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[Messiha] Accueil des migrants en France : ne pas devenir l’afrique

L’arrivée à Toulon de l’Ocean Viking, navire de l’ONG SOS Méditerranée, transporteuse de migrants illégaux, vient de nous envoyer en pleine face un acte visible d’invasion de notre terre française et européenne, invasion à laquelle nos autorités collaborent. Il a suffi que l’Italie de Giorgia Meloni refuse d’accueillir le bateau pour qu’immédiatement, la France se mette à asséner aux Italiens des leçons de morale.

Tout englué dans sa posture pseudo humaniste, le gouvernement français en oublie de dire qu’avant de refuser l’Ocean Viking, l’Italie de la même Giorgia Meloni avait autorisé trois autres navires, transportant un total de 700 migrants, à accoster dans ses ports, ce qui relativise l’indignation, aussi vociférante qu’hypocrite, de ses homologues français. Cette petite crise politique entre les deux pays a par ailleurs permis aux Français d’apprendre fortuitement qu’à côté de cette invasion qui se fait en pleine lumière, existait un programme de relocalisation en France de 3 500 colons débarqués en Italie dans le cadre des accords européens pour délester un peu l’Italie de la charge qui pèse sur elle. À titre de représailles pour son « inhumanité », cet accord est suspendu. Mais cela ne changera rien. Il existe, en effet, un flux incessant de migrants traversant nos frontières, loin des caméras de télévision. Certes, nos forces de police refoulent et refoulent encore. Mais jamais autant que ceux qui tentent le passage, bon nombre finissent par y arriver. Aidés par des ONG collaborationnistes et des passeurs grassement rémunérés, les refoulés à la frontière italienne ou espagnole renouvellent à peu près tous les jours leurs tentatives. Et au bout de la troisième, quatrième ou même dixième fois, ça finit par marcher. Et pour cause : la seule sanction prévue pour tentative de franchissement illégal de notre frontière est le refoulement. Côté italien ou espagnol, on reprend de mauvaise grâce les clandestins. Pour les relâcher immédiatement dans la nature. En clair, on les autorise tacitement à recommencer.

Cette invasion se fait à bas bruit, mais finit tout de même par en faire (du bruit) quand, tous les jours, des crimes et délits sont commis en France par ces colonisateurs. Crimes et délits qui exaspèrent une majorité de notre population, mais qui ne donnent lieu qu’à des coups de menton et des postures martiales d’un ministre de l’Intérieur mollement soutenu par une Première ministre et un président qui, à la vérité, s’en foutent comme de leur première OQTF. Ils pourraient allègrement paraphraser Jospin et son célèbre : « Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise ? » avec un : “Qu’est-ce que ça peut faire si la France s’africanise ?”

Une faible mobilité sociale

Cette “africanisation” au sens large, c’est-à-dire incluant, sur le plan géographique, le Maghreb et, en termes civilisationnels, l’islam, nous la vivons majoritairement comme une violation de notre identité et une menace pour notre sécurité. Mais, comme les Français le disent tous les jours, leur principale préoccupation reste le pouvoir d’achat. Pourtant ces deux préoccupations sont-elles si indépendantes que cela l’une de l’autre ? Il est vrai que le lien est rarement fait entre africanisation et pouvoir d’achat. C’est comme si l’un n’avait pas d’impact sur l’autre. Grave erreur !

L’immigration du continent africain installée en France est très majoritairement pauvre… et reste très largement pauvre de génération en génération, à la différence des immigrations européennes, d’Asie du Sud-Est, juive et des chrétiens d’Orient qui ont dans l’ensemble réussi une mobilité sociale proche et parfois supérieure aux “Français de souche”. Les chiffres du recensement et ceux d’une quantité d’autres organismes de recherche l’attestent absolument. Ce n’est plus un sujet de débat. Le débat porte dès lors sur le “pourquoi”.

Les “progressistes” font porter la responsabilité de cet échec au racisme et aux discriminations subies par ces populations en France. Étrangement, les Vietnamiens, les Chinois, ainsi que les chrétiens d’Orient, les juifs pieds-noirs et autres, tous très typés, y auraient échappé.

Cette explication aurait plus de fondement si ces populations, dans leurs pays d’origine, donc là où elles ne subissent ni racisme ni discrimination par des Blancs, avaient démontré de façon visible un dynamisme économique et technologique, fruit de leur génie propre, aidées par une manne de richesses naturelles exceptionnelles. Le continent africain offre au contraire une vision de chaos et de pauvreté largement documentée. C’est d’ailleurs pour cela que les Africains risquent leurs vies et leurs économies pour le quitter massivement.

L’exemple le plus emblématique du naufrage africain est sans doute celui de l’Afrique du Sud : de 1990, année de la fin de la gouvernance blanche, à 2021, l’Afrique du Sud a perdu 36 places dans l’indice du développement humain

L’exemple le plus emblématique du naufrage africain est sans doute celui de l’Afrique du Sud. Les Blancs en avaient fait une véritable puissance économique, mais aussi scientifique, à leur profit, certes, mais pas exclusivement. L’apartheid était odieux, vexatoire et donc insoutenable. Les Noirs n’avaient pas les mêmes droits que les Blancs, ce qui est fondamentalement abject ; mais ils bénéficiaient d’un niveau de vie inégalé sur le continent. De 1990, année de la fin de la gouvernance blanche, à 2021, l’Afrique du Sud a perdu 36 places dans le très sérieux Indice du développement humain (IDH) établi par les Nations unies qui constatent par ailleurs « un appauvrissement général de la population ». Mandela fut donc un immense humaniste dont la mémoire doit être saluée. Mais ça s’arrête là.

Tentant d’expliquer ce désastre économique et social par le sempiternel “c’est la faute aux Blancs”, l’intelligentsia africaine, de concert avec ses relais en Europe, nous livre en vrac la traite transatlantique, qui s’est terminée il y a près de deux siècles, la colonisation, qui a pris fin il y a plus de soixante ans et, bien sûr, la poursuite postcoloniale de l’exploitation du continent. Manque de chance : ni l’Éthiopie, très brièvement et partiellement occupée par les Italiens, ni le Liberia, petit bijou de ressources naturelles confié dès 1847 par des sociétés missionnaires américaines à des esclaves noirs affranchis, ni la malheureuse Haïti, “première république noire”, fondée en 1804, ne démontrent que l’absence de domination blanche est en soi gage de développement. Bien au contraire.

En entendant ces jérémiades permanentes, on se demande comment l’URSS, ravagée et saignée à blanc par les nazis et qui, de surcroît, n’a pas bénéficié du plan Marshall en 1947, a pu réémerger. Ne cherchons pas plus loin les explications : le réel nous suffit et il est ici admirablement résumé par le philosophe Jean Bodin : « Il n’y a ni richesse ni force que d’hommes. »

La colonisation de peuplement de notre pays par l’Afrique contribue-t-elle au moins à la création de richesses ? En France, les étrangers et les immigrés issus du continent africain ont un taux de chômage très supérieur à celui des “Français nés Français” (comme le définit l’Insee) et des Européens installés chez nous. Le taux d’emploi des immigrés d’Afrique est de 58 % contre 69 % pour les non-immigrés. Pis, celui des descendants d’immigrés d’Afrique est de 52,5 %, donc encore plus bas que celui de leurs parents !

La consommation de prestations sociales de familles précaires, où les populations originaires d’Afrique sont surreprésentées, est énorme.

Au chômage ou sans activité, on ne crée pas de richesses. Le taux d’échec scolaire de leurs enfants est bien plus élevé que celui des “petits Gaulois” ou assimilés. Avec les conséquences que nous connaissons dans les cités. Leur participation à l’impôt sur le revenu est quasi nulle. Leur contribution aux cotisations sociales est par essence faible puisqu’ils sont très fortement concentrés sur les emplois au Smic, où les contributions patronales sont proches de zéro et où les montants nominaux de cotisations salariales sont minuscules puisque proportionnels au salaire. Leur consommation, plus centrée que la moyenne sur l’alimentaire où la TVA est à 5,5 %, renfloue peu les caisses de l’État. En revanche, la consommation de prestations sociales de familles précaires, souvent monoparentales et où les populations originaires d’Afrique sont surreprésentées, est énorme. Le coût de l’accueil des mineurs étrangers isolés, principalement africains, est insupportable : entre 30 000 et 40 000 euros par an et par mineur (estimation du secrétariat d’État à la Protection de l’enfance), dont la minorité est souvent sujette à caution. Enfin, l’envoi d’argent “au pays” pour aider ceux restés derrière, preuve d’une solidarité magnifiquement humaine, n’aide pas à la constitution d’une épargne en France et donc à l’achat d’un logement. Ainsi, le recours au logement social est massif par rapport à la population française et européenne.

Ce tableau, globalement navrant, ne vise ni à stigmatiser ni à systématiser. Car là-bas, en Afrique, comme ici, en France, il cache une grande souffrance et une grande désespérance. Mais aussi du courage au quotidien face à l’adversité, de la joie et de la créativité artistique, des cas de réussite individuelle remarquable comme d’ascension sociale, peu nombreux mais réels. Le bilan final n’en reste pas moins sombre. Il ne faut pas nier à l’Afrique la grandeur de son humanité. Mais elle ne se confond pas avec l’économisme et le technologisme occidentaux, pourtant brillamment adoptés par une grande partie de l’Asie.

Il va falloir choisir entre nos “valeurs” et notre modèle social

Quand, dans son discours de Dakar, Nicolas Sarkozy, par ailleurs peu susceptible de racisme, avait affirmé que « l’homme africain n’[était] pas assez entré dans l’Histoire », il posait froidement un constat qui lui a été reproché mais qui est la triste vérité. Il en découle que l’“enrichissement” de la France par l’africanisation peut se débattre, souvent avec virulence, entre ceux qui sont attachés à l’identité européenne avec tout ce qui va avec, et ceux qui veulent la déconstruire vantant la beauté de la “créolisation”. Mais ce débat ne peut concerner que la sphère culturelle et civilisationnelle. Personne, de bonne foi, ne peut, en effet, soutenir que l’africanisation de la France peut avoir le moindre impact positif sur le plan économique et social. Les 40 dernières années le démontrent amplement. Une partie du patronat veut nous forcer à y croire car une main-d’œuvre bon marché rapporte, et beaucoup, à certains patrons, tout en ayant un coût collectif immense.

Entre notre humanisme qui dit se faire un devoir d’accepter l’invasion de la misère au nom des “valeurs” et la préservation de notre modèle social et son corollaire le sacro-saint pouvoir d’achat, il va falloir choisir. Le “en même temps” de l’imposteur Macron ne peut pas fonctionner. Pas éternellement en tout cas.

Enfin, la classe moyenne et aisée qui vote au centre par souci de modération doit bien comprendre que le changement de peuple va se faire électoralement au profit de la gauche radicale qui a en stock toutes les recettes pour un naufrage économique. Les succès de La France insoumise dans les territoires de non-France en témoignent.

Mais, concrètement, que faire pour ces “boulots que les Français ne veulent pas faire” ? Deux choses. Tout d’abord, les patrons vont devoir les rémunérer à leur juste valeur. Ensuite, les Français ou les étrangers déjà légalement présents sur notre territoire auront le choix suivant : pour les premiers, les accepter ou se passer de la solidarité nationale ; pour les seconds, les accepter ou retourner chez eux.

Enfin, comment arrêter des flux que les “progressistes” nous présentent comme impossibles à stopper et allant dans le sens de l’Histoire ? Cela commence par la reconnaissance que ces flux sont parfaitement arrêtables. Il faut une volonté politique qui se traduise par des changements constitutionnels et législatifs ambitieux et par la mise en œuvre de moyens juridico-militaro-policiers forts. Défendre nos frontières terrestres et maritimes, c’est parfaitement possible. Il faut juste le vouloir.

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Author: Valeurs Actuelles