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“Idéologie d’intellos d’extrême gauche”: dans l’Eure, une mère conteste l’écriture inclusive utilisée au collège de son fils

Une mère remontée contre l’administration. Au collège de Breteuil, dans l’Eure, un parent d’élève se bat depuis des mois contre l’utilisation de l’écriture inclusive par l’équipe pédagogique. Comme l’a précisé Actu.fr le 5 décembre, tout a commencé en septembre dernier lorsque la mère de famille, dont le fils est scolarisé dans l’établissement, a reçu un mail du proviseur utilisant l’écriture inclusive. Cette dernière a alors écrit au collège pour faire part de sa volonté que « l’idéologie woke » n’envahisse pas l’espace scolaire. « Je ne supporte pas cette écriture. C’est une idéologie de quelques intellos d’extrême gauche qui n’ont rien à voir avec nous », a-t-elle confié au site d’informations. Avant d’ajouter : « Ce n’est pas à eux de déposséder la langue française de son histoire ».

« Pleureuses »

En novembre, une consigne publiée et s’adressant aux « collégien.ne.s » sur l’espace numérique de son fils remet en colère la mère de famille. Quant au proviseur de l’établissement, il voit en la démarche de la mère du collégien « une croisade contre l’Education nationale ». Pourtant, la mère de famille n’en démord pas et assure qu’utiliser l’écriture inclusive n’est « pas légal » si l’on s’en tient à l’avis de l’Académie française et à la circulaire Blanquer. Cette dernière interdit en effet son utilisation dans le cadre de l’enseignement, mais n’évoque pas le cas des échanges administratifs entre le personnel éducatif et les élèves et parents d’élèves. Indignée, la mère du collégien ne compte pas lâcher l’affaire. Il y a quelques semaines, celle-ci a adressé un courrier à la médiatrice de l’Education nationale. En retour, une réponse peu convaincante pour le parent d’élève qui a dû se contenter du message suivant : « Il semble qu’un acte militant ou idéologique soit à écarter dans le cas présent ». « Je trouve qu’au lieu d’être inclusive, cette langue nous fait passer, nous les femmes, pour des pleureuses. Jamais je ne me suis sentie exclue de la langue française », a martelé la mère de famille, campant sur ses positions et craignant que « cette règle insidieuse » ne devienne « courante ».

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Author: Valeurs Actuelles