La deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites a connu des tensions, notamment dans le cortège parisien. Mais les échauffourées ont été rapidement maîtrisées, sans prendre plus d’ampleur. Si le Rassemblement national (RN) préfère mener le combat contre le texte du gouvernement à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen n’est pas moins inquiète de voir des débordements plus intenses arriver dans les cortèges à venir. Au micro de franceinfo mercredi 1er février, la présidente des députés RN a dit redouter la présence de black blocs lors des protestations. Elle a même accusé le gouvernement d’« adouber » la présence de ces groupes violents d’extrême gauche afin de « discréditer les mouvements » sociaux opposés à la réforme des retraites.
« Les renseignements français savent qui ils sont »
Marine Le Pen a encore dénoncé : « Cela fait dix ans que tous les mouvements sociaux dans notre pays sont pourris par la violence des black blocs. » L’ex-candidate à l’élection présidentielle a rappelé que « les renseignements français savent qui ils sont », avant de pointer sur franceinfo que « rien n’est fait pour dissoudre ces structures, ni même pour les empêcher de venir faire leurs actions ». Pour Marine Le Pen, si l’exécutif avait « voulu régler le problème, il l’aurait réglé », a-t-elle enfin insisté.