistan. Les supporters espagnols et anglais, pillés, molestés, violentés qui s’y sont rendus en famille, en savent quelque chose.

« Citoyens français, ils se sentent et se veulent encore étrangers. Ou plutôt, ils veulent bien être de ce pays à condition qu’il ne ressemble qu’à eux. Ils sont d’ici, incontestablement, mais ce n’est qu’un lieu, et leur âme est encore ailleurs, et le risque est grand qu’elle se refuse à migrer ici parce que le monde tel qu’il évolue recouvre le passé national d’un flot d’images, un tsunami de présent, et que ces Français, ignorant et refusant l’histoire de la France, s’enracinent non dans l’humus français, mais dans leur identité propre : foi, coutumes, souffrances, paysages », écrivait en des termes si peu académiques, le regretté Max Gallo, dans Fier d’être Français.

Mme Michu, les Bidochon et autres familles Tuyau de Poêle, moqués depuis longtemps par toute une partie de la gauche et de la presse bienpensante qui aiment à ne voir en eux que beaufs racistes et xénophobes, à la pensée rance et étriquée, nauséabonde, connaissent cette réalité depuis longtemps. Elle cadre si mal avec l’idéologie du vivre-ensemble que Yann Barthès et quelques autres s’évertuent pourtant à glorifier. Ils vivent dans des quartiers qui n’ont plus rien de « populaires », comme exilés de l’intérieur, avec l’angoisse d’être bientôt grand-remplacés par des Français de papier qui communient à la haine de la France, mais cachetonnent aux allocs.

Un grand remplacement pourtant qui existe bel et bien et qui, pour reprendre les mots de Michel Houellebecq, n’a rien d’une théorie. « Ce n’est pas une théorie, c’est un fait ».

Un grand remplacement que l’on ne peut pas nommer parce que l’expression inventée par Renaud Camus a été comme satanisée après que le terroriste de Christchurch s’en est réclamé. Un grand remplacement pourtant qui existe bel et bien et qui, pour reprendre les mots de Michel Houellebecq dans la conversation fleuve qu’il accorde à Michel Onfray, dans le dernier numéro hors-série de la revue Front populaire, n’a rien d’une théorie. « Ce n’est pas une théorie, c’est un fait. Et, par ailleurs, je n’avais pas lu Renaud Camus (…) Bon, j’ai fini par lire, et c’est vrai, Renaud Camus est un bon écrivain, ça ne fait pas de doute. Donc, il a constaté un grand remplacement, ou, pour être plus précis, la modification de la composition ethnique et religieuse de la population européenne. C’est quand même une évidence statistique. »

La preuve encore par l’Angleterre. Le dernier recensement réalisé en 2021 a permis d’établir que la population blanche des deux principales villes du royaume, Londres et Birmingham, est tombée sous la barre de 40 %.

Selon Statbel, l’office belge de statistiques, la croissance du nombre de Marocains en Belgique a été exponentielle : 460 seulement en 1961, 39 000 en 1970 et 800 000 désormais. La preuve encore par l’Angleterre. Le dernier recensement réalisé en 2021 a permis d’établir que la population blanche des deux principales villes du royaume, Londres et Birmingham, est tombée sous la barre de 40 %. En France, ces statistiques ethniques sont impossibles. Couvrez ces statistiques que nous ne saurions voir.

Une guerre civile à bas bruit

L’immigration, selon le discours officiel des champions du déni de faciès, est une chance pour la France. C’est François Bayrou, Haut-commissaire au Plan qui plaide pour une hausse de la natalité et de l’immigration. C’est Jean-Paul Delevoye, ancien monsieur Retraite d’Emmanuel Macron, qui admet sans sourciller : « La démographie européenne et son vieillissement fait que, si on veut garder le même nombre d’actifs dans la machine économique, il va falloir 50 millions de population entre guillemets étrangère pour équilibrer la population active en 2050 en Europe. » Une chance pour l’Europe. C’est Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne qui s’en félicite. « L’hiver démographique de l’Europe est comblé par les apports du reste du monde ».

Les remplaçants ne sont plus sur le banc de touche, ils squattent le terrain et l’ont fait leur. Là Molenbeek. Ici, la Seine-Saint-Denis. Le Belgikistan. Le Frankistan. Des zones d’un autre droit. Certains craignent une guerre civile. « Je pense qu’elle est déjà là, à bas bruit », assure Michel Onfray. Seuls les remplaçants l’ont compris. Silence radio à l’Élysée. Le président préfère disperser nos chances pour la France pour revitaliser nos villages endormis comme précipitant toujours plus son agonie.

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Author: Valeurs Actuelles