Catégorie : Premier Ministre

10
Juil
2019
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Ce qu’il faut retenir du 2e Conseil de défense écologique

Le Gouvernement s’est réuni pour le deuxième Conseil de défense écologique. Retour sur les principaux sujets abordés. Sous la présidence…

09
Juil
2019
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Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, au Forum international Paris Europlace

Mardi 9 juillet 2019
Paris, Pavillon Gabriel

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le président d’Europlace, cher Augustin de Romanet,

Mesdames et messieurs les élus franciliens,

Mesdames et messieurs, chers amis,

Peut-être que certains d’entre vous…

09
Juil
2019
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Agenda prévisionnel de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, du lundi 8 juillet 2019 au dimanche 14 juillet 2019

Lundi 8 juillet 2019
10h00 : Entretien avec Mme Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
Hôtel de Matignon

15h45 : Signature avec le Président de la République des contrats de convergence et transforma…

08
Juil
2019
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Violences conjugales : le Gouvernement s’engage

8 juillet 2019Violences conjugales : le Gouvernement s’engage

Aujourd’hui encore, une femme est tuée tous les trois jours par son conjoint ou ex-conjoint. Déclarée grande cause du quinquennat, l’égal…

05
Juil
2019
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Le sommet de Poznan sur les Balkans occidentaux

Le Premier ministre a rappelé l’attention que la France porte à cette région. Il a présenté la nouvelle stratégie française pour les Balkans occidentaux impulsée par le président de la République au sommet informel du 29 avril dernier à Berlin. Elle pr…

04
Juil
2019
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Discours à l’occasion de la visite sur le site de la plateforme de recherche en énergétique MYRTE

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le ministre d’État,

Monsieur le président du Conseil exécutif de la collectivité de Corse,

Messieurs les parlementaires,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs,

J’ai souhai…

03
Juil
2019
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Discours à la Citadelle de Bastia

Seul le prononcé fait foi

Madame la Ministre,
Monsieur le Président du Conseil exécutif de la collectivité de Corse,
Messieurs les parlementaires
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,

C’est la première fois que je m’exprime en Corse …

03
Juil
2019
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Education : 240 internats nouvelle génération créés d’ici à 2022

3 juillet 2019Education : 240 internats nouvelle génération créés d’ici à 2022

Un levier de justice sociale et de dynamisme des territoires, c’est l’ambition au cœur du plan pour l’internat du XXIe si…

02
Juil
2019
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Prisons : mieux soigner et accompagner la réinsertion

La feuille de route pour améliorer la prévention et l’accès aux soins en prison a été présentée, le 2 juillet 2019

01
Juil
2019
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Agenda prévisionnel de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, du lundi 1er juillet 2019 au vendredi 5 juillet 2019

Lundi 1er juillet 2019
16h00 : Entretien avec Mme Élisabeth BORNE, ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition Écologique et Solidaire, chargée des transports
Hôtel de Matignon

18h00 : Entretien avec M. Roch WAMYTAN, président du Con…

25
Juin
2019
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Remise du rapport du Haut Conseil pour le Climat

Remise du rapport du Haut Conseil pour le Climat

Le Premier ministre a reçu aujourd’hui le premier rapport du Haut Conseil pour le Climat. Présidée par la climatologue franco-canadienne Corinne Le Quéré, et composée de 10 autres scientifiques, économi…

25
Juin
2019
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Conférence de presse conjointe avec M. Dmitri Medvedev, président du Gouvernement de la Fédération de Russie

Le Havre
Lundi 24 juin 2019

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Premier ministre,

Mesdames et Messieurs,

C’est un très grand plaisir pour moi d’accueillir mon homologue russe Dmitri MEDVEDEV au Havre aujourd’hui et je voudrais vou…

20
Juin
2019
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Bilan et perspectives du 3ème Comité interministériel de la transformation publique

Dossier – Bilan et perspectives du 3ème Comité interministériel de la transformation publique

20
Juin
2019
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Dossier de presse – 3ème Comité interministériel de la transformation publique

Dossier de presse – 3ème Comité interministériel de la transformation publique

20
Juin
2019
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Transformation publique : le Gouvernement tient ses engagements

Transparence sur l’avancement des grandes réformes prioritaires

19
Juin
2019
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Clôture du colloque « Médias, liberté et création »

Mercredi 19 juin 2019

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le ministre, cher Franck,

Monsieur le président, cher Roch-Olivier Maistre,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Messieurs les anciens présidents du CSA…

18
Juin
2019
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Présentation de la réforme de l’assurance chômage

Hôtel de Matignon
Mardi 18 juin 2019
Seul le prononcé fait foi

La réforme de l’assurance chômage que nous vous présentons aujourd’hui avec Madame la ministre du Travail s’inscrit dans une grande ambition que nous portons depuis deux ans.

Cette ambiti…

17
Juin
2019
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Agenda prévisionnel du lundi 17 juin 2019 au vendredi 21 juin 2019

Lundi 17 juin 2019
09h30 1ère convention internationale « Team France Export »
Rouen

19h00 Invité de l’émission « C à vous » sur France 5

Mardi 18 juin 2019
08h30 Petit-déjeuner de la majorité
Hôtel de Matignon

10h00 Entretien avec les partenaires s…

17
Juin
2019
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Dossier de presse – Point d’étape sur la réforme du dispositif de soutien public à l’export

Réforme du dispositif de soutien public à l’export

17
Juin
2019
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Discours du Premier ministre – 1ère Convention nationale Team France Export

Rouen
Lundi 17 juin 2019
Seul le prononcé fait foi

Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

C’est un plaisir de vous retrouver ici à Rouen. Dans « Cette vieille cité normande » que Madame…

17
Juin
2019
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Réformer les retraites, un « grand défi de notre génération »

17 juin 2019Réformer les retraites, un « grand défi de notre génération »

A l’occasion de sa déclaration de politique générale le 12 juin dernier, le Premier ministre a rappelé l’importance de repenser …

14
Juin
2019
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Discours du Premier ministre au Congrès annuel de Villes de France

Albi
Vendredi 14 juin 2019
Seul le prononcé fait foi

Madame la présidente, chère Caroline,

Madame le maire,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Monsieur le président délégué,

Mesdames et Messieurs.

«Dans notre France mod…

14
Juin
2019
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2 000 maisons France Service d’ici à 2022

14 juin 2019 – Actualité

2 000 maisons France Service d’ici à 2022

Les maisons France Service vont permettre de simplifier la relation des usagers aux services publics. Chaque canton aura une maison France Service d’ici à 2022. Dès l’année prochaine, 300 d’entre-elles seront opérationnelles. Les zones rurales et les quartiers prioritaires de la ville seront dotés en premier.

« Quel que soit l’endroit où on habite, on doit pouvoir rencontrer un des représentants [du service public] », a déclaré Edouard Philippe lors de son discours de politique générale devant les députés.

L’objectif du Gouvernement est d’améliorer le dispositif existant des maisons de services au public (MSAP). Il en existe déjà 1 340 sur le territoire, mais, souligne Jacqueline Gourault, « elles sont de niveaux très différents. L’idée est d’élever leur niveau général avec un panier commun de services. » C’est le sens de la création des maisons France Service.

L’Etat et ses partenaires contribueront au fonctionnement de chaque maison à hauteur de 30 000 euros par an. Soit un engagement financier global de 200 millions d’euros d’ici à 2022, dont 30 millions d’euros de contribution exceptionnelle de la part de la Banque des territoires de la Caisses des dépôts.
Un Guichet unique de services
« France Service » sera le nom du label qu’obtiendront ces maisons. Pour l’obtenir, elles devront proposer a minima les démarches relevant de ces organismes :

  • Caisse d’allocations familiales,
  • ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Finances Publiques,
  • Caisse nationale d’Assurance maladie,
  • Caisse nationale d’Assurance vieillesse,
  • Mutualité sociale agricole,
  • Pôle emploi,
  • La Poste.

Ce socle de services pourra être enrichi par les collectivités locales et d’autres partenaires, en fonction des besoins locaux exprimés par les citoyens.

L’objectif est de labelliser un maximum de maisons France Service d’ici la fin 2019, en visant en priorité les zones rurales et les quartiers prioritaires de la ville. L’objectif fixé par le Premier ministre est d’avoir « d’ici à 2020, 300 maisons France Service pleinement opérationnelles. Et d’ici la fin du quinquennat, une par canton.  »

Proximité et accessibilité
L’objectif est que chaque Français puisse accéder à une maison France Service à moins de 30 minutes.

Elles seront ouvertes au moins cinq jours par semaine. Les plages horaires seront compatibles avec les horaires de travail des administrés.

Chaque maison devra disposer de 2 personnes formées à l’accueil du public et capables d’apporter une réponse pour les démarches du quotidien.

14
Juin
2019
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L’acte II du quinquennat tourné vers une meilleure justice sociale

14 juin 2019L’acte II du quinquennat tourné vers une meilleure justice sociale

En matière de justice sociale, le Gouvernement entend agir avec « des mesures puissantes pour répondre aux aspirations d…

13
Juin
2019
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Renouvellement de la Commission nationale consultative des droits de l’homme

L’arrêté relatif à la composition de la Commission nationale consultative des droits de l’homme est publié ce jour au Journal Officiel.
En nommant 18 nouveaux membres issus d’horizons variés, le Gouvernement a procédé à un large renouvellement afin de …

13
Juin
2019
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Déclaration de politique générale au Sénat

Sénat, jeudi 13 juin 2019

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président du Sénat,

Mesdames et Messieurs les sénateurs,

Si j’utilise aujourd’hui l’alinéa 4 de l’article 49 de la Constitution, pour vous demander l’approbatio…

11
Juin
2019
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Qu’est-ce qu’une déclaration de politique générale ?

Hémicyle de l'Assemblée nationale

11 juin 2019 – Actualité

Qu’est-ce qu’une déclaration de politique générale ?

Le Premier ministre, Édouard Philippe, prononce, le 12 juin 2019, une déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Rappel du mécanisme et des enjeux de cette procédure.

Qu’est-ce qu’une déclaration de politique générale ?
Sous la Ve République, le Premier ministre peut prononcer devant les députés un discours où il expose les grandes orientations de son programme de gouvernement, les principales réformes et mesures qu’il veut mettre en place. Il s’agit de la déclaration de politique générale (DPG).

Est-ce une obligation constitutionnelle ?
Non. La Constitution ne prévoit pas d’obligation de procéder à une déclaration de politique générale. Il s’agit d’une tradition républicaine.

Pourquoi une déclaration de politique générale ?
Cette procédure permet de solliciter la confiance de l’Assemblée à l’issue de la déclaration. L’article 49 alinéa 1 dispose que : « le Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité du gouvernement sur son programme ou éventuellement sur une déclaration de politique générale ». Mais la Constitution n’en fait pas, là non plus, une obligation.

Certains chefs de gouvernement n’ont pas souhaité engager leur responsabilité à cette occasion, car ils estimaient tenir leur légitimité de leur seule nomination par le Président de la République. Toutefois, la majorité des Premiers ministres de la Ve République l’ont fait pour renforcer leur légitimité démocratique.
Si l’Assemblée désapprouve la DPG, le Gouvernement doit-il démissionner ?
Oui. Le gouvernement étant responsable devant le Parlement, selon l’article 20 de la Constitution, il doit démissionner s’il ne dispose plus de la confiance de l’Assemblée nationale. L’article 50 dispose que « lorsque l’Assemblée nationale […] désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du gouvernement, le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du gouvernement. »

Et au Sénat ?
La règle veut qu’au moment où le Premier ministre expose sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, celle-ci soit lue en même temps à la tribune du Sénat par un autre membre du gouvernement. Le Premier ministre peut, en outre, demander au Sénat l’approbation de la déclaration de politique générale. Mais, même en cas de vote négatif, le gouvernement n’est pas tenu de démissionner.

"Ni trahison, ni demi-trahison, la guerre, rien que la guerre. […] Un jour, de Paris au plus humble village, des rafales d’acclamations accueilleront nos étendards vainqueurs, tordus dans le sang, dans les larmes, déchirés des obus, magnifique apparition de nos grands morts. Ce jour […], il est en notre pouvoir de le faire." Georges Clemenceau, 20 novembre 1917

« Ni trahison, ni demi-trahison, la guerre, rien que la guerre. […] Un jour, de Paris au plus humble village, des rafales d’acclamations accueilleront nos étendards vainqueurs, tordus dans le sang, dans les larmes, déchirés des obus, magnifique apparition de nos grands morts. Ce jour […], il est en notre pouvoir de le faire. » Georges Clemenceau, 20 novembre 1917 – L’Illustration, gravure de J. Simont © Assemblée nationale
"Et voici qu’apparaît aujourd’hui une nouvelle et redoutable menace : si le conflit d’Indochine n’est pas réglé — et réglé très vite — c’est le risque de la guerre […] atomique […]. Nous sommes aujourd’hui le 17 juin. Je me présenterai devant vous le 20 juillet et je vous rendrai compte des résultats obtenus. Si aucune solution satisfaisante n’a pu aboutir à cette date, vous serez libérés du contrat qui nous aura liés et mon gouvernement remettra sa démission." Pierre Mendès France, 17 juin 1954

« Et voici qu’apparaît aujourd’hui une nouvelle et redoutable menace : si le conflit d’Indochine n’est pas réglé — et réglé très vite — c’est le risque de la guerre […] atomique […]. Nous sommes aujourd’hui le 17 juin. Je me présenterai devant vous le 20 juillet et je vous rendrai compte des résultats obtenus. Si aucune solution satisfaisante n’a pu aboutir à cette date, vous serez libérés du contrat qui nous aura liés et mon gouvernement remettra sa démission. » Pierre Mendès France, 17 juin 1954 – © AFP
"Ainsi, il est des moments dans la vie des peuples où tout tourne autour d'un choix simple et qu'on ne peut éluder. Deux solutions se présentent alors, et deux seulement, et l'une de ces solutions est un drame national. En fait, il n'est donc qu'une issue. Ceux qui la refusent condamnent leur patrie." Michel Debré, 11 janvier 1959

« Ainsi, il est des moments dans la vie des peuples où tout tourne autour d’un choix simple et qu’on ne peut éluder. Deux solutions se présentent alors, et deux seulement, et l’une de ces solutions est un drame national. En fait, il n’est donc qu’une issue. Ceux qui la refusent condamnent leur patrie. » Michel Debré, 11 janvier 1959 – © Gamma – Keystone
"Cette nouvelle société à laquelle nous aspirons, […] il est permis, il est même nécessaire d'en esquisser dès à présent les grands traits. Une nouvelle société. Cette société nouvelle, quant à moi, je la vois comme une société prospère, jeune, généreuse et libérée." Jacques Chaban-Delmas,16 septembre 1969

« Cette nouvelle société à laquelle nous aspirons, […] il est permis, il est même nécessaire d’en esquisser dès à présent les grands traits. Une nouvelle société. Cette société nouvelle, quant à moi, je la vois comme une société prospère, jeune, généreuse et libérée. » Jacques Chaban-Delmas,16 septembre 1969 – © AFP
« Le 10 mai, François Mitterrand avait rendez-vous avec l’Histoire. La gauche avait, de nouveau, rendez-vous avec la République. La France et la gauche marchent désormais d’un même pas. L’élection du premier Président socialiste de la Ve République ouvre la voie du renouveau » Pierre Mauroy, 8 juillet 1981

« Le 10 mai, François Mitterrand avait rendez-vous avec l’Histoire. La gauche avait, de nouveau, rendez-vous avec la République. La France et la gauche marchent désormais d’un même pas. L’élection du premier Président socialiste de la Ve République ouvre la voie du renouveau » Pierre Mauroy, 8 juillet 1981 – Georges Gobet / AFP
"Je rêve d’un pays où l’on se parle à nouveau. Je rêve de villes où les tensions soient moindres. Je rêve d’une politique où l’on soit attentif à ce qui est dit, plutôt qu’à qui le dit. Je rêve tout simplement d’un pays ambitieux dont tous les habitants redécouvrent le sens du dialogue – pourquoi pas de la fête ? – et de la liberté." Michel Rocard, 29 juin 1988

« Je rêve d’un pays où l’on se parle à nouveau. Je rêve de villes où les tensions soient moindres. Je rêve d’une politique où l’on soit attentif à ce qui est dit, plutôt qu’à qui le dit. Je rêve tout simplement d’un pays ambitieux dont tous les habitants redécouvrent le sens du dialogue – pourquoi pas de la fête ? – et de la liberté. » Michel Rocard, 29 juin 1988 – © Patrick Robert – Corbis
"Telle est la mission qui nous est impartie : orienter la France vers le renouveau. Mais ce n'est pas tout et notre conception de la République nous impose des devoirs : celui de pratiquer la tolérance et le respect d'autrui ; celui de rester ouverts aux autres, attentifs aux propositions, d'où qu'elles viennent ; celui en somme de rassembler tous les Français. Renouveau, tolérance, rassemblement, tels sont les principes de l'action du gouvernement." Edouard Balladur, 8 avril 1993

« Telle est la mission qui nous est impartie : orienter la France vers le renouveau. Mais ce n’est pas tout et notre conception de la République nous impose des devoirs : celui de pratiquer la tolérance et le respect d’autrui ; celui de rester ouverts aux autres, attentifs aux propositions, d’où qu’elles viennent ; celui en somme de rassembler tous les Français. Renouveau, tolérance, rassemblement, tels sont les principes de l’action du gouvernement. » Edouard Balladur, 8 avril 1993 – Michel Gangne / AFP
"Je le dis aux Français, ce pacte républicain, ce pacte de développement et de croissance, ce ne sont pas des promesses octroyées, mais une parole donnée pour qu'ensemble, nous donnions à la France le ressort et la force d'affronter son avenir. Mesdames et Messieurs les députés, je le dis avec gravité et avec résolution : je vous demande votre confiance parce qu'en conscience et en vérité, pour notre pays, j'ai confiance." Lionel Jospin, 19 juin 1997

« Je le dis aux Français, ce pacte républicain, ce pacte de développement et de croissance, ce ne sont pas des promesses octroyées, mais une parole donnée pour qu’ensemble, nous donnions à la France le ressort et la force d’affronter son avenir. Mesdames et Messieurs les députés, je le dis avec gravité et avec résolution : je vous demande votre confiance parce qu’en conscience et en vérité, pour notre pays, j’ai confiance. » Lionel Jospin, 19 juin 1997 – © Pierre Verdy / AFP
« Nous n’avons pas à choisir entre volonté de justice et liberté d’entreprendre. La force de notre histoire, la force de notre société reposent sur notre capacité à concilier ces deux exigences. Solidarité et initiative, protection et audace, c’est le génie français. Pour le préserver, nous devons aller plus loin dans l’initiative, plus loin dans la solidarité. » Dominique de Villepin, 8 juin 2005

« Nous n’avons pas à choisir entre volonté de justice et liberté d’entreprendre. La force de notre histoire, la force de notre société reposent sur notre capacité à concilier ces deux exigences. Solidarité et initiative, protection et audace, c’est le génie français. Pour le préserver, nous devons aller plus loin dans l’initiative, plus loin dans la solidarité. » Dominique de Villepin, 8 juin 2005 – Mehdi Fedouach / AFP
Au fil des décennies, la déclaration de politique générale prononcée par le Premier ministre devant l’Assemblée nationale est devenue une tradition républicaine. Retour en images sur ce rendez-vous marquant de la vie politique française.
02
Mai
2019
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Le permis pour tous : une formation personnalisée et de qualité, un permis de conduire moins cher

Mesure 1
Gratuité du code (formation et examen) pour les volontaires SNU

Mesure 2
Développer l’usage du simulateur de conduite dans la formation

Mesure 3
Développer l’apprentissage de la conduite sur boîte automatique

Mesure 4
Favoriser l’accès à la…

30
Avr
2019
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Séminaire gouvernemental : le calendrier des réformes pour les trois prochains mois

30 avril 2019 – Le point sur…

Séminaire gouvernemental : le calendrier des réformes pour les trois prochains mois

Les membres du Gouvernement se sont réunis toute la journée du 29 avril 2019 à Matignon. A l’issue, le Premier ministre a présenté le calendrier des réformes annoncées par le président de la République la semaine précédente.

L’objectif du séminaire a été exposé par le Premier ministre : définir la méthode et le calendrier pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par le président de la République. « La majorité et le Gouvernement considèrent que nous avons beaucoup à faire au service de nos concitoyens. La détermination, je peux vous le dire, du Gouvernement comme de la majorité, est sur ce point totale. »
Le calendrier des réformes lors des trois prochains mois

MAI

  • Lancement de la mobilisation nationale et territoriale pour l’emploi et les transitions

Le Premier ministre réunira l’ensemble des acteurs dès lundi prochain (partenaires sociaux, élus, associations). La mobilisation sera pilotée par François de Rugy, Muriel Pénicaud et Agnès Pannier-Runacher.

Il ne s’agit pas d’une conférence sociale, mais d’une mobilisation d’une ampleur inédite, qui sera déclinée de manière territoriale, afin d’aligner les dispositifs existants, de proposer des corrections si besoin, et de lever les obstacles à la mise en œuvre des priorités pour le travail, la formation et l’accompagnement des transitions écologique et numérique.

Les mêmes seront appelés à contribuer à la construction d’un projet collectif, l’Agenda 2025 : quels objectifs voulons-nous nous donner pour notre pays ?

  • Réforme de la haute fonction publique

Frédéric Thiriez sera missionné d’ici la fin de la semaine par le Premier ministre et rendra ses conclusions en novembre.

Les objectifs de la mission : un recrutement méritocratique plus ouvert, une sélection de talents divers, une formation d’excellence, une meilleure gestion des carrières pour éviter les rentes de situation et garder les fonctionnaires motivés, en particulier les meilleurs.

  • Lutte contre l’évasion fiscale

Le Premier ministre missionnera la Cour des comptes d’ici la fin de la semaine. Elle rendra ses conclusions au Gouvernement en octobre, avant la discussion des textes financiers au Parlement.

  • Conseil de défense de la transition écologique

Le président de la République installera le premier Conseil de défense de la transition écologique d’ici la fin du mois.

JUIN

  • Décentralisation, déconcentration et services publics

Le Premier ministre réunira la première semaine de juin l’ensemble des élus afin d’avancer avec eux sur les sujets de décentralisation et de déconcentration, qui doivent permettre de rapprocher les services publics des citoyens. Ces travaux déboucheront à l’automne autour de 4 axes :

  1. Le déploiement de France Services dans chaque canton ;
  2. La déconcentration et la réforme de l’organisation territoriale de l’Etat ;
  3. La relance de la décentralisation ;
  4. La réforme du statut du maire et la simplification de son environnement (maîtrise des normes, soutien de l’ANCT, etc.).
  • Assurance-chômage

Le Gouvernement présentera la réforme de l’assurance-chômage dans le courant du mois de juin.

  • Baisse de l’impôt sur le revenu

Le Gouvernement détaillera les modalités de la baisse de l’impôt sur le revenu et les réductions de niches fiscales pour les entreprises. Ni le crédit impôt recherche, considéré comme un instrument essentiel pour le développement de la compétitivité des entreprises, ni les allègements de charges sur les bas salaires ne seront remis ne cause.

  • Convention citoyenne sur le climat

La première convention citoyenne sur le climat se tiendra en juin. Les 150 citoyens tirés au sort seront en priorité saisis des questions de précarité énergétique et de mobilité périurbaine.

JUILLET

  • Réforme institutionnelle

La réforme institutionnelle sera présentée en Conseil des ministres (référendum d’initiative partagée, différenciation, droit de pétition au niveau local, transformation du CESE, introduction d’une dose de proportionnelle lors de certaines élections, réduction du nombre de parlementaires, etc.).

  • Système universel de retraite

Le rapport de Jean-Paul Delevoye au Gouvernement sur le système universel de retraite sera remis au Gouvernement en juillet. Le Gouvernement pourra ainsi présenter en septembre ses arbitrages, tant sur le futur système des retraites que sur les leviers qui seront mis en place pour inciter les Français à travailler plus longtemps. A l’automne, le Gouvernement présentera la loi de programmation en faveur du Grand âge et de l’autonomie.

  • Nouvelles mesures sociales

Définition des modalités de mise en œuvre des nouvelles mesures sociales décidées par le président de la République : la lutte contre les impayés de pensions alimentaires et les mesures en faveur de la politique familiale, et notamment la petite enfance et les aidants familiaux.

  • Bioéthique

Le projet de loi bioéthique sera présenté en Conseil des ministres.

29
Avr
2019
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Séminaire de travail avec le Gouvernement et des représentants de la majorité

Déclaration du Premier ministre
Hôtel de Matignon – 29 avril 2019

Seul le prononcé fait foi.

Après les annonces du président de la République jeudi, dernier j’ai choisi de réunir l’ensemble des membres du Gouvernement ainsi que les présidents des gro…

25
Avr
2019
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Communiqué – Deux accords ambitieux signés entre les acteurs du logement social et l’Etat

Deux accords ambitieux signés entre les acteurs du logement social et l’Etat pour soutenir la construction, la rénovation et la transformation du secteur

Le Premier ministre a signé avec Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des Territoires et …

24
Avr
2019
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Discours lors de la cérémonie de commémoration du génocide arménien de 1915

L’Arménie expire. Mais elle renaîtra.

24
Avr
2019
Posted in Premier Ministre

Génocide arménien : chaque année, une journée de commémoration

24 avril 2019 – ActualitéGénocide arménien : chaque année, une journée de commémoration

Comme le président de la République s’y était engagé, la France a fait du 24 avril une journée de commémoration …

18
Avr
2019
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Discours du Premier ministre – Inauguration du bâtiment de jonction Orly 3

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les élus,
Messieurs les présidents de conseils départementaux,
Mesdames et Messieurs,

Vous avez tout dit, cher Augustin de Romanet. Comme…

17
Avr
2019
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Notre-Dame : un projet de loi et un concours d’architecture annoncés

17 avril 2019 – ActualitéNotre-Dame : un projet de loi et un concours d’architecture annoncés

A l’issue du Conseil des ministres, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la présentation d’un pr…

17
Avr
2019
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Conférence de presse Notre Dame de Paris

Palais de l’Elysée
Mercredi 17 avril 2019
Seul le prononcé fait foi

Mesdames et messieurs,

Le président de la République a exprimé hier soir l’émotion de la nation face à l’incendie qui a ravagé la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Cette émotion, c’…

11
Avr
2019
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Discours du Premier ministre – Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation

Seul le prononcé fait foi
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs,

Daech est à terre. Après cinq ans de terreur, son emprise territoriale en Syrie et en Irak est anéantie, grâce à l’action de la coalition internationale et de nos ar…

11
Avr
2019
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Renouvellement de la Commission nationale consultative des droits de l’homme

L’arrêté relatif à la composition de la Commission nationale consultative des droits de l’homme est publié ce jour au Journal Officiel.
En nommant 18 nouveaux membres issus d’horizons variés, le Gouvernement a procédé à un large renouvellement afin de …

11
Avr
2019
Posted in Premier Ministre

Renouvellement de la Commission nationale consultative des droits de l’homme

L’arrêté relatif à la composition de la Commission nationale consultative des droits de l’homme est publié ce jour au Journal Officiel.

En nommant 18 nouveaux membres issus d’horizons variés, le Gouvernement a procédé à un large renouvellement afin de…

11
Avr
2019
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Radicalisation : aller plus loin dans la prévention

11 avril 2019 – Actualité

Radicalisation : aller plus loin dans la prévention

Un Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation se tient le 11 avril à Strasbourg. Ses objectifs : amplifier l’action entreprise il y a un an et infuser la prévention dans la société.

Malgré la défaite de Daesh en Syrie et en Irak et les mesures de sécurité intérieure mises en place sur notre territoire, le terrorisme islamiste menace toujours la France.

Pour protéger notre pays, ses citoyens et ses valeurs, l’État avait, l’an dernier, lancé le Plan national pour la prévention de la radicalisation. Les 60 mesures contenues dans ce dernier visent à contenir la radicalisation en agissant en amont dans tous les secteurs de la société (écoles, universités, entreprises, services publics, etc).

Pour amplifier ce plan, le Premier ministre tient jeudi 11 avril 2019 un Comité interministériel de la prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) à Strasbourg, ville victime le 11 décembre dernier d’une attaque terroriste faisant cinq morts.
prisons et délinquants radicalisés : Amplifier l’action entreprise il y a un an

On estime le nombre de détenus de droit commun radicalisés à 1 100, et à 500 le nombre de détenus pour faits de terrorisme. La phase 2 du plan prévoit d’agir « là où c’est le plus difficile, c’est-à-dire en prison. La prise en charge des détenus pour terrorisme et ceux de droit commun radicalisés est prioritaire ».

Aujourd’hui, le dispositif mis en place pour évaluer et suivre les détenus radicalisés compte 5 Quartiers d’évaluation de la radicalisation (QER) permettant d’isoler les détenus en fonction de leur degré de radicalisation. Deux QER supplémentaires seront mis en place au cours de l’année 2019.
Le Premier ministre a également pointé la nécessité d’agir sur la prévention de la délinquance et les liens pouvant exister avec la radicalisation, avec l’intégration de ce fléau au sein de la prochaine stratégie de prévention de la délinquance, élaborée en association avec les collectivités territoriales. Elle sera dévoilée d’ici la mi-2019.

Le plan prévoit également le renforcement du maillage social avec les travailleurs sociaux et les éducateurs de rue, notamment dans les quartiers exposés à la précarité. Au sein des collectivités locales, devenues un maillon important de la chaîne de prévention, les acteurs locaux interviennent dans le cadre des Cellules de prévention et d’accompagnement des familles (CPRAF). A ce jour, 700 familles sont accompagnées, 2 500 personnes sont prises en charge (dont 55 mineurs et 40 % de femmes).

Infuser la prévention dans la société
Pour déconstruire les discours de haine au sein de la société civile, l’école constitue le premier jalon. À ce jour, toutes les académies ont en leur sein une équipe « Valeurs de la République » chargée de diffuser et de promouvoir les valeurs qui fondent notre République par le biais de documents de références sur la laïcité et la prévention de la radicalisation.

En parallèle, une sensibilisation accrue et étendue a été menée avec la formation de personnels à l’université, dans l’administration, le milieu du sport, le domaine de l’intervention sociale et de la santé, parmi les médiateurs religieux… Depuis 2014, 28 000 personnes ont ainsi été formées.

Enfin, dès sa phase pilote en juin prochain, le Service national universel (SNU) intégrera la problématique de la radicalisation, en permettant notamment d’effectuer des missions d’intérêt général dans les domaines agissant contre la radicalisation.

09
Avr
2019
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Déclaration du Gouvernement en application de l’article 50-1 de la Constitution, relative au Grand débat national, suivie d’un débat

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Déclaration du Gouvernement en application de l’article 50-1 de la Constitution, relative au Grand débat national, suivie d’un débat

Assemblée nationale

Mardi 9 avril 2019

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs,

Madame et Messieurs les présidents de groupes,

Mesdames et Messieurs les députés.

Le Grand débat national que le président de la République a lancé il y a trois mois s’est achevé hier. Durant ces 3 mois, nos concitoyens ont inventé un moment inédit de démocratie. Les chiffres témoignent d’un dialogue d’une ampleur exceptionnelle : plus de 10 000 réunions publiques, plus de 16 000 cahiers, ou plus exactement plus de 16 000 communes ayant ouvert des cahiers à nos concitoyens, c’est à dire une commune sur deux, près de 2 millions de contributions en ligne, 21 conférences citoyennes, … Et ce, Mesdames et Messieurs les Députés, sans aucun incident d’ordre public, de débat, de désaccord parfois, mais dans un esprit de concorde qui apaise et qui, reconnaissons-le, donne une autre image de notre pays que celle des violences de rue qui se sont succédées chaque samedi.

Je l’ai dit : ce succès populaire n’est pas le succès du Gouvernement, il n’est le succès d’aucun parti, d’aucune fraction du peuple, il est le succès des Français.

Mais ce succès n’aurait pas été possible sans le soutien des élus, et je voudrais les remercier. Les maires, d’abord, qui ont organisé de très nombreux débats partout en France. Quelle que soit la taille ou la localisation géographique des communes qu’ils ont la charge d’administrer, les maires ont répondu présents par les cahiers, par les réunions d’initiative locales. Sur un peu plus de 10 000 réunions organisées, plus de la moitié ont été organisées par des maires. C’est un engagement évidemment remarquable que je veux saluer. Mais aussi les formations politiques que vous représentez. J’ai eu l’occasion de l’indiquer la dernière fois que je me suis exprimé à cette tribune, certaines formations politiques ont accueilli l’idée de ce Grand débat avec scepticisme, mais la quasi-totalité d’entre elles a accepté d’en jouer le jeu, et même en en connaissant les limites, je suis certain que nous saurons ensemble mesurer la richesse exceptionnelle d’une parole collectée et saluer l’expression directe de plus d’un million et demi de Français. Cette expression nous oblige, nous ne serons sans doute pas tous d’accord sur l’interprétation et encore moins sur les suites politiques à donner, mais il me semble important de saluer l’esprit républicain des élus de la nation, et singulièrement de ceux qui composent cette assemblée, comme il me semble important de saluer l’engagement des partenaires sociaux et du monde associatif dans ce moment démocratique.

À cet égard, Monsieur le Président, je voudrais remercier l’Assemblée nationale d’avoir organisé, la semaine dernière, son Grand débat. Il eût été paradoxal que l’on débatte partout en France sauf ici.

La crise des gilets jaunes est née d’une taxe et de la hausse plus générale des prix du carburant. Avant de prendre d’autres formes, pas toutes acceptables, elle a été l’expression d’un malaise profond chez beaucoup de nos compatriotes. Aucun d’entre nous ici, qui suivons et qui participons à la vie politique, n’ignorons ce malaise, cette colère qui, depuis longtemps déjà, a à certaines occasions manifesté son intensité : c’est le 21 avril 2002, c’est les émeutes urbaines de 2005, c’est le non au référendum de 2005 et la ratification parlementaire de 2007, c’est l’élimination de l’ensemble des partis politiques traditionnels en 2017. Toutes ces manifestations, toute cette colère, elle est ancienne et elle a pris la forme aujourd’hui de ces rassemblements spontanés sur les ronds-points, puis de manifestations parfois violentes.

Permettez-moi tout d’abord de revenir sur les causes profondes qui ont alimenté cette colère.

La première, c’est la baisse de pouvoir d’achat de beaucoup de nos concitoyens depuis la crise financière de 2008, dont, 10 ans après, nous n’avons pas fini de subir le choc. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2016, le pouvoir d’achat par habitant était toujours égal à sa valeur de 2010, alors que sur la même période, en Allemagne par exemple, il progressait de 7 %. Parce que le chômage a progressé de plus de 2 points entre 2008 et 2016. Parce que la croissance a stagné sur cette période. Parce que les impôts ont continué à augmenter sans interruption.

La deuxième cause, c’est, après des années de crise ou de croissance molle, la conviction terrible qui s’est installée chez des millions de Français, que leurs enfants – nos enfants – vivraient moins bien que nous. Que les inégalités, les injustices s’accroissent, qu’elles se figent, qu’elles se transmettent et qu’au fond, la réussite ne dépendrait pas des mérites individuels mais du milieu de naissance ou du lieu de résidence, ou, plus exactement encore, que les mécanismes qui ont existé pour corriger ces biais ne fonctionneraient plus à la hauteur et à l’intensité qui devrait être les leurs. Dans une République qui a fait de la promotion sociale sa promesse et peut-être sa promesse fondamentale, cette inégalité de destin est, Mesdames et Messieurs les députés, la pire des injustices. Elle est au cœur de l’engagement du président de la République, et je sais qu’elle est au cœur de tous ceux qui croient profondément, sur tous ces bancs, aux valeurs de la République.

Enfin, la dernière cause, c’est l’éloignement. L’éloignement physique, géographique parfois, plus généralement la disparition de cette fraternité. Parce que des lignes de train ont fermé, parce que des médecins sont partis et n’ont pas été remplacés, parce que des services publics ont déménagé à 30 ou 50 kilomètres, parce que nos modes de vie, nos règles d’urbanisme, nos choix publics, Mesdames et Messieurs les députés, ceux des années 1970 et 1980 en matière d’urbanisme, ceux des années 1980 et 1990 en matière d’urbanisme commercial, tous ceux-là ont poussé à l’étalement urbain et à la désertification des centres-villes. Des métropoles de taille européenne se sont imposées, et c’est une immense réussite parce tout ne marche pas mal en France. Mais nous n’avons pas su, nous n’avons pas pu faire la même transformation pour certaines villes moyennes qui se paupérisent, ou pour de nombreuses zones rurales. Et puis nos concitoyens ont le sentiment que les décisions sont prises ailleurs, que leurs élus, que les fonctionnaires qui servent l’administration deviendraient anonymes, lointains, différents d’eux, et qu’il y aurait toujours une norme pour s’opposer à une solution.

Au final, le mouvement que nous connaissons depuis novembre dernier, le soutien dont il a pu se targuer, tout cela exprime un besoin de considération et de reconnaissance, une volonté d’être associé à la décision au lieu de la subir.

Ces causes profondes, nous le savons tous, ne sont pas propres à la France. Si les histoires nationales sont spécifiques, comment ne pas faire le lien avec des expressions politiques que nous avons connus au Royaume-Uni, en Italie, aux États-Unis ? La manifestation est conforme peut-être au génie national et propre à la France, mais les causes sous-jacentes sont, elles, me semble-t-il, bien plus générales et bien plus partagées dans le monde occidental qu’elles ne le seraient spécifiques à notre pays.

En France, cette expression n’a pas amené au succès d’un parti populiste. Elle a d’abord pris la forme d’un sursaut, avec l’élection du président de la République. Elle a pris la forme d’une union nationale aux législatives, quand des femmes et des hommes venus d’horizons différents de ce qui était la droite, de ce qui était la gauche, ont exprimé leur accord avec le diagnostic du président de la République et décidé de dépasser des vieux clivages pour refuser la politique du pire, pour refuser un nouveau quinquennat pour rien, et pour se mettre au travail afin de réparer le pays.

Deux ans plus tard, parce que les causes profondes dont je veux parler n’ont pas disparu, et aussi parce que nous avons bousculé le pays pour le transformer, il est monté en France une colère. Celle de citoyens qui, durant de longues années, ont pris l’habitude de subir leur lot d’injustices. Celle de citoyens qui, par pudeur souvent, ne se plaignaient pas parce qu’ils estimaient qu’il y avait pire situation que la leur. Celle de citoyens qui ne demandent pas la charité mais la justice la plus élémentaire, celle qui consiste à vivre et à élever leurs enfants grâce à leur travail.

Cette indignation, nous l’avons entendue, et nous avons commencé à y répondre avec le soutien de cette majorité. Nous avons annulé la taxe qui a été le déclencheur de cette colère. Nous avons corrigé l’augmentation de CSG sur les retraités. Nous avons pris des mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat en accélérant fortement la trajectoire prévue initialement sur la prime d’activité et sur l’exonération des heures supplémentaires.

Mais le président de la République, Mesdames et Messieurs les Députés, nous a demandé d’aller au-delà et de ne pas nous contenter de ces mesures d’urgence. Il n’a pas cherché, comme d’autres avaient pu le faire, à clore ce débat, à endormir la colère avec de l’argent public ou en prenant de l’argent aux entreprises et aux actifs qui font la richesse et la production de ce pays. Au contraire, il a pris le risque du débat. Il a demandé que nous y consacrions du temps à ce débat pour que toutes les sensibilités s’expriment, y compris dans leurs contradictions, et pour que tous nos concitoyens, autant ceux qui ont l’habitude de prendre part à des débats publics que ceux qui s’en sentent exclus, puissent avoir accès à un mode d’expression, que ce soit le cahier ouvert dans leur commune ou la réunion d’initiative locale quand ils souhaitaient confronter leurs idées, entendre et débattre, ou bien par internet pour ceux qui préféraient cette façon de s’exprimer. L’important était d’avoir un débat foisonnant pour qu’aucun des biais propres à une façon de s’exprimer ne puisse être surdéterminant, de façon à ce que chacun puisse avoir la chance d’avoir accès à ce débat. On a d’ailleurs vu, Mesdames et Messieurs les Députés, que les thèmes de décembre dans les cahiers ouverts en mairie ne sont pas exactement ceux de janvier et de février dans les réunions locales ou dans les conférences citoyennes.

Sous le contrôle des garants, la restitution a eu lieu hier et j’’ai eu l’occasion d’indiquer quelles étaient les principales leçons que le Gouvernement tirait du Grand débat : d’abord, un immense besoin de justice et d’équité, j’y reviendrai, et puis quatre exigences.

La première exigence -c’est peut-être la plus difficile à entendre pour nous, et quand je dis pour nous, j’entends pour nous tous, ici – prend la forme d’un mur de défiance qui sépare beaucoup de Français de ceux qui les représentent et influent sur leur vie, qu’ils soient élus, hauts fonctionnaires, syndicalistes, journalistes. À part les maires, pas une seule organisation, pas une seule catégorie d’élus n’échappe à cette défiance. Bien sûr, individuellement, nous avons des soutiens mais collectivement, nous serions aveugles d’imaginer que cette défiance n’est pas élevée et n’est pas grandissante. Cette défiance, elle ne naît pas d’hier. Elle date d’il y a longtemps. L’antiparlementarisme a des racines profondes dans notre pays, bien entendu, mais elle s’est développée en réaction à des pratiques auxquelles les lois sur le financement de la vie politique, puis la loi pour la confiance dans la vie politique de septembre 2017, ont mis fin. Cette loi était la première loi de la législature, et nous pouvons en être fiers. Il faut le dire fortement. Les pratiques qui ont suscité ces réactions, ont cessé depuis longtemps. Le financement de la vie politique est considérablement assaini par rapport à ce qui prévalait il y a 20, 30 ou 40 ans. Le cumul n’existe plus. Les rémunérations des élus ne sont certainement pas imméritées, et elles sont plafonnées, et il est injuste d’incriminer les élus d’aujourd’hui pour les errements d’hier. Mais il faut le constater humblement, la défiance demeure. Elle a prospéré sur des échecs collectifs, comme la permanence d’un chômage de masse et le blocage progressif de l’ascenseur social. Sans doute a-t-elle aussi prospéré sur des maladresses, des malentendus, et j’en prends bien volontiers toute ma part.

La leçon de ce Grand débat, c’est que pour répondre à cette défiance, nous devons construire une démocratie plus délibérative, parce que le temps médiatique, le temps économique et le temps politique s’accélèrent, parce qu’on ne peut plus discuter de l’avenir du pays uniquement une fois tous les 5 ans. Tous les élus locaux le savent d’ailleurs, certains projets et certains événements nécessitent de consulter. Cette forme de démocratie participative reste à construire au niveau national, en nous inspirant notamment du succès du Grand débat. Mais n’ayons pas peur, dans cette assemblée, de rappeler que si une plus forte association de nos concitoyens est nécessaire, rien ne remplacera la démocratie représentative. Pour qu’elle devienne précisément plus représentative, plus transparente et plus efficace, nous avions formulé des propositions dans le cadre du projet de réforme institutionnelle. Je regrette qu’au moment où nous aurions dû prendre les décisions qui s’imposaient, certains aient préféré se concentrer sur d’autres enjeux. Je ne doute pas, Mesdames et Messieurs les Députés, que le président de la République y reviendra.

La deuxième exigence, c’est de mettre fin à l’exaspération fiscale. Certains ont sans doute l’impression d’avoir déjà entendu ces mots de ras-le-bol fiscal, qui ont été formulés à l’été 2013 sans être malheureusement suivis d’effets. Si on additionne tous les prélèvements, les pouvoirs publics ont ponctionné les foyers et les entreprises de 217 milliards d’euros supplémentaires de 2007 à 2017.

Depuis notre entrée en fonction, nous avons tiré les conséquences de cette situation, notamment en baissant les cotisations salariales et en engageant la suppression de la taxe d’habitation, pour rendre du pouvoir d’achat aux Français. Nous l’avons sans doute fait trop lentement et en prenant le risque de la confusion, puisque nous avons en parallèle augmenté dans une moindre mesure la CSG et la taxe carbone. Les mesures de pouvoir d’achat annoncées en décembre dernier ont corrigé ce qui devait l’être, le Grand débat nous invite à aller plus loin.

Les Français ne nous demandent pas, Mesdames et Messieurs, de faire preuve d’imagination fiscale mais de baisser leurs impôts et ils font preuve de clairvoyance et de responsabilité, une clairvoyance et une responsabilité qui mériteraient je crois de faire école. Ils savent qu’on ne peut pas baisser les impôts sans baisser la dépense, ils savent que les dettes sont toujours remboursées et que c’est un fardeau que nous n’avons pas le droit de léguer à nos enfants et ils savent que réduire la dépense publique ce ne doit pas simplement être des incantations. J’ai entendu certains il y a 2 ans réclamer le départ de 500 000 fonctionnaires sans préciser lesquels, les mêmes regrettaient la réduction des emplois aidés alors qu’ils avaient proposé leur suppression complète. Être pour les économies en général et contre la baisse des dépenses en particulier ça n’a aucun sens. Le courage ne doit pas être le grand flou.

La vérité, c’est que c’est difficile de réduire la dépense publique mais la bonne nouvelle c’est que c’est ce que nous faisons :

  • nous avons réduit le déficit public qui est passé de 3,5% en 2016 à 2,5% en 2018, à 2,3% en 2019 si on exclut le coût du CICE.
  • Nous avons en 2018 réduit les dépenses publiques en volume de 0,3%. Cela signifie que pour la première fois depuis 1970 les dépenses ont progressé moins vite que l’inflation. C’est ce qui explique d’ailleurs qu’entre 2017 et 2019 le poids de la dépense publique dans le PIB a baissé de plus d’un point, passant de 55% à 53,8. Personne ne s’esbaudira devant les chiffres mais ils existent et nous pouvons les assumer.
  • Nous avons mis en œuvre cette politique de baisse de la dépense publique en faisant de vrais choix de politique publique et de justice sociale. Nous avons assumé de fortes augmentations de dépenses sur nos priorités : la défense, la sécurité, la justice, l’éducation avec notamment le dédoublement des classes et les universités, l’écologie, la politique du handicap et les plans banlieue et pauvreté. En parallèle, nous avons mis en œuvre des réformes majeures en matière de logement et de formation professionnelle qui nous ont permis de réduire significativement les dépenses correspondantes.

La troisième exigence c’est de répondre au cri d’alarme de certains de nos compatriotes contre l’isolement, contre l’abandon. Une souffrance dont les causes sont de nature diverse, je l’ai dit, c’est l’étalement urbain, c’est le déséquilibre entre les métropoles et leurs communes proches, c’est la disparition des commerces de centre-ville, c’est la fermeture de services publics qui sont souvent d’ailleurs la conséquence mais qui accélèrent les phénomènes que je viens de décrire.

Nos chantiers en la matière sont immenses. Nous devons, je le crois profondément, réconcilier les métropoles avec leurs territoires proches. Nos prédécesseurs ont réussi à rééquilibrer la relation entre Paris et les régions, nous avons des métropoles qui rayonnent bien au-delà de nos frontières et c’est une bonne nouvelle. Nous devons conduire le même exercice à l’intérieur des territoires pour que toutes les communes, petites ou moyennes, bénéficient de leur dynamique, c’est le chantier d’une génération.

Nous devons répondre à ce qui est dit sur la complexité du millefeuille politique et administratif. Nos concitoyens apprécient d’autant plus les élus et les fonctionnaires qu’ils sont proches d’eux, à portée d’engueulades comme dit le président de la République. Avec les associations d’élus, nous prendrons des initiatives sur le fonctionnement commune-intercommunalité, sur l’articulation région-département, sur le bon équilibre entre l’Etat central et l’Etat local.

Nous allons accélérer un certain nombre de chantiers que nous avons engagés depuis 2 ans, c’est le déploiement du très haut débit pour tous d’ici 2022, c’est la réorientation massive de nos investissements en faveur des transports du quotidien, c’est la mise en œuvre du plan de lutte contre les déserts médicaux, c’est le plan pour les quartiers et le plan cœur de Villes. Soyez assurés que dans les choix que nous aurons à faire sur les dépenses publiques ces priorités seront préservées.

Il s’agit enfin d’alléger les normes et de remettre du service public et donc des fonctionnaires sur le terrain en leur donnant les moyens d’agir et de décider localement. Notre service public se transforme, de plus en plus de services sont accessibles le soir, à distance et c’est très bien ainsi. Mais le service ça n’est pas que du clic, ça n’est pas certainement que de la norme. Nous avons commencé avec la loi Essoc considérablement enrichie par le travail des parlementaires, nous continuerons.

La dernière exigence est écologique. Nous sommes entrés en novembre dernier dans une crise sociale en portant haut notre ambition de financer la transition écologique par une hausse de la taxe carbone. Nous nous sommes trompés sur la méthode, pas sur l’ambition.

Une des nombreuses bonnes nouvelles de ce Grand débat c’est l’engagement des Français pour le climat. Difficile en effet de ne pas mettre en relation les centaines de milliers de contributions au Grand débat et les signataires de la pétition dite de « l’affaire du siècle » comme il serait inconvenant et déraisonnable de ne pas se réjouir du succès de « la Marche pour le climat ».

Les Français, nos compatriotes nous ont dit qu’ils étaient prêts à changer de comportement mais qu’ils ne voulaient pas être pris au piège, qu’ils ne voulaient pas opposer la fin du mois et la fin du monde. A nous de trouver le bon rythme, les bonnes normes, les bons mécanismes d’accompagnement et d’incitation. Ils ne veulent plus non plus d’incantations. Que dire en effet, Mesdames et Messieurs les députés, d’une soi-disant programmation pluriannuelle de l’énergie arrêtée en 2015 censée réduire à 50% la part du nucléaire 10 ans plus tard et qui ne prévoyait aucune fermeture de centrale à part celle de Fessenheim, et encore dans les conditions que l’on connaît. Que dire en matière d’énergies renouvelables du décalage entre les annonces et les réalisations dans plusieurs filières. De notre côté, nous avons inscrit dans la loi la fin des permis d’exploration d’hydrocarbures, nous avons renégocié l’ensemble des contrats d’éoliennes offshore pour faire baisser très significativement le prix de rachat de cette électricité verte et nous organisons la fermeture des centrales à charbon d’ici 2022.

Au-delà de ces 4 exigences, 3 autres thèmes se sont invités dans ce Grand débat, preuves qu’il n’était d’ailleurs pas si fermé que cela. Ce que les Français voulaient dire, ils l’ont dit et ils ont clairement exprimé leur angoisse sur l’avenir de notre système de santé. Qui va remplacer le médecin de famille qui part à la retraite ? Dans quel hôpital accoucher ? Est-ce que je vais continuer à bénéficier d’une sécurité sociale qui rembourse à haut niveau ? Parce qu’il est par définition un service public des plus essentiels, l’accès aux soins cristallise cette crainte de l’éloignement, ce refus de l’isolement que j’évoquais tout à l’heure. Quand dans certains territoires la moyenne d’âge des médecins généralistes frise les 65 ans on comprend les craintes de nos concitoyens.

Une autre angoisse s’est fortement exprimée dans les débats liés à la dépendance et à la solidarité entre les générations. Comment trouver, Mesdames et Messieurs les députés, un EHPAD pour mes parents ? Avec quelle qualité de prise en charge ? Avec quel reste à charge ? Cette question de la prise en charge de la dépendance est montée très fortement des territoires, nous la sentions déjà venir mais il est clair qu’elle appelle une réponse.

Je parle de nos aînés mais le troisième thème qui s’est imposé concerne nos enfants, c’est celui de l’éducation et plus largement de la formation avec deux messages forts qui doivent être entendus : une approche qui respecte et qui s’adapte aux territoires des zones rurales aux quartiers prioritaires et un plaidoyer pour l’apprentissage, perçu à juste titre comme la meilleure voie d’entrée dans la vie active.

Santé, dépendance éducation : trois thèmes dont les Français se sont saisis à juste titre. Ils sont au cœur des enjeux de justice sociale et des inégalités de destin et au cœur de l’action du gouvernement.

Sachons partager aussi, Mesdames et Messieurs les députés, ce qui n’a pas été dit dans ce Grand débat national ou très peu. Certains nous soupçonnent déjà de faire le tri, de n’écouter ce que nous avons envie d’entendre, je leur propose au contraire d’être également attentifs à ce qui n’a pas été formulé.

Le chômage, Mesdames et Messieurs les députés, est assez largement absent de ces échanges. Sans doute surplombe-t-il les paroles des Français qui nous parlent de pouvoir d’achat, de mal-vivre, de temps partiel subi qui explique des fins de mois difficiles mais cette absence, ce silence nous disent aussi peut-être à quel point notre société s’est d’une certaine manière résignée à ce chômage de masse, qu’il est devenu une donnée, une fatalité et non plus un mal à guérir. Pourtant le travail est bien notre combat central qui vise à donner des leviers, pour produire avant de redistribuer, pour créer des emplois avant de verser des allocations pour investir plutôt que d’indemniser. Dans chacun de nos choix nous défendons une société du travail, nous voulons que le travail paie davantage et qu’il soit toujours plus intéressant de travailler que de rester inactif. Cette cohérence a très largement inspiré les décisions annoncées le 10 décembre dernier.

Le deuxième grand absent de ce débat c’est la sécurité. Les sujets régaliens ne figuraient pas dans les questionnaires adressés aux Français. Ces thèmes auraient pu, comme d’autres, s’imposer. Cela n’a pas été le cas. Et il faut relever que lorsqu’on interroge les Français sur les économies à faire en matière de dépenses publiques ceux qui ont répondu proposent d’abord de réduire notre effort de défense. Ce n’est pas, Mesdames et Messieurs les députés, le choix que nous avons fait, bien au contraire. Le monde dans lequel nous vivons est dangereux et il ne va pas l’être moins dans les années qui viennent. Ce danger peut être loin de nos frontières, il peut aussi se manifester au plus près de chacun d’entre nous, nous en avons été témoins très douloureusement ces dernières années. Nos intérêts doivent pouvoir être défendus, nous n’allons donc pas changer d’orientation sur ces sujets : mettre plus de policiers et de magistrats sur le terrain, donner à nos armées les moyens dont elles ont besoin c’est plus que jamais notre engagement pour notre pays.

Je parlais des dangers du monde et, pour en terminer avec ce qui n’a pas été exprimé lors de ces échanges, le monde justement, la mondialisation, l’Europe sont assez largement absents du Grand débat. La mondialisation est pourtant là avec ses opportunités, avec ses menaces et nous ne protégeront pas les Français en érigeant des frontières intérieures ou en leur proposant le grand rétrécissement. La France n’a pas besoin d’avoir peur, elle a besoin de faire entendre sa voix pour une Europe qui libère et qui protège, c’est l’affaire des prochaines échéances électorales et je suis heureux que nous puissions collectivement, pas simplement dans le monde politique nous exprimer et défendre à cette occasion notre vision, nos valeurs.

Mesdames et Messieurs les députés, voilà les exigences que nous devons pouvoir collectivement retenir. Sur certains points, reconnaissons-le, après bientôt deux ans, c’est une invitation pour nous à corriger la méthode, à prendre en compte de nouvelles priorités. Sur beaucoup d’autres points ces exigences rejoignent des transformations que nous avons engagées, des choix que nous avons fait : baisser les impôts, rénover notre vie démocratique, engager la transition écologique, construire des réponses adaptées aux territoires, tout cela rejoint les engagements de campagne du président de la République, tout cela rejoint la feuille de route de ce Gouvernement, tout cela rejoint les chantiers qui se déploient depuis presque 2 ans. Ce que nous disent les Français c’est qu’ils ne voient pas assez les résultats, que les choses ne bougent pas assez vite, c’est une puissante incitation à redoubler d’efforts.

Le président de la République présentera prochainement ses orientations. Il l’a annoncé, ces décisions seront puissantes et concrètes, elles seront fidèles à l’esprit de dépassement de cette majorité, loin des vieux clivages, où les valeurs de justice, d’intérêt général et d’efficacité sont les boussoles de l’action publique.

Sur les sujets qui devront faire l’objet d’une concertation, le président de la République fixera le cap et annoncera l’ouverture de grands chantiers. Car il nous appartient, Mesdames et Messieurs les députés, de passer du consensus sur le diagnostic au compromis et aux choix démocratiques qui font les grandes solutions avec les élus locaux quand il s’agit de l’avenir de nos territoires, avec les organisations syndicales et patronales quand il s’agit de faire vivre la démocratie sociale, avec les associations dont le grand débat a rappelé le rôle essentiel dans notre vie citoyenne. Nous conduirons ces chantiers en nous inspirant de ce que nous avons déjà réussi à faire en Bretagne avec le pacte breton ou dans la Creuse avec le plan particulier pour le département. Nous serons tous jugés à notre capacité à construire ensemble ces solutions dont beaucoup devront être du sur mesure dans la continuité de la République contractuelle voulue par le président de la République.

Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les députés, chacun est évidemment libre de tirer des événements de ces quatre derniers mois les conclusions qu’il souhaite. En ce qui me concerne j’en retiens une principale : c’est un puissant besoin de transformation. Transformation de nos outils, transformation de nos institutions, transformation de nos procédures, de nos faiblesses coupables dont notre dette publique est le témoin muet, rampant et menaçant. Ce n’est pas le statu quo dont la France a besoin mais c’est de transformation, pas de violence mais de dialogue, de courage et de vérité. C’est ce à quoi nous a invités depuis deux ans le président de la République, c’est ce qui fait que, venus d’horizons divers, les élus de la majorité sont réunis autour de lui sur ces bancs.

Je vous remercie.

Discours – Premier ministre – Déclaration du Gouvernement en application de l’article 50-1 de la Constitution

09
Avr
2019
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Communiqué du Premier ministre – Restitution du Grand débat national

Seul le prononcé fait foi

Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires, les maires, les élus,
Mesdames et Messieurs les Directeurs d’administrations,
Mesdames et Messieurs les Garants du Grand débat national,
Mesdames …

09
Avr
2019
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On fait le point sur : la restitution du grand débat national

9 avril 2019 – ActualitéOn fait le point sur : la restitution du grand débat national

La restitution des contributions au grand débat national s’est tenue lundi 8 avril au Grand palais. Le Premier min…

08
Avr
2019
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Agenda prévisionnel du lundi 8 avril 2019 au vendredi 12 avril 2019

Lundi 8 avril 2019
08h15 Entretien avec Mme Margrethe VESTAGER, commissaire européenne à la Concurrence
Hôtel de Matignon

09h00 Restitution du Grand débat national
Grand Palais, Paris

13h00 Déjeuner avec le Président de la République
Palais de l’Élys…

06
Avr
2019
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Plan particulier pour la Creuse

Dossier de presse – Plan particulier pour la Creuse – 05.04.2019

01
Avr
2019
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Déclaration conjointe d’Édouard Philippe et du Premier ministre et ministre de l’Intérieur de l’État du Qatar

Seul le prononcé fait foi

Merci Monsieur le Premier ministre,

C’est aujourd’hui ma première visite officielle au Qatar et je voudrais évidemment remercier très vivement Son Altesse l’Émir AL-THANI de l’accueil qu’il m’a réservé, qu’il a réservé à l’ensemble de la délégation française et puis aussi à mon homologue et ministre de l’Intérieur Cheikh ABDALLAH avec lequel je me suis longtemps entretenu ce matin. Le Qatar a, depuis plusieurs décennies – vous l’avez dit Monsieur le Premier ministre – fait le choix d’un partenariat poussé, fidèle avec la France et la France s’est toujours tenue aux côtés du Qatar pour participer à l’accomplissement de la vision qu’il a de son propre destin comme de sa place dans le monde.

Au cours des dernières décennies, le Qatar a souhaité développer une économie diversifiée et moderne, il a affirmé ses ambitions culturelles, il a fait le choix de la Francophonie, le Qatar est aujourd’hui un membre associé à l’Organisation internationale de la Francophonie. Nous travaillons avec le Qatar sur la lutte contre le terrorisme et la résolution des crises et c’est donc sous le signe de l’amitié que se déroule cette première visite officielle de ma part.

Le déplacement répondait à 3 objectifs. Le premier c’était évidemment la culture. Nous avons assisté hier et participé à l’inauguration du Musée national du Qatar où j’ai eu l’honneur de représenter le président de la République. Cette inauguration est évidemment un grand moment dans l’histoire du Qatar, d’abord parce que ce projet a été pensé et initié il y a longtemps ; qu’il a pu voir le jour grâce au concours d’un nombre considérable d’acteurs du pays ; qu’il est magnifique tant par son geste architectural que par le projet de démonstration de ce qu’est l’histoire du Qatar en mobilisant l’ensemble des éléments de son patrimoine, de sa culture, de son histoire depuis les temps très lointain jusqu’à la modernité la plus récente. C’était évidemment pour la France aussi, en plus d’un moment de fête et d’un moment d’amitié, un moment de fierté puisque le geste architectural est dû à Jean NOUVEL qui a créé cette rose des sables assez extraordinaire, et puis avec Jean NOUVEL d’autres artistes français sont intervenus dans la construction, dans la réalisation de ce projet ambitieux, je pense évidemment au cinéaste Jacques PERRIN et au sculpteur Jean-Michel OTHONIEL.

Le deuxième objectif de cette visite, c’est l’approfondissement d’un partenariat économique qui est déjà très dense en commençant par une passion commune : le sport et, au sein de cette passion commune du sport, par une passion plus forte et encore plus commune, le football puisque évidemment en 2022 le Qatar va accueillir la Coupe du monde au cours de laquelle la France défendra son titre. Chacun a bien à l’esprit que les Coupes du monde constituent des événements à l’ampleur planétaire qui posent des questions multiples et des défis considérables en termes de sécurité, en termes de logistique, en termes d’accueil, en termes d’infrastructures et évidemment la France, les autorités françaises se tiennent à la disposition du Qatar pour participer et pour accompagner l’organisation de cet événement. Je me rendrai cet après-midi dans un des futurs stades de la Coupe du monde. J’ai bien noté d’ailleurs, Monsieur le Premier ministre, que le Qatar avait remporté la Coupe d’Asie des nations après un parcours tout à fait remarquable des Al-Annabi ce qui laisse en perspective des confrontations amicales et sportives entre l’équipe de France et l’équipe du Qatar. Je souhaite pour ma part que l’équipe de football puisse connaître le succès que l’équipe de France de handball avait connu en 2015, ici, à Doha, puisque c’est en 2015, à Doha, que l’équipe de France de handball avait gagné la Coupe du monde. C’est au fond comme une invitation à reproduire ce succès. Nous pouvons également faire mieux s’agissant des échanges économiques et des investissements. Les investissements du Qatar sont les bienvenus en France. La France est le troisième pays de destination des investissements qatariens en Europe, c’est vrai en matière sportive mais c’est évidemment vrai également en matière industrielle. Nous souhaitons que ces investissements puissent avoir une couverture géographique plus large et ne pas être cantonnés en Ile-de-France. Nous encourageons par ailleurs les entreprises françaises à venir au Qatar, elles y sont bienvenues. Je visiterai, cet après-midi, une des stations du futur métro de Doha qui résume, je crois, à elle seule, parfaitement l’expérience, le savoir-faire et la capacité pour les entreprises françaises de coopérer en bonne intelligence avec les autorités du Qatar. Il y a, en matière d’infrastructures de transport comme, plus généralement, en matière de villes intelligentes, d’utilisation des énergies renouvelables, des compétences françaises, des besoins français et qatariens, et l’idée de pouvoir développer nos coopérations en cette matière apparaît extrêmement prometteuse.

Troisième objectif de ce déplacement : la paix, l’éradication du terrorisme à l’heure où la région est traversée par de fortes tensions. La lutte contre le terrorisme, la lutte contre son financement, la lutte contre l’idéologie qui le sous-tend sont des priorités partagées. Le moment de notre rencontre est symbolique, alors qu’on vient de proclamer en Syrie la fin de la domination de Daesh sur un territoire, mais cette fin de domination territoriale ne doit pas nous conduire à baisser la garde. Nous en avons parlé en détails. Je n’oublie pas non plus, d’ailleurs, que c’est depuis la base d’Al Oudeid que sont dirigées une partie des opérations aériennes de la coalition en Syrie et en Irak, lesquelles ont permis de défaire le projet territorial de Daesh. Il se trouve que plusieurs dizaines de militaires français participent aux opérations de la coalition depuis cette base, je veux évidemment saluer leur engagement.

Enfin, nous avons évoqué les divisions entre les pays du Golf. En la matière, la position de la France est constante. Les différends doivent se régler par le dialogue entre les pays de la région. Les populations, les familles, les étudiants ne doivent pas faire les frais des désaccords entre les États. Dans cet environnement incertain, il nous est apparu aujourd’hui toujours plus clairement que les échanges entre la France et le Qatar devaient être profonds, réguliers et qu’il en allait de notre intérêt commun. C’est ce qui a justifié la mise en place d’un dialogue stratégique bilatéral au niveau des ministres des Affaires étrangères, qui a débuté le 11 février dernier. J’ai prolongé aujourd’hui, avec l’Émir et avec Monsieur le Premier ministre, ces échanges. Je retiens beaucoup de choses de ces premières heures, trop courtes mais néanmoins déjà très intenses, et notamment le fait que le Qatar, avec l’investissement qu’il consent dans l’économie française, avec le choix qu’il a fait de développer notamment le système éducatif français sur son territoire, le Qatar connaît sans doute mieux la France que la France ne connaît le Qatar, et c’est la raison pour laquelle nous devons nous atteler à intensifier nos échanges dans tous les domaines : éducatif, scientifique, économique, en matière de recherche aussi. Nous devons faire en sorte que ces échanges intenses, la densité de ces liens, la richesse de notre partenariat nous permette d’affronter ensemble les moments difficiles qui parfois apparaissent, mais aussi nous permettre d’envisager un avenir commun et confiant.

Je vous remercie beaucoup, Monsieur le Premier ministre, pour votre accueil.
Déclaration conjointe du Premier ministre et du Premier ministre et ministre de l’Intérieur de l’État du Qatar

01
Avr
2019
Posted in Discours & Déclarations Premier Ministre

Discours du Premier ministre devant la Communauté française du Qatar

Seul le prononcé fait foi. Quand je pense au Qatar, je pense en général à une coupe. Pas à une coupe du monde, même si, s’agissant du Qatar, la coupe du monde, c’est un sujet important.

25
Mar
2019
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Comité interministériel pour la Santé

Dossier de presse – Comité interministériel pour la Santé – 25.03.2019

25
Mar
2019
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22
Mar
2019
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d’un bon débit pour tous et la généralisation d’une couverture mobile de qualité dès 2020,
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18
Mar
2019
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17
Mar
2019
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14
Mar
2019
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2019
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2019
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12
Mar
2019
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11
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2019
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08
Mar
2019
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06
Mar
2019
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