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Sciences Po : une professeure de danse refuse de faire danser des duos de même sexe, l’école la congédie

Le progressisme régnant à Sciences Po a-t-il causé la mise à l’écart d’une enseignante ? Le Parisien indique en tout cas, mercredi 7 décembre, qu’une professeure de danse de salon a été congédiée après avoir refusé que deux hommes ou deux femmes dansent ensemble. La grande école parisienne propose en effet des activités culturelles et sportives, allant de la boxe au bridge en passant par la danse de salon. C’est Valérie qui se chargeait justement de ce dernier cours, pour lequel elle accueillait une soixantaine d’étudiants rue Falguière (XVe), pour les entraîner trois fois par semaine aux « enlacés classiques » du tango argentin ou aux pas croisés de la rumba. Mais à la rentrée post-Noël, ils trouveront la salle de danse porte close. En effet, leur professeure a été écartée par la direction de Sciences Po. Valérie, qui enseignait depuis huit ans en tant que vacataire, est accusée de « discrimination », indique Le Parisien.

L’enseignante jugée « old school »

L’enseignante faisait l’objet de plaintes de la part de certains étudiants qui l’ont accusée de « propos sexistes, dégradants, discriminatoires, racistes », assure le porte-parole de l’IEP. Une élève du cours a précisé au Parisien que des étudiants auraient été « mal à l’aise » face au « sexisme de Valérie, jugée old school » – de la « vieille école » en français. Le directeur de la vie de campus et de l’engagement à Sciences Po a ainsi pris les choses au sérieux.

L’établissement a demandé à Valérie de changer sa manière de travailler en abandonnant le terme « homme-femme » pour « leader-follower », afin d’éviter de distinguer les sexes. Mais la professeure de danse a refusé. De quoi mener à sa mise à l’écart.

La réponse de la professeure

Jointe par Le Parisien, Valérie assure n’avoir tenu « aucun propos discriminatoire ni vexatoire » et dit refuser de se « plier » à la demande de Sciences Po. Elle s’est défendue : « Je reconnais et réaffirme donner mes cours en disant hommes et femmes. Ce ne sont pas des termes insultants mais réels. » L’enseignante, qui a « plus de trente ans de danse de salon » derrière elle, rappelle que cette discipline possède « une notion de séduction entre des couples d’hommes et de femmes ». « Deux femmes qui dansent ensemble, franchement, je trouve ça moche », a-t-elle lâché. Avant de déplorer qu’on la « censure » et de prévenir qu’elle « ne marche pas à la dictature ». Elle a conclu auprès du Parisien : « Le politiquement correct, il faut oublier ! À quand Le lac des cygnes avec un cygne poilu ? »

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Author: Valeurs Actuelles