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Quatre pays méditerranéens appellent Bruxelles à durcir la gestion migratoire

Ils haussent le ton. Samedi 12 novembre, l’Italie, Malte, Chypre, et la Grèce ont signé un texte commun pour appeler la Commission européenne a plus de fermeté sur la question migratoire, rapporte Ouest-France. Ces quatre pays sont en effet en première ligne face à la crise migratoire, car, en raison de leur situation en bordure méditerranéenne, ils sont les pays d’arrivées des migrants venus d’Afrique. Ces quatre États « en tant que pays de première entrée en Europe […] se retrouvent à soutenir le poids le plus difficile dans la gestion des flux migratoires en Méditerranée, dans le plein respect des obligations internationales et des règles de l’UE », indique cette déclaration conjointe des ministres de l’Intérieur d’Italie, de Malte et de Chypre ainsi que du ministre des Migrations grec, publiée à Rome.

Plus de fermeté et plus de solidarité

Les quatre ministres dénoncent l’idée que « les pays de première entrée puissent être les seuls points de débarquement européens possibles pour les immigrés illégaux » et pointent du doigt les ONG humanitaires dont les « navires privés agissent en totale autonomie par rapport aux autorités d’État compétentes ». Ils exigent que chaque État qui accorde son pavillon à un navire humanitaire « exerce effectivement la juridiction et le contrôle » de ce dernier. Rappelant les engagements pris par l’UE en juin au Luxembourg avec l’instauration d’un « mécanisme volontaire de solidarité » qui aurait dû permettre la relocalisation de 10 000 personnes la première année dans d’autres pays que ceux de première entrée, les quatre ministres ont déploré un résultat « décevant ». « Le mécanisme est lent » et le chiffre de 10 000 relocalisations, qui n’a pas été atteint « représente seulement une part très petite du chiffre effectif d’arrivées irrégulières au cours de cette année », ajoute le communiqué qui intervient en pleine polémique entre Paris et Rome à propos de l’Ocean Viking, un navire avec 230 migrants à son bord, que l’Italie a refusé d’accueillir et qui a finalement débarqué à Toulon vendredi 11 novembre.

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Author: Valeurs Actuelles