Call Ways ® presse magazine

ALERTE INFO

mercredi 29 juin 2016 - 07:30

Comment le CEA va empêcher le dopage mécanique sur le Tour de France

Le Commissariat de l’énergie atomique (CEA) a mis au point une caméra thermique pour lutter contre le dopage technologique durant le Tour de France. Avec cet outil, les dirigeants du tour pourront détecter un moteur caché à l’intérieur des vélos. Un premier test grandeur nature a eu lieu lors des championnats de France de cyclisme […]

Au Bourget, le nucléaire surfe sur la vague de la COP21

mercredi 29 juin 2016 - 07:15

Le nucléaire, allié du climat. Une affirmation qui fait grincer des dents chez certains écologistes. Mais au Bourget du nucléaire, c’est un argument qui explique la forte croissance de cette énergie dans le mond…

Un mois après Istanbul, l’ONU appelle à améliorer la protection des civils

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

Au troisième et dernier jour d’un débat au Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) consacré aux affaires humanitaires, le Secrétaire général adjoint de l’ONU sur ces questions, Stephen O’Brien, a appelé mercredi l’ONU et la communauté internationale à améliorer la collecte, l’analyse et la présentation des données concernant les violations du droit international humanitaire.

L’ONU finalise la composition d’un groupe de travail pour améliorer la réponse mondiale aux crises sanitaires

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé mercredi avoir finalisé la nomination des membres du Groupe de travail qu’il avait créé plus tôt ce mois-ci, dans le but de coordonner les efforts d’amélioration de la réponse mondiale aux futures crises sanitaires.

Haïti : l’ONU et ses partenaires demandent aux parlementaires de mettre fin à l’incertitude politique

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

L’ONU et ses partenaires en Haïti ont exhorté mercredi les parlementaires haïtiens à mettre fin à l’incertitude politique que connaît le pays et à garantir la poursuite du processus électoral entamé en 2015.

Syrie : l’Envoyé spécial de l’ONU n’a pas encore fixé de date pour une reprise des pourparlers en juillet

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

A l’issue de consultations à huis-clos avec le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, a indiqué qu’il n’avait pas fixé de date pour une reprise des pourparlers de paix entre Syriens car il voulait s’assurer d’abord que ces discussions aient une chance de déboucher sur des résultats concrets.

Burundi : les arrestations arbitraires et la torture continuent, selon l’ONU

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré jeudi que les arrestations et détentions arbitraires, ainsi que la torture, continuaient au Burundi.

Golan : le Conseil de sécurité proroge le mandat de la FNUOD pour six mois

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé mercredi de renouveler pour une période de six mois, soit jusqu’au 31 décembre 2016, le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) sur le plateau du Golan.

Centrafrique : le Conseil de sécurité condamne le meurtre d’un Casque bleu à Bangui

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

Le Conseil de sécurité de l’ONU a vivement condamné mardi soir le meurtre d’un Casque bleu de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), survenu le 24 juin à Bangui.

Darfour : en l’absence de progrès notables, le Conseil de sécurité proroge le mandat de la MINUAD

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mercredi une résolution par laquelle il proroge le mandat de l’Opération de l’Union africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD) jusqu’au 30 juin 2017 et maintient le niveau de ses effectifs militaires et de police.

Mali : le Conseil de sécurité décide de faire passer l’effectif de la MINUSMA à plus de 15.000 Casques bleus

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mercredi une résolution par laquelle il proroge le mandat de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) jusqu’au 30 juin 2017 et augmente l’effectif de la Mission pour le faire passer à plus de 15.000 Casques bleus.

L’UNESCO condamne les meurtres de deux journalistes au Guatemala

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a demandé mercredi l’ouverture d’une enquête sur les meurtres de deux journalistes au Guatemala, Álvaro Alfredo Aceituno López et Diego Salomón Esteban Gaspar.

Soudan du Sud : l’insécurité alimentaire a atteint un niveau sans précédent, selon des agences de l’ONU

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

Au Soudan du Sud, près de 4,8 millions de personnes, soit plus du tiers de la population, seront confrontées à de graves pénuries alimentaires au cours des prochains mois alors que le risque de catastrophe alimentaire continue de menacer certaines parties du pays, ont mis en garde mercredi trois agences de l’ONU.

[En vidéo] Brexit : une triple erreur historique

mercredi 29 juin 2016 - 07:00

Le brexit est un échec de l’Europe au moins autant que du Royaume Uni. Cette sortie porteuse de tant de risques, dont une menace létale sur l’Union européenne, cette sortie qui provoque déjà tant de regret…

Plâtre au Maroc : Saint-Gobain et Lafarge passent à la phase active

mercredi 29 juin 2016 - 06:00

La fusion dans l’activité plâtre au Maroc entre Saint Gobain et Lafarge est désormais officialisée suite à l’obtention de l’accord du Chef de gouvernement autorisant la fusion des activités des deux sociétés. Le partenariat avait été déjà signé à Safi au sud du Maroc à la fin de […]

Hackathon Matmut : Comment simplifier la vie du jeune conducteur dans ses débuts ?

mercredi 29 juin 2016 - 01:55

Le Hackathon Matmut s’est achevé ce dimanche 26 juin 2016, dans une ambiance joyeuse, après 24 heures lors desquelles les 90 participants ont planché sur le thème « Comment la Matmut peut devenir une référence du numérique vis-à-vis des jeunes conducteurs ».
Ci-joint la photo de l’équipe vainqueur, la « Jugaad Team », récompensée pour son […]

Le SNSPP-PATS-FO claque la porte de la CNSIS !

mercredi 29 juin 2016 - 01:00

Le SNSPP-PATS-FO claque la porte de la CNSIS !

Face à l’immobilisme et au mépris du président de la CNSIS suite à nos propositions, le SNSPP-PATS-FO a décidé de ne plus y sièger tant que nous ne serons pas entendus. Ci-dessous, la déclaration liminaire lue ce jour.


Télécharger le communiqué au format pdf Le SNSPP-PATS-FO claque la porte de la CNSIS ! Le SNSPP-PATS-FO claque la porte de la CNSIS !

Protection des poissons coralliens : les réserves marines à la traîne

mercredi 29 juin 2016 - 01:00

Une étude internationale, conduite par des chercheurs de l’IRD, de l’Université de Montpellier, de l’Université de la Nouvelle-Calédonie et de l’Université d’Hawaii, a évalué pour la première fois l’impact de l’homme sur les poissons de récifs coralliens en Nouvelle-Calédonie. Elle révèle que la biomasse et la biodiversité des communautés de poissons sont maximales dans les récifs isolés, situés à plus de 20 heures de trajet de Nouméa. Ce nouveau référentiel, qui ouvre de nouvelles perspectives pour évaluer l’état des récifs coralliens et l’efficacité des mesures de protection, montre que les Aires marines protégées (AMP) ont un effet partiel sur les communautés de poissons. Ces résultats sont publiés le 29 juin 2016 dans . Ce travail a été réalisé par un consortium incluant des chercheurs des laboratoires MARBEC, ENTROPIE et LIVE, avec le soutien du CNRS

Faut-il s’emballer pour le vrac ?

mercredi 29 juin 2016 - 00:00

Le concept de la vente au détail prend de l’ampleur et provoque un véritable attrait chez les consommateurs français qui cherchent à maîtriser leur budget. S’il s’inscrit dans une tendance éc…

Notre JU 52 et le largage de parachutistes

mardi 28 juin 2016 - 20:21

Le meeting de Meaux organisé les 21 et 22 mai 2016 a été l’occasion pour l’AJBS de proposer son JU 52 (tante Ju !!) pour le largage de parachutistes. La capacité d’emport du Junkers est de 10 paras équipés comme …
Cet article
Notre JU 52 et le largage de parachutistes est un article relayé par Call Ways® presse en faveur de AJBS.

Déplacement à l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie nationale de Melun

mardi 28 juin 2016 - 19:51

Manuel VALLS, Premier ministre, se rendra à Melun (Seine-et- Marne) en présence de Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur, de fin de scolarité de la promotion Lieutenant Jamet à l’occasion de la cérémonie et de baptême de la 122e promotion École des officiers de la Gendarmerie nationale Jeudi 30 juin 2016
Le Premier ministre présidera la cérémonie de fin de scolarité de la promotion […]

Le Plan France très haut débit accélère

mardi 28 juin 2016 - 19:10

Lors de la troisième Conférence du Plan France très haut débit qui se tenait à Bercy le 28 juin 2016, Emmanuel Macron et Axelle Lemaire ont confirmé l’accélération du déploiement de réseaux fixes à très haut débit pour les particuliers comme pour les professionnels et les collectivités, ainsi que l’amélioration de la couverture des territoires ruraux en téléphonie mobile. Par ailleurs, une convention va permettre de former 40 000 personnes aux réseaux pour répondre aux besoins croissants des industriels.

Foie gras : la filière s’organise pour répondre aux attentes du marché

mardi 28 juin 2016 - 19:10

Amputée de 25% de sa production, la filière du foie gras s’organise pour répondre aux attentes du marché. Après le retour des palmipèdes dans les élevages depuis le 16 mai 2016, les unités…

Martine Pinville a échangé avec les acteurs locaux du tourisme et du commerce en Ardèche

mardi 28 juin 2016 - 18:31

Martine Pinville s’est rendue en Ardèche le 24 juin, afin de remettre le label Qualité tourisme aux « bistrots de pays » de l’Ardèche et d’échanger avec les acteurs locaux du commerce. La secrétaire d’Etat a également visité la pépinière de métiers d’art « Pépit’art », à Privas.

Point S, en un an de présence en Amérique du Nord, compte déjà près de 300 centres

mardi 28 juin 2016 - 18:11

Un an après avoir fait son entrée aux Etats-Unis et au Canada, le groupe Point S annonce déjà disposer de près de 300 centres en Amérique du Nord. Lire l’article

Parts de marché à P6 : Leclerc et Lidl progressent beaucoup plus vite que la concurrence

mardi 28 juin 2016 - 17:50

Le duo Leclerc / Lidl continue de faire cavalier seul en matière de gains de part de marché. Sur la période P6 (du 16 mai au 12 juin), marquée par un recul important des dépenses, les deux enseignes gagnent chacune …

[Infographie] Les ingénieurs ne se contentent plus d’être salariés

mardi 28 juin 2016 - 17:49

De plus en plus d’ingénieurs ne sont pas (que) salariés, mais (aussi) chefs d’entreprise, auto-entrepreneurs, indépendants, montre l’enquête 2016 d’Ingénieurs et scientifiques de France (IESF). Gérard Duwat, président de l’Observatoire des ingénieurs d’IESF, explique pourquoi. L’Usine Nouvelle […]

Ségolène Royal signe la charte des Agriculteurs Méthaniseurs de France : la méthanisation, une priorité de la Transition énergétique pour la Croissance verte

mardi 28 juin 2016 - 17:13

A l’occasion de l’Assemblée générale de l’Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France (AAMF) au ministère de l’Environnement, Ségolène Royal, rappelle que la méthanisation est une priorité dans la transition énergétique pour la Croissance verte, comme l’illustre l’appel à projets « 1 500 méthaniseurs en trois ans » que la Ministre a lancé fin 2014. Ségolène Royal a rappelé les objectifs ambitieux en matière de biogaz fixés par l’arrêté du 24 avril 2016 relatif au développement des énergies (…)


Biogaz

Danone négocie pour entrer au capital de Michel et Augustin

mardi 28 juin 2016 - 17:00

La multinationale française entre, ce mardi 28 juin 2016, en «négociations exclusives» en vue d’une participation minoritaire au capital de la PME française Michel et Augustin. Les deux fondateurs restent au cap…

Entretiens avec les partenaires sociaux

mardi 28 juin 2016 - 16:56

Manuel Valls, Premier ministre, recevra les partenaires sociaux, à l’Hôtel de Matignon, en présence de Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Mercredi 29 juin 2016
16h15 : Philippe Louis, Président de la CFTC
17h00 : Laurent Berger, Secrétaire général de la CFDT
17h45 : Philippe Martinez, Secrétaire général de […]

« En 2016, nous sommes passés mobile first », Jérémie Cohen, patron web d’Auchan

mardi 28 juin 2016 - 16:28

Jérémie Cohen, responsable web et mobile chez Auchan Drive, explique comment le distributeur s’est emparé du mobile pour, notamment, doper les ventes du drive, à l’occasion de la conférence de l’Ad…

A Annecy, incertitude sur le devenir d’Aptar après l’incendie

mardi 28 juin 2016 - 16:24

Un important incendie a totalement détruit dans la nuit du 24 au 25 juin l’une des unités de production d’Aptar à Annecy (Haute-Savoie) spécialisée dans le traitement de surface de l’aluminium, destiné en particulier aux emballages pour l’industrie cosmétique. L’usine emploie 265 salariés et intérimaires. […]

Un entrepôt de Bluestar Silicones partiellement détruit par un incendie près de Lyon

mardi 28 juin 2016 - 16:19

L’incendie qui s’est déclaré le 28 juin en fin de matinée à l’usine Bluestar Silicones de Saint-Fons, près de Lyon (Rhône), est maîtrisé. Il s’était déclench&ea…

Plus de la moitié des commandes Amazon passées depuis les boutons connectés Dash

mardi 28 juin 2016 - 16:12

Sur les produits les plus populaires commercialisés par la plateforme du e-marchand, les boutons Dash représentent plus de la moitié des commandes réalisées. Lire l’article

Vous êtes malade ? Vos collègues préfèrent que vous restiez chez vous !

mardi 28 juin 2016 - 16:11

Aller au travail avec 40°C de fièvre, courageux ? Plutôt contagieux. Et pour vos collègues c’est une mauvaise idée. C’est la conclusion d’un sondage sur le rapport entre la santé et le travail, publié par la plate-forme Qapa.fr. En grande majorité, vos collègues de travail préfèrent que vous restiez chez vous […]

Fairphone, ou la longue route vers des smartphones plus équitables

mardi 28 juin 2016 - 15:47

Fairphone, c’est l’histoire d’une campagne de sensibilisation d’ONG devenue un smartphone, dont les concepteurs découvrent année après année la complexité de la chaîne d’approvisionnement. Fin juin, ils ont réussi à certifier la provenance du tungstène de leurs vibreurs, complétant ainsi la […]

Un nouvel accident mortel fait un peu plus sombrer le cours de Bourse de Takata

mardi 28 juin 2016 - 15:41

Un airbag de l’équipementier japonais est de nouveau mis en cause dans un accident mortel survenu en Malaisie, ce qui a fait plonger son action de plus de 8% ce mardi matin à la Bourse de Tokyo. L’action de l’équipementier japonais Takata continue de s’effondrer. Son cours de Bourse a encore reculé de 8% ce mardi matin à la Bourse de Tokyo suite […]

La Chine se dote d’une nouvelle fusée, la Long March 7, et vise Mars à l’horizon 2020

mardi 28 juin 2016 - 15:39

L’agence spatiale chinoise vient de réussir le lancement inaugural de sa nouvelle fusée, la Long March 7. Cette première étape est l’une des plus importantes pour la Chine dans le domaine spatiale. Le CNSA veut même atteindre Mars d’ici 2020. Une étape cruciale vient d’être franchie par l’agence spatiale chinoise. Le 25 juin, […]

Plastic Omnium développe un nouveau système de dépollution plus efficace pour les moteurs diesel

mardi 28 juin 2016 - 15:37

Les systèmes SCR (Selective catalyst reduction) à base d’urée sont à ce jour les dispositifs les plus efficaces pour la dépollution des véhicules diesel. Mais Plastic Omnium prépare déjà leur remplaçant : le Dinox Solid, un système de cartouches solides qui libèrent du gaz ammoniac directement dans le […]

Le groupe Triskalia investit 60 millions d’euros dans ses différents outils industriels

mardi 28 juin 2016 - 15:26

Le groupe coopératif Triskalia dont le siège social est situé à Landerneau (Finistère) annonce une enveloppe d’investissements pour 2016 de 60 millions d’euros principalement pour renforcer ses usines de production de légumes et de transformation de volailles. Le groupe coopératif Triskalia basé à Landerneau (Finistère) […]

Airbus Group inaugure son nouveau siège mondial à Blagnac

mardi 28 juin 2016 - 15:20

Tom Enders, le président d’Airbus Group, vient d’inaugurer le nouveau siège mondial du groupe européen à Blagnac (Haute-Garonne). Un investissement de 100 millions d’euros pour un campus ultra-connecté conçu pour accueillir 1 500 personnes. Après deux ans de chantier, le nouveau siège mondial d’Airbus Group vient […]

Le Royaume-Uni, partenaire indispensable d’Airbus, selon Tom Enders

mardi 28 juin 2016 - 15:17

Le Royaume-Uni reste un « partenaire intégral » d’Airbus malgré la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, a déclaré mardi Tom Enders, président exécutif d’Airbus Group. « Le Royaume-Uni reste dans la famille tant qu’il reste compétitif », a-t-il dit lors de l’inauguration du nouveau […]

Discours du Premier ministre à l’Assemblée nationale – Débat sur les suites du référendum britannique

mardi 28 juin 2016 - 15:06

Monsieur le président,
Mesdames et messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les députés,

Le choc est considérable et – chacun le comprend bien – historique. Pour la première fois depuis le début de la construction européenne, un peuple, le peuple britannique, a décidé de quitter l’Union.

On croit d’ailleurs toujours les choses acquises… que ce qui a été fait ne peut être défait…

Et combien de fois avons-nous entendu parler de l’irréversibilité de la construction européenne !

C’était sans compter sur l’histoire. Elle s’invite quand elle veut. Et surtout quand les peuples le décident : quand les peuples rappellent à tous ceux qui leur disent : « vous n’avez pas le choix », « il n’y a pas de plan B », que eux seuls sont souverains.
Les Britanniques se sont exprimés. Il faut respecter ce choix démocratique. Il s’impose à nous tous.

Dès lors, l’alternative est simple : soit on fait comme toujours, en évitant l’évidence, en essayant simplement de colmater les brèches, avec des petits arrangements ; soit nous prenons enfin notre courage à deux mains, nous allons au fond des choses, nous faisons de ce choc un électrochoc, et une opportunité !
Car l’erreur historique serait de croire que ce référendum ne regarde que les Britanniques. Non ! C’est de l’avenir de chacun des peuples de l’Union qu’il s’agit. Donc aussi, et avant tout, pour ce qui nous concerne, de celui du peuple français. C’est pourquoi le Gouvernement a souhaité venir s’exprimer devant vous, en plein accord, et à votre demande, monsieur le président de l’Assemblée nationale.
Parce que je crois profondément à l’Europe, par mes racines, mes origines et mes convictions, je refuse que ce grand dessein dérive. Je refuse qu’il chavire et sombre, entraîné par le poids grandissant des populismes. Je refuse que nous cédions au fatalisme, au pessimisme. Et je refuse que nous subissions.

Pour cela, chacun – et j’y prends ma part – doit réinterroger ses certitudes et se remettre en question.

Je sais bien que certains diront que le résultat de ce référendum n’est pas surprenant. Après tout, le Royaume-Uni a toujours eu une relation « particulière » à l’Europe. Un pied dedans, un pied dehors, comme on a coutume de dire.

Cette analyse serait fatale. Le vote de jeudi dernier révèle quelque chose de beaucoup plus profond.
L’heure n’est plus à la prudence diplomatique. Il faut – permettez-moi l’expression – crever l’abcès.

Ce vote montre, d’une certaine manière, le malaise des peuples.

Ils doutent, depuis longtemps, de l’Europe.

Ils ne comprennent pas ce qu’elle fait ; ils ne voient pas ce qu’elle leur apporte. Et pour eux, l’Europe est envahissante sur l’accessoire et absente sur l’essentiel.

Pire, ils ont le sentiment qu’elle impose ses choix et joue systématiquement contre leurs intérêts.

Le slogan des pro-Brexit, « reprendre le pouvoir », dit très clairement les choses, et on ne peut pas l’ignorer.
L’Europe se fera avec les peuples. Sinon elle se disloquera.

Une fois ce constat posé, que faut-il faire ?

Ma conviction, c’est que cette crise, comme toutes les crises, est l’occasion d’une grande transformation.

Comme au cours de ces dernières années, chaque fois que l’essentiel est en jeu sur l’Europe, la France se doit de répondre présente.
C’était vrai il y a un an, lorsqu’il a fallu sauver la Grèce et convaincre nos partenaires qu’elle devait rester dans la zone euro. Je n’oublie pas que certains voulaient sceller le destin de ce grand pays d’un revers de main. Certains voulaient faire sortir un pays membre de la zone euro, oubliant le principe même de solidarité. La suite des événements leur a donné tort. Et même si tout n’est pas réglé, ce pays aujourd’hui se porte mieux et en est reconnaissant à la France. Sauver la Grèce, c’était déjà sauver l’Europe !

Il y a un an, la France, par la voix du chef de l’État, était dans son rôle. Et elle le sera une nouvelle fois aujourd’hui.

Parce que nous sommes la France, un pays respecté, écouté et attendu !

Parce que nous sommes un pays fondateur !

Parce qu’avec l’Allemagne, conscients de nos responsabilités, nous voulons défendre et réinventer l’Europe, notre horizon commun. Le président de la République l’a rappelé hier soir, avec la Chancelière allemande et le président du Conseil italien.

Parce que nous savons que c’est l’Union qui nous renforce, et la désunion qui nous affaiblit.
Je mets d’ailleurs en garde ceux qui croient qu’on renforcera notre souveraineté nationale en tirant un trait sur l’Europe ; ceux qui pensent qu’on s’en sortira mieux dans la mondialisation, qu’on traitera mieux la crise migratoire, qu’on combattra mieux le terrorisme en agissant seuls, en se privant d’appuis, dans le seul cadre de nos frontières nationales. Rien n’est plus faux.
Mais être européen, aujourd’hui et demain, c’est respecter le choix des peuples.
C’est vouloir peser sur le cours des choses.
Chacun se rappelle ces mots de François MITTERRAND : « La France est notre patrie, l’Europe notre avenir. »

Et être européen, ce n’est pas trahir la France ! C’est au contraire l’aimer et la protéger.

Depuis plusieurs jours, le président François HOLLANDE est à l’initiative. Il a d’abord souhaité rencontrer les présidents des deux assemblées, puis les chefs de partis ; s’est ensuite entretenu avec les présidents du Conseil européen et du Parlement européen. Il s’est entretenu avec la Chancelière allemande, le président du Conseil italien, et nombre de ses homologues.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc AYRAULT, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Harlem DÉSIR, le ministre des Finances, Michel SAPIN, multiplient les contacts.

Le chef de l’État sera, aujourd’hui et demain, au Conseil européen. Il y tiendra un discours de fermeté vis-à-vis des Britanniques. Non pas que nous voudrions les punir ! Ce serait absurde, car le Royaume-Uni est et restera un grand pays ami à qui nous devons tant. Dans trois jours, nous célébrerons ensemble le centenaire de la Bataille de la Somme. Et bien sûr, nous continuerons de coopérer, en particulier en matière de défense, de gestion migratoire, ou sur le plan économique.

Mais l’Europe a besoin de clarté. Soit on sort, soit on reste dans l’Union !

Je comprends que le Royaume-Uni veuille défendre ses intérêts, mais l’Europe doit aussi se battre pour les siens. Depuis janvier 2013, l’Europe est suspendue à la décision britannique. Nous avons fait preuve de patience et de compréhension. Dorénavant, l’entre-deux, l’ambiguïté ne sont plus possibles, parce que nous avons besoin de stabilité, et pas seulement pour les marchés financiers. Ce n’est pas le Parti conservateur britannique qui doit imposer son agenda.

Soyons clairs : comme le Parlement européen l’a demandé ce matin, le Royaume-Uni doit activer le plus tôt possible la clause de retrait de l’Union européenne, prévue dans le Traité de Lisbonne, pour « éviter à chacun une incertitude qui serait préjudiciable et protéger l’intégrité de l’Union ». Il n’y a pas de temps à perdre. Il n’y aura pas de négociation tant que l’article 50 ne sera pas déclenché. Et si les Britanniques veulent garder un accès au marché unique, il faudra alors qu’ils respectent l’intégralité des règles.

La France, oui, tiendra un langage de fermeté. Mais elle tiendra – elle doit tenir, nous devons tenir – un langage de vérité : il faut inventer une nouvelle Europe.
Inventer, c’est-à-dire passer à une nouvelle grande étape.

Il y a eu la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, puis, pendant la guerre froide, la consolidation et l’élargissement. Nous avons accueilli de jeunes démocraties : la Grèce, l’Espagne, le Portugal.

Après la chute du mur de Berlin, nous avons œuvré à la réunification du continent.

Les acquis historiques de la construction européenne, à laquelle la France a toujours pris une part essentielle, sont irremplaçables. Et la France est garante du maintien de ces acquis.

Malgré la paix, malgré les formidables échanges économiques et culturels, malgré la création d’une monnaie unique à laquelle les Français sont attachés, malgré Airbus, Ariane ou Erasmus, malgré tout cela, une fracture s’est ouverte. Et elle n’a cessé de grandir.

Cette fracture a des causes profondes, et ce n’est pas uniquement une question de normes tatillonnes … C’est aussi une question de souveraineté démocratique et d’identité.

D’identité, car les peuples ont l’impression que l’Europe veut diluer ce qu’ils sont, et ce que des siècles d’histoire ont façonné. Or une Europe qui nierait les nations – et Philippe SEGUIN l’avait prédit avec une grande lucidité – ferait simplement le lit des nationalismes. Ce modèle au-dessus des Nations, niant les particularités de chacun, serait un échec, et certains ont laissé croire qu’il était le seul possible.
Question d’identité. Question aussi de souveraineté et de démocratie.

Nous avons cru pouvoir agrandir, élargir, à marche forcée ; que les « non » seraient oubliés grâce à « plus d’Europe » ; que les référendums pouvaient être contournés ; que le rejet croissant de l’Europe se « soignait » uniquement par de la « pédagogie ». Et, avouons-le, depuis 2005, nous avons évité les vrais débats. Nous avons laissé les populismes proférer leurs mensonges et installer l’idée que « construction européenne » et « souveraineté nationale » étaient incompatibles.
Nous devons donc reprendre la main. Retrouver les sources de l’adhésion au projet européen. Et surtout réinventer les causes de l’adhésion. En répondant à ces questions :

Pourquoi sommes-nous européens ?

Et quel est notre projet collectif ?

Quel intérêt avons-nous à être ensemble ? Pour défendre quelles valeurs ?

L’Europe, mesdames et messieurs les députés – et je crois que nous partageons cette conviction –, c’est une culture. C’est une histoire commune. C’est la démocratie. C’est le continent de la conquête des libertés. Ce sont des valeurs partagées : l’égalité entre les femmes et les hommes, une exigence quant à la dignité de la personne. C’est l’aspiration à l’universalité, à la défense de la nature et de la planète.

En un mot, l’Europe, c’est une civilisation, une identité multiséculaire, qui a des racines profondes, philosophiques, spirituelles, religieuses. Et cette identité n’est pas monolithique, elle est diverse.
Chacun de nos pays a ses propres caractéristiques. Seule une Union peut les protéger face à la concurrence des pays-continents.

L’Europe, c’est notre interface avec le monde. Elle doit être une protection quand nous en avons besoin. Elle doit aussi démultiplier nos forces, nous permettre de peser plus que si nous étions seuls. Tout cela, c’est le sens des initiatives que la France entend porter.

D’abord, en mettant les enjeux de sécurité au cœur de l’Union. La menace terroriste, la crise migratoire, mettent l’espace Schengen à l’épreuve, et nous devons en reprendre le contrôle.
Dans un monde dangereux, instable, chaotique parfois, si l’Europe ne protège pas, elle n’est rien.

Grâce à la France, beaucoup a déjà été fait : PNR européen, encadrement de la circulation des armes. Il faut aller plus loin et vraiment maîtriser nos frontières extérieures. Pas en sortant de Schengen, mais en le réformant profondément, en agissant pour que les règles régissant cet espace soient d’abord appliquées fermement.

Oui, l’Europe a des frontières. Une frontière, ce n’est pas seulement une réalité matérielle, géographique, historique. C’est aussi une réalité symbolique, qui nous définit, qui dit ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas, qui dit où l’Europe commence et où elle s’arrête. Et l’Europe, ce n’est pas un ensemble indéfini, ouvert aux quatre vents.

L’Europe doit également assumer un effort de défense digne de ce nom et être capable d’intervenir à l’extérieur, comme le fait la France, parfois seule. Et ce d’autant plus que les États-Unis se désengagent de plus en plus. Il ne faut plus hésiter.

C’est d’abord cela que la France entend porter auprès de ses partenaires. L’Europe de demain doit être protectrice.

Et puis l’Europe doit mieux s’imposer – et sans doute le mot est-il faible – en protégeant l’intérêt des Européens.

Cessons, là aussi, la naïveté ! Les États tiers, comme la Chine, l’Inde ou les Etats-Unis, défendent becs et ongles leurs intérêts partout dans le monde. Et nous, nous ne le ferions pas ?

Changeons d’état d’esprit ! Dans tous les domaines : économique, industriel, financier, commercial, agricole avec notamment la filière laitière, mais aussi culturel, environnemental et social. L’Europe ne doit plus être perçue comme le cheval de Troie – pour ne pas dire le dindon de la farce – de la mondialisation. Elle doit protéger ses intérêts, ses travailleurs, ses entreprises. Et je pense notamment – puisque c’est dans l’actualité – au secteur de l’acier, qui représente des milliers d’emplois en France !
Nous devons faire preuve de la même fermeté dans la négociation du Traité transatlantique – du TAFTA. Il faut dire les choses : ce texte, qui ne fait droit à aucune de nos demandes, que ce soit sur l’accès aux marchés publics ou sur les indications géographiques, n’est pas acceptable. Nous ne pouvons pas ouvrir plus grand les portes de notre marché aux entreprises américaines, alors qu’elles continuent à barrer l’accès aux nôtres.

L’Europe, ce sont 8 % – seulement 8 % – de la population mondiale ; mais c’est bien sûr une force économique et commerciale. Pour conserver son rang, faire entendre sa voix, peser face aux grands ensembles, bâtir une relation forte, stratégique avec l’Afrique, ce continent d’avenir, défendre son exception culturelle, elle doit s’affirmer comme la puissance qu’elle est. Et en s’en donnant d’abord tous les moyens.

L’Europe – le président de la République l’a dit en des termes très forts dès vendredi – doit être une puissance qui décide souverainement de son destin.

Pour cela, elle doit investir massivement pour la croissance et pour l’emploi, bâtir une stratégie industrielle dans les nouvelles technologies, la révolution numérique et la transition énergétique. Le Plan JUNCKER est d’ores et déjà un succès. Rien qu’en France, il a permis de financer 14,5 milliards d’euros de projets. Il faut aller plus loin, plus vite, doubler ce Plan JUNCKER, démultiplier les investissements pour soutenir la croissance – et vite, car il y a urgence.

Il faut encore poursuivre l’harmonisation fiscale et sociale – et par le haut ! – pour donner à nos économies des règles et à nos concitoyens des garanties. Certains disent que c’est impossible … Mais enfin ! Ce que nous avons réussi pour le secret bancaire, pour un socle commun des droits sociaux, nous pouvons aussi le faire contre toutes les formes de dumping qui rongent le projet européen de l’intérieur. Avec la mise en place d’un salaire minimum ! Avec la lutte contre la fraude au détachement des travailleurs !

Cette fraude – pour ne prendre que cet exemple –, c’est s’asseoir sur les règles les plus fondamentales des droits des salariés : rémunération, temps de travail, hébergement. Et l’Europe resterait impuissante ? Non ! Si on ne le fait pas, c’est un des piliers du traité de Rome – la libre circulation des travailleurs – qui serait balayé. C’est pourquoi il faut modifier en profondeur la directive de 1996. La Commission l’a proposé. A nous de l’adopter – mais vous en connaissez aussi les obstacles –, sinon nous devrons prendre nos responsabilités.

Enfin, nous devrons renforcer la zone euro et sa gouvernance démocratique. Dès mon discours de politique générale, en avril 2014, j’avais demandé une Banque centrale européenne plus active. Beaucoup a été fait, et le plus souvent à notre initiative : la zone euro est plus puissante et résistante qu’en 2008. Mais il doit y avoir plus de convergence entre les États membres et plus de légitimité dans les décisions prises. C’est pourquoi il faut à la fois un budget et un Parlement de la zone euro.
Il faut donc réinventer l’Europe. Mais il faut aussi une nouvelle manière de faire l’Europe.

En donnant le sentiment d’intervenir partout, tout le temps, l’Europe s’est affaiblie. L’Europe doit être offensive là où son efficacité est utile. Mais elle doit savoir s’effacer quand les compétences doivent rester au plan national, voire régional. Le président JUNCKER en est convaincu, mais cette nouvelle philosophie est loin d’avoir pénétré tous les esprits, à Bruxelles ou ailleurs.

Il est grand temps de dépasser les oppositions stériles. L’Europe, ce n’est pas la fin des États, mais c’est l’exercice en commun des souverainetés nationales, lorsque c’est plus efficace, lorsque les peuples le choisissent. C’est, comme l’avait déjà dit Jacques DELORS, une fédération d’États-nations – et le rôle de la France, c’est d’entraîner les Nations.

Un exemple : si la France s’est battue pour une mise en œuvre rapide des gardes-frontières, c’est parce que nous savons que la souveraineté de notre pays, que la maîtrise opérationnelle de nos frontières doit commencer à Lesbos ou à Lampedusa.

Il faut aussi une Europe qui décide vite. Elle sait le faire, comme l’ont montré les négociations en un temps record du Plan JUNCKER. Et s’il faut mener à quelques-uns ce que les 27 ne sont pas prêts à faire, et bien faisons-le ! Sortons des dogmes. L’Europe, ce n’est pas l’uniformité. Il y a, je le disais, des différences.

Enfin, le débat démocratique européen doit impérativement gagner en qualité, en profondeur.

C’est aussi une leçon du scrutin britannique : à force de ne pas parler d’Europe, les populistes n’ont aucune difficulté à raconter n’importe quoi, à se tromper. Et je crois que les Britanniques s’en rendent compte aujourd’hui. C’est grave pour l’Europe et c’est fatal pour la démocratie.
L’Europe, ça ne peut pas être simplement les États qui rendent des comptes sur la gestion de leurs budgets. Il faut bien sûr des règles. La France les respecte. Mais attention à cette image d’une Europe punitive, acquise aux thèses ultralibérales et à l’austérité budgétaire. C’est cela aussi que nos concitoyens rejettent. Et ils ne comprendraient pas si le seul message de la Commission européenne dans les prochains jours était de sanctionner l’Espagne et le Portugal. C’est de cela dont nous ne voulons plus.

La Nation, c’est aussi sa représentation nationale. Elle doit avoir son mot à dire. Je souhaite donc que les instances européennes puissent rendre beaucoup plus compte de leur action devant les parlementaires nationaux. Et vous devez aussi vous saisir pleinement des instruments de contrôle que l’Europe met à votre disposition. Je salue la constitution, à l’initiative du président Claude BARTOLONE qui la présidera, d’une mission d’information sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le Gouvernement souhaite bien évidemment associer au maximum le Parlement à ces questions et se tient à la disposition de l’Assemblée nationale comme du Sénat.
Il faut un changement de culture : les affaires européennes sont des affaires intérieures !

Beaucoup de propositions sont aujourd’hui sur la table. Certains suggèrent une nouvelle convention, ou une commission, ou un travail avec des sages. Il faudra sans doute choisir une de ces voies.

D’autres n’ont que le mot de référendum à la bouche. Bien sûr qu’il faut donner la parole au peuple !

Mais soyons clairs, ne trompons pas les Français : un référendum ne peut pas être le moyen de se débarrasser d’un problème. Encore moins un moyen détourné de régler des problèmes de politique interne … On a vu ce que cela donne de jouer aux apprentis sorciers.

Je veux être encore plus clair. Par le référendum, le Front national ne poursuit au fond qu’un seul objectif, qui est désormais dévoilé : faire sortir la France de l’Union européenne, et donc de l’histoire. Quelle étrange ambition pour notre pays. Et quelle vision dévoyée du patriotisme !

Notre rôle de responsables politiques n’est pas de suivre, mais d’éclairer, de montrer le chemin, d’être à la hauteur. Oui, d’être à la hauteur. La question qui se pose à la France n’est pas de sortir de l’Union européenne, mais de refonder le projet européen. Et l’élection présidentielle sera aussi l’occasion de trancher ces débats.

Moi, je crois que dans ce moment, il faut inventer également des solutions nouvelles pour une co-construction avec les peuples, autour de projets et de propositions. Je pense à l’exemple de la COP21, qui a été intéressant.

Il faut savoir associer les citoyens de manière régulière. Les Parlements européens et nationaux ont bien sûr leur plein rôle à jouer. Prenons un exemple concret : les Parlements nationaux, et donc vous-mêmes, devront se prononcer sur le Traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. La Commission européenne doit l’entendre. Sur ces sujets, la décision de la Nation que vous représentez est incontournable. Et renforcer la Nation, c’est être tout simplement plus fort pour promouvoir et réinventer le projet européen.
Mesdames et messieurs les députés,

Il y a l’urgence, à laquelle l’Europe doit faire face dès aujourd’hui : c’est la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ; c’est la sécurité, avec la protection de nos frontières ; c’est bien sûr la croissance et le soutien à l’investissement.

Il y a aussi le temps long. Et il faut le dire : le processus de refondation de l’Europe prendra également du temps.

La suite de l’histoire n’est pas écrite, et l’Europe a le choix.

Soit elle refuse de changer profondément, et les peuples continueront de la fuir. L’Europe, alors, sortira de l’histoire.

Soit elle est prête à se réformer, à agir avec et pour les peuples, dans le respect de chacun et l’intérêt de tous. Alors, elle saura regagner le cœur des Européens.
Changer pour refonder, pour ouvrir à nos enfants un nouvel horizon, c’est la tâche qui est la nôtre. Ce doit être la tâche aussi du Parlement. Ce doit être la tâche des forces politiques de ce pays, dans l’unité et en prenant de la hauteur, en affrontant les vrais défis qui sont devant nous. Parce que nous le devons à la France, à son peuple profondément européen et aux nouvelles générations.

Tel est le choix qui se présente à nous. C’est notre responsabilité de savoir nous en saisir.
Discours du Premier ministre à l’Assemblée nationale Débat sur les suites du référendum britannique

Discours du Premier ministre à l’Assemblée nationale – Débat sur les suites du référendum britannique

mardi 28 juin 2016 - 15:06

Monsieur le président,
Mesdames et messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les députés,

Le choc est considérable et – chacun le comprend bien – historique. Pour la première fois depuis le début de la construction européenne, un peuple, le peuple britannique, a décidé de quitter l’Union.

On croit d’ailleurs toujours les choses acquises… que ce qui a été fait ne peut être défait…

Et combien de fois avons-nous entendu parler de l’irréversibilité de la construction européenne !

C’était sans compter sur l’histoire. Elle s’invite quand elle veut. Et surtout quand les peuples le décident : quand les peuples rappellent à tous ceux qui leur disent : « vous n’avez pas le choix », « il n’y a pas de plan B », que eux seuls sont souverains.
Les Britanniques se sont exprimés. Il faut respecter ce choix démocratique. Il s’impose à nous tous.

Dès lors, l’alternative est simple : soit on fait comme toujours, en évitant l’évidence, en essayant simplement de colmater les brèches, avec des petits arrangements ; soit nous prenons enfin notre courage à deux mains, nous allons au fond des choses, nous faisons de ce choc un électrochoc, et une opportunité !
Car l’erreur historique serait de croire que ce référendum ne regarde que les Britanniques. Non ! C’est de l’avenir de chacun des peuples de l’Union qu’il s’agit. Donc aussi, et avant tout, pour ce qui nous concerne, de celui du peuple français. C’est pourquoi le Gouvernement a souhaité venir s’exprimer devant vous, en plein accord, et à votre demande, monsieur le président de l’Assemblée nationale.
Parce que je crois profondément à l’Europe, par mes racines, mes origines et mes convictions, je refuse que ce grand dessein dérive. Je refuse qu’il chavire et sombre, entraîné par le poids grandissant des populismes. Je refuse que nous cédions au fatalisme, au pessimisme. Et je refuse que nous subissions.

Pour cela, chacun – et j’y prends ma part – doit réinterroger ses certitudes et se remettre en question.

Je sais bien que certains diront que le résultat de ce référendum n’est pas surprenant. Après tout, le Royaume-Uni a toujours eu une relation « particulière » à l’Europe. Un pied dedans, un pied dehors, comme on a coutume de dire.

Cette analyse serait fatale. Le vote de jeudi dernier révèle quelque chose de beaucoup plus profond.
L’heure n’est plus à la prudence diplomatique. Il faut – permettez-moi l’expression – crever l’abcès.

Ce vote montre, d’une certaine manière, le malaise des peuples.

Ils doutent, depuis longtemps, de l’Europe.

Ils ne comprennent pas ce qu’elle fait ; ils ne voient pas ce qu’elle leur apporte. Et pour eux, l’Europe est envahissante sur l’accessoire et absente sur l’essentiel.

Pire, ils ont le sentiment qu’elle impose ses choix et joue systématiquement contre leurs intérêts.

Le slogan des pro-Brexit, « reprendre le pouvoir », dit très clairement les choses, et on ne peut pas l’ignorer.
L’Europe se fera avec les peuples. Sinon elle se disloquera.

Une fois ce constat posé, que faut-il faire ?

Ma conviction, c’est que cette crise, comme toutes les crises, est l’occasion d’une grande transformation.

Comme au cours de ces dernières années, chaque fois que l’essentiel est en jeu sur l’Europe, la France se doit de répondre présente.
C’était vrai il y a un an, lorsqu’il a fallu sauver la Grèce et convaincre nos partenaires qu’elle devait rester dans la zone euro. Je n’oublie pas que certains voulaient sceller le destin de ce grand pays d’un revers de main. Certains voulaient faire sortir un pays membre de la zone euro, oubliant le principe même de solidarité. La suite des événements leur a donné tort. Et même si tout n’est pas réglé, ce pays aujourd’hui se porte mieux et en est reconnaissant à la France. Sauver la Grèce, c’était déjà sauver l’Europe !

Il y a un an, la France, par la voix du chef de l’État, était dans son rôle. Et elle le sera une nouvelle fois aujourd’hui.

Parce que nous sommes la France, un pays respecté, écouté et attendu !

Parce que nous sommes un pays fondateur !

Parce qu’avec l’Allemagne, conscients de nos responsabilités, nous voulons défendre et réinventer l’Europe, notre horizon commun. Le président de la République l’a rappelé hier soir, avec la Chancelière allemande et le président du Conseil italien.

Parce que nous savons que c’est l’Union qui nous renforce, et la désunion qui nous affaiblit.
Je mets d’ailleurs en garde ceux qui croient qu’on renforcera notre souveraineté nationale en tirant un trait sur l’Europe ; ceux qui pensent qu’on s’en sortira mieux dans la mondialisation, qu’on traitera mieux la crise migratoire, qu’on combattra mieux le terrorisme en agissant seuls, en se privant d’appuis, dans le seul cadre de nos frontières nationales. Rien n’est plus faux.
Mais être européen, aujourd’hui et demain, c’est respecter le choix des peuples.
C’est vouloir peser sur le cours des choses.
Chacun se rappelle ces mots de François MITTERRAND : « La France est notre patrie, l’Europe notre avenir. »

Et être européen, ce n’est pas trahir la France ! C’est au contraire l’aimer et la protéger.

Depuis plusieurs jours, le président François HOLLANDE est à l’initiative. Il a d’abord souhaité rencontrer les présidents des deux assemblées, puis les chefs de partis ; s’est ensuite entretenu avec les présidents du Conseil européen et du Parlement européen. Il s’est entretenu avec la Chancelière allemande, le président du Conseil italien, et nombre de ses homologues.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc AYRAULT, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Harlem DÉSIR, le ministre des Finances, Michel SAPIN, multiplient les contacts.

Le chef de l’État sera, aujourd’hui et demain, au Conseil européen. Il y tiendra un discours de fermeté vis-à-vis des Britanniques. Non pas que nous voudrions les punir ! Ce serait absurde, car le Royaume-Uni est et restera un grand pays ami à qui nous devons tant. Dans trois jours, nous célébrerons ensemble le centenaire de la Bataille de la Somme. Et bien sûr, nous continuerons de coopérer, en particulier en matière de défense, de gestion migratoire, ou sur le plan économique.

Mais l’Europe a besoin de clarté. Soit on sort, soit on reste dans l’Union !

Je comprends que le Royaume-Uni veuille défendre ses intérêts, mais l’Europe doit aussi se battre pour les siens. Depuis janvier 2013, l’Europe est suspendue à la décision britannique. Nous avons fait preuve de patience et de compréhension. Dorénavant, l’entre-deux, l’ambiguïté ne sont plus possibles, parce que nous avons besoin de stabilité, et pas seulement pour les marchés financiers. Ce n’est pas le Parti conservateur britannique qui doit imposer son agenda.

Soyons clairs : comme le Parlement européen l’a demandé ce matin, le Royaume-Uni doit activer le plus tôt possible la clause de retrait de l’Union européenne, prévue dans le Traité de Lisbonne, pour « éviter à chacun une incertitude qui serait préjudiciable et protéger l’intégrité de l’Union ». Il n’y a pas de temps à perdre. Il n’y aura pas de négociation tant que l’article 50 ne sera pas déclenché. Et si les Britanniques veulent garder un accès au marché unique, il faudra alors qu’ils respectent l’intégralité des règles.

La France, oui, tiendra un langage de fermeté. Mais elle tiendra – elle doit tenir, nous devons tenir – un langage de vérité : il faut inventer une nouvelle Europe.
Inventer, c’est-à-dire passer à une nouvelle grande étape.

Il y a eu la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, puis, pendant la guerre froide, la consolidation et l’élargissement. Nous avons accueilli de jeunes démocraties : la Grèce, l’Espagne, le Portugal.

Après la chute du mur de Berlin, nous avons œuvré à la réunification du continent.

Les acquis historiques de la construction européenne, à laquelle la France a toujours pris une part essentielle, sont irremplaçables. Et la France est garante du maintien de ces acquis.

Malgré la paix, malgré les formidables échanges économiques et culturels, malgré la création d’une monnaie unique à laquelle les Français sont attachés, malgré Airbus, Ariane ou Erasmus, malgré tout cela, une fracture s’est ouverte. Et elle n’a cessé de grandir.

Cette fracture a des causes profondes, et ce n’est pas uniquement une question de normes tatillonnes … C’est aussi une question de souveraineté démocratique et d’identité.

D’identité, car les peuples ont l’impression que l’Europe veut diluer ce qu’ils sont, et ce que des siècles d’histoire ont façonné. Or une Europe qui nierait les nations – et Philippe SEGUIN l’avait prédit avec une grande lucidité – ferait simplement le lit des nationalismes. Ce modèle au-dessus des Nations, niant les particularités de chacun, serait un échec, et certains ont laissé croire qu’il était le seul possible.
Question d’identité. Question aussi de souveraineté et de démocratie.

Nous avons cru pouvoir agrandir, élargir, à marche forcée ; que les « non » seraient oubliés grâce à « plus d’Europe » ; que les référendums pouvaient être contournés ; que le rejet croissant de l’Europe se « soignait » uniquement par de la « pédagogie ». Et, avouons-le, depuis 2005, nous avons évité les vrais débats. Nous avons laissé les populismes proférer leurs mensonges et installer l’idée que « construction européenne » et « souveraineté nationale » étaient incompatibles.
Nous devons donc reprendre la main. Retrouver les sources de l’adhésion au projet européen. Et surtout réinventer les causes de l’adhésion. En répondant à ces questions :

Pourquoi sommes-nous européens ?

Et quel est notre projet collectif ?

Quel intérêt avons-nous à être ensemble ? Pour défendre quelles valeurs ?

L’Europe, mesdames et messieurs les députés – et je crois que nous partageons cette conviction –, c’est une culture. C’est une histoire commune. C’est la démocratie. C’est le continent de la conquête des libertés. Ce sont des valeurs partagées : l’égalité entre les femmes et les hommes, une exigence quant à la dignité de la personne. C’est l’aspiration à l’universalité, à la défense de la nature et de la planète.

En un mot, l’Europe, c’est une civilisation, une identité multiséculaire, qui a des racines profondes, philosophiques, spirituelles, religieuses. Et cette identité n’est pas monolithique, elle est diverse.
Chacun de nos pays a ses propres caractéristiques. Seule une Union peut les protéger face à la concurrence des pays-continents.

L’Europe, c’est notre interface avec le monde. Elle doit être une protection quand nous en avons besoin. Elle doit aussi démultiplier nos forces, nous permettre de peser plus que si nous étions seuls. Tout cela, c’est le sens des initiatives que la France entend porter.

D’abord, en mettant les enjeux de sécurité au cœur de l’Union. La menace terroriste, la crise migratoire, mettent l’espace Schengen à l’épreuve, et nous devons en reprendre le contrôle.
Dans un monde dangereux, instable, chaotique parfois, si l’Europe ne protège pas, elle n’est rien.

Grâce à la France, beaucoup a déjà été fait : PNR européen, encadrement de la circulation des armes. Il faut aller plus loin et vraiment maîtriser nos frontières extérieures. Pas en sortant de Schengen, mais en le réformant profondément, en agissant pour que les règles régissant cet espace soient d’abord appliquées fermement.

Oui, l’Europe a des frontières. Une frontière, ce n’est pas seulement une réalité matérielle, géographique, historique. C’est aussi une réalité symbolique, qui nous définit, qui dit ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas, qui dit où l’Europe commence et où elle s’arrête. Et l’Europe, ce n’est pas un ensemble indéfini, ouvert aux quatre vents.

L’Europe doit également assumer un effort de défense digne de ce nom et être capable d’intervenir à l’extérieur, comme le fait la France, parfois seule. Et ce d’autant plus que les États-Unis se désengagent de plus en plus. Il ne faut plus hésiter.

C’est d’abord cela que la France entend porter auprès de ses partenaires. L’Europe de demain doit être protectrice.

Et puis l’Europe doit mieux s’imposer – et sans doute le mot est-il faible – en protégeant l’intérêt des Européens.

Cessons, là aussi, la naïveté ! Les États tiers, comme la Chine, l’Inde ou les Etats-Unis, défendent becs et ongles leurs intérêts partout dans le monde. Et nous, nous ne le ferions pas ?

Changeons d’état d’esprit ! Dans tous les domaines : économique, industriel, financier, commercial, agricole avec notamment la filière laitière, mais aussi culturel, environnemental et social. L’Europe ne doit plus être perçue comme le cheval de Troie – pour ne pas dire le dindon de la farce – de la mondialisation. Elle doit protéger ses intérêts, ses travailleurs, ses entreprises. Et je pense notamment – puisque c’est dans l’actualité – au secteur de l’acier, qui représente des milliers d’emplois en France !
Nous devons faire preuve de la même fermeté dans la négociation du Traité transatlantique – du TAFTA. Il faut dire les choses : ce texte, qui ne fait droit à aucune de nos demandes, que ce soit sur l’accès aux marchés publics ou sur les indications géographiques, n’est pas acceptable. Nous ne pouvons pas ouvrir plus grand les portes de notre marché aux entreprises américaines, alors qu’elles continuent à barrer l’accès aux nôtres.

L’Europe, ce sont 8 % – seulement 8 % – de la population mondiale ; mais c’est bien sûr une force économique et commerciale. Pour conserver son rang, faire entendre sa voix, peser face aux grands ensembles, bâtir une relation forte, stratégique avec l’Afrique, ce continent d’avenir, défendre son exception culturelle, elle doit s’affirmer comme la puissance qu’elle est. Et en s’en donnant d’abord tous les moyens.

L’Europe – le président de la République l’a dit en des termes très forts dès vendredi – doit être une puissance qui décide souverainement de son destin.

Pour cela, elle doit investir massivement pour la croissance et pour l’emploi, bâtir une stratégie industrielle dans les nouvelles technologies, la révolution numérique et la transition énergétique. Le Plan JUNCKER est d’ores et déjà un succès. Rien qu’en France, il a permis de financer 14,5 milliards d’euros de projets. Il faut aller plus loin, plus vite, doubler ce Plan JUNCKER, démultiplier les investissements pour soutenir la croissance – et vite, car il y a urgence.

Il faut encore poursuivre l’harmonisation fiscale et sociale – et par le haut ! – pour donner à nos économies des règles et à nos concitoyens des garanties. Certains disent que c’est impossible … Mais enfin ! Ce que nous avons réussi pour le secret bancaire, pour un socle commun des droits sociaux, nous pouvons aussi le faire contre toutes les formes de dumping qui rongent le projet européen de l’intérieur. Avec la mise en place d’un salaire minimum ! Avec la lutte contre la fraude au détachement des travailleurs !

Cette fraude – pour ne prendre que cet exemple –, c’est s’asseoir sur les règles les plus fondamentales des droits des salariés : rémunération, temps de travail, hébergement. Et l’Europe resterait impuissante ? Non ! Si on ne le fait pas, c’est un des piliers du traité de Rome – la libre circulation des travailleurs – qui serait balayé. C’est pourquoi il faut modifier en profondeur la directive de 1996. La Commission l’a proposé. A nous de l’adopter – mais vous en connaissez aussi les obstacles –, sinon nous devrons prendre nos responsabilités.

Enfin, nous devrons renforcer la zone euro et sa gouvernance démocratique. Dès mon discours de politique générale, en avril 2014, j’avais demandé une Banque centrale européenne plus active. Beaucoup a été fait, et le plus souvent à notre initiative : la zone euro est plus puissante et résistante qu’en 2008. Mais il doit y avoir plus de convergence entre les États membres et plus de légitimité dans les décisions prises. C’est pourquoi il faut à la fois un budget et un Parlement de la zone euro.
Il faut donc réinventer l’Europe. Mais il faut aussi une nouvelle manière de faire l’Europe.

En donnant le sentiment d’intervenir partout, tout le temps, l’Europe s’est affaiblie. L’Europe doit être offensive là où son efficacité est utile. Mais elle doit savoir s’effacer quand les compétences doivent rester au plan national, voire régional. Le président JUNCKER en est convaincu, mais cette nouvelle philosophie est loin d’avoir pénétré tous les esprits, à Bruxelles ou ailleurs.

Il est grand temps de dépasser les oppositions stériles. L’Europe, ce n’est pas la fin des États, mais c’est l’exercice en commun des souverainetés nationales, lorsque c’est plus efficace, lorsque les peuples le choisissent. C’est, comme l’avait déjà dit Jacques DELORS, une fédération d’États-nations – et le rôle de la France, c’est d’entraîner les Nations.

Un exemple : si la France s’est battue pour une mise en œuvre rapide des gardes-frontières, c’est parce que nous savons que la souveraineté de notre pays, que la maîtrise opérationnelle de nos frontières doit commencer à Lesbos ou à Lampedusa.

Il faut aussi une Europe qui décide vite. Elle sait le faire, comme l’ont montré les négociations en un temps record du Plan JUNCKER. Et s’il faut mener à quelques-uns ce que les 27 ne sont pas prêts à faire, et bien faisons-le ! Sortons des dogmes. L’Europe, ce n’est pas l’uniformité. Il y a, je le disais, des différences.

Enfin, le débat démocratique européen doit impérativement gagner en qualité, en profondeur.

C’est aussi une leçon du scrutin britannique : à force de ne pas parler d’Europe, les populistes n’ont aucune difficulté à raconter n’importe quoi, à se tromper. Et je crois que les Britanniques s’en rendent compte aujourd’hui. C’est grave pour l’Europe et c’est fatal pour la démocratie.
L’Europe, ça ne peut pas être simplement les États qui rendent des comptes sur la gestion de leurs budgets. Il faut bien sûr des règles. La France les respecte. Mais attention à cette image d’une Europe punitive, acquise aux thèses ultralibérales et à l’austérité budgétaire. C’est cela aussi que nos concitoyens rejettent. Et ils ne comprendraient pas si le seul message de la Commission européenne dans les prochains jours était de sanctionner l’Espagne et le Portugal. C’est de cela dont nous ne voulons plus.

La Nation, c’est aussi sa représentation nationale. Elle doit avoir son mot à dire. Je souhaite donc que les instances européennes puissent rendre beaucoup plus compte de leur action devant les parlementaires nationaux. Et vous devez aussi vous saisir pleinement des instruments de contrôle que l’Europe met à votre disposition. Je salue la constitution, à l’initiative du président Claude BARTOLONE qui la présidera, d’une mission d’information sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le Gouvernement souhaite bien évidemment associer au maximum le Parlement à ces questions et se tient à la disposition de l’Assemblée nationale comme du Sénat.
Il faut un changement de culture : les affaires européennes sont des affaires intérieures !

Beaucoup de propositions sont aujourd’hui sur la table. Certains suggèrent une nouvelle convention, ou une commission, ou un travail avec des sages. Il faudra sans doute choisir une de ces voies.

D’autres n’ont que le mot de référendum à la bouche. Bien sûr qu’il faut donner la parole au peuple !

Mais soyons clairs, ne trompons pas les Français : un référendum ne peut pas être le moyen de se débarrasser d’un problème. Encore moins un moyen détourné de régler des problèmes de politique interne … On a vu ce que cela donne de jouer aux apprentis sorciers.

Je veux être encore plus clair. Par le référendum, le Front national ne poursuit au fond qu’un seul objectif, qui est désormais dévoilé : faire sortir la France de l’Union européenne, et donc de l’histoire. Quelle étrange ambition pour notre pays. Et quelle vision dévoyée du patriotisme !

Notre rôle de responsables politiques n’est pas de suivre, mais d’éclairer, de montrer le chemin, d’être à la hauteur. Oui, d’être à la hauteur. La question qui se pose à la France n’est pas de sortir de l’Union européenne, mais de refonder le projet européen. Et l’élection présidentielle sera aussi l’occasion de trancher ces débats.

Moi, je crois que dans ce moment, il faut inventer également des solutions nouvelles pour une co-construction avec les peuples, autour de projets et de propositions. Je pense à l’exemple de la COP21, qui a été intéressant.

Il faut savoir associer les citoyens de manière régulière. Les Parlements européens et nationaux ont bien sûr leur plein rôle à jouer. Prenons un exemple concret : les Parlements nationaux, et donc vous-mêmes, devront se prononcer sur le Traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. La Commission européenne doit l’entendre. Sur ces sujets, la décision de la Nation que vous représentez est incontournable. Et renforcer la Nation, c’est être tout simplement plus fort pour promouvoir et réinventer le projet européen.
Mesdames et messieurs les députés,

Il y a l’urgence, à laquelle l’Europe doit faire face dès aujourd’hui : c’est la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ; c’est la sécurité, avec la protection de nos frontières ; c’est bien sûr la croissance et le soutien à l’investissement.

Il y a aussi le temps long. Et il faut le dire : le processus de refondation de l’Europe prendra également du temps.

La suite de l’histoire n’est pas écrite, et l’Europe a le choix.

Soit elle refuse de changer profondément, et les peuples continueront de la fuir. L’Europe, alors, sortira de l’histoire.

Soit elle est prête à se réformer, à agir avec et pour les peuples, dans le respect de chacun et l’intérêt de tous. Alors, elle saura regagner le cœur des Européens.
Changer pour refonder, pour ouvrir à nos enfants un nouvel horizon, c’est la tâche qui est la nôtre. Ce doit être la tâche aussi du Parlement. Ce doit être la tâche des forces politiques de ce pays, dans l’unité et en prenant de la hauteur, en affrontant les vrais défis qui sont devant nous. Parce que nous le devons à la France, à son peuple profondément européen et aux nouvelles générations.

Tel est le choix qui se présente à nous. C’est notre responsabilité de savoir nous en saisir.
Discours du Premier ministre à l’Assemblée nationale Débat sur les suites du référendum britannique

Toujours autant d’écarts de salaires en France

mardi 28 juin 2016 - 15:00

Selon un dernier rapport de l’Insee, les femmes ont un salaire annuel inférieur de 25% à celui des hommes. Le salaire des personnes n’ayant pas le baccalauréat est plus faible que celui des diplômés de Bac +3 et plus. Une enquête de l’Insee du 27 juin établit le revenu salarial annuel à 20 350 € en moyenne en 2013. Le […]

Toujours autant d’écarts de salaires de France

mardi 28 juin 2016 - 15:00

Selon un dernier raport de l’Insee, les femmes ont un salaire annuel inférieur par rapport à celui des hommes. Le salaire des personnes n’ayant pas le baccalauréat est plus faible que les diplômés de Bac +3 et plus. Une enquête de l’Insee du 27 juin établit le revenu salarial annuel à 20 350 € en moyenne en 2013. Le salaire […]

L’étonnante biotech française Cellectis parmi les entreprises les plus innovantes du monde

mardi 28 juin 2016 - 14:37

Pour la deuxième année consécutive, Cellectis figure dans le classement des 50 entreprises les plus innovantes du monde publié par le MIT. Le MIT vient de publier son classement annuel des 50 entreprises les plus innovantes …

EDF et Mitsubishi signent un accord de coopération pour Areva NP

mardi 28 juin 2016 - 14:35

EDF et MHI viennent d’annoncer la signature d’un accord concernant le nucléaire. En ligne de mire, une montée au capital de Mitsubishi dans la branche réacteurs d’Areva, Areva NP, reprise par EDF. EDF et Mitsubishi Heavy Industries s’allient pour l’avenir d’Areva NP, la branche réacteurs d’Areva. Les deux entreprises viennent de […]

Avril poursuit sa diversification dans la chimie verte

mardi 28 juin 2016 - 14:34

Le groupe Avril s’associe à BpiFrance et à la start-up Biopolymer pour créer la société Evertree. Elle vise à industrialiser un nouveau produit issu de protéines de colza entrant dans la fabrication de panneaux de particuliers pour l’ameublement. « C’est un partenariat d’avenir, avec une offre compétitive, qui va […]

Transport par autocar

mardi 28 juin 2016 - 14:09

Étude donnant des éléments d’évaluation socio-économique et environnementale. Le transport par autocar était fortement régulé en France avant 2015, surtout pour la longue distance, comparativement à des pays comme l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Avec la loi 2015-990 du 6 août 2015 dite « loi Macron », il est complètement libéralisé pour les trajets de plus de 100 km, devenant ainsi un mode de transport à part entière. Il s’est rapidement développé depuis cette date sur les liaisons régulières en (…)


Actualités

3e Conférence du Plan France très haut débit

mardi 28 juin 2016 - 14:05

Point d’étape annuel du déploiement des réseaux très haut débit, la troisième Conférence du Plan France très haut débit se tient aujourd’ hui à Bercy avec l’ensemble de ses acteurs et en présence d’Emmanuel Macron et d’Axelle Lemaire. Un événement à suivre en direct dès 14h15.

Le BHV Marais donne le coup d’envoi des festivités de son 160ème anniversaire

mardi 28 juin 2016 - 13:54

LE BHV Marais célèbre ses 160 ans en commençant par une grande exposition rétrospective, à voir du 30 juin 2016 jusqu’au 1er octobre, au 5ème étage du magasin parisien.

Déplacement dans le Nord-Pas-de-Calais

mardi 28 juin 2016 - 12:16

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra dans le Nord-Pas-de-Calais, en présence d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’habitat durable, et Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la jeunesse et des sports, Mercredi 29 juin 2016, à l’occasion du lancement de la mission confiée à Jean Louis Subileau, Grand Prix de l’Urbanisme, pour créer un projet […]

Made ouvre son plus grand showroom et c’est à Paris que ça se passe

mardi 28 juin 2016 - 12:05

Pour l’ouverture de son nouveau showroom l’enseigne d’ameublement 100% en ligne a choisi Paris. Après Londres, Made.com ouvre son plus grand flagship européen le 30 juin 2016 au cœur du quartier de la Place de la…

Charal veut redonner envie aux Français de consommer de la viande surgelée

mardi 28 juin 2016 - 12:00

Les produits surgelés à base de viande n’ont plus le vent en poupe. Les effets du horsegate se font encore sentir et les consommateurs sont à la recherche de recettes originales et de praticité. Charal active alors d…

"Le nucléaire est un choix français et un choix d’avenir", assure Emmanuel Macron

mardi 28 juin 2016 - 11:54

Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a rappelé son enthousiasme pour le nucléaire lors de la cérémonie d’ouverture du World Nuclear Exhibition, mardi 28 juin, tout en vantant sa complémentarité…

Brexit : la Scapêche en eaux troubles, Pernod Ricard gagnant

mardi 28 juin 2016 - 11:42

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne inquiète les pêcheurs, dont le leader Scapêche, tandis que la baisse de la livre est une bonne nouvelle pour les importateurs de whisky, comme le géant des spiritue…

Le jeu vidéo, un marché estimé à 3,4 milliards d’euros en 2016

mardi 28 juin 2016 - 11:37

Avec une progression en valeur de 3%, le marché des jeux vidéos devrait encore croître en 2016, d’après les chiffres présentés par GfK lors de l’IDEF 2016 qui se tient à Juan-Les-Pins (06) d…

Mitsubishi donne un avant-goût de son concept Ground Tourer

mardi 28 juin 2016 - 11:30

Le constructeur japonais a publié une image dévoilant discrètement la ligne de son SUV. Mitsubishi fait du teasing avant le Mondial de l’Auto qui ouvrira ses portes à Paris, le 1er octobre. Le constructeur japonais a dévoilé une image sur laquelle on devine les contours de son concept Ground Tourer. Il mise pour son nouveau SUV, sur l’hybride […]

La FFF pétitionne contre le volet franchise de la loi Travail

mardi 28 juin 2016 - 11:29

Haro contre le volet franchise de la Loi Travail qui pourrait revenir dans la version du texte dont les députés devront débattre de nouveau fin juillet. La Fédérétation de la franchise, ses experts et ses alliés se mobilisent contre ce projet autour d’une campagne de sensibilisation baptisée « ’J’aime ta franchise » et appellent à signer une pétition en ce sens.

Mécanuméric annonce un nouveau plan de croissance et d’investissements à Albi

mardi 28 juin 2016 - 11:15

Spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements de découpe pour l’industrie, la société albigeoise Mécanuméric annonce un plan d’investissement de plus de 5 millions d’euros sur Albi (Tarn) pour développer ses capacités de production. La société Mécanuméric, basée […]

Mécanuméric annonce un nouveau plan de croissance et d’investissements à Albi

mardi 28 juin 2016 - 11:15

Spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements de découpe pour l’industrie, la société albigeoise Mécanuméric annonce un plan d’investissement de plus de 5 millions d’euros sur Albi (Tarn) pour développer ses capacités de production. La société Mécanuméric, basée […]

Avec les bornes Spar’Lib, commandez et recevez vos courses au camping

mardi 28 juin 2016 - 10:54

L’enseigne Spar (groupe Casino) met en place un service original cet été dans une cinquantaine de campings. Il permet de commander ses courses sur une borne tactile, et de se faire livrer directement sur son emplacement, ou de ret…

Rapport groupe de travail relatif à la protection des magistrats

mardi 28 juin 2016 - 10:44

Suite au 10e anniversaire des Juridictions Interrégionales Spécialisées ( JIRS) célébré en 2014, la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), la Direction des services judiciaires (DSJ) et la Direction des affaires civiles et du s… […]

InPost et Mondial Relay veulent densifier le maillage de la livraison e-commerce

mardi 28 juin 2016 - 10:41

Le spécialiste des consignes automatiques InPost a annoncé la signature d’un partenariat avec le spécialiste de la livraison en Points Relais Mondial Relay. Lire l’article

Eau, santé, alimentation… Pour les opérateurs d’importance vitale, le coût de la cybersécurité sera non négligeable

mardi 28 juin 2016 - 10:20

Les premiers arrêtés concernant les mesures de protection informatique des opérateurs d’importance vitale (OIV) entreront en vigueur le 1er juillet 2016. Ils concernent le secteur de la santé, de l’alim…

Les quatre bonnes attitudes à adopter pour se prémunir des fraudes technologiques

mardi 28 juin 2016 - 10:03

Fraude au président, extorsion de fonds par crypto-virus, chantage sur les défaillances informatiques… L’imagination des cybercriminels n’a pas de limite pour arnaquer les entreprises. Quelques conseils pour prév…

Coca-Cola zero devient Coca-Cola zero sucres

mardi 28 juin 2016 - 09:08

Après le lancement de sa nouvelle plateforme de communication «Savoure l’instant», en janvier 2016, Coca-Cola lance une nouvelle formule, un nouveau nom et un nouveau design pour les 10 ans de Coca-Cola zero qui devient Coca-…

[L’industrie c’est fou] Un toboggan de verre à 300 mètres de haut

mardi 28 juin 2016 - 08:41

A Los Angeles, le toboggan, ce n’est pas pour les enfants. La Bank Tower de Los Angeles propose une solution plutôt originale pour passer du 70e au 69e étage… Plutôt que d’emprunter les escaliers ou l’ascenseur, pourquoi ne pas emprunter un toboggan ? Et histoire de profiter de la vue imprenable à 300 mètres d’altitude, autant donner […]

Volkswagen prêt à débourser 15 milliards de dollars pour sortir du dieselgate aux Etats-Unis

mardi 28 juin 2016 - 08:14

Volkswagen devra verser 15 milliards de dollars pour éviter un procès aux Etats-Unis après le scandale des moteurs truqués pour tromper les tests antipollution. Des documents légaux publiés ce mardi 28 juin viennent confirmer ce montant. Une facture bien plus salée. Alors qu’on évoquait la semaine dernière la somme de 10 milliards […]

Volkswagen prêt à débourser 15 milliards de dollars pour sortir du dieselgate aux Etats-Unis

mardi 28 juin 2016 - 08:14

Volkswagen devra verser 15 milliards de dollars pour éviter un procès aux Etats-Unis après le scandale des moteurs truqués pour tromper les tests antipollution. Des documents légaux publiés ce mardi 28 juin viennent confirmer ce montant. Une facture bien plus salée. Alors qu’on évoquait la semaine dernière la somme de 10 milliards […]

Volkswagen devra débourser 15 milliards de dollars pour éviter un procès aux Etats-Unis

mardi 28 juin 2016 - 08:14

D’après Bloomberg, Volkswagen devra verser 15 milliards de dollars pour éviter un procès aux Etats-Unis après le scandale des moteurs truqués pour tromper les tests antipollution. Une facture bien plus salée. Alors qu’on évoquait la semaine dernière la somme de 10 milliards de dollars, l’agence Bloomberg affirme ce lundi 27 juin […]

La première boîte noire du vol d’EgyptAir réparée

mardi 28 juin 2016 - 07:55

Les experts français du BEA ont réparé la boîte noire contenant les paramètres de vol et vont désormais tenter de récupérer les données du deuxième enregisteur pour pouvoir accéder aux conversations dans le cockpit. La commission d’enquête égyptienne sur le crash de l’A320 d’EgyptAir le 19 mai […]

Lafarge inaugure dans le Var une centrale à béton "conçue comme un appartement"

mardi 28 juin 2016 - 07:30

Entièrement couverte et dotée de cheminements piétonniers, la nouvelle centrale à béton de Lafarge, située à La Seyne-sur-Mer, mise sur une meilleure intégration environnementale et une ergonomie …

[Vidéo] Le parfum Bic, une fausse bonne idee

mardi 28 juin 2016 - 07:30

Quelles sont les plus grandes erreurs entrepreneuriales ? Chaque semaine, Christine Kerdellant, directrice de la rédaction de L’Usine Nouvelle, revient en vidéo sur ces histoires du management. Si les succès de Bic sont nombreux : rasoirs, briquets, stylos… L’entreprise a également connu l’échec. Retour sur l’histoire de Bic, le parfum. […]

« Le Mali traverse une situation qui n’est ni la guerre, ni la paix », selon l’envoyé de l’ONU dans le pays

mardi 28 juin 2016 - 07:00

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Mali, Mahamat Saleh Annadif, du Tchad, occupe ce poste depuis janvier 2016.

Turquie : Ban Ki-moon condamne un attentat meurtrier à l’aéroport d’Istanbul

mardi 28 juin 2016 - 07:00

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné mardi un attentat terroriste meurtrier survenu dans la soirée à l’aéroport international d’Istanbul.

Sahel : l’ONU met en garde contre les défis démographiques et besoins humanitaires croissants

mardi 28 juin 2016 - 07:00

Plus de 9,2 millions de personnes dans le bassin du lac Tchad ont besoin d’une aide humanitaire et plus de 4,4 millions sont en situation d’insécurité alimentaire, a averti mardi le Coordonnateur humanitaire régional de l’ONU pour le Sahel, Toby Lanzer.

La Suède, la Bolivie, l’Ethiopie et le Kazakhstan élus membres non permanents du Conseil de sécurité

mardi 28 juin 2016 - 07:00

Lors d’une réunion mardi à l’Assemblée générale, les 193 Etats membres des Nations Unies ont élu la Suède, la Bolivie, l’Ethiopie et le Kazakhstan pour siéger au Conseil de sécurité pour une période de deux ans à partir du 1er janvier 2017.

Réfugiés et migrants : Ban Ki-moon appelle les dirigeants européens à faire preuve de compassion et de sagesse

mardi 28 juin 2016 - 07:00

Au moment où les chefs d’Etat et de gouvernement européens sont réunis en sommet mardi et mercredi à Bruxelles, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé ces dirigeants européens à faire preuve de compassion et de sagesse sur la question des réfugiés et migrants.

A Gaza, Ban Ki-moon se félicite des progrès en matière de reconstruction mais s’inquiète de la situation humanitaire

mardi 28 juin 2016 - 07:00

En visite mardi à Gaza, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est félicité mardi des progrès réalisés en matière de reconstruction, deux ans après le conflit de l’été 2014, mais s’est inquiété de la situation humanitaire et du taux très élevé de chômage.

Liban : le Conseil de sécurité condamne les attaques terroristes meurtrières à Al-Qaa

mardi 28 juin 2016 - 07:00

Le Conseil de sécurité de l’ONU a vivement condamné lundi soir les attaques terroristes meurtrières perpétrées dans le village frontalier d’Al-Qaa, dans le nord-est du Liban, et qui ont tué et blessé plusieurs civils.

L’UNICEF appelle à investir dans les enfants les plus défavorisés pour une planète plus égalitaire

mardi 28 juin 2016 - 07:00

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a demandé mardi aux gouvernements, bailleurs de fonds, entreprises et organisations internationales d’accélérer leurs efforts pour répondre aux besoins des enfants les plus défavorisés de la planète afin que leur avenir ne soit pas mis en péril.

Royaume-Uni : l’ONU condamne des violences xénophobes depuis l’annonce du Brexit

mardi 28 juin 2016 - 07:00

Suite à une série de violences xénophobes au Royaume-Uni ces derniers jours, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a exhorté mardi le gouvernement à mettre immédiatement un terme à ces actes inacceptables et à traduire leurs auteurs en justice.

L’ONU appelle non seulement à répondre aux besoins humanitaires, mais aussi à les réduire

mardi 28 juin 2016 - 07:00

Un mois après la tenue du premier Sommet humanitaire mondial à Istanbul, les 23 et 24 mai derniers, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Stephen O’Brien, a appelé la communauté internationale à ne pas se contenter de répondre aux besoins d’assistance des personnes vulnérables dans le monde et à s’efforcer, parallèlement, de réduire leur ampleur.

Dans une période difficile, le nucléaire français veut s’envoler lors du deuxième Bourget de l’atome

mardi 28 juin 2016 - 07:00

Avec 700 exposants prévus et plus de 10 000 visiteurs attendus, le deuxième salon du nucléaire au Bourget devrait être en succès d’affluence. La filière française, en reconstruction, entend bie…


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