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SOS Méditerranée : ces collectivités qui subventionnent l’immigration massive

1 057 609 euros : c’est le montant des subventions publiques accordées à SOS Méditerranée en 2021. Au nombre de 76, les collectivités territoriales contributrices, dont une grande partie se situent en Occitanie, permettent à l’association de financer plusieurs dizaines de journées en mer, avec un coût journalier estimé à 14 000 euros. Parmi elles, on y trouve la majorité des métropoles : Paris (100 000 euros), Marseille (30 000 euros), Lyon (28 000 euros), Montpellier (25 000 euros), Lille (20 000 euros), Nantes (15 000 euros), Rennes (14 000 euros), Brest (20 000 euros), Strasbourg (10 000 euros) Grenoble (8 000 euros), Nancy (5 000 euros) et Bordeaux (5 000 euros). Ces mastodontes rejoignent la liste de communes plus modestes, telles que Villeurbanne (14 000 euros), Saint-Nazaire (10 000 euros), Tours (8 000 euros), Saint-Herblain (6 000 euros) ou encore Clermont-Ferrand (5 000 euros). Le financement public ne représente toutefois qu’un dixième du financement total de l’association.

Les subventions ne faiblissent pas

A Paris, une subvention de 100 000 euros pour 2023 a été adoptée mercredi soir. La délibération a été portée par deux adjoints d’Anne Hidalgo, le communiste Ian Brossat, en charge du logement et de la protection des réfugiés, et Arnaud Ngatcha, qui s’occupe des relations internationales. Ian Brossat s’est dit « fier » de la voter « depuis plusieurs années déjà ». La mairie de Paris accorde cette subvention depuis 2016 (elle n’était alors que de 25 000 euros). « Ce monde merveilleux dans lequel ceux qui sauvent les réfugiés de la noyade sont les complices des passeurs et ceux qui les laissent crever sont des héros. Dégoût », a-t-il ironisé sur Twitter. Assumant à « 1000% », il préfère y voir une délibération qui « n’est pas votée en catimini ». Le groupe LR s’y est opposé. Son vice-président délégué, David Alphand, nous confie que cette subvention « se trouve sur une fourchette très haute » par rapport aux montants généralement dédiés aux associations. « Les Parisiens se posent la question de savoir si on augmente la taxe foncière [cette taxe augmentera de 52% en 2023, ndlr] pour financer SOS Méditerranée. Et c’est un peu le cas quelque part, déplore-t-il. S’il y a 100 000 euros de trop à Paris, que la maire cherche à réduire la dette de la capitale ».

En 2021, ces subventions publiques ont augmenté de près de 30%. Malgré la polémique de l’Ocean Viking et l’accumulation de rapports pour dénoncer les liens inavoués entre les ONG et les passeurs, les communes, départements et régions qui donnent de l’argent à l’association n’en démordent pas : « On ne laisse pas mourir les gens en mer : c’est un principe de base, c’est un principe universel, c’est un principe élémentaire », assène un cadre du département de Loire-Atlantique, collectivité la plus généreuse, à hauteur de 200 000 euros. « Le sauvetage en mer de toute vie humaine est un devoir », rappelle un élu d’une des communes solidaires. Quant au maire PS de Montpellier, Michaël Delafosse, il se vante d’un « soutien à l’unanimité » de son conseil pour SOS Méditerranée : « Ce fut symboliquement la première décision du conseil municipal après mon élection », clame-t-il sur les réseaux sociaux.

Haro sur les traditions

Ne nous y trompons pas : la large majorité de ces collectivités sont aux mains de la gauche. C’est par exemple le cas de Poitiers. La ville ne fait pas partie des plus gros contributeurs, mais la subvention de 1 500 euros met en lumière le biais idéologique de la maire EELV Léonore Moncond’huy. Début 2021, celle-ci avait décidé de supprimer les subventions aux associations pour les aéroclubs de la commune. Une des associations, Rêves de gosse, permettait notamment à des enfants handicapés de s’évader de leur infirmité. « L’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfants », avait tancé l’élue, estimant nécessaire de « questionner nos politiques à l’aune du changement climatique ». En sus de cette affaire, la maire de Poitiers subventionne à coup de milliers d’euros l’association Alternatiba, réputée pour participer à des manifestations de soutien aux migrants.

A plusieurs centaines de kilomètres, la ville et l’Eurométropole de Strasbourg, deux institutions distinctes, accordent la même subvention de 10 000 euros. La ville dirigée par la maire EELV Jeanne Barseghian ne cache pas apporter son soutien personnel à la cause de l’ONG, elle qui recevait en juin dernier Fabienne Lassalle, directrice adjointe de SOS Méditerranée, dans un colloque intitulé : « La protection internationale des femmes et des filles réfugiées ».

Une politique immigrationniste

Derrière les bons sentiments des élus, ces subventions cachent en réalité la volonté d’encourager une politique immigrationniste. « Pour la maire de Paris, c’est ‘open bar’ : à partir du moment où les migrants veulent venir en France, ils doivent être accueillis, fulmine un élu de l’opposition au Conseil de Paris. SOS Méditerranée constitue un maillon objectif de la chaîne permettant l’arrivée en masse de clandestins. » Et une fois les migrants arrivés sur place, les élus s’en lavent les mains et déplacent le problème. Après la vague de réfugiés en 2015, Anne Hidalgo annonçait la création d’un camp humanitaire, avec pour message « Refugees Welcome » (Bienvenue aux réfugiés). Depuis sept ans, la situation a empiré. La maire de Paris se retrouve incapable de prendre en charge les migrants, qui occupent dorénavant les différents campements de la ville (La Chapelle, canal de l’Ourcq, Barbès, etc.). A intervalles réguliers, les autorités constatent que les migrants se réinstallent là d’où ils avaient été délogés. En Seine-Saint-Denis, la mairie de Pré-Saint-Gervais, qui attribue une subvention de 1 000 euros à SOS Méditerranée, se fait fréquemment le porte-parole de l’accueil des migrants. Gérard Cosme, ancien maire socialiste entre 1998 et 2018, avait signé en 2016 une tribune publiée dans Le Monde intitulée : « Mobilisons-nous pour accueillir les migrants ». Son successeur, Laurent Baron, n’entend pas déroger à la règle. Mais la commune située au nord-est de Paris est dépassée par l’afflux de migrants, qui s’entassent par centaines dans le tunnel Sigmund Freud.

Quant aux associations humanitaires, elles s’engouffrent dans la brèche pour semer la zizanie. Pour elles, les moyens ne sont jamais à la hauteur de la situation dramatique dans laquelle se trouvent les migrants. Le 12 octobre, une soixantaine de bénévoles étaient rassemblés devant le conseil départemental de la Haute-Garonne, qui subventionne SOS Méditerranée à hauteur de 103 500 euros. Selon les membres du collectif Autonomie, depuis la fin de l’hébergement provisoire sur les allées Jules Guesde, 40 nouveaux jeunes mineurs isolés étrangers se retrouvent à la rue. La véritable raison ? Ces migrants ont été reconnus majeurs par la justice, et « doivent être pris en charge par l’Etat, compétent et responsable des majeurs isolés en situation irrégulière sur le territoire », selon les mots du Conseil départemental à France 3 Occitanie. L’aide aux associations humanitaires s’apparente à un tonneau des Danaïdes : plus de l’argent est déversé, plus les problèmes s’amoncellent.

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Author: Valeurs Actuelles