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Candidat à la tête du PS, Nicolas Mayer-Rossignol alerte sur un « vrai risque de scission du Parti socialiste »

« Le congrès doit être le moment pour trancher. » Samedi 17 décembre, Nicolas Mayer-Rossignol, maire socialiste de Rouen, a défendu dans un entretien au Point sa candidature à la direction du Parti socialiste. Opposé au secrétaire national du Parti socialiste sortant, Olivier Faure, partisan de l’alliance avec la France insoumise dans le cadre de la Nupes, Nicolas Mayer-Rossignol botte en touche quand on lui pose la question de l’alliance de gauche : « Je peux comprendre celles et ceux qui ont choisi la Nupes pour « sauver les meubles ». Finalement, cela n’a pas été une stratégie gagnante : la gauche a perdu » dit-il, avant de nuancer : « On ne va pas empêcher les députés de gauche de se parler entre eux dans l’intergroupe Nupes, ce serait absurde. »

Le PS est menacé de disparition

Pour le maire de Rouen, chef de file de la motion « Refondations », il faut refonder, justement, le parti à la rose, sinon la scission menace : « Beaucoup de militants nous le disent : « C’est le congrès de la dernière chance. » La situation n’est plus tenable à l’intérieur. Il y a un vrai risque de scission. » Nicolas Mayer-Rossignol alerte sur une potentielle disparition du PS, contre laquelle il souhaite se battre, et prévient : s’il a soutenu Olivier Faure en 2017, il veut lui demander des comptes cinq ans plus tard : « Il est normal qu’au bout de cinq ans nous fassions celui de la direction du parti. Le PS va-t-il mieux ? Non. A-t-on gagné des élections ? Non. » S’il pense pouvoir mettre Olivier Faure en minorité, Nicolas Mayer-Rossignol avertit que quoi qu’il arrive à la fin de ce scrutin interne, il ne quittera pas le Parti socialiste. Et ajoute : « Je suis socialiste, je resterai socialiste. »

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Author: Valeurs Actuelles