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Présidentielle 2017 : la justice aurait ouvert une enquête pour « financement illégal » de la campagne d’Emmanuel Macron

Une information explosive. Jeudi 24 novembre, Le Parisien révèle que la justice s’intéresserait de très près au potentiel financement par le cabinet de conseil McKinsey de la campagne présidentielle de 2017 d’Emmanuel Macron, campagne ayant abouti à son élection à la présidence de la République. D’après le quotidien, une information judiciaire aurait été ouverte au cours du mois de novembre pour des chefs de « favoritisme » et de « financement illégal de campagne électorale » par le parquet national financier (PNF). Les investigations viseraient les liens entre Emmanuel Macron et le cabinet de conseil McKinsey. Elle s’intéresserait aux conditions d’attributions de certains contrats publics aux montants colossaux à cette entreprise américaine, ainsi qu’à des soupçons de financement occulte de la campagne victorieuse du chef de l’État de 2017.

Un « système McKinsey » ?

D’après Le Parisien, le cabinet de conseil McKinsey se trouverait au cœur de l’enquête en raison de possibles attributions de marchés publics en contrepartie d’un financement politique. C’est ce que chercheraient à savoir les trois juges du PNF, parmi lesquels Serge Tournaire, connu pour avoir mis en examen François Fillon en 2017 dans l’enquête sur les emplois fictifs de son épouse Penelope, tous deux ayant depuis été condamnés en première instance puis en appel, ainsi que Nicolas Sarkozy, dans l’affaire Bygmalion. Ces magistrats seraient appuyés par un service de gendarmerie spécialisé.

Seule certitude à ce stade, des liens existent entre le chef de l’État, son entourage et l’entreprise américaine. Des consultants ou ex-consultants du cabinet privé ont ainsi œuvré pour la campagne électorale du président de la République en 2017, a révélé Le Monde. En outre, des salariés de McKinsey ont rejoint des postes au sein du parti présidentiel La République en Marche ! ou des cabinets ministériels.

Emmanuel Macron avait démenti

À la suite d’un rapport d’une commission d’enquête du Sénat datant de mars dernier dénonçant l’emprise des cabinets de conseils privés sur les politiques publiques et l’ouverture par le PNF d’investigations pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale » visant notamment McKinsey, Emmanuel Macron s’était publiquement exprimé sur « l’affaire McKinsey » pour récuser tout favoritisme à l’égard de l’entreprise américaine. « S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal (…) On a l’impression qu’il y a des combines, c’est faux. Aucun contrat n’est passé dans la République sans qu’il ne respecte la règle des marchés publics, que quiconque a la preuve qu’il y a manipulation mette le contrat en cause au pénal », avait alors déclaré le chef de l’État.

Le président de la République bénéficie d’une immunité présidentielle pendant toute la durée de son mandat, ce qui signifie qu’il ne peut être entendu pour l’heure dans cette procédure, ni par les juges ni par les enquêteurs.

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Author: Valeurs Actuelles