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Nouveau bras de fer entre la mairie de Beaucaire et le Conseil d’État autour d’une crèche de Noël

« À une époque où on accueille des migrants dans le port de Toulon, c’est étonnant qu’on ne puisse pas accueillir des santons. » C’est sur un ton provocateur que Julien Sanchez, maire Rassemblement national (RN) de Beaucaire dans le Gard, a réagi à la décision du Conseil d’État. Comme le relate Midi Libre, le Conseil d’État a confirmé mercredi 16 novembre l’ensemble des mesures d’interdiction de la crèche de Noël au sein de la mairie de Beaucaire.

La crèche ne correspond à « aucune tradition locale »

Les juges ont rappelé que ce type d’installation était strictement réglementé lorsque cela concerne « un bâtiment public, le siège d’une collectivité publique, d’un service public, ou un autre emplacement public ». Pour le Conseil d’État, « la présence de cette crèche ne correspond à aucune tradition locale », contrairement à ce qu’assurait le maire, qui défendait « un particularisme local » et une « tradition folklorique ». Lors de l’audience du 14 octobre dernier, le rapporteur public avait même estimé que la crèche de Beaucaire représentait plutôt « un mouvement revendicatif initié par plusieurs collectivités territoriales », rappelle Midi Libre.

Une nouvelle crèche prévue ?

Mais le maire Julien Sanchez ne s’avoue pas vaincu dans ce long bras de fer qui dure depuis des années. Contacté par Midi Libre ce jeudi 17 novembre, l’édile conservateur a dit « prendre acte » de la décision de justice administrative. Toutefois, il a promis qu’une crèche sera à nouveau disposée dans le hall de la mairie de Beaucaire. « On va faire en sorte que ça rentre dans le cadre. Nous présentons quand même plus de 200 santons et seulement quelques-uns concernent la nativité », a-t-il déclaré.

Ce n’est pas la première fois que la crèche de Noël de la mairie de Beaucaire fait l’objet de poursuites. En janvier dernier, la ville avait même été condamnée à payer quotidiennement 5 000 euros jusqu’au démontage de la crèche. Une décision fustigée par Julien Sanchez auprès de Valeurs actuelles, la jugeant « totalement disproportionnée ». « Si j’étais un maire socialiste, on ne viendrait pas me chercher des histoires comme c’est le cas », avait-il enfin déploré.

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Author: Valeurs Actuelles