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Plus de 300 filières organisées de clandestins ont été démantelées en 2022 sur le sol français

Un chiffre colossal. Selon les informations du Figaro, dévoilées ce lundi 23 janvier, 325 réseaux organisés de clandestins ont été démantelés à travers la France en 2022. Autrement dit, cela implique une hausse de 7 % en l’espace d’un an. La Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF) a effectué 83 % du total de ces démantèlements à elle seule, précise le journal.

Le but : intégrer la zone Schengen

Xavier Delrieu, chef de l’Office de lutte contre les trafics illicites de migrants (Oltim), explique dans les colonnes du quotidien national assister « à une forte poussée des franchissements illégaux de Syriens, d’Afghans ou encore de Tunisiens depuis les Balkans »maintenant « que les contrôles ont été renforcés aux frontières italiennes et espagnoles ». Ensuite, ces personnes arrivent en Croatie ou en Autriche, puis peuvent gagner la France. Le spécialiste précise que, pour elles, le plus important est d’intégrer la zone Schengen, afin d’être en mesure de revendiquer une demande d’asile.

Quid des filières dites d’« aide au maintien », autrement dit, chargées de « fixer » en France les clandestins ? Toujours selon les informations du quotidien, les services répressifs auraient, rien que pour l’année 2022, démantelé 170 de ces structures. Dans le détail, 470 suspects ont été placés en garde à vue. Il leur est reproché d’avoir aidé des Algériens, des Marocains, des Pakistanais, des Turcs ou encore des Tunisiens à s’établir clandestinement sur le sol français. Auprès du Figaro, Xavier Delrieu précise que 60 % de ces migrants illégaux travaillent dans le secteur des hôtels, cafés et restaurants, de l’agriculture, du bâtiment, de la coiffure, ou encore de la livraison.

En octobre dernier, nous nous étions fait l’écho d’un autre article du Figaro dans lequel nos confrères indiquaient qu’une filière d’immigration clandestine était soupçonnée d’avoir détourné plus de 500 000 euros d’aides. Au total, douze personnes étaient suspectées d’avoir participé à ce vaste détournement de fonds publics.

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Author: Valeurs Actuelles