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La députée LFI Rachel Kéké s’est rendue dans un CRA pour soutenir un Ivoirien radicalisé sur le point d’être expulsé

LFI à la manœuvre. Lundi 14 novembre, la députée La France insoumise Rachel Kéké s’est rendue dans un centre de rétention administrative de Plaisir, dans les Yvelines, pour soutenir un ressortissant ivoirien radicalisé refusant son expulsion, rapporte CNews. Moussa B., âgé de 38 ans, est un ressortissant ivoirien, arrivé en France à l’âge de 4 ans, et rapidement tombé dans la délinquance. En effet, l’individu est connu des services de police depuis 1999 et a été condamné à de multiples reprises de 2003 à 2021. Moussa B. a été incarcéré de 2012 à 2020 et son casier judiciaire porte 20 mentions. Parmi les motifs de son incarcération figurent le port et transport d’armes, la participation à la préparation d’un crime, la conduite sans permis, le refus d’obtempérer et plusieurs violences et rébellions sur personnes dépositaires de l’autorité publique.

Radicalisé en prison

En prison, il s’est radicalisé, adhérant à l’islam salafo-wahhabite, une version extrêmement radicale de l’islam, au point qu’il est inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) par les services de renseignement en 2018. Malgré un avis négatif du comité d’expulsion en janvier dernier, qui se motive sur les attaches familiales de Moussa B., le ministère de l’Intérieur prononce un arrêté ministériel d’expulsion en juillet 2022. Cependant, en dépit de cet arrêté d’expulsion, il refuse à huit reprises de se soumettre à un test PCR (nécessaire pour se rendre en Côte d’Ivoire) et fait ainsi annuler sept retours programmés vers son pays d’origine. Ces multiples refus lui valent d’être déféré, jugé et condamné à de la prison ferme par le tribunal de Meaux pour « refus pas un étranger de se soumettre aux obligations sanitaires nécessaires à l’exécution d’une décision d’éloignement », indique à CNews une source judiciaire. Le 5 novembre 2022, à sa sortie de prison, il est placé au centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir. Et reçoit alors le soutien de la député LFI Rachel Kéké, ainsi que d’un comité composé de ses proches et du militant de banlieue Hadama Traoré, fondateur de l’association La Révolution est en marche. Celui-ci, connu pour avoir organisé une manifestation de soutien à Mickaël Harpon, le terroriste islamiste de la préfecture de police de Paris, filme la scène et appelle à la mobilisation en faveur de Moussa B.

Pourtant, en dépit de ce soutien, Moussa B. est finalement expulsé vers la Côte d’Ivoire mardi 15 novembre.

 

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Author: Valeurs Actuelles