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Soignants suspendus : la HAS décidera-t-elle de les réintégrer ?

Saisie début novembre par le ministre de la Santé, la Haute Autorité de santé (HAS) doit à nouveau donner son avis sur la réintégration des 15 000 soignants suspendus faute d’avoir refusé l’obligation vaccinale. Puisque plusieurs de leurs lettres adressées à l’organisme sont restées jusqu’ici sans réponse, le Syndicat Liberté Santé (SLS), très actif dans la défense de ces soignants condamnés à la mort sociale depuis le 15 septembre 2021, a fait parvenir jeudi 17 novembre à la HAS, cette fois-ci par voie d’huissier, une longue lettre accompagnée d’un solide argumentaire scientifique justifiant leur réintégration. Une copie sera adressée au président de la République, au ministre de la Santé, au président du Sénat et à la présidente de l’Assemblée nationale. Au-delà de la rigueur scientifique interrogeant l’efficacité sur l’infection, la transmission, la sécurité ou la balance bénéfices-risques de la vaccination et de ses nouveaux boosters, le SLS enjoint la HAS à une décision qui ne soit pas « politique, mais de raison, de science et de bonne pratique médicale ».

La France s’obstine dans son absurdité

Reste qu’en matière d’obligation vaccinale, la France est de plus en plus isolée. La Grèce vient tout juste d’y mettre fin, emboîtant le pas à l’Italie qui a réintégré ses soignants début novembre. Du Royaume-Uni au Portugal en passant par l’Espagne et la Belgique, tous ont fait machine arrière. Cernée, la France s’obstine dans son absurdité. Qui s’excuse s’accuse ? Plutôt que de trancher, le gouvernement préfère se cacher derrière les avis d’institutions scientifiques faisant, depuis le début de la crise, autorité dans une société désormais dominée par une idéologie hygiéniste.

Dans nos hôpitaux, faute de places et de soignants, les services craquent un à un. Les urgences, cet été, ont tiré le signal d’alarme. C’est au tour de la pédiatrie aujourd’hui : des nourrissons sont transférés dans des services d’autres villes, éloignant les parents, morts d’inquiétude, de leurs petits bouts de chou intubés. Mais à l’hôpital, on préfère laisser des soignants positifs mais vaccinés travailler que de réintégrer ces bras qui manquent cruellement.

Pourtant, le mythe seriné depuis des mois du “tous vaccinés, tous protégés” s’est effondré mi-octobre après qu’une responsable de Pfizer a confessé devant le Parlement européen qu’aucun des essais du laboratoire n’a étudié l’efficacité vaccinale sur la transmission… C’est pourtant au nom de ce mensonge que des soignants, des pompiers et des militaires ont été contraints de se vacciner et, à défaut, ont été bannis de la société. Sans salaire. Sans droit au chômage. Sans avenir.

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Author: Valeurs Actuelles