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La paix civile

jeudi 6 décembre 2018 - 10:05

Le président de la République en personne a annoncé le retrait de l’augmentation de la hausse du carburant qui est à l’origine du mouvement de contestation. C’est un geste à la fois concret et emblématique qui répond à l’attente de la mobilisation des gilets jaunes. Poursuivre les manifestations serait dès lors irresponsable à plusieurs titres:

  • Une poursuite ou une aggravation des violences sur les Champs Elysées ne nuirait plus à un pouvoir politique, qui est déjà à terre, mais à l’image de la France et aux symboles de son histoire et de son identité, à l’image de l’Arc de Triomphe et des Champs Elysées.
  • Le risque est désormais celui de nombreux morts. Notre pays  décimé par les attentats islamistes depuis trois ans, a suffisamment souffert dans sa chair. Le sang ne doit plus couler. Il faut en finir avec la violence.
  • Les retournements de l’opinion sont brusques et imprévisibles. Les GJ ont présenté une demande et se sont battus pour l’obtenir. Ils ont obtenu satisfaction. En ne tenant pas compte de cet événement majeur, ils se placeraient dans leur tort, surtout en cas de nouvelle catastrophe samedi, et leur victoire serait gravement ternie, transformée en défaite. L’intérêt politique du pays commande de mettre fin aux émeutes et aux violences. Il n’y a rien à obtenir de plus que ce qui a été obtenu. Si les violences se poursuivent, l’opinion va basculer très vite.
  • L’idée factieuse de certains, qui est de provoquer une déstabilisation de l’Etat est criminelle: elle revient à plonger le pays dans la guerre civile et un bain de sang. Dès lors, la responsabilité aura changé de camp. Elle sera celle de tous ceux qui auront rejeté la main tendue et le mea culpa.
  • Espérer une dissolution ou une démission du chef de l’Etat est une logique du chaos, sans issue: pour l’instant, il n’y a aucune solution politique alternative. Aucune, sinon un chaos politique toujours plus absolu. Même l’arrivée au pouvoir des démagogues extrémistes qui ont tenté de récupérer à leur profit les émeutes et les destructions à n’est pas envisageable, dès lors qu’ils ne représentent pas une majorité possible.
  • L’urgence est aujourd’hui de restaurer en France une démocratie digne de ce nom, de rebâtir des partis politiques crédibles, de réhabiliter le suffrage universel et à terme d’assurer une représentation politique digne du pays.

Maxime TANDONNET

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