Valeurs Actuelles relais de brèves

“En France aussi, la politique dépendra du vote musulman”

Valeurs actuelles. Après la défaite de la Belgique face au Maroc le 27 novembre lors de la Coupe du monde au Qatar, Bruxelles s’est embrasée. Êtes-vous surprise ?

Fadila Maaroufi. Les violences après le match par les Belgo-Marocains à Bruxelles devraient nous interpeller pour plusieurs raisons. J’ai lu certains commentaires de nos compatriotes belgo-marocains disant que c’est une minorité… Il faut impérativement arrêter avec cette affirmation qui ne fait que minimiser l’ampleur du phénomène de violences, de rages et de haines des jeunes issues de l’immigration marocaine. Au Maroc, les citoyens ne comprennent absolument pas leur comportement et, surtout, le laxisme des parents et des pouvoirs politiques.

À force d’éduquer les jeunes à haïr notre pays, la Belgique, nous arrivons à ce stade de violence dans nos rues comme ce dimanche 27 novembre. N’oubliez pas que vous avez des responsables politiques, des associations des mouvements décoloniaux, intersectionnels, des religieux… qui poussent ces jeunes à la haine contre l’Occident et la Belgique. Si nos dirigeants continuent à se taire, ils auront des monstres insensibles qui casseront, tueront. .. Il faut agir maintenant à la source du problème, ne pas laisser les actes impunis. Bruxelles n’est plus belge, elle est sous la domination des islamistes.

La double nationalité pose la question : à quel pays le citoyen donnera-t-il son allégeance ? Ce match y aura au moins répondu. Il y a quelques semaines, un policier a été égorgé et un autre blessé gravement par un terroriste islamique qui a crié « Allahu akbar » au cœur de la ville.

Ce n’est pas nouveau, en effet…

Après les émeutes des années 1990, la politique en Belgique a été celle des “grands frères” – les caïds. Le vivre-ensemble s’est transformé en assignation à identité par les religieux. Et toute volonté d’émancipation était réduite à néant par les discours de certains hommes politiques, souvent de gauche. J’ai alors commencé à rencontrer des difficultés avec les jeunes, souvent radicalisés, qui fréquentaient les mosquées, les salons, les centres culturels du quartier. Tous étaient sous le pouvoir et l’influence des islamistes. Cette influence wahhabite et frériste [des Frères musulmans, NDLR] s’est propagée et a imprégné les troisième et quatrième générations d’immigrés.

Dans le milieu associatif, on ne s’employait pas à former des citoyens belges mais simplement à occuper les jeunes des quartiers. Ces derniers répétaient les discours victimaires que les islamistes et la gauche leur tenaient : « On a abusé de nos parents », « Ils sont racistes », etc. Après les associations, ce sont les partis politiques qui ont commencé à faire entrer des personnes proches des islamistes pour capter le vote musulman. Les changements de nom du Parti social-chrétien (PSC) est, sur ce point, révélateur. En 2002, il devient Centre démocrate humaniste (CDH), puis, en 2022, Les Engagés. C’est d’ailleurs en tant que membre du CDH qu’a été élue la première parlementaire voilée d’Europe, en 2009.

Et à l’échelle européenne ?

Au niveau bruxellois, les islamistes ont réussi à pénétrer toutes les sphères des institutions européennes. Chaque maillon suit un but précis et sert de relais afin de normaliser l’islamisation de la société. Pour y parvenir ? La normalisation se fait toujours au nom de la lutte contre “les discriminations”, “le racisme”, “le sexisme”, “l’islamophobie”, et j’en passe. Bruxelles a été dans ce sens un laboratoire pour les islamistes et spécialement les Frères musulmans. La fédération de la ville de Bruxelles, les institutions belges, en travaillant avec certaines associations islamistes et en leur donnant des subsides, ont permis de les normaliser et de les légitimer à l’échelle européenne. Ce qui leur a facilité ensuite l’obtention de généreuses subventions de la part de l’Union européenne.

Qu’est-ce qui vous a poussée à devenir une lanceuse d’alerte sur l’islamisme ?

Je suis née à Bruxelles dans une famille berbère marocaine. Aînée de huit enfants, j’ai grandi dans ces quartiers dits défavorisés. J’ai très vite compris que, en tant que femme, mes droits étaient limités dans cette communauté. Enfant, je constatais déjà la rapidité de l’islamisation. Dans les années 1990, les années noires en Algérie, je me souviens des discours que l’on pouvait entendre dans les mosquées sur l’Europe : « L’islam vaincra et sera la seule religion. »

Ce mythe, nous, musulmans, nous a toujours portés. Avec ce qui se passait en Algérie et dans une “moindre mesure” en Belgique, à savoir l’islamisation, les trafics de drogue, d’armes, les propos haineux dans les mosquées envers les mécréants, les juifs – « des porcs, des impurs » -, j’ai commencé à me poser de sérieuses questions. Lorsque je disais aux Belgo-Belges que ce qui se déroulait en Algérie finira par se produire ici, ils me répondaient : « Mais non, cela n’arrivera jamais, nous sommes en démocratie. »

La situation de Bruxelles préfigure-t-elle, pour la France, notre avenir proche ?

Complètement. Je l’ai toujours dit. La France est un peu en retard par rapport à la Belgique. La vie politique française deviendra, comme à Bruxelles, dépendante du vote musulman. On sait très bien que les islamistes utilisent les droits de l’homme contre nous. Lorsqu’ils seront majoritaires, tout changera. Afin d’éviter cela, il faut résister, ne plus avoir peur et oser en parler. C’est pour cela que je parle à visage découvert.

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Author: Valeurs Actuelles