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Affaire Lola : Dahbia B. ne souffre “d’aucun trouble psychique”, ouvrant la voie à un procès

Une expertise psychiatrique a été rendue au sujet de Dahbia B., la meurtrière présumée de Lola, dont le corps a été retrouvé dans une malle le 17 octobre à Paris. Après avoir consulté les auditions en garde à vue, et s’être entretenu avec elle à trois reprises à la maison d’arrêt de Fresnes, un médecin a donc remis son rapport le 28 novembre au juge d’instruction en charge de l’affaire. Comme le rapporte Le Parisien ce vendredi 9 décembre, l’expert indique que Dahbia B. ne souffre « d’aucun trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli ou altéré son discernement ». De quoi ouvrir la voie à un possible procès pour cette Algérienne, qui était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire (OQTF) au moment du drame.

Une personnalité dangereuse et manipulatrice

Toutefois, le praticien prévient que Dahbia B. a bel et bien montré des signes de « trouble grave et complexe de sa personnalité ». « Sur le plan social, sa dangerosité doit retenir toute l’attention, le risque de violence étant évalué comme étant très élevé », fait savoir l’expert dans son rapport relayé par Le Parisien.

Il a également décrit la forte personnalité de la jeune femme de 24 ans qui présente « un haut potentiel narcissique psychopathique », en l’occurrence une « surestime de soi ». Elle aurait aussi tendance à manipuler son entourage et à tenter de « disséminer le trouble et la confusion chez son interlocuteur ». Elle serait dans « un rapport de domination » avec les autres personnes : « L’autre devient sa proie, un moyen de jouissance sur lequel elle pose son emprise. » Dahbia B. aurait aussi une tendance au « mensonge pathologique » et à une « absence d’empathie et de culpabilité ». 

Des allégations peu concordantes

Après avoir avoué les faits en garde à vue, Dahbia B. était finalement revenue sur ses propos assurant qu’un fantôme avait tué Lola. La suspecte assure encore avoir été droguée, séquestrée et violée par un homme qui l’aurait forcée à transporter le corps dans la malle. Dahbia B. n’a pas hésité à accuser Rachid, l’homme qui l’avait conduite chez lui avant de lui commander un chauffeur Uber pour qu’elle puisse retourner dans le XIXe arrondissement de la capitale. Selon elle, c’est lui qui aurait tout organisé, relate Le Parisien. L’auteur du rapport n’écarte pas que Dahbia B. ait subi « un traumatisme ancien de nature sexuel qui serait enfoui dans (son) inconscient ». Il a terminé : « Les questionnements devront se centrer sur le féminin, l’enfance et la notion de souillure au cœur de son intimité… »

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Author: Valeurs Actuelles