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Archive en Rubrique Premier Ministre.

vendredi 24 février 2017 - 17:09

Agenda prévisionnel du lundi 27 février au vendredi 3 mars 2017

Lundi 27 février 2017 à partir de 7h00 : Visite du Salon de l’Agriculture Parc des expositions de la Porte de Versailles
Mardi 28 février 2017 12h00 : Entretien avec M. Patrick Bernasconi, Président du Conseil économique, social et environnemental Hôtel de Matignon
14h30 : Entretien avec M. Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme Hôtel de Matignon
17h00 : Réunion avec le comité exécutif de la Fédération Bancaire Française Hôtel de Matignon
18h30 : Remise des insignes de chevalier de la Légion d’Honneur à M. Anouar Kbibech, Président du Conseil Français du Culte Musulman Hôtel de Matignon

Mercredi 1er mars 2017 10h00 : Conseil des ministres Palais de l’Elysée
15h00 : Entretien avec M. Michel Sapin, ministre de l’Économie et des Finances, et M. Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget et aux Comptes publics Hôtel de Matignon
16h30 : Réunion avec les présidents de métropole Hôtel de Matignon
18h00 : Entretien avec M. Phil Hogan, Commissaire européen chargé de l’agriculture Hôtel de Matignon

Jeudi 2 mars 2017 09h30 : Lancement du programme d’accueil en urgence des scientifiques réfugiés, avec M. Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche Collège de France
11h00 : Réunion de ministres Hôtel de Matignon
16h00 : Réunion européenne sur le socle des droits sociaux Hôtel de Matignon
Soirée : Déplacement en Grèce

Vendredi 3 mars 2017 Déplacement en Grèce Agenda prévisionnel de M. Bernard Cazeneuve du lundi 27 février au vendredi 3 mars 2017

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jeudi 23 février 2017 - 12:11

Discours du Premier ministre lors de la réunion de promotion internationale de la ville durable franco-chinoise de Wuhan

Le Hubei, connu comme la « province aux mille lacs », est aussi la plus francophone des provinces chinoises. Je suis très heureux de me trouver à Wuhan, parfois appelé la « petite France » de Chine, où se bâtira bientôt une ville durable fondée sur la coopération franco-chinoise.

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Discours du Premier ministre à la cérémonie d’accréditation du laboratoire de haute sécurité biologique P4 – Wuhan (Chine)

La France est fière et heureuse d’avoir contribué à la construction du premier laboratoire de haute sécurité biologique P4 en Chine. Conçu par des experts français, puis mis en chantier à WUHAN en 2011, cet outil de pointe constitue un élément central de la réalisation de l’accord intergouvernemental de 2004 sur la coopération franco-chinoise en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses émergentes.

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mercredi 22 février 2017 - 18:51

Déplacement au salon de l’Agriculture

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra au Salon international de l’Agriculture de Paris, en présence de M. Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement, Lundi 27 février 2017 à 06h45.

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mardi 21 février 2017 - 18:40

Déclaration de M. Bernard Cazeneuve à l’issue de son entretien avec M. LI Keqiang, Premier ministre de la République de Chine

Seul le prononcé fait foi

Mesdames et messieurs,
Je voudrais tout d’abord remercier chaleureusement le Premier ministre LI pour son accueil. J’entame en effet aujourd’hui avec grand plaisir, à son invitation, une visite officielle de trois jours en Chine, avec deux étapes, à Pékin et à Wuhan. Cette visite fait suite à la visite en France du Premier ministre LI fin juin-début juillet 2015 et s’inscrit dans le rythme particulièrement dense des visites bilatérales franco-chinoises que nos deux pays ont connues ces dernières années. Ma présence ici aujourd’hui témoigne de l’importance que la France accorde à ses relations avec la Chine, quelles que soient les contraintes du calendrier politique. C’est la raison pour laquelle j’ai tenu à ce qu’une importante délégation de ministres, de parlementaires, de représentants d’entreprises et d’institutions m’accompagne.
Cette première journée a été l’occasion d’échanges très constructifs avec le Premier ministre LI, qui m’ont permis de constater une nouvelle fois la qualité et la solidité de nos relations bilatérales, ainsi que notre grande convergence sur les sujets qui nous ont occupés.
Une réalité s’impose à tous : la Chine et la France sont deux grands pays.
Et c’est d’abord le cas en matière politique et économique. Le développement du partenariat stratégique global franco-chinois est un axe prioritaire de notre politique extérieure. La France a la conviction qu’un dialogue confiant entre nos deux pays, membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies et puissances nucléaires, est essentiel à la paix, à la stabilité et à la prospérité internationales. Le renforcement de la coopération entre nos deux pays est plus important que jamais, dans un contexte international marqué par une incertitude inédite et par des défis communs à notre sécurité, que ce soit le terrorisme, la prolifération ou le dérèglement climatique.

Je rappelle que nos échanges commerciaux ont doublé depuis 2005, même s’ils restent encore très déséquilibrés. J’ai par conséquent évoqué avec le Premier ministre LI l’importance du rééquilibrage de nos échanges « par le haut », qui demeure une priorité. Seules des relations commerciales fondées sur l’ouverture, l’équilibre, la réciprocité et les bénéfices mutuels mettront nos économies à l’abri de futures crises et des tentations protectionnistes.
La France et la Chine sont aussi deux grands pays en matière d’industrie et d’énergie, deux secteurs-clé pour l’avenir de la planète. Nos discussions nous ont permis d’approfondir nos coopérations dans les secteurs du nucléaire et de l’aéronautique et de donner une impulsion supplémentaire aux partenariats dans les secteurs d’avenir tels que l’agroalimentaire, la ville durable, la santé et le vieillissement et les services financiers. Les nombreux contrats qui viennent d’être signés, devant nous, illustrent le potentiel de nos relations dans tous ces domaines.
La coopération franco-chinoise sur le nucléaire civil, qui est ancienne et solide, vient de franchir un cap majeur avec la signature, à l’instant, d’un accord-cadre de coopération industrielle et commerciale entre Areva et CNNC aujourd’hui.
S’agissant du partenariat franco-chinois en marchés tiers, qui représente un nouvel axe prometteur de notre partenariat économique, nous nous sommes mis d’accord sur deux premiers projets en Afrique et en Asie : l’un est un projet d’incinérateur d’ordures ménagères à Phnom Penh, au Cambodge ; l’autre est un projet de parc éolien en Namibie. Ils témoignent de ce qui peut être attendu de ces partenariats : des projets portés par des entreprises françaises et chinoises, par les autorités des pays concernés, présentant un haut niveau d’exigence sociale et environnementale, dans des secteurs prioritaires tels que la protection de l’environnement et les énergies renouvelables.
Nos deux pays ont aussi en commun la préoccupation première de la jeunesse, de la culture, de l’ouverture au monde. Plusieurs accords signés aujourd’hui vont, à cet égard permettre de renforcer les échanges humains entre la France et la Chine : sans compréhension entre les peuples, il n’est pas de liens durables entre deux pays.
L’accord de reconnaissance réciproque des permis de conduire, dont l’entrée en vigueur permettra de faciliter la mobilité des ressortissants de nos deux pays ; une lettre d’intention lançant un programme de visites croisées de jeunes chercheurs de haut niveau, qui ouvre de nouvelles perspectives de coopération en matière de sciences, technologies et innovation.
La reconduction de l’accord sur la mobilité des étudiants stagiaires et jeunes professionnels en 2017 doit permettre à un nombre accru de nos jeunes d’effectuer un stage dans nos deux pays.
Nous partageons aussi la valeur de la solidarité entre les générations. C’est la raison pour laquelle l’adoption d’une déclaration d’intention en matière de coopération dans le domaine des politiques de prise en charge et d’accompagnement des personnes âgées doit nous permettre de développer les coopérations pour faire face au défi du vieillissement des populations dans nos pays respectifs. J’ai indiqué au Premier ministre LI le souhait de la France que la nouvelle législation chinoise sur les ONG étrangères entrée en vigueur le 1er janvier 2017 ne porte pas atteinte aux nombreuses coopérations bilatérales que nous entretenons avec la Chine et que les ONG françaises puissent poursuivre leur contribution au développement économique et social de la Chine.
La France aime la Chine, et la Chine aime la France.
J’en veux pour preuve le fait que la France est l’une des destinations préférées des touristes chinois : 1,6 millions de touristes chinois en 2016 se sont rendus en France l’an passé. Désormais, on peut se voir délivrer un visa pour la France en 48h00 – et même en 24h00 lorsque l’on voyage en groupe. L’ouverture en 2016 de neuf nouveaux centres permet désormais de déposer une demande de visa sans avoir à se déplacer jusqu’à l’un de nos 5 consulats généraux. Toutes les mesures sont prises pour leur réserver le meilleur accueil et leur assurer une sécurité maximale durant leur séjour.
Je me réjouis de la suite du programme de mon déplacement, au cours duquel j’aurai d’autres occasions de m’exprimer devant vous et devant vos confrères :
Je rencontrerai demain le Président XI Jinping et le Président de l’Assemblée nationale populaire, afin d’évoquer nos relations bilatérales et les questions internationales.
Après-demain, je me rendrai à Wuhan, où je rencontrerai les autorités du Hubei et où de nombreuses entreprises françaises innovantes sont implantées. Je visiterai notamment le projet d’éco-cité franco-chinois du district de Caidian, [dont la planification générale vient d’être adoptée].
J’y visiterai également le laboratoire de confinement biologique de niveau P4 qui va entrer dans sa phase opérationnelle après plus d’une décennie de coopération et illustre la relation de confiance entre nos deux pays. Cette nouvelle structure ouvre de nouvelles perspectives de coopération scientifique dans le domaine clé de la lutte contre les maladies émergentes.
Je vous remercie de votre attention. Déclaration du Premier ministre à l’issue de son entretien avec M. LI Keqiang, Premier ministre de la République de Chine

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Discours du Premier ministre sur l’attractivité de la France – Université de Beida, Pékin

Seul le prononcé fait foi

Madame la Ministre,
Messieurs les ministres,
Messieurs les parlementaires,
Monsieur l’Ambassadeur,
Monsieur le Président du Conseil d’administration et Secrétaire général du Parti de l’université de Pékin,
Monsieur le Président de l’Université de Pékin,
Mesdames, Messieurs,

Je suis honoré de pouvoir m’exprimer aujourd’hui devant vous, au sein de la plus ancienne université de Chine, qui est depuis 120 ans l’un des foyers intellectuels de la Chine moderne et dont sont issus plusieurs prix Nobel et de nombreux dirigeants, dont le Premier ministre LI Keqian. Je sais que votre université entretient en outre des liens étroits avec de nombreuses universités et grandes écoles françaises et je m’en félicite.

Les relations franco-chinoises sont anciennes, mais leur histoire moderne s’est véritablement ouverte en 1964 avec le geste pionnier du Général de GAULLE reconnaissant la République populaire de Chine. A ceux qui lui objectaient, à l’époque, que les moyens de nos pays étaient trop limités pour que nous puissions peser sur le cours des affaires du monde, il répondait : « Les moyens de la Chine sont virtuellement immenses. Il n’est pas exclu qu’elle redevienne au siècle prochain ce qu’elle fut pendant tant de siècles, la plus grande puissance de l’univers. Et les moyens de la France sont eux aussi immenses, parce qu’ils sont moraux. »

Nos relations ont connu depuis un développement considérable. Les moyens de la Chine sont devenus immenses ; ceux de la France ne relèvent pas seulement de la magistrature morale que revendiquait pour elle le général de GAULLE, mais de son statut politique, de son attractivité économique, de ses capacités de défense, de son rayonnement scientifique et culturel. C’est pourquoi le partenariat global stratégique que nos deux pays ont noué en 2004 porte aujourd’hui ses fruits : couvrant un champ très large d’échanges, il constitue une avancée majeure pour la paix, la prospérité et le développement durable dans le monde.

La France et la Chine, toutes deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, toutes deux puissances nucléaires, doivent continuer d’unir leurs efforts pour rendre ce monde plus stable et plus sûr.

Nous avons tout d’abord un rôle à jouer sur la scène multilatérale. L’action conjuguée de nos deux pays a été décisive pour le succès de la conférence de Paris de décembre 2015. Ensemble, nous avons rendu possible la conclusion d’un accord universel pour lutter contre le dérèglement climatique. C’est l’illustration éclatante de ce que nous pouvons réussir en joignant nos efforts pour mobiliser la communauté internationale. C’est aussi pourquoi nous partageons le point de vue exprimé par le Président XI Jinping lors de son discours au Forum international de Davos, selon lequel « les Etats signataires de cet accord doivent se tenir à cet engagement plutôt que de s’en éloigner, dès lors qu’il s’agit d’une responsabilité qui nous engage envers les générations futures. »

Sous la présidence chinoise, les travaux du G20 ont permis en 2016 de progresser dans la ratification de cet accord, mais aussi dans la poursuite d’autres sujets que la France considère comme des priorités : en particulier la lutte contre le terrorisme et son financement, ainsi que la répression de la fraude et l’évasion fiscale. Nous souhaitons travailler dans le même esprit de coopération sur les grands dossiers régionaux, comme la Corée du Nord, la Syrie et le processus de paix au Proche-Orient, qui sont cruciaux pour la sécurité internationale.

Au plan bilatéral, notre dialogue politique n’a jamais été aussi intense. Les visites se sont succédé ces dernières années au plus haut niveau de nos Etats à une fréquence inédite, avec la venue en France à deux reprises du président XI Jinping et celle du Premier ministre LI Keqiang. Le Président François HOLLANDE est venu trois fois en Chine, et mon prédécesseur vous a rendu visite au début de 2015. Les visites de Vice-Premier Ministres [Mme LIU Yandong, M. MA Kai] et de ministres se sont également poursuivies à échéances rapprochées, manifestant l’intérêt que nos pays se portent et la vigueur des multiples dialogues que nous entretenons.

Je souhaite aussi que l’Europe occupe une place centrale dans les relations entre la France et la Chine. Dans le contexte actuel, marqué par une montée du protectionnisme et par la tentation du repli sur soi, l’Union européenne constitue une puissance politique de premier plan, engagée en faveur du multilatéralisme et d’une mondialisation régulée. Demain, avec ses 27 membres, donc sans le Royaume-Uni, l’Union européenne demeurera la première puissance économique du monde. Elle est le premier partenaire commercial de plus de 80 pays dans le monde.. Elle est aussi le premier émetteur et le premier récepteur d’investissements directs à l’étranger au monde. C’est une puissance stable, malgré les crises qui la traversent comme toutes les régions du monde en connaissent. Je crois que cette stabilité est, à l’heure actuelle, un atout particulièrement attractif.

Bien sûr, l’Union européenne fait face à des défis, à ses frontières et en son sein, avec le départ du Royaume-Uni. La France, comme l’Allemagne où je me suis rendu la semaine dernière, est convaincue que la réponse à cet événement passe par davantage d’intégration. C’est le sens de l’action que nous menons depuis plusieurs mois pour aboutir à des résultats concrets dans les domaines de la sécurité, de la défense et du soutien de l’investissement. C’est également la raison pour laquelle les 27 ont adopté une ligne claire et commune au sujet des négociations qui vont s’engager avec le Royaume-Uni.

La France souhaite le renforcement des échanges entre l’Union européenne et la Chine sur le plan économique et commercial, mais également sur les questions politiques et de sécurité. La France se félicite des projets permettant de renforcer ce lien entre l’Europe et l’Asie, et notamment de l’initiative chinoise des Nouvelles routes de la Soie.

Au plan bilatéral, nous devons conforter cette dynamique, fondée sur des intérêts partagés et sur la confiance réciproque que nous nous portons. Car l’interdépendance économique de nos deux pays est désormais particulièrement forte.

La France est le troisième partenaire commercial de la Chine au sein de l’Union européenne et la Chine le sixième partenaire commercial de la France. Nos échanges ont doublé entre 2006 et 2015 pour atteindre 62,4 milliards d’euros en 2016. Ils ont dépassé la simple relation entre vendeur et acheteur pour prendre la forme de partenariats industriels solides et durables, fondés sur la complémentarité de nos entreprises. Certains sont anciens, dans le nucléaire civil et dans l’aéronautique, et continuent de se renforcer. L’inauguration d’un centre de finition et d’assemblage de l’A330 à TIANJIN (/tianne-jin/), en septembre prochain, en est un parfait exemple, de même que, dans le secteur nucléaire civil, la construction de nouveaux EPR à TAISHAN (/Taï-channe/) en Chine et à HINKLEY POINT au Royaume-Uni.

Ces partenariats sont mis en œuvre dans plusieurs autres secteurs d’avenir, comme le développement urbain durable, avec le projet de ville durable de WUHAN (/ou-ranne/) où je me rendrai demain, mais aussi dans ceux de l’agro-alimentaire et de la santé.

Nous devons aussi créer des partenariats à l’exportation. En alliant leurs technologies, leurs expériences, leurs réseaux commerciaux, leurs accès aux financements, nos entreprises pourront conquérir ensemble de nouveaux marchés en Afrique, en Asie et dans d’autres parties du monde. En 2015, nous sommes convenus que nos projets seront respectueux de l’environnement, des normes sociales, des besoins des pays concernés. L’année dernière nous avons mis en place un fonds conjoint destiné à financer leur lancement. Et aujourd’hui nous venons de décider des deux premiers projets à soutenir – l’un en Namibie, l’autre au Cambodge.

Comme les investissements français en Chine, les investissements chinois en France continuent de croître. Ils sont naturellement les bienvenus. La France est l’un des pays du monde qui attirent le plus d’investissements étrangers, si bien qu’un salarié français sur sept travaille pour une entreprise étrangère. La seule condition qui s’impose aux investissements chinois, comme à ceux provenant d’autres régions, est de respecter notre sécurité nationale et de s’accompagner d’une certaine forme de réciprocité pour nos propres investissements.

La France dispose en effet de nombreux atouts en termes d’attractivité : une situation géographique centrale en Europe ; des infrastructures et des réseaux performants ; un ensemble d’entreprises innovantes dans de nombreux secteurs ; une main d’œuvre très qualifiée et parmi les plus productives. Elle offre également aux entreprises étrangères et à leurs cadres des prix de l’énergie compétitifs, un système de santé de qualité accessible à tous, un environnement scientifique de haut niveau, un cadre de vie préservé et une offre culturelle exceptionnellement riche.

Bien sûr, comme tous les pays, la France a des défis à relever pour créer les conditions d’une croissance économique durable. Certains, du reste, ne sont pas très différents des vôtres. Il nous faut favoriser l’innovation et la montée en gamme de nos entreprises, car leur compétitivité ne dépend plus seulement du prix des produits. Il nous faut affronter les enjeux liés à l’environnement et repenser la place de l’Etat dans l’économie. Certains défis, il est vrai, sont davantage propres à la France. Ainsi, pour attirer les investissements étrangers, nous devons notamment alléger notre cadre réglementaire.
Nous nous sommes attelés depuis 2012 à relever tous ces défis et, aujourd’hui, les résultats de notre politique sont clairement perceptibles. L’investissement privé a augmenté de plus de 4% en 2016. Nous avons créé 300 000 emplois marchands depuis le printemps 2015, ce qui constitue une performance inégalée depuis 10 ans. En outre, tout indique que l’activité économique va accélérer en France en 2017. La croissance a rebondi au 4ème trimestre de l’an passé. Le climat des affaires et la confiance des ménages sont au plus haut en dépit des incertitudes que font peser certaines circonstances politiques.
Le marché européen est, vous le savez, le plus ouvert au monde. Les entreprises françaises demandent donc légitimement à bénéficier des mêmes droits en Chine. Pour permettre de renforcer la croissance et l’emploi dans nos deux pays, l’accord global sur les investissements entre la Chine et l’Union européenne en cours de négociations devra être ambitieux et équilibré.

Les relations entre nos deux pays ne sont pas seulement portées par nos dirigeants et nos diplomates. Aujourd’hui plus que jamais, elles reposent sur les liens tissés entre les peuples français et chinois par des réseaux d’étudiants et de chercheurs, par les entrepreneurs, les artistes et une multitude d’autres acteurs de la société civile.

En 2016, plus de 1,6 million de voyageurs chinois sont venus en France, faisant de notre pays la destination européenne la plus appréciée des touristes chinois. Toutes les mesures sont prises pour leur réserver le meilleur accueil et leur assurer une sécurité maximale durant leur séjour. En outre, il leur est désormais possible d’obtenir un visa pour la France en 48 heures, voire 24 heures lorsqu’ils voyagent en groupe. L’ouverture en 2016 de nouveaux centres permet à présent de déposer une demande de visa à NANKIN, HANGZHOU (/rang-djo/), FUZHOU (/fou-djo/), JINAN (/dji-nanne/), CHANGSHA (tchang-cha), SHENZHEN (/chene-djene/), CHONGQING (/tchongue-tchïngue/), KUNMING (/koune-mïngue/) et XI’AN (/chi-anne/) sans avoir à se déplacer jusqu’à l’un de nos cinq consulats généraux.

La France est aussi présente sur vos écrans, que ce soit à travers les films chinois ou français. Les co-productions franco-chinoises se multiplient, à la faveur notamment des avantages que présentent les tournages en France pour les cinéastes chinois : des paysages d’une grande diversité, un patrimoine exceptionnel, mais aussi la compétence de nos équipes techniques et artistiques, en particulier dans le domaine des effets spéciaux numériques.

Enfin, je me dois de relever ici qu’il existe en France une tradition d’accueil privilégiée des étudiants chinois, comme l’ont montré dès les années 1920 les exemples célèbres de ZHOU Enlai et de DENG Xiaoping.

Aujourd’hui, la France est la deuxième destination européenne des étudiants chinois, dont 30 000 sont actuellement présents sur notre sol. Une majorité d’entre eux choisissent nos formations en management et en sciences de l’ingénieur. Car les grandes écoles de commerce françaises se placent en tête des classements internationaux, notamment en finance. Nos écoles d’ingénieurs jouissent elles aussi d’une solide réputation, bien au-delà de nos frontières. Mais nos formations en arts, mode et design, création numérique, qui allient de savoir-faire anciens et des techniques modernes, sont elles aussi réputées et en plein essor.
La langue française présente pour les étudiants chinois un intérêt particulier, puisqu’elle leur donne accès à un espace francophone de 285 millions de personnes sur les 5 continents, qui deviendront 700 millions, soit 8 % de la population mondiale, à l’horizon 2050 ! Le français est, après l’anglais, la langue la plus apprise dans le monde. Parler français constitue ainsi un atout décisif dans de nombreux secteurs d’activités : la distribution, l’automobile, le luxe, l’aéronautique ou les cosmétiques, par exemple.
Mais, je tiens à le répéter devant vous, la maîtrise du français n’est pas une condition sine qua non pour venir étudier en France : 40% des étudiants chinois accueillis en France le sont dans le cadre de formations dispensées en anglais, ouvertes sur l’Europe et le monde.

La France et la Chine ont noué de nombreux partenariats dans le domaine des doubles diplômes et de la formation professionnelle. Le programme « 2 x 1 000 stagiaires » mis en place en 2016 permet à 1 000 jeunes français et à 1 000 jeunes chinois de bénéficier d’offres de stages dédiées dans nos entreprises. Je vous invite à vous rendre sur le site de l’ambassade de France pour consulter ces offres de stage qui constitueront un atout pour votre future carrière.

La France et la Chine entretiennent par ailleurs de longue date des partenariats scientifiques. La France est aujourd’hui l’une de principales puissances scientifiques mondiales. Elle a obtenu pas moins de 62 Prix Nobel et 13 médailles Field. Dix organismes de recherche français figurent parmi les cent les plus innovants au monde, ce qui nous place au 3e rang mondial.

Je souhaite donc qu’augmente le nombre des chercheurs chinois qui se forment en France au niveau doctoral : ils sont aujourd’hui 2 000. L’Institut Pasteur de Shanghai, créé en 2004 et qui emploie aujourd’hui près de 500 personnes, est un phare de la coopération scientifique bilatérale. 3 000 publications conjointes paraissent tous les ans, apportant une contribution significative aux progrès de la connaissance, notamment dans les secteurs de l’environnement et de la santé.

Je visiterai demain, à WUHAN, le laboratoire de confinement biologique de niveau P4 qui va entrer dans sa phase opérationnelle après plus d’une décennie de coopération soutenue par l’expertise des organismes de recherche et des entreprises françaises de ce secteur. Ce centre de très haute technologie, où peuvent être étudiés les virus les plus dangereux, constituera un élément clé de la réponse que pourront apporter les autorités chinoises à l’émergence de nouvelles maladies. L’excellence de la recherche médicale chinoise est d’ailleurs mondialement reconnue, et je veux saluer à ce titre le prix Nobel attribué à Madame la Professeure TU Youyou pour la mise au point d’un traitement contre le paludisme.

Chers étudiants de l’Université de Pékin,

Vous représentez l’avenir de votre pays et c’est pourquoi je crois important de vous adresser aujourd’hui ce message de confiance dans la qualité de la relation qu’entretiennent la France et la Chine et dans sa pérennité.
J’espère bien entendu qu’un grand nombre d’entre vous décidera de poursuivre sa formation dans une université française ; ou à défaut, que vous choisirez d’effectuer un stage au sein de l’une de nos entreprises comme le propose notre ambassade ; ou en tout cas que vous aurez l’occasion de découvrir mon pays, pour ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas encore, dans le cadre de votre future profession ou dans celui d’un voyage touristique.
Nous cédons trop souvent à la tentation de critiquer la mondialisation. Nous devrions souligner davantage les bienfaits qu’elles nous apportent, à travers le commerce et l’élévation des niveaux de vie qu’elle rend possible, mais aussi à travers les rencontres qu’elle permet et les échanges qu’elle suscite. Votre génération, en Chine comme en France, est avide de découvrir le monde et de faire la preuve de son esprit d’entreprise, d’élargir ses horizons, de contribuer à servir à la fois son pays et l’avenir de la planète.
Je vous invite à concrétiser ces belles ambitions et vous souhaite beaucoup de réussite, dans vos études comme dans votre vie.

Je vous remercie.
Discours du Premier ministre sur l’attractivité de la France – Université de Beida, Pékin

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dimanche 19 février 2017 - 19:42

Décès de Xavier Beulin, président de la FNSEA

À quelques jours du salon, dans une période où l’agriculture française fait face à des enjeux d’une ampleur immense, sa disparition est un choc pour chacun.

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vendredi 17 février 2017 - 17:42

Déplacement en République populaire de Chine

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra en République populaire de Chine du mardi 21 février au jeudi 23 février 2017.

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Agenda prévisionnel du lundi 20 au vendredi 24 février 2017

Déplacement en Chine avec Mme Marisol Touraine, M. Matthias Feckl, et M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie..

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jeudi 16 février 2017 - 10:53

Rapport de M. Olivier Rousselle – « Les écoles de service public et la diversité »

La mission confiée par le Premier ministre à Olivier Rousselle, conseiller d’Etat, visait à accompagner les 75 écoles de service public (ESP), qui recrutent et forment des fonctionnaires, dans une démarche d’état des lieux et d’élaboration de programmes d’action en vue de favoriser la diversité en leur sein.
La diversité dans la fonction publique, une exigence et une nécessité

Pour les ESP, et plus généralement pour la fonction publique, conduire une politique en vue de favoriser la diversité constitue tant une exigence sociale, justifiée par la demande toujours plus forte d’exemplarité des acteurs publics, qu’un besoin interne à l’administration, qui a besoin de points de vue diversifiés pour accroître sa légitimité et trouver les meilleures solutions pour relever les défis qui lui sont posés.

Or cette exigence et ce besoin de diversité ne sauraient être satisfaits par le simple respect, au demeurant loin d’être systématiquement assuré, des garanties procédurales à valeur constitutionnelle qui figurent à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, selon lequel tous les citoyens sont « également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ». En effet, la relative étroitesse des viviers dans lesquels recrute la fonction publique appelle, de la part de l’administration, une action déterminée.
L’administration n’est pas entièrement responsable du manque de diversité de son recrutement, mais ne peut en être dédouanée

Il est vrai, comme l’ont relevé un grand nombre d’interlocuteurs de la mission, que les administrations n’interviennent qu’en « bout de chaîne » dans un processus social et éducatif qui conduit à reproduire les inégalités. La fonction publique comporte davantage de cadres que le secteur privé en France, et recrute par conséquent une proportion importante de diplômés de l’enseignement supérieur, avec les biais sociaux que cela implique. Toutefois, un certain nombre d’études montrent que certaines catégories sociales, tels que les descendants d’immigrés, sont sous-représentés dans la fonction publique toutes choses égales par ailleurs. Bref, si la fonction publique hérite d’inégalités existant par ailleurs, elle les accentue parfois, et ne peut donc se dédouaner de sa responsabilité à cet égard.

A cet égard, force est de constater que, du côté des ESP et des administrations dont la mission a accompagné la réflexion depuis mars 2016, la prise de conscience est variable, entre des écoles fortement mobilisées, et d’autres qui ont manifesté un sentiment d’impuissance voire de scepticisme sur ces questions. Pour contrer ces réticences, une priorité pour les écoles et les administrations est de pouvoir objectiver la question de la diversité, notamment pour mettre en évidence d’éventuels biais discriminatoires dans leurs processus de recrutement et identifier les actions prioritaires à mener. La mission a proposé à ce titre que les recruteurs de la fonction publique puissent recueillir et traiter à des fins statistiques les données relatives au contexte des candidats et des admis aux concours.
Les actions en la matière doivent respecter quelques contraintes
La préconisation d’une plus grande mobilisation sur la question de la diversité dans la fonction publique nécessite en tout premier lieu d’avoir une vision réaliste des contraintes qui s’imposent à l’administration, à commencer par les contraintes juridiques. Le principe constitutionnel d’égale admissibilité aux emplois publics interdit, en effet, tout mécanisme de discrimination positive pour accéder à de tels emplois, de même que la mobilisation de tout critère qui ne correspond pas à l’examen des capacités, des vertus et des talents, sauf quelques exceptions (pour l’égalité entre les femmes et les hommes, l’accès à l’emploi des personnes handicapées etc.) qui sont strictement cantonnées.

Ces exigences rencontrent cependant des limites. Ainsi, le principe d’égale admissibilité ne s’applique que lors de l’accès aux emplois publics en tant que tel, et non dans le cadre éducatif, où une plus grande marge de manoeuvre existe : agir en amont des concours sur l’enseignement secondaire et supérieur est donc non seulement indispensable, mais également tout à fait possible. En outre, la mission n’a pu que constater que ce principe n’était pas toujours aussi respecté que sa force juridique le laisserait entendre, notamment dans le cadre de recrutements très peu formalisés, de gré à gré, qui représentent pourtant une proportion importante du flux de recrutements dans la fonction publique (contrats courts, recrutements de catégorie C sans concours etc.).
Mais des marges de manoeuvre non négligeables existent, tant au niveau des écoles que des administrations

Face à ces constats, il était demandé aux écoles d’élaborer des programmes d’action en vue de favoriser la diversité en leur sein. Cette logique par école se justifie par des situations différentes d’une école à l’autre, qui appellent des actions souvent variées : évolution des épreuves des concours pour les rendre plus accessibles à tous (limitation d’épreuves porteuses d’un contenu scolaire précis, adaptation des épreuves pour les personnes handicapées), sensibilisation très en amont du parcours éducatif à l’égard des métiers de la fonction publique, actions ciblées sur certaines zones géographiques ou environnements scolaires (pour le concours externe) ou professionnels (pour les concours interne et troisième concours), accompagnement de futurs candidats en structurant des parcours très en amont des concours etc. Des constantes et des besoins communs apparaissent toutefois, tels que la nécessité de mieux former les jurys de concours en les sensibilisant à leurs biais inconscients, lesquels peuvent conduire à des discriminations dans le cadre des processus de recrutement, comme l’a montré l’important travail réalisé par le rapport de Y. L’Horty sur Les discriminations dans l’accès à l’emploi public (rapport au Premier ministre, juin 2016).

Le déploiement de ces actions appelle également les administrations à agir sur plusieurs questions relatives au recrutement et au déroulement de carrière dans la fonction publique : formalisation d’une fonction de « recruteur » parmi les ressources humaines de l’administration ; accent mis sur le recrutement et la formation d’agents publics et non pas sur la prise du premier poste ; démarche volontaire d’ouverture à tous de la fonction publique via une charte du recrutement dans la fonction publique pour lutter contre le ciblage de chaque concours sur un vivier propre ; renforcement numérique du concours interne et du troisième concours, qui sont source de diversité sociale dans la fonction publique ; réflexion renouvelée, et appuyée par des exemples étrangers, sur le type d’épreuves sur lesquels recruter les fonctionnaires ; mobilisation des outils de connaissance du service public que sont les stages et l’apprentissage pour élargir les viviers.
Les actions possibles sont nombreuses : reste pour chaque administration à se saisir de l’opportunité que représente l’attention à la diversité pour accroître l’efficacité de son action et améliorer l’exemplarité du service public.

Liste des recommandations du rapport
Recommandation n° 1 : écoles, administrations recruteuses : Gagner en « accessibilité » des concours en explicitant plus clairement quelles sont les compétences recherchées.
Recommandation n° 2 : écoles : En vue d’accroître l’impact des classes préparatoires intégrées :
– favoriser l’égal accès aux CPI sur tout le territoire ;
– élaborer des parcours de CPI sur deux ans ;
– oeuvrer à la structuration de parcours, dans l’enseignement supérieur et secondaire, conduisant aux concours de la fonction publique.
Recommandation n° 3 : écoles : S’agissant du contenu de la formation :
– poursuivre les efforts entrepris en vue de personnaliser la formation ;
– adapter le rythme et le contenu de la formation afin de diminuer les risques d’inégalités de traitement entre élèves en fonction de critères objectifs (âge, situation familiale, handicap etc.) ;
– développer de façon commune des modules relatifs aux valeurs du service public.
Recommandation n° 4 : administrations de tutelle : Clarifier les objectifs du recrutement et de la formation dans les écoles en réaffirmant l’importance d’une formation à la carrière dans la fonction publique.
Recommandation n° 5 : DGAFP, RESP ou écoles : S’agissant des jurys et de l’organisation des concours :
– Poursuivre le travail de diversification de la composition des jurys.
– Élaborer un module commun en ligne de sensibilisation aux biais implicites dans le recrutement, ou, à défaut, définir des standards minimaux en matière de formation des membres de jury.
– Créer le cadre pour un vivier de membres de jurys dans les administrations et suivre sa mise en oeuvre.
– Veiller à une organisation des concours limitant le risque de discriminations.
Recommandation n° 6 : Écoles, administrations de tutelle : S’agissant du suivi de la diversité :
– Recueillir et traiter des données relatives aux profils et au contexte des candidats admis1.
– Assortir les programmes d’action d’indicateurs de suivi, présentés annuellement en conseil d’administration ou dans les instances de gouvernance des écoles.
Recommandation n° 7 : Écoles ou administrations de tutelle : Ouvrir les instances de direction des écoles à des personnalités extérieures.
1 Cette recommandation a fait l’objet d’une proposition d’amendement au projet de loi sur l’égalité et la citoyenneté (proposition en annexe).
Recommandation n° 8 : RESP, écoles : Afin d’élargir les viviers de la fonction publique :
– Instaurer des partenariats avec des associations nationales pour l’égalité des chances pour inscrire les actions de promotion des métiers de la fonction publique et d’engagement citoyen des élèves dans la durée.
– Développer le tutorat comme une modalité prioritaire d’information sur la fonction publique, de structuration de parcours vers la fonction publique et de lutte contre l’autocensure des étudiants.
Recommandation n° 9 : Gouvernement : Adopter, sur le modèle britannique, une charte du recrutement dans la fonction publique comportant :
– un rappel des règles existantes en matière d’égale admissibilité aux emplois publics ;
– des procédures minimales à respecter (assurer une publicité minimale au poste, recevoir au moins deux candidats pour un poste, constituer un panel d’au moins deux recruteurs) ;
– une communication officielle soulignant que toutes les candidatures sont les bienvenues, sans distinction d’origine, de parcours, de sexe etc., et qu’elles seront toutes traitées dans le respect des principes rappelés.
Recommandation n° 10 : DGAFP, RESP ou écoles (s’agissant de la communication spécifique aux écoles) : Rénover en profondeur la communication sur les missions du service public et les métiers qui s’y rattachent, ainsi que sur les recrutements afin de les rendre plus lisibles et plus attractifs.
Recommandation n° 11 : DGAFP, administrations : Concevoir un cadre permettant d’utiliser le recrutement de stagiaires et d’apprentis comme un outil d’élargissement des viviers de la fonction publique, et suivre leur corrélation avec la présentation des anciens stagiaires et apprentis aux concours.
Recommandation n° 12 : DGAFP, administrations : S’agissant des voies d’accès :
– Assouplir les conditions, notamment de durée, en vue de postuler au 3ème concours
– Étendre le recours au 3ème concours aux corps qui n’en proposent pas, et augmenter le nombre de postes proposés dans ce concours et au concours interne.
Recommandation n° 13 : DGAFP et administrations : Expérimenter dans quelques concours (et avec une évaluation scientifique) des épreuves évaluant plutôt les capacités des candidats, et des épreuves plus courtes mais permettant d’évaluer plusieurs fois la même compétence. 16.02.2017 Rapport de M. Olivier Rousselle – « Les écoles de service public et la diversité »

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mercredi 15 février 2017 - 18:41

Réunion de ministres et secrétaires à Matignon

Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, recevra les ministres et secrétaires d’État, jeudi 16 février 2017 à 11h00, à l’Hôtel de Matignon.

A cette occasion, la cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 10h30 à l’ensemble des journalistes accrédités à l’adresse : communication@pm.gouv.fr avant jeudi 16 février 2017, 09h00.

Entrée sur accréditation, vous devez impérativement nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions de Bernard Cazeneuve – Réunion de ministres et secrétaires d’Etat

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Communiqué du Premier ministre à l’issue de son entretien avec Mme Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l’emploi

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, a reçu mercredi 15 février à l’Hôtel de Matignon Mme Marianne Thyssen, Commissaire européenne chargée de l’emploi, des affaires sociales, des compétences et de la mobilité des travailleurs.

Déterminés à porter un agenda européen ambitieux en matière sociale et d’emploi, le Premier ministre et la commissaire ont notamment évoqué la révision de la directive relative au détachement des travailleurs. Le Premier ministre a réitéré son soutien à la proposition de la Commission tendant à réviser la directive de 1996, projet qu’il juge essentiel à un marché intérieur plus juste et équitable. « Pour que la mobilité du travail en Europe soit une véritable opportunité pour les citoyens de tous les Etats membres, il nous faut lutter plus efficacement contre toutes les formes de fraude et de dumping social. Il est urgent de renforcer les règles de la directive de 1996, dont les lacunes nourrissent la défiance des citoyens à l’égard du marché intérieur et, plus largement, du projet européen », a commenté M. Cazeneuve.

La commissaire et le Premier ministre se sont également accordés sur la nécessité de poursuivre et d’amplifier la mobilisation de l’Union européenne en faveur de l’emploi des jeunes. Cela passe notamment par la prolongation et l’amplification de l’initiative pour l’emploi des jeunes qui a déjà pu bénéficier en France à 220 000 jeunes, qui n’ont ni emploi, ni formation, ni éducation.

Ces propositions, de même que le projet de révision des règles de coordination des systèmes de sécurité sociale présenté en janvier, s’inscrivent dans une démarche de la Commission tendant à créer un marché unique plus équitable et social. La Commissaire Thyssen a ainsi souligné que : « Depuis le début du mandat de cette Commission, nous avons commencé à poser les bases d’une nouvelle et réelle dimension sociale des politiques de l’Union. Cela doit se poursuivre, dans le cadre d’un partenariat renforcé entre les Etats membres et la Commission européenne ».

C’est aussi le sens du projet de « socle européen des droits sociaux » que la Commission européenne a proposé de mettre en place et qui doit être un moteur pour favoriser la convergence sociale vers le haut des Etats membres. La France soutient pleinement cette idée et a formulé des propositions ambitieuses dans le cadre de la consultation lancée en mars 2016 par la Commission sur le sujet. Le Premier ministre a notamment rappelé son soutien à l’idée d’un salaire minimum européen, également évoquée récemment par le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Le Premier ministre a annoncé lors du conseil des ministres de ce jour l’organisation d’une réunion européenne à Paris, au début du mois de mars, qui sera consacrée à cette question fondamentale du socle européen des droits sociaux.

Bernard Cazeneuve et Marianne Thyssen confirment qu’un partenariat fort entre les institutions de l’Union européenne et ses Etats membres est plus que jamais indispensable pour affronter les défis communs d’un marché unique en évolution. Le Gouvernement français continuera de porter l’idée d’une Union européenne au service du progrès économique et social des citoyens, et de leurs droits fondamentaux.

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Déplacement à Londres

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra à Londres vendredi 17 février 2017
Programme prévisionnel
14h00 Entretien avec Mme Theresa MAY, Premier ministre du Royaume-Uni 10 Downing St, London SW1A 2AA, Royaume-Uni
Tour images par Pool TV + pool photos 15h30 Rencontre avec la presse française à la Résidence de France 11 Kensington Palace Gardens, Kensington, London W8 4QP, Royaume-Uni
Presse française accréditée 17h30 Réception avec la communauté française à la Résidence de France Allocution de M. le Premier Ministre
Pool TV et toute presse accréditée

IMPORTANT
Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer impérativement à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant jeudi 16 février 2017 à 18h00.

Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer vos numéros de portable, de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Merci également de bien vouloir nous préciser si vous emprunterez les trains conseillés
Trains conseillés :
ALLER – Départ de la gare de Paris Nord à 11h13 – Arrivée à la gare de Londres St Pancras à 12h39 (Eurostar n° 9023)
RETOUR – Départ de la gare de Londres St Pancras à 19h34 – Arrivée à la gare de Paris Nord à 23h17 (Eurostar n° 9054)

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Déplacement à Londres

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mardi 14 février 2017 - 21:23

Déplacement de Bernard Cazeneuve à Strasbourg

A l’heure où les conclusions du rapport d’Olivier Rousselle, conseiller d’Etat, sur les écoles de service public et la diversité seront connues, le Premier ministre dévoilera plusieurs mesures pour renforcer la diversité dans la fonction publique.

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Rencontre avec Mme Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l’emploi

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, recevra Mme Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l’emploi, les affaires sociales, les compétences et la mobilité des travailleurs, mercredi 15 février 2017 à 12h, à l’Hôtel de Matignon.

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lundi 13 février 2017 - 21:08

Déclaration à l’issue de son entretien avec Mme Angela Merkel, Chancelière fédérale

Il était très important pour moi, quelques semaines après ma nomination comme Premier ministre, de pouvoir effectuer mon tout premier déplacement bilatéral européen en Allemagne et je tiens à remercier chaleureusement la Chancelière fédérale pour son invitation aujourd’hui.

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Discours à l’occasion de la soirée française de la Berlinale

Je me réjouis d’être parmi vous ce soir pour fêter cette traditionnelle « Soirée française du cinéma » dans le cadre de la Berlinale et de pouvoir distinguer à cette occasion, au nom de la République française, trois personnalités éminentes et sympathiques du cinéma allemand : Birgit KOHLER, Daniel BRÜHL et Max RIEMELT.

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Rencontre avec les associations luttant contre le racisme et les discriminations

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, accompagné de M. Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, et de Mme Hélène Geoffroy, secrétaire d’État à la Ville, a reçu ce matin à leur demande les représentants d’associations luttant contre le racisme et les discriminations : SOS Racisme, la Ligue des Droits de l’Homme, le MRAP, le CRAN et […]

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vendredi 10 février 2017 - 20:48

Discours à la Ferme Saint-Martial (Creuse)

Discours de M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, à la Ferme Saint-Martial, dans la Creuse, vendredi 10 février 2017…

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Agenda prévisionnel du lundi 13 au vendredi 17 février 2017

Lundi 13 février 2017, 8h30 : Entretien avec le Président de la République, Palais de l’Elysée …

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Déplacement de Bernard Cazeneuve à Berlin

M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, se rendra à Berlin lundi 13 et mardi 14 février 2017,

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Discours de Bernard Cazeneuve à Grenoble

Je voudrais tout d’abord vous dire à tous et toutes le très grand plaisir que j’ai à vous retrouver ici à Grenoble.
Comme l’évoquait le président de votre Métropole à l’instant, j’ai eu l’occasion régulièrement au cours des derniers mois, pendant l’exercice de mes responsabilités ministérielles de venir à votre rencontre dans des circonstances qui n’étaient pas toujours aussi agréables que celles qui me conduisent vers votre département aujourd’hui.

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jeudi 9 février 2017 - 17:42

Déplacement du Premier ministre dans la Creuse

Déplacement de M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, dans la Creuse, Vendredi 10 février 2017.

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Communiqué du Premier ministre à l’issue de son entretien avec M. Julian King, Commissaire européen chargé de l’Union de la sécurité

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, a reçu jeudi 9 février à l’Hôtel de Matignon M. Julian King, Commissaire européen chargé de l’Union de la sécurité, pour échanger sur les questions de sécurité en Europe. Ils ont insisté sur l’urgence d’une mise en oeuvre rapide des avancées récentes renforçant la sécurité des citoyens européens : La […]

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mardi 7 février 2017 - 12:08

Discours de Bernard Cazeneuve à l’occasion de la signature de l’avenant au CPER Ile-de-France

Discours du Premier Ministre
A l’occasion de la signature de l’avenant au CPER Ile-de-France
Paris, 7 février 2017
Seul le prononcé fait foi
Monsieur le ministre, cher Jean-Michel BAYLET
Monsieur le Préfet de région, cher Jean-François CARENCO
Madame la présidente du Conseil régional, chère Valérie PECRESSE,
Monsieur le Président du Conseil départemental, cher François DUROVRAY,
Monsieur le sénateur-maire, cher Vincent DELAHAYE,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs,

Mesdames, Messieurs,

C’est à dessein que j’ai tenu à signer ici, à Massy, avec Valérie PECRESSE, l’avenant au contrat de plan Etat-région pour l’Ile-de-France
Tout d’abord, parce que c’est pour nous l’occasion de mesurer la remarquable transformation urbaine qui est ici à l’œuvre, autour du hub TGV de Massy.
Les chiffres sont impressionnants : sur 110 hectares d’anciennes friches industrielles, vous construisez un quartier qui accueillera 10.000 nouveaux habitants et 14.000 emplois. Sur la place du Grand Ouest que nous venons d’observer, émergent 4 hectares de ville, grâce au travail de 1200 ouvriers qui, chaque semaine, font sortir de terre 1200 nouveaux mètres carrés.
Je veux saluer cette réussite qui prend vie sous nos yeux, Monsieur le Maire. Votre intuition devient réalité : les infrastructures de transport s’accompagnent d’un grand projet de requalification urbaine.
En me rendant à Massy, je veux également souligner que le Grand Paris porte l’ambition de rééquilibrer l’Ile-de-France et permet en particulier à la Grande couronne de trouver toute sa place. Le Grand Paris que nous construisons permet de dépasser les frontières administratives et économiques héritées de l’après-guerre. Ici, nous sommes au cœur de l’un des nouveaux pôles à partir desquels va s’organiser le Grand Paris.
Ces convictions ont commencé à prendre corps dès février 2015, grâce à la signature avec Jean-Paul HUCHON du contrat de plan Etat-Région pour l’Ile-de-France. L’avenant que nous signons aujourd’hui, en apportant le financement requis pour l’amélioration des transports et la modernisation des universités, leur donne une dimension nouvelle.
Bien plus qu’un simple instrument financier, le contrat de plan Etat-Région est un outil stratégique pour le développement de la Région Capitale.
Pour transformer et rééquilibrer un territoire, je crois comme vous, chère Valérie PECRESSE, en la force du contrat. Je crois aussi en la continuité de l’action publique, lorsqu’elle sert l’intérêt général.
Ce contrat de plan révisé confirme la priorité absolue donnée à l’amélioration des conditions de déplacement de nos concitoyens dans cette grande région.
C’est pourquoi l’Etat apportera plus de 1,4 milliards d’euros pour la modernisation et à l’extension des réseaux d’ici à 2020, auxquels s’ajouteront 1,6 milliards apportés par la Société du Grand Paris et 3 milliards apportés par la Région. Par ailleurs la SGP consacrera 13 milliards, sur la même période, à la réalisation des nouvelles lignes de métro du Grand Paris Express.
C’est ainsi une véritable révolution des transports qui s’engage pour améliorer de la qualité de vie des Franciliens, pour renforcer l’attractivité de ce territoire et pour y préserver l’environnement.
Les nouvelles lignes du Grand Paris Express, dotées des technologies les plus avancées en matière de métro automatique, permettront de doubler la longueur du réseau parisien. Conçu sous le quinquennat précédent, ce projet s’est réalisé sous les gouvernements de Jean-Marc AYRAULT et de Manuel VALLS grâce à la mobilisation des financements nécessaires.
Ces lignes sont désormais bien engagées et irréversibles. Les enquêtes publiques ont eu lieu et toutes les déclarations d’utilité publique seront publiées d’ici la fin d’avril. Cela vaut bien sûr pour la ligne 18 qui desservira ce territoire.
J’ai par ailleurs noté votre accord, Madame la Présidente, pour que la déclaration d’utilité publique de la ligne 15 Est soit publiée sans attendre, afin que ce projet ne souffre d’aucun retard. Comme nous en sommes convenus, à la demande du Syndicat des transports d’Île-de-France et de Jean-Christophe LAGARDE, la SGP apportera son concours aux études sur la desserte du centre de Drancy.
Ce projet prend désormais corps : grâce à l’engagement exemplaire des équipes de la SGP et de son président, Philippe YVIN, les travaux ont débuté sur la ligne 15 Sud et le premier tunnelier sera mis en place à la fin de l’année à Champigny.
L’amélioration des transports en Ile-de-France, c’est aussi bien sûr l’extension du RER E vers l’Ouest, qui offrira une alternative au RER A aujourd’hui saturé. Le financement de ce projet majeur sera assuré grâce à une contribution exceptionnelle de l’Etat via la SGP.
Le Nouveau Grand Paris des Transports, c’est aussi la modernisation des lignes existantes conformément au Plan de mobilisation élaboré par votre prédécesseur. Elle représente un enjeu essentiel puisque les lignes RER et Transilien sont la colonne vertébrale des déplacements en Ile-de-France.
Or, nous le savons, ce réseau, qui fait le quotidien des Franciliens, n’était plus à la hauteur : incidents à répétition, ruptures de caténaires, conditions de déplacement indignes d’une grande capitale. Les voyageurs sont à juste titre exaspérés.
Ces difficultés sont la conséquence de décennies de sous-investissement dans le réseau francilien, au profit des lignes TGV. A la suite du rapport de la Commission Mobilité 21 animé par le député Philippe DURON, nous avons su reconnaître les excès de la politique du « Tout TGV » et accorder à nouveau la priorité aux transports du quotidien.
Cette priorité au renouvellement du réseau existant s’est traduite dans le contrat de performance que l’Etat vient de conclure avec SNCF Réseau. L’Ile-de-France en sera la première bénéficiaire : entre 2014 et 2017, SNCF réseau aura quasiment doublé ses investissements dans la région et créé plus de 1 100 postes supplémentaires.
Les investissements affectés au renouvellement du réseau atteindront cette année 740 millions d’euros. Je sais, Madame la Présidente, combien vous êtes vigilante sur ce point. Mais je peux vous confirmer que l’Etat a donné à SNCF Réseau les moyens de tenir ces engagements vis-à-vis du STIF.
Le contrat de plan prévoit en effet la poursuite de ces investissements sur la période 2015-2020, avec 1,4 milliard d’euros pour les schémas directeurs des RER et les schémas de secteurs des lignes. Le remplacement des 180 kilomètres de la caténaire de la ligne C entre Paris et Brétigny, qui avait près de 100 ans d’âge sur certains tronçons, illustre bien cet effort.
Je n’oublie pas le renouvellement des matériels roulants, dans le cadre du plan que vous avez lancé, Madame la Présidente. Il concernera bien sûr la ligne B qui dessert Massy.
Améliorer les lignes existantes, c’est aussi simplifier leur exploitation. Je pense, en particulier, à la ligne D, qui couvre 190 kilomètres de rails, sur trois régions. Grâce au travail pragmatique accompli par François DUROVRAY et Stéphane BEAUDET, la circulation y sera dès 2018 plus régulière et deux fois plus fréquente.
Grâce à l’avenant que nous signons aujourd’hui les crédits apportés par l’Etat seront abondés de près de 15 millions d’euros. Son aboutissement est également dû à l’implication de Jean-Michel BAYLET, Ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales. Dans le secteur des transports, cet avenant comporte deux volets.
Le premier concerne l’accompagnement du plan routier que vous avez souhaité déployer afin d’améliorer la circulation routière dans la région. Des projets aussi attendus que l’enfouissement de la nationale 10 à Trappes, l’achèvement du contournement de Roissy, ou encore celui de la déviation de Boissy-Saint-Léger, seront accélérés.
L’avenant permettra ensuite d’assurer le financement des trois projets majeurs que sont le tram 12 express entre Massy et Evry, l’extension du tram T1 et la réalisation du tram T9 dans le Val-de-Marne. S’agissant en particulier du tram 12, qui arrivera ici à Massy, le bouclage du financement nous permet de signer aujourd’hui un protocole d’engagement avec la Région, le Département de l’Essonne, SNCF Réseau et SNCF Mobilités. Ce projet reliera les deux principales agglomérations essonniennes et, conformément au souhait du Président de Grand Paris Sud, cher Francis CHOUAT, il améliorera la liaison entre les communes, notamment celle de Grigny. Je veux souligner également son rôle pour la desserte de l’hippodrome de Ris-Orangis qui, grâce à la mobilisation des élus locaux, a vocation à devenir une destination majeure de l’Ile-de-France, dans le cadre d’un projet de développement durable, celui de l’Ecopolis tourné vers le loisir, le sport, le bien être, la santé.
Relier les territoires, abolir les coupures, rapprocher les habitants des opportunités qu’offrent les villes, voilà comment on met fin aux situations de relégation. C’est l’enjeu du tram 12 comme du tram 4 pour la desserte de Clichy-sous-Bois et Montfermeil. Après des décennies de blocage, ce projet est enfin lancé grâce à l’Etat.
Mais le Grand Paris n’est pas seulement un projet d’infrastructures. C’est l’ambition d’inventer un nouveau modèle urbain.
Avec 635 000 étudiants, la région Ile-de-France occupe une place éminente dans le paysage national et international des savoirs. L’action de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a permis de consolider cette position privilégiée : plus de cinq milliards d’euros de crédits d’Etat sont mobilisés en faveur des universités franciliennes. Mais il fallait qu’elles trouvent leur juste place dans l’aménagement du Grand Paris et deviennent des acteurs du développement urbain.
C’est pourquoi le contrat de plan Etat-région prévoyait d’apporter à la stratégie régionale de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation un soutien à hauteur de 788 millions d’euros.
L’avenant que nous signons aujourd’hui permet d’aller plus loin. Vous avez souhaité, Madame la Présidente, que soient soutenus des projets universitaires de grande couronne, présentés au titre des initiatives d’excellence du Programme d’investissements d’avenir (ISITE).
Vous le savez mieux que quiconque, ici, au travers de l’exemple de de Paris–Saclay, un campus et un centre de recherche en grande couronne, ce n’est pas seulement un lieu d’étude et de production du savoir, c’est un lieu qui crée des liens dans la Ville. C’est pourquoi je me félicite que l’Université d’Evry soit désormais membre de la COMUE Paris – Saclay.
Nous avons au-delà décidé de soutenir les projets de la Communauté d’universités et d’établissements Paris-Seine, en particulier à travers l’IUT et le « learning center ». La COMUE de Paris-Est bénéficiera elle aussi de financements supplémentaires pour son bâtiment de direction à Marne la Vallée.

Permettez-moi pour conclure de citer l’architecte de la place du Grand ouest, Christian de PORTZAMPARC, qui est parmi nous et que je salue : « Toute architecture engage une vision de la ville ».
La ville que nous voyons s’édifier ici, qui résulte de l’engagement constant de nos gouvernement depuis dix ans, traduit bien une telle vision : une ville où s’effacent les frontières arbitraires héritées du passé ; une ville qui est le moteur du développement économique, de la croissance et de l’emploi ; une ville solidaire, où 10 millions d’habitants bénéficient des mêmes qualités de vie et de logement et ont accès à toutes les aménités urbaines.
Christian de PORZAMPARC dit également que l’urbanisme est l’art de réconcilier Hestia et Hermès, l’espace privé et l’espace public. C’est tout le sens de l’aménagement que vous avez conçu ici : ces travaux gigantesques ne visent pas à accumuler encore et encore les mètres carrés de bureau ; mais à susciter l’émergence d’un quartier vivant qui deviendra un nouveau centre du Grand Paris.
Cette vision ne peut progresser que si l’Etat et les collectivités travaillent de concert. Cela n’a pas toujours été le cas. Le contrat de plan Etat-Région a scellé leur réconciliation. L’avenant que nous allons signer amplifie cet effort de mobilisation collective en faveur des transports et des universités.
J’ajoute que cette réussite est aussi le fruit du travail du préfet de la région Ile-de-France, Jean-François CARENCO. Par l’énergie avec laquelle il a porté les projets, par sa détermination à tenir le cap qui lui était fixé, il incarne l’Etat imaginatif et moderne dont nous avons besoin pour mener à bien un aussi vaste projet.
Je vous remercie Discours de Bernard Cazeneuve à Massy

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Discours de Bernard Cazeneuve à l’occasion de la signature de l’avenant au CPER Île-de-France

Discours du Premier ministre à l’occasion de la signature de l’avenant au CPER Île-de-France
Paris, 7 février 2017
Seul le prononcé fait foi
Monsieur le ministre,
Cher Jean-Michel BAYLET,
Monsieur le Préfet de région,
Madame la Présidente du Conseil Régional,
Chère Valérie PECRESSE,
Monsieur le Président du Conseil départemental,
Cher François DUROVRAY,
Monsieur le sénateur-maire,
Cher Vincent DELAHAYE,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs.

C’est à dessein que j’ai tenu à venir signer ici, à Massy, avec la présidente Valérie PECRESSE, l’avenant au contrat de plan Etat-Région pour l’Ile-de-France, tout d’abord parce que c’est pour nous l’occasion de mesurer ensemble la remarquable transformation urbaine, vous l’avez tous souligné, qui est ici à l’œuvre, autour du hub TGV de Massy.

Les chiffres sont impressionnants, ils m’ont été communiqués pendant la visite, sur 110 hectares d’ancienne friche industrielle, vous construisez un quartier qui accueillera 10.900 nouveaux habitants et 14.000 emplois en tout.

Sur la place du Grand Ouest, que nous venons d’observer, émergent 4 hectares de ville, grâce au travail de 1200 ouvriers qui chaque jour font sortir de terre, me dit-on, 1200 mètres carrés de surfaces, notamment de logements.

Je veux, en présence de l’ensemble des élus et des acteurs de ce projet, saluer cette réussite, qui prend vie sous nos yeux, Monsieur le maire votre intuition devient réalité, les infrastructures de transport s’accompagnent d’un grand projet de requalification urbaine, et c’est bien cela faire la ville.

En me rendant à Massy je veux également souligner que le Grand Paris porte l’ambition de rééquilibrer l’Ile-de-France, et permet, en particulier à la Grande couronne de trouver toute sa place. Le Grand Paris que nous construisons permet de dépasser les frontières administratives et économiques héritées de l’Après-guerre, ici nous sommes au cœur de l’un des nouveaux pôles à partir desquels va s’organiser progressivement le Grand Paris.

Ces convictions ont commencé à prendre corps dès février 2015 grâce à la signature, avec Jean-Paul HUCHON, du contrat de plan Etat-Région pour l’Ile-de-France, l’avenant que nous signons aujourd’hui, en apportant le financement requis pour l’amélioration des transports et la modernisation des universités, donne une nouvelle dimension, une ambition supplémentaire à ce qui a déjà été signé.

Bien plus, d’ailleurs, qu’un instrument financier, le contrat de plan Etat-Région est, vous l’avez souligné Madame la Présidente, un outil stratégique pour le développement de la région capitale.

Pour transformer et rééquilibrer un territoire, je crois, comme vous chère Valérie, en la force du contrat, et vous indiquiez que les contrats doivent être remplis, vous avez raison, c’est toujours l’intention de l’Etat de remplir les contrats qu’il signe, et un contrat ce sont des partenaires, à parts égales, à part entière, qui décident ensemble de faire des choses utiles.

Je crois, par ailleurs, même si nous sommes dans une période dont on m’a dit qu’elle était électorale, on m’annonce des échéances, à venir, que par delà ce qui peut séparer les uns des autres, les majorités des oppositions, on doit, sur les grands projets les plus structurants pour le pays, favoriser la continuité de l’action publique, c’est ça qui compte, sinon il n’y a pas de projet qui puisse aboutir, lorsque la continuité de l’action publique sert l’intérêt général.

Ce contrat de plan révisé confirme la priorité absolue donnée à la l’amélioration des conditions de déplacement de nos concitoyens dans cette grande région, elle a fait l’objet d’une mobilisation, vous l’avez souligné, des services de l’Etat, vous avez remercié à juste titre le préfet de la région Ile-de-France, mais chacun qui s’intéresse à la chose publique sait que les meilleurs préfets sont encore meilleurs lorsqu’ils sont dirigés par de bons gouvernements.

Et comme il n’a pas été indiqué, dans les discours, le rôle déterminant joué par mon prédécesseur, Manuel VALLS, Premier ministre, élu de l’Essonne, pour que ce contrat puisse être signé, je me permets de le souligner, parce que c’est la justice que de le faire. Et je le fais d’autant plus volontiers que chacun aura bien compris que compte tenu du temps que j’ai derrière moi comme Premier ministre, compte tenu d’ailleurs aussi du temps que j’ai devant moi, je ne suis pas personnellement pour grand chose dans cette affaire. Il faut toujours rendre hommage à ceux dont c’est le rôle d’avoir contribué à la signature de bons contrats, et pour avoir beaucoup parlé de ce sujet avec lui, dans les responsabilités précédentes qui étaient les miennes, je sais le rôle déterminant joué par mon prédécesseur Manuel VALLS et je veux lui rendre hommage.

C’est d’ailleurs grâce à son engagement que l’Etat apportera plus de 1,4 milliard d’euros pour la modernisation et l’extension des réseaux d’ici à 2020, auxquels s’ajouteront 1,6 milliard apporté par la Société du Grand Paris, et 3 milliards apportés par la région. Par ailleurs, la Société du Grand Paris consacrera 13 milliards sur la même période à la réalisation de nouvelles lignes de métro du Grand Paris Express.

C’est ainsi une véritable révolution des transports qui s’engage, je sais que vous y tenez tous et toutes, pour améliorer la qualité de vie des Franciliens, pour renforcer l’attractivité de ce territoire, pour y préserver, aussi, l’environnement.

Les nouvelles lignes du Grand Paris Express, dotées des technologies les plus avancées en matière de métro automatique, permettront de doubler la longueur du réseau parisien. Conçu sous le quinquennat précédent, ce projet s’est réalisé sous les gouvernements de Jean-Marc AYRAULT et de Manuel VALLS, grâce à la mobilisation, par l’Etat, des financements nécessaires. D’ailleurs vous aurez remarqué que quand vous aurez agrégé tous nos discours, vous constaterez que chacun a pris sa part, et c’est l’intérêt, d’ailleurs, d’avoir plusieurs intervenants.

Ces lignes sont désormais parfaitement engagées, et elles sont irréversibles. Les enquêtes publiques ont eu lieu et toutes les déclarations d’utilité publique seront publiées d’ici à la fin avril, cela vaut bien sûr pour la ligne 18, qui desservira ce territoire, mais comme je sais la pugnacité de la présidente, cela vaut, et vous avez raison d’ailleurs d’insister sur ce point, pour l’ensemble des engagements que nous avons pris, pour lesquels il faudra que toutes les procédures publiques soient engagées avec la diligence qui convient parce qu’aucun projet, pour lesquels nous mobilisons des financements, ne peut se permettre de prendre le moindre retard.

J’en profite pour dire que si nous pouvions aller aussi vite pour la desserte de la Normandie que ce que nous faisons pour l’Ile-de-France, personnellement j’en serai tout à fait ravi, parce que pour la Normandie la doctrine qui prévaut c’est celle qui inspirait les poèmes du président Edgar FAURE : on ne vit qu’un instant et le reste du temps on attend.

J’ai par ailleurs noté votre accord, Madame la Présidente, pour que la déclaration d’utilité publique de la ligne 15 Est soit publiée sans attendre, afin que ce projet ne souffre d’aucun retard.

Comme nous en sommes convenus, à la demande du Syndicat des Transports d’Ile-de-France et de Jean-Christophe LAGARDE, nous avons évoqué ce sujet ensemble lors de notre dernier entretien, la Société du Grand Paris apportera son concours aux études de la desserte du centre de Drancy. Ce projet prend désormais corps grâce à l’engagement exemplaire des équipes de la Société du Grand Paris et de son président, monsieur YVIN, que je veux saluer, les travaux ont débuté sur la ligne 15 Sud et le premier tunnelier sera mis en place, cher Philippe YVIN, à la fin de l’année à Champigny. Vous me confirmez bien cela? Parfait.

L’amélioration des transports en Ile-de-France c’est aussi, bien sûr, l’extension du RER E vers l’Ouest qui offrira une alternative au RER A, aujourd’hui saturé. Le financement de ce projet majeur sera assuré grâce à une contribution exceptionnelle de l’Etat via la Société du Grand Paris.

Le nouveau Grand Paris des transports, c’est aussi, Mesdames et Messieurs, la modernisation des lignes existantes, conformément au plan de mobilisation élaboré par votre prédécesseur, elle représente un enjeu essentiel puisque les lignes RER et Transilien sont la colonne vertébrale des déplacements en Ile-de-France. Or, nous le savons, ce réseau, qui fait le quotidien des Franciliens, n’était plus à la hauteur, incidents à répétition, ruptures de caténaires, conditions de déplacement indignes d’une grande capitale, les voyageurs étaient, à juste titre, exaspérés.

Ces difficultés sont la conséquence de décennies de sous-investissements dans le réseau francilien au profit des lignes TGV, et à la suite du rapport de la commission Mobilité 21 animée par le député Philippe DURON, nous avons su reconnaître les excès de la politique du tout TGV et accorder à nouveau la priorité aux transports du quotidien, et j’en remercie les acteurs présents.

Ces priorités au renouvellement du réseau existant ce sont traduites dans le contrat de performance que l’Etat vient de conclure avec SNCF Réseau. L’Ile-de-France en sera la première bénéficiaire, entre 2014 et 2017 SNCF Réseau aura quasiment doublé ses investissements dans la région et créé plus de 1100 postes supplémentaires.

Les investissements affectés au renouvellement du réseau atteindront cette année 740 millions d’euros. Je suis, Madame la Présidente, chère Valérie, comme vous, particulièrement vigilant sur ce point, et je peux vous confirmer que l’Etat a donné à SNCF Réseau les moyens de tenir ses engagements vis-à-vis du STIF, et je sais que cela vous met dans une grande satisfaction et une considérable reconnaissance à l’égard de l’Etat qui a exercé les responsabilités qui lui incombent.

Le contrat de plan prévoit en effet la poursuite de ces investissements, sur la période 2015-2020, avec 1,4 milliard d’euros pour les schémas directeurs des RER et les schémas de secteurs des lignes, le remplacement des 180 kilomètres de la caténaire de la ligne C entre Paris et Brétigny, qui avait près de 100 ans d’âge sur certains tronçons, illustrent parfaitement cet effort.

Je n’oublie pas le renouvellement des matériels roulants, dans le cadre du plan que vous avez lancé, à la Région, qui est un bon plan, il concernera bien sûr la ligne B qui dessert Massy, vous l’avez dit dans votre discours.

Améliorer les lignes existantes c’est aussi simplifier leur exploitation, je pense en particulier à la ligne D qui couvre 190 kilomètres de rails, sur trois régions, et grâce au travail pragmatique accompli par le président DUROVRAY, que je veux saluer, et Stéphane BEAUDET, la circulation y sera, dès 2018, plus régulière et deux fois plus fréquente.

Grâce à l’avenant que nous signons aujourd’hui, les crédits apportés par l’Etat seront abondés de près de 15 millions d’euros, son aboutissement est également du à l’implication de Jean-Michel BAYLET, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité, des Collectivités territoriales, dont je veux souligner à la fois l’engagement et la présence à nos côtés aujourd’hui. Dans le secteur des transports, cet avenant comporte deux volets : le premier concerne l’accompagnement du plan routier que vous avez souhaité déployer afin d’améliorer la circulation routière dans la région, vous avez évoqué ce plan dans votre propos à l’instant, des projets aussi attendus que l’enfouissement de la Nationale 10 à Trappes, l’achèvement du contournement de Roissy ou encore celui de la déviation de Boissy-Saint-Léger seront accélérés. L’avenant permettra, ensuite, d’assurer le financement des trois projets majeurs que sont le tram 12 Express entre Massy et Evry, l’extension du tram T1 et la réalisation du tram T9 dans le Val-de-Marne. S’agissant en particulier du tram 12 qui arrivera à Massy le bouclage du financement nous permet de signer aujourd’hui un protocole d’engagement avec la Région, le département de l’Essonne, SNCF Réseau et SNCF Mobilités, ce projet reliera les deux principales agglomérations essonniennes et, conformément au souhait du président du Grand Paris Sud Francis CHOUAT il améliorera la liaison entre les communes, notamment celle de Grigny. Je veux souligner son rôle pour la desserte de l’hippodrome de Ris-Orangis qui, grâce à la mobilisation des élus locaux, a vocation à devenir une destination majeure de l’Ile-de-France dans le cadre d’un projet de développement durable, celui de l’Ecopolis tourné vers le loisir, le sport, le bien-être et la santé. Relier les territoires, abolir les coupures, rapprocher les habitants des opportunités qu’offrent les villes, voilà comment on met fin aux situations de relégations, c’est l’enjeu du tram 12 comme du tram 4 pour la desserte de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, après des décennies de blocage ce projet est enfin lancé grâce à nous tous.

Mais le Grand Paris n’est pas seulement un projet d’infrastructures, c’est aussi l’ambition d’inventer un nouveau modèle urbain et, de ce point de vue, le chantier qui est sous nos yeux témoigne que cette ambition est partout à l’œuvre, avec 635.000 étudiants la Région Ile-de-France occupe une place éminente dans le paysage national et international des savoirs, l’action de la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche a permis au cours des dernières années de consolider cette position privilégiée, plus de cinq milliards d’euros de crédit d’Etat sont mobilisés en faveur des universités franciliennes, il fallait qu’elles trouvent leur place dans l’aménagement du Grand Paris et deviennent des acteurs du développement urbain, c’est pourquoi le contrat de plan Etat-région prévoyait d’apporter à la stratégie régionale de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de l’Innovation un soutien à hauteur de 788 millions d’euros. L’avenant que nous signons aujourd’hui permet, comme vous l’avez souligné Madame la Présidente, d’aller plus loin pour que soient soutenus des projets universitaires de Grande couronne, présentés au titre des initiatives d’excellence du programme d’investissement d’avenir. Vous le savez mieux que quiconque, ici – au travers de l’exemple de Paris Saclay – un campus, un centre de recherche en Grande couronne ce n’est pas simplement un lieu d’études ou de production de savoir c’est aussi un lieu qui crée des liens dans la ville, c’est pourquoi je me félicite que l’université d’Evry soit désormais membre de la Comue Paris Saclay. Nous avons au-delà de cela décidé de soutenir les projets de la Communauté d’universités et d’établissement Paris Seine, à travers l’IUT et le Learning center la Comue de Paris Est bénéficiera elle aussi de financements supplémentaires pour son bâtiment de direction à Marne-la-Vallée.

Permettez-moi, mesdames et messieurs, pour conclure de citer l’architecte de la place du Grand Ouest Christian PORTZAMPARC qui est parmi nous avec son épouse et que je salue : « toute architecture engage une vision de la ville » a-t-il l’habitude de dire, la ville que nous voyons s’édifier ici, qui résulte de l’engagement constant de nos gouvernements depuis 10 ans, traduit bien une telle vision, une ville où s’effacent les frontières arbitraires héritées du passé, une ville qui est le moteur du développement économique, de la croissance et de l’emploi, une ville solidaire – vous l’avez dit Monsieur le Maire dans votre propos, vous l’avez dit avec passion tout au long de cette visite – où 10 millions d’habitants bénéficient des mêmes qualités de vie, de logements et ont accès à tous les services urbains, je parle des 10 millions d’habitants qui vivent dans les villes dans la région. Question de PORTZAMPAC qui dit également que : « l’urbanisme est l’art de réconcilier Eskyia et Hermès », l’espace privé et l’espace public, c’est également très juste que de formuler les choses ainsi, c’est tout le sens de l’aménagement que vous avez conçu dans cette ville. Ces travaux gigantesques ne visent pas à accumuler encore et encore des m² de bureaux mais à susciter l’émergence d’un quartier vivant qui deviendra un nouveau centre du Grand Paris, cette vision ne peut progresser que si l’Etat et les collectivités territoriales travaillent de concert, cela n’a pas toujours été le cas, le contrat de plan Etat-région a scellé leur réconciliation, l’avant que nous allons signer amplifie cet effort de mobilisation collective en faveur des transports et des universités.

J’ajoute que cette réussite est le travail de l’ensemble des techniciens des collectivités qui vont signer, de l’Etat – je salue Jean-François CARENCO – car ensemble ces fonctionnaires, hauts fonctionnaires, avec l’énergie qui les caractérise ont porté un projet d’avenir qui définit une orientation, un cap qui incarne l’Etat et des collectivités imaginatives, modernes, dont nous avons besoin pour assurer l’avenir de notre pays. Je voudrais vraiment à tous et toutes vous remercier pour l’esprit qui est à l’œuvre ici, pour l’excellente coopération qui a présidé à nos relations qui permettra à cette coopération d’aller encore plus loin dans l’affirmation et la mise en œuvre de nos ambitions et, comme le moment je crois est venu de signer, je propose que ceux qui s’opposent à la signature s’expriment maintenant ou se taisent à jamais. Merci à vous ! 07.02.2017 Discours de M. Bernard CAZENEUVE à Massy

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L’État et la région Île-de-France s’engagent pour l’avenir de la région francilienne

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, Jean-Michel Baylet et la présidente du Conseil régional d’Île-de-France, Valérie Pécresse, ont signé ce jour, en présence du préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris, Jean-François Carenco, un avenant au Contrat de Plan État-Région (CPER) 2015-2020 pour la région Île-de-France. Le Contrat de Plan fixe les grandes priorités d’investissement en Île-de-France d’ici 2020 et les financements que l’État et la Région s’engagent à y consacrer, avec la contribution des collectivités locales et des opérateurs compétents. « En signant cet avenant, nous nous engageons ensemble à oeuvrer au développement de l’Île-de-France, pour l’amélioration de la qualité de vie de tous les Franciliens. L’avenant permet de confirmer l’engagement de l’Etat en faveur de grands projets pour les transports, l’aménagement et l’enseignement supérieur, dans la continuité des engagements pris dans le CPER, signé en 2015 » a souligné, Bernard Cazeneuve, Premier ministre. « Cet avenant permettra d’accélérer des projets majeurs comme le prolongement du RER Eole jusqu’à Mantes-la-Jolie et l’électrification de la ligne P reliant Paris et Troyes. Il complétera également la révolution des transports du quotidien avec des projets de RER, de TZen, de tramways et de bus. Il participera enfin au rééquilibrage territoire de l’Île-de-France. Ainsi, en matière d’enseignement supérieur, trois nouvelles opérations sont inscrites au CPER, dans le Val d’Oise et en Seine-et-Marne » a souligné, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France.

De nombreux projets co-financés grâce au CPER

Ces investissements ont permis de démarrer de nombreux projets essentiellement focalisés sur des domaines prioritaires pour les Franciliens : transports, enseignement supérieur et vie étudiante, transition écologique et aménagement durable. Ils s’inscrivent au coeur de la dynamique du Grand Paris.
À fin 2016, l’État a déjà engagé 687 M€, soit 24 % des montants prévus par le Contrat de plan 2015-2020. La Région a pour sa part engagé 978 M€, soit 22 % des montants prévus.

7,4 milliards d’investissements

Avec l’arrivée de nouveaux exécutifs régionaux et les évolutions de compétences liées aux dernières réformes territoriales, l’État et la Région ont décidé de mettre à jour ce Contrat de plan. Cette révision s’accompagne d’une revue à la hausse des engagements, dans l’objectif commun de soutenir l’investissement en Île-de-France. Le Contrat de plan 2015-2020 pour l’Île-de-France représente désormais un montant d’investissements de l’État et de la Région de 7,4 milliards d’euros, dont 4,4 milliards pour la Région et 3 milliards pour l’Etat. Dans cette enveloppe, 5,3 milliards seront consacrés aux transports. Le Contrat ainsi revu est aussi mieux adapté aux calendriers des projets et aux capacités de financement des partenaires, ce qui permettra d’accélérer la réalisation des investissements.

60 millions d’euros supplémentaires pour les transports

L’État et la Région ont notamment décidé d’augmenter de 30 millions d’euros chacun leur investissement pour le réseau routier francilien, afin d’apporter des réponses appropriées à la congestion qui génère perte de temps et pollution ; cet investissement supplémentaire permettra la réalisation d’opérations structurantes pour la fluidité du trafic comme le contournement routier de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par l’est, ou encore les aménagements de l’autoroute A86, qui subit une congestion chronique. Sur le volet mobilité, la révision du Contrat de Plan prend aussi en compte le bouclage du financement d’opérations de transport en commun majeures, telles que le prolongement d’Eole à l’Ouest, électrification de la ligne P Paris-Troyes, le tram-train Massy-Evry et le tramway T9. Les bases du financement des transports du Nouveau Grand Paris sont ainsi renforcées.
L’enseignement supérieur et la recherche ont été l’autre secteur prioritaire de cette révision du Contrat de Plan. La Région a procédé, avec l’accord de l’État et en concertation avec les établissements concernés, à un rééquilibrage territorial de ses crédits au bénéfice des communautés d’universités et d’établissements Paris Seine (Val-d’Oise) et Paris Est (Cité Descartes et Melun en Seine-et-Marne) ; ce redéploiement se fera dans le respect de l’équilibre financier des projets en cours.
Enfin, l’État et la Région Île-de-France ont souhaité, à l’occasion de cette révision du Contrat de Plan, revoir également leurs engagements interrégionaux, inscrits dans le Contrat de Plan Inter-régional État-Régions Vallée de la Seine. Le financement de projets-clés pour la mobilité fluviale dans l’ensemble du bassin de la Seine, comme l’écluse de Méricourt, a ainsi pu être consolidé. Communiqué du 7 février 2017 – L’État et la région Île-de-France s’engagent pour l’avenir de la région francilienne

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lundi 6 février 2017 - 13:04

Discours de Bernard CAZENEUVE, Premier ministre – Candidature Paris 2024

Je suis très heureux d’être parmi vous cet après-midi pour témoigner au plus haut niveau de l’Etat du soutien qu’apporte la Nation française toute entière à la candidature aux Jeux olympiques et paralympiques Paris 2024.

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Visite de S. Exc. M. Brigi Rafini, Premier ministre de la République du Niger

M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, recevra S. Exc. M. Brigi RAFINI, Premier ministre de la République du Niger mardi 7 février 2017 à 17h à l’Hôtel de Matignon. Déroulé prévisionnel.

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Déplacement à Massy (91)

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, M. Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales et Mme Valérie Pécresse,..

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vendredi 3 février 2017 - 19:59

Déplacement à Bruxelles de Bernard Cazeneuve

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra à Bruxelles, lundi 6 février 2017.

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Agenda prévisionnel du lundi 6 au vendredi 10 février 2017

Entretien avec M. Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, Hôtel de Matignon

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jeudi 2 février 2017 - 20:07

Communiqué de presse – Le label Grande Cause Nationale 2017

Le Premier ministre Bernard CAZENEUVE a décidé d’attribuer de façon exceptionnelle le label Grande Cause Nationale pour l’année 2017 à deux associations : la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) et SOS Méditerranée qui œuvrent pour le sauvetage en mer.
A travers cette distinction, le Premier ministre a souhaité encourager et remercier toutes les personnes, pour la plupart bénévoles, qui participent à la sécurité en mer, haute mer et sur le littoral français.
Le Gouvernement, par l’attribution de ce label réaffirme son engagement à accompagner les sauveteurs bénévoles.
L’attribution du label Grande Cause Nationale accorde le droit aux deux associations d’obtenir des diffusions gracieuses de sa campagne de communication et d’information sur les radios et les télévisions publiques.

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Discours de M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre Au Salon « Euromaritime – Eurowaterways » au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris, le jeudi 2 février 2017

Je suis, vous le savez, particulièrement heureux d’être parmi vous à l’occasion de cette 3e édition du Salon Euromaritime-Eurowaterways consacré à la croissance bleue.

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mercredi 1 février 2017 - 20:04

Remise du rapport de M. Yves Dauge au Premier ministre, Bernard Cazeneuve

Remise au Premier ministre du rapport de Monsieur Yves Dauge : « Plan national en faveur des nouveaux espaces protégés »

Monsieur Yves Dauge, ancien sénateur et maire de Chinon, a remis au Premier ministre Bernard Cazeneuve son rapport de mission sur la mise en œuvre d’un « Plan national en faveur des nouveaux espaces protégés » en présence de la ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay, du ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, Jean-Michel Baylet, de la ministre en charge du Logement et de l’Habitat durable, Emmanuelle Cosse, et de la secrétaire d’Etat chargée des Collectivités territoriales, Estelle Grelier.
Le Premier ministre, Manuel Valls, avait confié à Yves Dauge, le 15 avril 2016, une mission destinée à définir les contours d’un plan national d’accompagnement de la mise en œuvre des sites patrimoniaux remarquables, nouveaux espaces protégés créés par la loi liberté de la création, architecture et patrimoine (LCAP). L’objectif était de trouver les moyens pour que ces quartiers anmiens soient des instruments de revitalisation des territoires, de mixité sociale et de lutte contre l’étalement urbain.
Yves Dauge s’est attaché à comprendre les ruptures territoriales, économiques, sociales et culturelles qui vont souvent de pair dans ces territoires sous l’effet d’une conjonction de facteurs : baisse de population, concurrence des grands pôles urbains, dégradation de l’habitat ancien et installation des commerces en périphérie. Il propose la mise en œuvre d’un plan national permettant de porter une politique partenariale liant l’Etat, les collectivités et les différentes institutions publiques concernées. Il préconise un soutien aux villes moyennes, en matière d’ingénierie, de commerce et de développement touristique. Il préconise au-delà plusieurs adaptations de la législation fiscale et d’urbanisme.
Le Premier ministre a salué la qualité du travail de réflexion et de propositions conduit par Yves Dauge. Il en partage le constat et le diagnostic. Il considère que la revitalisation des villes moyennes nécessite une action spécifique de l’Etat et a indiqué qu’il ferait des propositions en ce sens dans les prochains jours.

Il a confirmé le lancement d’une expérimentation de la démarche proposée par Yves Dauge dans une vingtaine de collectivités volontaires situées dans les régions Centre, Grand Est et Occitanie. Cette expérimentation conduite conjointement par les présidents et préfets de Région sera coordonnée par le CGET au niveau national et permettra la mise en synergie des dispositifs existants au bénéfice des villes moyennes. A cet effet, il a annoncé que trois ateliers du territoire, un par Région expérimentatrice seront consacrés, dès cette année, au thème « patrimoine et aménagement ».
Il a par ailleurs indiqué que les propositions d’adaptation législative du rapport notamment en matière d’urbanisme et de préservation du patrimoine seraient rapidement expertisées par les ministères concernés.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 – communication@pm.gouv.fr
Remise du rapport de M. Yves Dauge au Premier ministre, Bernard Cazeneuve

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Déplacement dans le Calvados et en Seine-Maritime

Déplacement de M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, dans le Calvados et Seine-Maritime
Vendredi 3 février 2017

Déroulé prévisionnel :

Contrats de plans Etat-Région – Bayeux

10h : Arrivée de M. le Premier ministre au Musée de la Tapisserie de Bayeux
(13 bis Rue de Nesmond, 14400 Bayeux) Séquence poolée
10h05 : Visite de la tapisserie de Bayeux Séquence poolée
10h30 : Allocution de M. le Premier Ministre Pool TV et toute presse accréditée
11h20 : Signature du Contrat de Plan Etat-Région et du Contrat de Plan Interrégional Etat-Région Pool TV et toute presse accréditée

Développement de la Vallée de la Seine – Rouen
12h55 : Arrivée de M. le Premier ministre au nouveau silo du groupe Beuzelin
(Quai de Petit-Couronne, 76650 Petit-couronne)
13h : Présentation et visite des installations Séquence poolée
13h30 : Départ de M. le Premier ministre et traversée de la Seine Séquence poolée

* * * *
14h20 : Arrivée de M. le Premier ministre dans l’immeuble Vauban
(Passage de la Luciline, 76000 Rouen)
14h30 : Allocution de M. le Premier ministre devant les représentants du monde économique et les élus Pool TV et toute presse accréditée

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant jeudi 2 février 2017 à 18h00.

Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer vos numéros de portable, de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Merci également de nous préciser la/les séquences(s) à laquelle/auxquelles vous souhaitez assister.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr

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Visite au Salon « Euromaritime – Eurowaterways »

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra au Salon « Euromaritime – Eurowaterways » au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris (75)

en présence de M. Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des Transports,
de la Mer et de la Pêche
Jeudi 2 février 2017

Ce déplacement sera l’occasion de présenter un bilan de l’action du Gouvernement dans le domaine maritime et les actions en cours pour poursuivre le renforcement de la filière.

Déroulé prévisionnel :
14h30 Visite de plusieurs stands dans le salon Pool TV uniquement + toute presse accréditée
15h30 Entretien de M. le Premier ministre avec les membres du Comité d’accueil Tour d’images uniquement : Pool TV + photographes accrédités
16h00 Discours de M. le Premier ministre Toute presse accréditée

Pool TV : TF1

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant ce mercredi 1er février 2017 à 20h.

Le point de rendez-vous pour la presse est situé à la Porte SP du Hall 3 à 14h30.

Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer vos numéros de portable, de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 – communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions du 1er février 2017 – Visite au Salon « Euromaritime – Eurowaterways »

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Réunion de ministres et secrétaires d’État

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, recevra les ministres et secrétaires d’État,
jeudi 2 février 2017 à 11h15,

à l’Hôtel de Matignon.

Cette réunion sera suivie d’un déjeuner.

A cette occasion, la cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 10h30 à l’ensemble des journalistes accrédités à l’adresse : communication@pm.gouv.fr avant jeudi 2 février 2017, 09h00.

Entrée sur accréditation, vous devez impérativement nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr
Note aux rédactions du 1er février 2017 – Réunion de ministres et secrétaires d’État

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mardi 31 janvier 2017 - 17:51

Déplacement en République populaire de Chine

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra en République populaire de Chine, du lundi 20 février au jeudi 23 février 2017.

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lundi 30 janvier 2017 - 20:46

Agenda prévisionnel du mardi 31 janvier au vendredi 3 février 2017

Remise du rapport de M. Yves Dauge, Conseiller spécial auprès du Centre du Patrimoine Mondial de l’UNESCO, sur le patrimoine, en présence de M. Jean-Michel Baylet,

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Bernard Cazeneuve s’entretiendra avec Erna Solberg, Première ministre norvégienne

M. Bernard Cazeneuve , Premier ministre, recevra Mme Erna Solberg, Première ministre norvégienne Mardi 31 janvier 2017 à 18h00, à l’Hôtel de Matignon.

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Introduction du Premier ministre à l’occasion de la réunion du Haut conseil de l’éducation artistique et culturelle

Seul le prononcé fait foi
Mesdames les ministres,
Mesdames et Messieurs les membres du Haut conseil de l’éducation artistique et culturelle,
Mesdames et Messieurs,
Nous sommes réunis ici aujourd’hui à l’Hôtel de Matignon par la conviction que l’éducation artistique et culturelle doit tenir un rôle central dans la formation des jeunes Français.
Cette éducation repose sur l’apprentissage de savoirs, mais elle doit aussi faire toute leur place à des rencontres, avec les oeuvres et avec les artistes, ainsi qu’à des pratiques artistiques individuelles ou collectives, grâce auxquelles chaque enfant peut vivre l’expérience de la création. Car cette éducation doit permettre d’assurer, l’égal accès de nos concitoyens, dès le plus jeune âge, aux oeuvres de l’art et de l’esprit.
Chacun d’entre nous porte dans sa mémoire le souvenir de l’événement marquant que fut pour lui une première visite au musée, au théâtre ou au cinéma, la lecture d’un livre ou l’écoute d’un disque, qui a durablement impressionné sa sensibilité. Pour certains, ces premières émotions peuvent même susciter une vocation et déterminer le parcours de toute une vie. Il est donc indispensable de faire en sorte qu’aucun enfant, aucun adolescent, quelle que soit son origine ou le niveau de revenus de ses parents, soit privé en France de la possibilité d’une telle découverte précoce.
Renforcer l’éducation artistique et culturelle, c’est une ambition indispensable pour l’école car toutes les études montrent que la pratique artistique améliore les résultats scolaires d’ensemble des élèves. C’est un investissement nécessaire pour le pays car la prospérité des économies reposera toujours davantage sur leur capacité de création et d’innovation. Mais c’est surtout une exigence de justice car il n’est peut-être pas d’inégalité sociale plus choquante que celle qui concerne l’accès à la culture, cette inégalité face à ce que la vie nous offre de meilleur, et dont nous savons qu’elle se noue dès le plus jeune âge.
Bien des gouvernements par le passé se sont montré conscients de cette exigence, ont commandé des rapports sur ce sujet ou ont lancé des expériences. Mais jamais avant ce quinquennat, un ensemble aussi complet de réflexion, de mesures concrètes et de moyens n’avait été décidé pour donner à l’éducation artistique et culturelle la place qu’elle mérite. C’était là la volonté du président de la République, qui a pris l’engagement en 2012 de faire de la jeunesse une priorité de son quinquennat, et qui a demandé à ses gouvernements successifs de ne jamais perdre de vue cet aspect de cette ambition.
Depuis cinq ans, l’action du gouvernement en faveur de la généralisation de l’éducation artistique et culturelle a reposé sur les efforts conjoints des deux ministères directement compétents : celui de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, et celui de la culture et de la communication. Je tiens à saluer les deux ministres, présidentes de ce Haut conseil, pour leur engagement sans faille au service de ce projet. Je souhaite également saluer tous ceux qui ont contribué à ses travaux et qui sont réunis dans cette salle.
Parce qu’elle est l’institution républicaine qui s’adresse à l’ensemble d’une génération, nous avons d’abord souhaité que l’Ecole donne à l’éducation artistique et culturelle une assise solide, en l’inscrivant dans la scolarité de chaque enfant.
Avec le parcours d’éducation artistique et culturelle, avec la réforme du collège et l’instauration de l’enseignement « culture et créations », avec la réforme des rythmes scolaires, chaque élève bénéficie désormais d’une éducation à l’art et par l’art depuis la maternelle jusqu’au lycée. Et grâce à la loi de Refondation de l’Ecole, la culture est désormais pleinement intégrée au socle commun de connaissances et de compétences.
Cette généralisation a été soutenue par des moyens importants : le ministère de l’éducation nationale consacre ainsi chaque année près de 2 milliards d’euros aux enseignements artistiques et aux actions culturelles. Depuis 2015, la ministre de l’éducation nationale a en outre affecté des moyens spécifiques aux parcours d’éducation artistique et culturelle, à hauteur de 8 millions supplémentaires sur 3 ans.
Le ministère de la culture a lui aussi entrepris de donner des bases solides à l’éducation artistique et culturelle. Grâce à la loi « Liberté de Création Architecture et Patrimoine » (LCAP) adoptée cet été, l’implication des artistes et des professionnels dans les projets d’éducation artistique et culturelle est désormais fortement encouragée. Les crédits du ministère de la culture qui sont consacrés à cette politique ont augmenté de 12% en 2017, et de 110% depuis le début du quinquennat. On peut même dire que cet effort sans précédent marque un changement de paradigme en matière de politique culturelle : la transmission est à présent reconnue comme un enjeu de même importance que la création et que la diffusion.
Je veux aussi souligner les efforts souscrits depuis cinq ans en faveur de l’éducation artistique et culturelle dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, donc au bénéfice des jeunes pour lesquels l’accès à la culture est a priori le plus difficile. Les crédits qui sont consacrés à cette mission dans les 435 contrats de ville ont augmenté de 30% entre 2012 et 2015, et des volets culturels figurent désormais dans tous les contrats de ville.
Ces efforts se sont inscrits dans un cadre méthodique, que traduit un ensemble de textes de référence, où figure évidemment la charte que vous avez présentée à Avignon en juillet dernier, ainsi que le référentiel du Parcours d’éducation artistique et culturelle qui définit celle-ci comme une éducation à l’art et une éducation par l’art.Le parcours d’éducation artistique et culturelle repose sur trois piliers. La transmission des savoirs, tout d’abord : je tiens à insister sur l’importance qu’ont prise ces enseignements, de la maternelle au lycée, notamment à travers les enseignements artistiques en option qui attirent un nombre toujours croissant d’élèves, mais aussi dans le cadre des nouveaux enseignements interdisciplinaires. Les rencontres avec des artistes et la découverte de lieux culturels à l’extérieur de l’école, auxquels de nombreux enfants n’ont pas accès dans le cadre familial, constituent une deuxième dimension, complémentaire, de ces parcours. S’y ajoute enfin la pratique artistique, qui permet à l’enfant d’éprouver intimement l’attrait d’un art ou d’une pratique culturelle.
Cette approche globale que traduit la notion de « parcours » me semble particulièrement féconde. Car si l’éducation artistique et culturelle est aussi une éducation par l’art, c’est qu’elle offre une voie originale pour l’acquisition des savoirs fondamentaux. Monter une pièce de théâtre, comprendre l’invention de la perspective, rédiger le compte-rendu d’une rencontre avec un créateur, sont autant de manières de prolonger les apprentissages dans la pratique et de les consolider. Les rencontres avec les créateurs et les visites des musées ou des théâtres permettent aussi aux élèves de découvrir des professions nouvelles – au-delà de la scène, la création lumière et de la création sonore, par exemple, au musée le travail de médiation culturelle… – et suscitent ainsi des vocations.
Nous en trouvons la confirmation à travers le succès des opérations conduites au niveau national par les deux ministères compétents : ainsi les journées du 1% artistique, ou celle des arts à l’école qui, après sa première édition en mai 2015, a été reconduite en mai 2016, et permet de faire connaître la diversité des projets portés par les élèves, les enseignants et les partenaires de l’école. Je pense aussi à la création, par la ministre de l’éducation nationale, de l’opération « Ecole en choeur », afin créer des chorales scolaires dans la plupart de nos établissements ; ou à l’opération « la fabrique à chansons », menée en partenariat avec la SACEM et le réseau Canopé, qui fait intervenir des auteurs-compositeurs dans les classe pour travailler avec les élèves à la création d’une chanson et qui a touché, dès sa première édition, 100 classes dans chaque académie. L’éducation artistique et culturelle, c’est encore le dispositif « Création en cours » de résidences d’artistes en milieu scolaire qui constituent un outil particulièrement efficace pour faire accéder les enfants à l’expérience artistique.
Pour faire en sorte que ces parcours deviennent partout une réalité, l’éducation artistique et culturelle doit donc être portée, non seulement par l’institution scolaire, les élèves et leurs familles, mais aussi par le monde de la culture, les acteurs de l’éducation populaire et les collectivités territoriales.
Cette alliance, que nous avons contribué à forger, est consacrée par l’action de votre Haut Conseil qui a pris une dimension nouvelle, en accord avec le caractère tout à la fois interministériel et partenarial de ses missions.
Nous avons ainsi souhaité que le Haut Conseil s’ouvre aux partenaires essentiels que sont les collectivités territoriales, dont je salue ici les représentants. Ce sont elles, en effet, qui portent une grande part des projets dans les territoires et adaptent l’action artistique et culturelle afin de permettre à chaque jeune, qu’il habite un village isolé, le coeur d’une ville ou un quartier populaire, de faire l’expérience de la création.
Etre ici, avec vous, au moment où de nouveaux membres font leur entrée au Haut Conseil, c’est pour nous l’occasion d’envisager l’avenir, mais aussi de saluer le travail accompli par ceux de ses membres qui l’ont quitté. Je tiens ainsi à remercier très chaleureusement Françoise NYSSEN, Christian VIEAUX et Emmanuel DEMARCY-MOTA pour leur engagement sans faille. J’ai également une pensée particulière pour Didier LOCKWOOD, qui a été vice-président de ce Conseil. Car je sais que vous vous êtes tous comportés en véritables militants de l’éducation artistique et culturelle, avec un dévouement remarquable.
Je souhaite la bienvenue aux nouveaux membres qui ont accepté de siéger à titre de personnalités qualifiées : Eléonore LADREIT de LACHARRIERE, Béatrice MACE (Macé), Bernard NOLY et Robin RENUCCI. L’objectif de votre Haut Conseil est d’offrir un espace de réflexion et d’échanges à tous acteurs de l’éducation artistique et culturelle. Le concours des personnalités issues du monde de la recherche et du monde associatif, ainsi que des acteurs culturels engagés de longue date dans projets éducatifs, comme vous l’êtes, permet de renforcer la relation entre la réflexion et la pratique de manière à pouvoir constamment faire évoluer notre dispositif pour répondre au mieux à notre ambition.
Si la combinaison tous les efforts que j’ai évoqués ont déjà porté leurs fruits, il reste encore beaucoup à faire. Nous savons qu’il faut du temps pour que tous les dispositifs montent en puissance. Nous savons que mener une politique efficace suppose de pouvoir évaluer, cerner au mieux les difficultés, valoriser et diffuser les réussites et, en même temps, savoir les adapter à la diversité des contextes locaux. Nous continuerons donc d’accompagner les actions en cours, d’en susciter de nouvelles et de les enrichir.
Il est également nécessaire de nous attacher à évaluer les résultats de cette politique. C’est une des nombreuses missions que vous aurez à remplir. Je ne doute pas que vous vous y engagiez avec toute l’énergie que je ressens autour de cette table.
Vous pourrez vous appuyer à ce titre sur les résultats d’une mission parlementaire qui a été confiée, en juillet dernier, par mon prédécesseur à la députée Sandrine DOUCET. Il m’a été remis il y a seulement quelques jours, en votre présence Mesdames les ministres. Je tiens, à nouveau ici à remercier Sandrine DOUCET et ceux qui l’ont assisté pour son travail. Ce rapport, nourri de rencontres, d’analyses et d’enquêtes de terrain, permettra de cibler précisément les améliorations à apporter pour amplifier la dynamique en faveur de l’éducation artistique et culturelle qui a été engagée pendant ce quinquennat. Il permet tout d’abord de mettre en valeur les réussites et les bonnes pratiques. Il porte aussi nombre de propositions pour répondre à la question essentielle de l’égalité des territoires. Je ne vais pas, ici, en dévoiler les conclusions puisque ce rapport va vous être immédiatement présenté par son auteur. Mais je tenais, au moment de vous laisser à vos travaux, vous souhaiter des échanges à la fois riches et passionnants.
Qu’il me soit permis pour conclure de rappeler aujourd’hui combien les enjeux culturels et éducatifs relèvent d’une même ambition : celle que Jean ZAY avait su relever avec tant de clairvoyance, en posant les fondements d’une éducation populaire. Cette ambition reste d’une éclatante actualité.

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vendredi 27 janvier 2017 - 20:26

#Logement : « Donner à chacun un toit, c’est une condition de l’égalité et une exigence de la fraternité »

Le Premier ministre lors de son discours sur la politique du logement, à Rennes

27 janvier 2017 – Actualité

#Logement : « Donner à chacun un toit, c’est une condition de l’égalité et une exigence de la fraternité »

Le Premier ministre s’est déplacé à Rennes, le 27 janvier, sur le thème du logement. A cette occasion, il a salué le partenariat exemplaire de l’État et de la métropole pour la construction de 460 logements sur les terrains militaires de la caserne de Guines.

Le logement est la première préoccupation des Français qui en moyenne y consacre 20% de leurs revenus. Dans le parc privé, l’effort des ménages aux revenus modestes peut atteindre 40% des dépenses. Permettre à chaque famille de se loger décemment est au cœur de la dynamique engagée par l’État.
Rénover et consolider la politique du logement
Pour garantir ce droit aux Français, le Gouvernement a consolidé la politique du logement autour de plusieurs dispositifs, avec notamment :

  • Le plan de relance de 2014 a conduit à augmenter l’offre de logements privés et sociaux, à doper l’accession à la propriété, à mobiliser le foncier et à rénover les logements. Il met en place des mesures de simplification et d’incitation fiscale.
  • Le prêt à taux zéro permet de faire bénéficier davantage de ménages de la possibilité d’acquérir leur premier logement. Depuis le 1er janvier 2015, ses conditions d’octroi ont été élargies pour permettre à plus de ménages d’en bénéficier.
  • Le crédit d’impôt transition énergétique et le prêt à taux zéro écologique permettent aux particuliers d’améliorer les performances énergétiques de leurs logements.

Mais, plus d’un million et demi de Français attendent l’attribution d’un logement social. Aussi, pour relancer la construction de logements sociaux, l’État a renforcé différents dispositifs.

  • Le taux de TVA est fixé à 5,5% contre 7% précédemment, ce qui représente un effort de 250 millions d’euros par an.
  • L’obligation faite aux communes de construire des logements sociaux a été porté à 25% contre 20% précédemment (article 55 de la loi Solidarité et renouvellement urbain-SRU).

Grâce à ces différents dispositifs, les niveaux de constructions ont augmentés substantiellement. En 2016, le nombre de permis de construire accordés s’élève à 453 000, soit une hausse de 14% par rapport à l’année passée.

Faire des terrains publics inutilisés un levier de construction
Le coût des terrains peut représenter jusqu’au tiers du coût d’un logement. Pour faire face à la raréfaction des terrains et maîtriser les prix de la construction, la loi du 18 janvier 2013 permet de faciliter la vente de terrains moins cher que leur valeur, à la condition qu’ils fassent une part significative au logement social.

L’exemple du terrain militaire de la caserne de Guines, cédé par l’État pour 2 millions d’euros, est significatif. Cette ancienne friche s’offre une seconde vie en permettant la construction de 460 logements, dont 80% sociaux.

#Logement : « La mobilisation du foncier public concerne en priorité les territoires où la demande est la plus forte »

Pour l’année 2016, l’État a réalisé « plus de 100 cessions » de terrains publics « pour la programmation de 11 500 logements, dont la moitié de logements sociaux », a précisé le Premier ministre.
A noter : cette mobilisation du foncier public a concerné en priorité les territoires où la demande est la plus forte. 40% des logements sociaux seront ainsi construits dans les communes respectant leurs obligations de quota SRU, contre plus de 60% de logements sociaux sur les communes en retard.

Nombreuses sont les communes et les intercommunalités qui parviennent à assurer, avec le concours des bailleurs sociaux, une offre de logements variée. Pour les encourager dans leurs projets de constructions, l’État a signé un partenariat avec 90% des communes encore en retard sur la construction de logements sociaux. Toutefois, comme l’a précisé le Premier ministre, « partout où cela reste nécessaire, l’État se substituera désormais aux maires défaillants, et il le fait déjà, en préemptant des terrains ou en délivrant directement des permis de construire ».

Discours du Premier ministre sur le thème du logement

Discours du Premier ministre sur le thème du logement –
Benjamin Boccas / Matignon

Visite du chantier "programme Arch’Immobilier (logements et commerces)"

Visite du chantier « programme Arch’Immobilier (logements et commerces) » –
Benjamin Boccas / Matignon

Présentation des zones d'aménagement concentrés (ZAC) dans le projet Rennes 2030

Présentation des zones d’aménagement concentrés (ZAC) dans le projet Rennes 2030 –
Benjamin Boccas / Matignon

Signature officielle de l’engagement d'acquérir le terrain de Guines

Signature officielle de l’engagement d’acquérir le terrain de Guines –
Benjamin Boccas / Matignon

Présentation du bus électrique BlueBus

Présentation du bus électrique BlueBus –
Benjamin Boccas / Matignon

Discours du Premier ministre à l'occasion de la signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole

Discours du Premier ministre à l’occasion de la signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole –
Benjamin Boccas / Matignon

Signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole

Signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole –
Benjamin Boccas / Matignon

Le Premier ministre s’est rendu à Rennes, vendredi 27 janvier, pour officialiser la cession de la caserne de Guines où près de 500 logements, dont 80% à vocation sociale, seront réalisés. Bernard Cazeneuve a ensuite participé à la signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole. Le Premier ministre était accompagné de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, et de Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat.

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Discours de Bernard Cazeneuve à Rennes aux Ateliers du vent

Discours de Bernard CAZENEUVE, Premier ministre Aux ateliers du vent à Rennes
Vendredi 27 janvier 2017
Seul le prononcé fait foi
Monsieur le ministre, cher Jean-Yves Le DRIAN,
Madame la Ministre, chère Emmanuelle COSSE,
Monsieur le préfet,
Madame la députée maire chère Nathalie APPERE,
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Monsieur le président de Rennes Métropole, cher Emmanuel COUET,
Mesdames et Messieurs les élus,
Monsieur le délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat monsieur le ministre, cher Thierry REPENTIN,
Mesdames et Messieurs,

Je sais que lorsque je me déplace à Rennes, je ne viens jamais pour rien, la maire de Rennes, députée, est d’une pugnacité, d’une ténacité, d’une exigence à l’égard des ministres du gouvernement qui pourrait légitimement conduire les plus fébriles d’entre eux à renoncer à venir dans cette ville pour ne pas avoir en repartir avec une liste de courses dont ils pourraient ne pas être sûrs de pouvoir la réaliser dans son entier. Mais moi, j’aime la pugnacité et la ténacité des élus, qui ont pour leur territoire de l’ambition, de l’exigence et de la volonté et je voudrais commencer, Madame la député-maire, par saluer la pugnacité des élus bretons.

Ce que je viens de dire pour vous vaut également pour le président de région qui, depuis des années, incarne au plan national la Bretagne, avec le talent et la crédibilité que l’on sait et donc j’ai beaucoup de plaisir à être ici dans ce territoire, dont je connais la culture, dont je sais l’exigence même s’il m’est arrivé comme élu normand de considérer qu’il y en avait beaucoup pour la Bretagne et pas assez pour la Normandie, mais je dis cela avec toute l’amitié qui nous lie les uns aux autres et sur beaucoup de sujets aussi les Normands et les Bretons ont eu à se battre côte-à-côte et Jean-Yves Le DRIAN et moi souvent ensemble lorsqu’il s’est agi de valoriser de grands atouts touristiques qui sont aux frontières de nos régions – je pense au Mont-Saint-Michel où nous avons fait beaucoup pour la valorisation de ce joyau touristique, je pense aussi à tout ce qui concerne la construction navale ou la construction navale militaire pour laquelle, Monsieur le ministre, vous êtes particulièrement engagé.

Donc j’ai plaisir sur ce territoire qui a de la détermination, de la volonté qui sait atteindre ses objectifs qui sait, lorsqu’il les a atteints, faire montre de l’optimisme qui permet d’aller plus loin. Je suis heureux d’être ici pour saluer tout cela et dire mon amitié, ma fidélité aux élus de Bretagne. Mais la question qui nous réunit aujourd’hui, c’est la question du logement autour d’un projet que vous nous avez présenté dans ses grandes lignes, Madame la députée-maire, qui est un projet exemplaire qui a été réalisé par votre ville tout au long des dernières années qui a vocation à se poursuivre, dans le cadre d’un partenariat avec l’Etat dont vous souhaitez qu’il se poursuive et pour lequel vous m’avez adressé, comme à l’accoutumée, des demandes nouvelles.
L’accès à un logement digne et abordable constitue, vous l’avez souligné à juste titre dans votre propos, avec l’emploi, la première préoccupation des Français ; c’est aussi la première préoccupation du gouvernement. Les Français dépensent en moyenne pour se loger plus de 20% de leurs revenus. Leur permettre donc d’accéder à un logement abordable, c’est une manière de soutenir leur pouvoir d’achat et de garantir qu’ils pourront vivre dans des conditions décentes. Ce taux d’effort que je viens d’évoquer atteint même 40% des dépenses des ménages lorsqu’ils sont les ménages les plus modestes et qu’ils sont contraints, faute d’une offre suffisante de se loger dans le parc privé.

Voilà pourquoi il était absolument indispensable d’agir pour que chacun ait un toit, pour permettre à chaque famille de se loger décemment ; c’est à la fois pour nous gouvernement une condition de légalité, c’est une exigence aussi de fraternité.

Depuis cinq ans, le président de la République et les gouvernements successifs – ceux de Jean-Marc Ayrault de Manuel Valls – ont conduit unis leurs efforts pour réformer, consolider la politique du logement pour aider à construire et à rénover les logements dont nos concitoyens ont besoin, ils ont pu trouver l’appui d’une grande majorité d’élus locaux, courageux, résolus comme vous l’êtes à Rennes Métropole à améliorer concrètement les conditions de vie des Français. Et je veux profiter de mon passage à Rennes pour dire des choses extrêmement précises sur ce que nous avons fait en matière de logement, pour mesurer aussi avec vous tous, l’adéquation entre les objectifs que nous nous étions assignés et les résultats que nous avons obtenus parce que je trouve que dans le vacarme de la campagne présidentielle, il y a parfois peu de chemin laissé à la vérité et que l’on ne peut pas mener une campagne avec des enjeux aussi déterminants sans, un moment, convoquer la vérité.

En 2012, le bâtiment, premier pourvoyeur d’emplois en France avec un 1 200 000 salariés connaissait les pires perspectives de son histoire. Je veux le rappeler aussi ; les chiffres de la construction étaient au plus bas. En 2014, encore moins de 340 000 logements avaient été mis en chantier et face à cette situation, plusieurs réformes devaient être conduites sous l’autorité des ministres du Logement. Le plan de relance engagé par Manuel VALLS auquel je veux rendre hommage pour la clairvoyance qui a été la sienne et celle des ministres qui l’ont accompagné, ce plan a stimulé la construction par des mesures de simplification et d’incitations fiscales. Le dispositif dit Pinel a permis une hausse de 10% de l’investissement locatif ; le prêt à taux 0 pour l’accession sociale qui avait été supprimé sous le quinquennat précédent a été relancé et puis, fortement accéléré en 2014 si bien que 100 000 prêts ont été distribués en 2016, soit près de 2 fois plus que l’année précédente. Ces chiffres sont incontestables.

Sur le plan de la simplification, Madame la députée-maire, les constructions peuvent désormais se faire en dépit de recours qui avaient bloqué jusqu’à présent près de 30 000 constructions chaque année. Ce sont des dizaines de chantiers qui débutent donc aujourd’hui malgré des recours à Toulouse, Nantes ou à Montpellier ; et depuis 2015, l’Etat accompagne également les communes les plus engagées à travers une aide aux maires bâtisseurs qui a permis de distribuer 80 millions d’euros de subventions dans plus de 500 communes au cours des deux dernières années. Le logement social et bien sûr au cœur de cette politique volontariste. L’Etat a abaissé le taux de TVA en faveur de la construction de logements sociaux de 7 à 5,5% à partir de 2014, ce qui a représenté un effort de 250 millions d’euros par an. Les aides existantes ont été pérennisées et renforcées grâce à la création du Fonds national des aides à la pierre que vous présidez avec talent, cher Emmanuel COUET, dans le dialogue avec les collectivités et les bailleurs sociaux. Pour améliorer la qualité énergétique de l’habitat qui a un impact direct sur les factures payées à la fin de chaque mois et, par conséquent, un impact direct sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens et sur leur santé, nous avons instauré la TVA à taux réduit pour les particuliers réalisant des travaux de rénovation énergétique, le crédit d’impôt transition énergétique, le prêt à taux 0 écologique, toutes ces mesures ont été mises en œuvre. Le travail remarquable accompli par l’Agence nationale de l’Habitat, chère Nathalie APPERE, doit atteindre l’objectif de 100 000 logements dans le cadre du programme « habiter mieux » en 2017 et j’ai entendu vos exigences ; moi, je vous demande d’atteindre cet objectif avec nous.

Grâce à cet ensemble de dispositifs, les niveaux de construction régulièrement remontés depuis 2013 ainsi que l’ensemble des indicateurs d’activité et d’emplois dans le secteur du bâtiment dont la bonne santé est, vous le savez, absolument déterminante pour la croissance et l’activité économique de notre pays et je veux là aussi donner des chiffres extrêmement précis et être tout à fait concret. En 2016, le nombre de permis de construire s’élève à 453 000 logements ; c’est une hausse de plus de 15% par rapport aux résultats de l’année précédente. Agir pour que chacun ait un logement décent, cela implique aussi de faire en sorte qu’habiter les communes ou les quartiers les plus prisés demeure ou redevienne possible pour les familles, pour les jeunes, pour les retraités modestes, pour les actifs qui n’ont pas hérité pour eux-mêmes d’un patrimoine.

La loi Solidarité et Renouvellement urbain adoptée en 2000 sous le gouvernement de Lionel JOSPIN a été de ce point de vue là un texte absolument fondateur. Son article 55 souvent commenté fixait l’obligation pour les communes de construire au moins 20% de logements sociaux, un seuil que nous avons porté à 25% en 2013. A l’époque, cette disposition a fait l’objet de commentaires multiples ; elle a été présentée comme une révolution et cette loi a fait l’objet à l’Assemblée nationale comme au Sénat de débats extrêmement difficiles et pourtant, aucun gouvernement ne s’est aventuré à remettre en cause cette disposition par la suite ; aucun car ces dispositions ont porté leurs fruits. Chaque année, on construit davantage de logements sociaux, avec une accélération progressive : de 87 000 logements construits dans la période 2002 / 2004 à près de 130 000 pour la seule année 2016, chiffre jamais atteint, comme l’a dit la ministre du Logement devant la représentation nationale depuis les années 70. C’est un progrès considérable. Cependant, plus d’un million et demi de nos concitoyens attendent encore l’attribution d’un logement social et pour que ce droit ne reste pas lettre morte, il faut encourager les communes et les intercommunalités dans leur projet de construction. Ce travail, il est payant puisque depuis un an et demi qu’existe la mission conduite par Thierry REPENTIN qui fait le tour de France des communes récalcitrantes et sur les 220 communes encore très retardataires dans la construction de logements sociaux, 90% d’entre elles se sont engagées dans un partenariat avec l’Etat pour atteindre leurs objectifs. En 2014 et 2016, plus de 22 000 logements sociaux y ont été réalisés, contre 7 000 seulement entre 2011 et 2013. Je veux rappeler ces chiffres, ils ne sont jamais mis en avant ; il arrive même que ces chiffres n’étant pas mis en avant, on conteste l’efficacité des actions que nous avons mises en œuvre pour atteindre ces objectifs. Alors là aussi, je veux que nous soyons non pas dans la convocation des approximations, des polémiques mais simplement dans l’énoncé de la vérité pour que chacun mesure bien ce que nous avons engagé et les résultats qui ont été obtenus parce que ces résultats montrent qu’il s’agit d’un triplement de l’offre. Et qui peut aujourd’hui contester un tel résultat ?

Partout où cela reste nécessaire, l’Etat se substituera désormais aux maires défaillants et il le fait déjà en préemptant des terrains, en délivrant directement des permis de construire. Cela ne s’était jamais fait et cela, on le doit à l’action vous conduisez mais on le doit aussi à la détermination que je veux saluer de la ministre du Logement qui, sur ce sujet, a obtenu grâce à son engagement personnel, grâce à ses convictions, grâce aux valeurs qu’elle défend, grâce à son efficacité, des résultats qui jusqu’à présent n’avaient pas été obtenus.

Depuis 2015, 150 préemptions ont été réalisées et les préfets ont délivré une quarantaine de permis de construire. Les actions de fermeté du gouvernement mais aussi des actions de pédagogie et d’accompagnement ont donné des résultats significatifs.

Avec le vote de la Loi Egalité Citoyenneté, nous franchissons une nouvelle étape grâce à la détermination encore une fois, de la ministre. L’Etat bénéficiera de moyens supplémentaires pour engager les programmes de logements sociaux là où manque la volonté politique locale, ce n’est pas le cas ici. Ici, c’est plutôt l’inverse : nous sommes sous la pression des collectivités locales, mais il y a d’autres territoires sur lesquels, nous devons exercer sur les collectivités locales une pression pour qu’elles accompagnent le mouvement que nous avons souhaité enclencher. L’Etat d’ailleurs bénéficiera de moyens supplémentaires pour engager des programmes de logements sociaux ; les communes qui ne rempliront pas leurs objectifs devront financer les opérations ainsi décidées par une contribution pouvant aller jusqu’à 50 000 euros par logement. L’Etat pourra également reprendre le contingent de réservation communal de logement social ou encore déclarer une commune en situation de carence, si ses programmes HLM ne font pas une place suffisante aux ménages les plus modestes.

Notre priorité, elle est faire baisser le coût des terrains qui pèse très lourd, près d’un tiers du prix d’un logement dans la construction. Pour répondre à cette difficulté et pour accroître le nombre de terrains disponibles, le gouvernement inscrit dans la loi du 18 janvier 2013, dite loi DUFLOT, un dispositif permettant de vendre des terrains moins cher que leur valeur à la condition d’y construire une part significative de logements sociaux. C’était là la concrétisation d’un engagement pris il y a cinq ans par le président de la République, François HOLLANDE, qui avait conçu ce dispositif en faveur de l’habitat social. L’Etat se devait, en effet, d’être un acteur absolument exemplaire de cette politique, nous ne pouvions continuer à admettre que des terrains ou des bâtiments appartenant à l’Etat demeurent inutilisés alors que des familles étaient en attente d’un toit.

La cession de ce terrain militaire situé à proximité de la caserne de Guînes que nous officialisons aujourd’hui est la parfaite illustration de cette politique, Madame la députée maire, Monsieur le ministre de la Défense : l’Etat l’a cédé pour 2 millions d’euros, avec une décote de 26% par rapport au prix du marché, et grâce à cette vente, la ville et l’intercommunalité réaliseront 460 logements dont 80%, Madame la députée maire seront à vocation sociale. Cette politique est une réussite alors que 13 terrains seulement – je donne là aussi des chiffres précis et assez spectaculaires – avaient été cédés par l’Etat pour les deux années 2013, 2014. Ce sont 71 terrains qui ont été vendus au cours de l’année 2015 pour la réalisation de près de 8 000 logements dont 45% de logements sociaux. Pour l’année 2016, Thierry REPENTIN m’a confirmé que l’objectif de 100 cessions que le président de la République avait fixé, avait bien été dépassé. Plus de 100 cessions ont été réalisées pour la programmation de 11 500 logements dont la moitié de logements sociaux.

Je tiens à préciser que cette mobilisation du foncier public a concerné par priorité les territoires où les demandes étaient les plus fortes ; elle a également été adaptée au contexte puisque 40% de logements sociaux seront construits dans les communes respectant leurs obligations contre plus de 60% de logements sociaux sur les communes ne les respectant pas.

En conclusion, Mesdames et Messieurs, je veux rendre hommage aujourd’hui aux maires, aux responsables d’intercommunalités qui ne ménagent pas leurs efforts pour trouver des solutions de logement à tous, avec le concours déterminé et l’engagement de bailleurs sociaux. Le travail accompli depuis de nombreuses années par la ville de Rennes, par la métropole me semble à ce titre exemplaire. Voilà plusieurs décennies que votre territoire témoigne d’une vision. Cette vision, elle a une dimension globale et elle m’a été formidablement expliquée et présentée encore aujourd’hui à travers la visite de terrain que nous venons d’effectuer mais à travers aussi la présentation concrète des projets que vous avez pour l’avenir et pour lesquels nous allons d’ailleurs vous accompagner à travers les contrats que nous allons signer qui englobent d’autres problématiques, notamment celle des transports urbains pour lesquels vous vous êtes positionnés encore une fois en avant-garde.

Faire de la ville, c’est bien entendu vouloir développer dans la ville des activités à caractère économique, culturel, y renforcer le lien social ; c’est aussi comprendre qu’il n’y a pas d’unité dans la ville, ni de possibilité pour une ville de se développer si ceux qui ont la responsabilité de la gérer n’ont pas une vision urbaine exigeante qui permet de déployer les projets dans le temps long de l’histoire d’une ville, avec aussi une ambition architecturale qui est de nature à donner de l’unité à la ville dès lors que ce qui résulte de l’architecture s’inscrit dans une cohérence urbaine qui a de la force et c’est ce que vous faites à Rennes depuis très longtemps. Vous l’avez fait que depuis Edmond HERVE ; vous le prolongez aujourd’hui et ce qui m’a frappé, ce qui est motivant pour l’Etat, c’est de voir des élus qui ont à ce poids intégré les caractéristiques et les atouts de leur territoire, qui savent le projeter dans l’avenir, mais avec une exigence qui ne consiste pas à faire de la ville en juxtaposant les bâtiments les uns à côté des autres mais en donnant à la ville une ambition urbaine et architecturale qui conduit des générations et des générations d’habitants à vouloir y vivre et y demeurer.

Et c’est là le modèle rennais et donc c’est aussi la raison pour laquelle je tenais à venir dans cette ville pour célébrer ce qu’est une ambition urbaine, ce qu’est une exigence architecturale et ce qu’est aussi une réussite d’une politique de l’habitat et du logement social.

Je voudrais donc terminer mon propos puisqu’il est encore temps pour le faire en souhaitant à tous les acteurs ici rassemblés des vœux de bonne et heureuse année pour 2017 pour chacune et chacun entre vous, pour vos projets, pour vos entreprises, vous dire bien entendu que ce que nous avons engagé peut se poursuivre mais qu’il est très difficile de poursuivre ce qui a été engagé si ceux qui ont engagé ce qui a marché ne sont pas eux-mêmes en situation de poursuivre ! C’est une règle de la vie publique. Et en vous disant cela, je ne vous dis rien en particulier ! Je vous dis simplement quels sont les objectifs que nous nous sommes assignés, les résultats que nous avons obtenus et je le dis sans aucune autosatisfaction. Je le dis simplement parce que rien de ce qui peut être fait demain ne peut s’adosser …ne pas s’adosser à ce qui a marché hier et ce qui a marché hier et ce que nous avons fait mérite encore d’être approfondi, amplifié, corrigé. Nous n’avons pas tout réussi mais ce n’est pas parce que nous n’avons pas tout réussi que nous devons nous dispenser de dire ce qui effectivement a marché. Et je voudrais vous inviter dans les semaines et les mois qui viennent à mettre tous et toutes quelles que soient vos convictions, quels que soient vos sentiments, votre énergie pour faire en sorte que notre pays soit fier de lui-même et qu’il puisse en fonction de ses atouts et des atouts de ses territoires, porter haut les couleurs de la France, qui est un pays qui retrouve progressivement les chemins de l’activité, de la croissance et de l’espérance, mais pour cela il faut être capable d’inscrire l’action dans le temps long de l’histoire.
Merci à tous.
Vive Rennes !
Vive la République et vive la France ! 27.01.2017 Discours de Bernard Cazeneuve – Ateliers du vent à Rennes

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Discours de Bernard Cazeneuve à Rennes – Rennes Métropole

Discours de Bernard CAZENEUVE, Premier ministre à Rennes Métropole
Vendredi 27 janvier 2017
Seul le prononcé fait foi
Monsieur le ministre, cher Jean-Yves LE DRIAN,
Madame la Ministre, chère Emmanuelle COSSE,
Madame la députée-maire, chère Nathalie APPERE,
Monsieur le président de Rennes Métropole, cher Emmanuel COUET,
Mesdames et Messieurs les maires,
Mesdames et Messieurs les élus,

J’ai compris le sens du discours de Jean-Yves LE DRIAN, c’est un discours que je l’entends répéter lorsque autour de la table des ministres, il défend les intérêts de sa région avec le talent qu’on lui connaît. C’est un discours que je l’ai entendu développer aussi lorsque nous étions ensemble autour de la table de l’Association des régions de France, que j’étais premier vice-président de la région Normandie et que je le voyais porter haut et loin les couleurs de la région dont vous êtes les élus.

Il est vrai que lorsque l’on regarde ce qui a été le rôle de la Bretagne au cours des 50 dernières années, on ne peut pas ne pas constater que vous avez toujours à l’avant-garde des principaux sujets, des principaux défis qui se présentaient au pays dans de multiples domaines.

Lorsqu’il s’est agi d’imaginer et de mettre sur le métier de la ville de demain, chacun se souvient du rôle particulier joué dans les années 80 par Edmond HERVE, considéré à l’époque par la plupart des maires de France qui avaient une ambition pour leur ville, comme un précurseur, plaçant l’ambition urbaine en avant-garde.

Lorsque l’on s’est passionné pour les enjeux maritimes – et comme élu de Cherbourg, j’ai toujours considéré que notre pays n’avait pas fait assez pour valoriser les atouts de son littoral – on ne peut pas ne pas regarder la Bretagne avec des yeux envieux. Vous qui avez su allier pendant de nombreuses années les atouts de la construction navale, les atouts de la pêche, les atouts de la recherche autour des enjeux maritimes, atouts qui nous conduiront d’ailleurs lorsque je signe le contrat d’agglomération havraise tout à l’heure, à constater que le glaz est partout, partout, y compris là où le bleu domine.

Il y a la matière grise bien entendu, mais il y a aussi le vert parce que dans un territoire entre terre et mer ou parfois les prairies vont jusqu’au littoral, ne pas comprendre que la mer, le bleu et l’agriculture, la ruralité, le vert sont comme des atouts articulés du développement touristique d’un territoire qui, de ce point de vue-là, n’est pas un territoire comme les autres, serait commettre une erreur de parallaxe, pour reprendre le terme exact qui est celui des scientifiques.

Et puis il y a aussi d’autres sujets sur lesquels vous avez toujours été très à la pointe, qui sont finalement les sujets de l’économie de demain. Nous parlerons du numérique tout à l’heure à Brest, nous parlerons de la nouvelle économie, nous parlerons de la recherche, de l’innovation, du transfert de technologies. J’ai toujours été surpris de constater à quel point la Bretagne – par ses centres de recherche, d’innovation – était une véritable locomotive pour la France. Et au moment où nous cherchons à créer les conditions de la croissance de demain, nous devons aussi adosser nos atouts aux territoires les plus prometteurs.

Donc pour moi, la Bretagne c’est une avant-garde, c’est une manière de faire pressentir au pays à travers ce qui se passe ici ce que pourraient être ces atouts pour demain.

La Bretagne, monsieur le président LE DRIAN, c’est aussi une unité qui peut agacer les territoires qui n’en bénéficient pas, cette unité. Puisque lorsque les choses ne vont pas spontanément comme vous le souhaitez, vous avez parlé du TGV, par la force de votre unité vous parvenez à passer devant tous ceux qui étaient bien placés, mais qui n’avaient pas compris que c’est dans l’unité des territoires que les atouts se valorisent.

Ce qui vaut pour la Bretagne vaut d’ailleurs pour le pays dans son ensemble. Et je vous disais tout à l’heure que nous aurions tort de ne pas regarder la Bretagne lorsque nous nous interrogeons sur ce qui est bon pour la France, l’unité c’est bon pour la France. Pas simplement parce que c’est bon pour la Bretagne, mais c’est bon pour la France parce qu’on ne fait rien sans unité et sans fierté de soi-même.

Et donc ce qui fait la force de votre territoire, c’est la capacité qui a été la vôtre par-delà les contingences politiques d’unir vos forces pour aller plus loin. Et puis il y a une troisième caractéristique qui est très contingente à votre territoire, c’est la fierté. Ce qui me frappe lorsque je vois la Bretagne en marche et en mouvement, c’est la fierté d’elle-même qui n’est pas une arrogance, qui est simplement une manière d’être ensemble dans une relation pleine et entière avec le pays. La fierté bretonne n’est pas recroquevillement, c’est une ouverture, c’est une ouverture aux autres territoires, c’est une ouverture aux atouts maritimes, c’est une ouverture au grand large. Et cette fierté, elle est nécessaire quand on veut réussir.

Et ce qui me fait plaisir dans ce déplacement en Bretagne aujourd’hui, c’est que lorsque j’évoque la politique de Rennes Métropole dans des domaines que je vais évoquer précisément : le logement, les transports, la recherche, lorsque j’évoque les contrats d’agglomération qui projettent la ville vers demain, lorsque j’évoque tout à l’heure à Brest la formation des jeunes, l’apprentissage ou le développement de la recherche océanographique ou le développement des énergies marines renouvelables ou les atouts touristiques, monsieur le président de la Communauté d’agglomération de Saint-Malo, de la Bretagne, eh bien ! Lorsque j’évoque tout cela, j’évoque les atouts d’un territoire qui est fier de ce qu’il a réussi et qui dans son unité a réussi à créer les conditions d’un développement et d’une croissance réelle.

Donc mesdames et messieurs, je suis venu ici signer le contrat d’agglomération d’un territoire qui est en plein changement une fois encore, qui se modernise, qui conforte chaque jour davantage ses atouts. Et aujourd’hui à Rennes comme partout ailleurs en Bretagne, vous récoltez les fruits d’une politique de développement métropolitain très cohérente, qui a été lancée il y a de cela plusieurs années, avec l’aboutissement du pôle Euro Rennes, le lancement de la 2ème ligne de métro, le chantier du Centre des congrès qui ouvrira je crois en 2018. Et nul ne peut s’étonner que Rennes soit devenue en France la 2ème ville la plus attractive.

Je suis particulièrement heureux de procéder avec vous à la signature du 5ème pacte métropolitain d’innovation. Celui de Rennes Métropole après la signature de ceux de Rouen, de Nancy, de Montpellier, de Toulouse avant celui de Brest cet après-midi que j’aurai plaisir à signer avec Jean-Yves LE DRIAN.

Ces pactes, nous les avons conçus il n’y a pas si longtemps, au mois de juillet dernier. Si nous signons aujourd’hui ensemble un projet exemplaire, cohérent, ambitieux, c’est que la métropole rennaise est le symbole de l’excellence métropolitaine française. Un espace d’innovation, un l’espace de démocratie, bouillonnant d’idées, de projets où la recherche allie à la fois la tradition et la culture. C’est très dans des grandes villes d’avoir une ambition culturelle forte, qui donne à voir ce que sont les créations les plus contemporaines, mais aussi ce que sont à voir les formes d’expression de l’âme humaine les plus anciennes et les plus qualitative.

L’action résolue que vous avez engagée collectivement, toutes et tous, pour construire une métropole durable à travers les transports, l’aménagement urbain constitue là aussi un de vos atouts. C’est cet engagement à innover toujours davantage que je suis venu accompagner au nom de l’Etat à travers la signature de ce pacte. Je tiens d’ailleurs moi aussi à saluer l’engagement de Nathalie APPERE, je l’ai fait tout à l’heure, votre engagement monsieur le Président, cher Emmanuel à faire de Rennes un territoire toujours plus innovant qui bénéficie à tous ses habitants.

Votre ambition est de faire de Rennes Métropole un laboratoire d’expérimentation des nouvelles mobilités intelligentes. Votre métropole a d’ailleurs toujours été à la pointe des innovations en matière de mobilité urbaine. Ce n’est pas une politique nouvelle, vous récoltez là aussi les fruits d’un investissement ancien. En témoigne d’ailleurs la décision audacieuse à l’époque prise sous l’impulsion d’un élu visionnaire, Edmond HERVE, de construire une ligne de métro automatique pour mieux relier les quartiers périphériques au centre-ville ; et structurer les développements urbains futurs. Cette ligne, elle aura bientôt 15 ans, elle a rencontré un tel succès que vous avez pris la décision de construire une seconde ligne.

Cette ligne B actuellement en travaux servira notamment les éco-quartiers de ViaSilva et de La Courrouze. Vous avez également voulu anticiper sur la mise en place de la nouvelle ligne à grande vitesse Bretagne – Pays de la Loire, qui réduira de 40 minutes les parcours en TGV en juillet prochain. Ca fait très envie au maire de Cherbourg, puisque moi je suis à la pointe d’un Finistère qu’on rejoint en mettant plus de temps aujourd’hui que lorsque Napoléon 3 l’a inauguré lorsqu’il est venu avec l’impératrice, et qui n’arrive d’ailleurs à Cherbourg que s’il n’y a pas des feuilles mortes qui rendent la voie glissante et empêchent le train d’avancer. Il m’est arrivé de mettre 7 h 00 pour faire Paris/Cherbourg, s’il y a des personnes de la SNCF, je leur présente tous mes vœux pour l’année 2017.

Le grand projet de réaménagement des abords de la gare permettra d’améliorer l’interconnexion entre les différents moyens de transport. Il se traduira par le développement d’un pôle économique de premier plan. Vous avez enfin lancé votre projet des nouvelles mobilités intelligentes, que l’Etat est heureux d’accompagner dans le cadre du Pacte Métropolitain Innovation. Ce projet apporte une série de réponses innovantes aux politiques de déplacement, l’expérimentation de bus 100 % électriques grâce au partenariat avec la société Bluebus implantée en Bretagne, le développement du vélo électrique, les parkings intelligents, ouverture des bandes d’arrêt d’urgence aux transports en commun et aux véhicules en covoiturage, la mise aux normes écologiques de la flotte de véhicules de collecte de déchets, le développement d’une logistique urbaine beaucoup plus durable.

Ces 10 projets remarquables permettront de tester en situation réelle des innovations appelées à se généraliser dans l’ensemble des villes du pays, car la France doit tirer tout le parti possible des nouvelles technologies du numérique et des progrès sur les batteries électriques, pour révolutionner toujours davantage nos modes de déplacement. Ces projets bénéficieront d’une enveloppe financière de l’Etat très significative de 7,1 millions d’euros, à laquelle viendront s’ajouter des crédits de droit commun de l’Etat et du programme d’investissement d’avenir, l’ensemble de ces crédits constituant une enveloppe non négligeable.

Je tiens enfin à souligner l’engagement significatif de la région Bretagne dans ce pacte cher Jean-Yves LE DRIAN, et cet engagement n’est pas le cas dans toutes les régions. Je veux aussi saluer l’engagement de la Caisse des Dépôts et Consignations.

C’est grâce à ce type de projet totalement exemplaire, monsieur le président, que notre pays réussira sa transition énergétique conformément aux engagements ambitieux que nous avons pris en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’amélioration de la qualité de l’air. L’épisode de pollution aux particules fines qu’a connu notre pays au début du mois précédent, s’il en était besoin, apporte la démonstration de la nécessité d’une action constante, déterminée des pouvoirs publics pour permettre à chacun de respirer un air pur.

Et permettez-moi à cet égard de rappeler que l’Etat s’est fortement engagé depuis 5 ans pour accompagner les projets des collectivités locales dans ce domaine. L’appel à projets sur les transports en commun en site propre permettra d’apporter 450 millions d’euros à une centaine de projets sur la période 2016-2020. Les contrats de plan entre l’Etat et les régions prévoient également le financement de telles mesures pour la période 2015-2020. Ainsi le CPER signé entre l’Etat et la région Bretagne en 2015 prévoit que l’Etat apportera 267 millions d’euros pour l’amélioration des déplacements dans la région. Ces crédits permettront, monsieur le président, par exemple d’améliorer le nœud ferroviaire de Rennes.

L’Etat s’est aussi mobilisé pour accompagner la transition énergétique des véhicules, avec la mise en place des certificats Crit’Air, permettant d’identifier leur niveau de pollution avec la convergence des fiscalités sur l’essence et le diesel, avec les primes à la conversion pour l’achat de véhicules électriques qui ont été élargies à l’achat de véhicules utilitaires et de 2 roues motorisées et, bien entendu, avec la promotion des modes de déplacement non polluants, par exemple la marche à pied et le vélo.

Cette politique ambitieuse porte ses fruits, ce sont 33.000 véhicules électriques qui ont été immatriculés en 2016 dans notre pays, ce qui en fait le marché le plus dynamique d’Europe. En 5 ans, nous avons construit ensemble une nouvelle France des territoires au terme de plusieurs réformes majeures. La France peut désormais s’appuyer sur des régions renforcées dans leurs compétences, sur des métropoles aptes à rayonner au-delà de leurs frontières et sur des départements recentrés sur leur mission de solidarité.

Les métropoles sont notamment devenues un des acteurs absolument incontournables de l’innovation urbaine. Elles sont des laboratoires, elles sont des pôles d’attractivité économique et humaine, elles sont des sources de croissance. Et les pactes métropolitains de l’innovation sont nés de ce constat et de cette ambition partagée.

Mais cette nouvelle France des territoires ne doit bien entendu oublier ni les villes moyennes, ni les territoires ruraux avec lesquels les métropoles doivent au contraire savoir s’allier, afin de susciter le développement équilibré des territoires et de lutter contre les inégalités territoriales. Et j’en profite pour revenir un instant sur la coopération métropolitaine prévue dans le pacte, vous l’avait évoqué, que nous signons ce jour et saluer l’exemplarité des démarches que votre métropole et les 10 intercommunalités limitrophes ont engagé et dont les présidents sont présents aujourd’hui.

Plusieurs actions sont prévues à ce titre dans le pacte en cohérence avec son objectif de favoriser les mobilités durables et intelligentes. La création d’une plateforme et d’une application pour un covoiturage, le lancement d’une enquête pour mieux connaître les habitudes des ménages en matière de déplacement, autant de projets qui bénéficieront tant aux habitants de la ville qu’aux territoires environnants.

Ce pacte métropolitain, c’est aussi l’occasion d’échanger avec les élus des territoires sur les projets particulièrement importants pour eux. Je connais ainsi leur engagement à développer l’hébergement d’urgence, dont nos compatriotes en difficulté ont particulièrement besoin en ces temps de grand froid ; et je suis heureux de vous annoncer que votre métropole bénéficiera d’une subvention complémentaire du fonds de soutien à l’investissement local, pour la rénovation du centre d’hébergement et de réinsertion sociale, foyer Benoît Fabre.

Je vous confirme par ailleurs que le gouvernement a décidé d’inscrire le projet du CHU de Rennes dans le nouveau cadrage 2017-2021, d’aide aux investissements hospitaliers. L’Etat soutiendra et accompagnera financièrement votre projet.

Monsieur le président, madame la députée-maire, mesdames et Messieurs les élus, le pacte Etat Métropole a permis de conforter à Rennes une dynamique d’innovation et de partenariat. Je souhaite que cette dynamique se poursuive et qu’elle se poursuive au bénéfice de tous les habitants de votre métropole. Car ce pacte est un exemple parfait des ambitions qui nous ont guidés, en matière d’organisation territoriale et de démarches que nous avons adoptées pour les atteindre.

L’intelligence collective mise au service des projets du territoire, c’est ce qui définit à Rennes votre ambition collective. Vivre en intelligence, vivre en bonne intelligence, c’est une ambition dont peuvent s’inspirer tous les Français, c’est une ambition que le gouvernement peut appuyer.
Et je suis particulièrement heureux, en l’occasion qui nous est donnée d’être ensemble, de pouvoir signer avec vous ce pacte qui un pacte d’ambition, qui est un pacte d’avenir et qui est un pacte de reconnaissance par l’Etat de la qualité des projets qui sont portés par votre territoire, qu’il s’agisse de sa capitale, capitale pour la Bretagne et qu’il s’agisse de la Bretagne dont j’ai compris qu’elle était capitale pour la capitale. C’est bien cela votre dada, ce que nous allons signer et donc absolument conforme à ce que sont vos obsessions. 27.01.2017 Discours de Bernard Cazeneuve – Rennes Métropole

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Discours du Premier ministre sur le projet campus numérique à l’Université de Brest

Seul le prononcé fait foi
Messieurs les ministres,
Cher Jean-Yves LE DRIAN,
Cher Thierry MANDON,
Monsieur le préfet,
Messieurs les préfets,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Monsieur le maire, cher François CUILLANDRE qui nous attend dans un autre lieu,
Mesdames et Messieurs les élus,
Monsieur le président de l’université de Bretagne Occidentale,
Monsieur le président de l’université Bretagne Loire,
Mesdames et Messieurs,

Je voulais tout d’abord vous remercier toutes et tous de m’offrir l’hospitalité de ces lieux pour cette inauguration qui revêt pour moi une dimension hautement symbolique. Nous sommes dans une université qui promeut des technologies parmi les plus récentes et les plus performante qui met ces technologies au service de la pédagogie pour favoriser l’accès à la connaissance et au savoir et qui le fait au sein d’un territoire d’une région qui depuis très longtemps a fait du développement de la recherche, de la connaissance, de l’innovation technologique, des plates-formes de transfert de technologies une priorité absolue. Je le fais dans un territoire qui est non loin de celui dont j’ai été l’élu pendant plus de 20 ans, la Normandie. Les relations entre la Bretagne et la Normandie ont toujours été un peu ambivalentes, une solidarité née de la proximité de la mer qui a pour principale caractéristique d’adoucir les tempéraments et les caractères si bien que ceux qui ont toujours été sur les façades littorales pour reprendre l’expression de TOCQUEVILLE ont toujours eu vocation à être violemment modérés ! Et c’est d’ailleurs pour cela que les climats océaniques sont plus doux que les climats continentaux !

Mais il y a aussi quelques sujets d’envies mutuelles, je pense au Mont-Saint-Michel qui est en Normandie mais qui est un élément de rayonnement de la Normandie et de la Bretagne sur le plan touristique. Je pense aussi à ce que sont nos atouts maritimes qui ont conduit parfois nos grandes villes littorales à se disputer la nomination de capitales de la voile ou de capitales de la construction navale. Ce fut le cas entre Brest, Cherbourg, Lorient mais ma présence ici vous montre que tout cela n’altère en rien l’amitié. Au contraire, ces relations nourrissent l’amitié et j’ai très grand plaisir à être ici cet après-midi notamment aux côtés de Jean-Yves LE DRIAN en le citant lui, ce n’est pas une manière pour moi d’oublier tous les autres amis qui sont là parlementaires élus mais j’ai toujours eu pour votre président de région beaucoup d’affection et d’amitiés et je dois dire que les années que nous venons de passer ensemble, nous avons été notamment dans nos fonctions confrontés l’un et l’autre à la question du terrorisme, ces années auront contribué à faire de nos liens non plus des liens d’amitié mais des liens fraternels parce que dans les épreuves, il est des moments où la confrontation à la dureté des choses crée des sentiments et des relations indestructibles ! Et donc je voudrais lui dire la très grande amitié que j’ai pour lui et le très grand plaisir que j’ai à me retrouver à ses côtés aux côtés de tous les élus qui l’accompagnent dans les missions qui sont les siennes ici en Bretagne.

Nous venons d’avoir une animation en réalité virtuelle qui nous a montré ce qu’est une séquence pédagogique dans une salle immersive. Je dois dire que la première séquence de notre déplacement, cher Monsieur, aura été à mi-chemin entre l’innovation technologique, l’innovation pédagogique et la prestidigitation. Le fait de ne plus savoir si c’était vous ou pas dans l’écran montre que dans l’apprentissage de la connaissance et à l’université, il y a toujours une part de rêve et il est vrai qu’ici, vous avez été tellement loin dans l’imagination, l’innovation et l’audace que vous offrez à votre territoire une part de rêve que vous transformez en réalité. J’ai été très impressionné par la qualité technique de ce qui m’a été présenté mais je suis surtout convaincu dans la responsabilité qui est la mienne que vous êtes en train d’inventer à l’échelle de toute une région des pratiques qui vont progressivement révolutionner l’enseignement, la formation à travers l’usage des technologies numériques. Votre projet est absolument exemplaire, je voudrais en souligner certains aspects qui me paraissent particulièrement importants, l’audace, la persévérance dans l’effort, vous l’avez souligné, Monsieur le président, Messieurs les présidents, la volonté de rassembler largement la communauté universitaire et au-delà. Certains nous écoutent dans d’autres sites, nous sommes entretenus avec eux, vous parlez une fois par semaine avec une université au Canada, cela montre que derrière la persévérance, il y a aussi d’extraordinaires possibilités d’ouvertures, de rencontres, de dialogues. Et l’université, c’est aussi cela, y compris l’université des origines dans son ambition d’émancipation des esprits, de possibilités pour chacun de trouver son chemin, d’éveiller son libre arbitre et d’organiser avec l’autre qui pense aussi la rencontre.

Vous constituez un véritable laboratoire, grandeur nature à l’échelle d’une région, de la transformation numérique dans l’enseignement supérieur et de la recherche. Votre force a été de capitaliser sur cette expérience pour concevoir en 2009 un projet innovant et de très grande ampleur, celui d’un campus pluridisciplinaire sur plusieurs sites intégrant les possibilités qu’offrent les technologies numériques. Vous avez ainsi sur faire de la dispersion territoriale des établissements universités bretons un atout. Vous leur avez demandé de fonctionner en réseau et ce que vous avez fait en Bretagne constitue un exemple pour la France mais aussi quelque chose d’unique en Europe. J’ajoute que la Bretagne était prédisposée à réaliser un tel projet, ce n’est pas pour enlever quoi que ce soit à vos mérites, Messieurs les présidents. Elle pouvait d’abord s’appuyer sur une capacité d’excellence dans le domaine numérique avec des laboratoires de recherche, des entreprises, particulièrement performantes ; elle avait aussi su tirer parti de la réussite éducative qui caractérise depuis très longtemps l’académie de Rennes. C’est une des caractéristiques de cette académie.

La deuxième clé de la réussite de votre projet réside dans votre capacité à rassembler, à faire travailler ensemble des acteurs extrêmement divers. C’est là aussi la clé de la réussite bretonne, il y a de la diversité, il y a de la pluralité mais il y a toujours de l’altérité et de l’unité y compris au plan politique. Et quand il s’agit de défendre les intérêts de la Bretagne, tout le monde est derrière la même bannière. Ca agace aussi ailleurs, je dois le reconnaitre mais ici, c’est une qualité qui donne des résultats, qui fait votre force et comme Premier ministre de la France, je voudrais en déduire quelques préceptes. Il n’y a pas de raison que l’unité qui fait la force de la Bretagne ne puisse faire la faiblesse de la France. Je pense que si notre pays était capable de s’unir autour de ses atouts, autour de ce que sont ses réussites pour les promouvoir davantage par-delà ses frontières et donner de lui-même une image plus valeureuse que celle que l’on s’emploie à diffuser à longueur de commentaires, y compris lorsque nous sommes face à des réussites incontestables, nous serions vraisemblablement collectivement plus heureux et moins dans la mélancolie que nous ne pouvons l’être à certains moments. J’ai été ce matin à Rennes sur la question du logement, je faisais le bilan de ce que nous avons obtenu en matière de résultats, en raison des politiques de développement du logement que nous avons initiées, les résultats sont incontestables et à Rennes, cela se traduit par un projet urbain d’une très grande valeur. Le dire, parce que c’est vrai, c’est mieux que d’expliquer que ce que nous avons fait en matière de logement était un échec. Il m’est arrivé de l’entendre, y compris de la part de ceux qui pourraient pourtant se réjouir de ce que nous faisons. Sur le plan de l’école, le fait de créer 60 000 postes dans l’Education nationale, Monsieur le président, de remettre en place la formation des enseignants et de créer des dispositifs « plus de maîtres que de classes » pour faire en sorte que les enfants en difficulté retrouvent dans l’école ce qu’est la méritocratie républicaine, ça a un sens. Ca a été fait. Ce n’est pas totalement absurde que de le dire, ce n’est pas d’ailleurs que de céder à l’autosatisfaction que de l’affirmer, c’est simplement dire ce qui est. Et ici, vous avez ce tempérament. Et vous avez raison, et je vous en félicite, et vous avez su réunir 28 établissements d’enseignement supérieur et de recherche bretons, rassembler dans l’université européenne de Bretagne autour d’un projet numérique et immobilier dans un contexte de financement à l’époque qui n’était pas très simple. C’est le co-projet que portent aujourd’hui la commune, l’université Bretagne Loire, dont je salue le président, Pascal OLIVARD. Fédérer autant d’institutions universitaires dont chacune est attachée à ses traditions, à ses spécialités disciplinaires n’était pas une entreprise facile même si nous savons que cette logique est la seule cohérente dans le contexte de concurrence internationale que connait l’enseignement supérieur.

Je veux dire qu’une telle réussite n’aurait pas été possible sans le concours permanent du conseil régional et de Jean-Yves LE DRIAN et de son équipe. Pour financer le projet, vous avez obtenu un soutien conjoint du conseil régional de Bretagne et de l’Etat pour un investissement qui n’est pas négligeable de près de 70 millions d’euros. Vous avez pu aménager 54 salles et amphithéâtres interconnectés ainsi que 4 nouveaux bâtiments spécialement construits pour le campus numérique à l’image de celui que nous inaugurons aujourd’hui. Pour sa mise en œuvre, vous avez fait le choix d’un partenariat public/ privé, faisant appel aux entreprises, regroupées au sein de Brest Connect, EIFFAGE, ORANGE, la CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS qui les accompagnent ainsi que le fonds d’investissement FIDEPP2. Vous avez rassemblé largement la communauté universitaire à travers ses 28 établissements et ce rassemblement de la communauté universitaire comme l’a dit le président LE DRIAN tout à l’heure est un élément très important de la réussite de l’entreprise dans laquelle vous êtes engagé.

Vous avez au sein de l’université Bretagne Loire créé un pôle d’appui à la transition pédagogie qui remplit cette mission d’une importance primordiale de services d’ingénierie d’appui et de médiatisation pour l’enseignement présent ici à Brest en est l’une des composantes et son expertise permet d’accompagner les enseignants dans les activités pédagogiques en réseau et d’inventer les pratiques et les outils qui seront ceux de l’université de demain.

L’intérêt que suscite ce projet chez nos partenaires étrangers, nous l’avons constaté tout à l’heure, est le signe de la qualité de vos travaux, et il y a ici de nombreuses visites de délégations que vous recevez et des accords que vous passez avec, par exemple le Liban, la Côte d’Ivoire ou d’autres pays encore, notamment le Canada.

L’ambition du projet que vous avez conçu ici en Bretagne rejoint celle du volet numérique de la stratégie d’enseignement supérieur portée par Thierry MANDON que je salue ; je sais qu’il est particulièrement attentif à la réussite de votre entreprise et qu’il continuera à vous apporter durablement tout son soutien.

Ce que vous avez réalisé s’inscrit dans la dynamique, je veux le rappeler, que le gouvernement a impulsé depuis 2012, avec l’ambition de préparer les étudiants au monde numérique de demain. L’appel à projet Développement d’université numérique expérimentale en est l’illustration. Cinq projets viennent d’être retenus dont le projet « Désir », porté par des établissements d’enseignement supérieur rennais. Son objectif traduit son ambition : transformer le territoire universitaire rennais en « Living Lab », Laboratoire d’innovation ouverte, en pédagogie et numérique, et le soutien apporté par l’Etat est, sur ce projet, assez significatif. Il est de plusieurs millions d’euros sur trois ans.

Par ailleurs, dans la cadre du troisième programme d’investissement d’avenir, le Commissariat général à l’investissement proposera, avec le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de soutenir d’autres actions au titre de cette politique en faveur du numérique et de l’université. C’est désormais une évidence que d’observer que la transition numérique concerne tous les secteurs d’activités, affecte tous les aspects de la vie de nos concitoyens et doit, à ce titre, être prise en compte comme un élément déterminant du développement des territoires.

Je voudrais conclure mon propos, Monsieur le Président, en répondant à un appel que vous m’avez sans doute adressé concernant la priorité donnée à l’université et à la Recherche dans les perspectives politiques qui se présentent à notre pays. Quand je dis que vous me l’avez adressé, c’est parce que, non pas parce que je suis candidat, je ne veux effrayer personne, il y en a déjà beaucoup, mais simplement comme Premier ministre en charge de la mise en œuvre de la politique de notre pays, j’ai, jusqu’à la dernière minute, avec l’ensemble des membres du gouvernement, une responsabilité particulière qui est celle de donner du sens et de l’impulsion aux politiques publiques les plus importantes et les plus prometteuses.

Je veux simplement dire que, sur la question de l’université et de la Recherche, le ministre de la Recherche présente un budget en augmentation de près deb 800 millions cette année, si le chiffre que j’ai à l’esprit correspond bien à la réalité des masses budgétaires qui vous ont été données ; et que cette augmentation significative de son budget cette année s’inscrit dans une évolution assez continue des budgets alloués à la Recherche et à l’université au cours des cinq dernières années ; et que nous ne nous sommes pas contentés de faire des allocations budgétaires supplémentaires sans donner du sens à l’action pour laquelle nous allouons ces moyens. Nous avons décidé de faire en sorte que la démocratisation de l’accès à l’université – parce que nous considérons que la formation universitaire est une priorité pour un pays qui veut hisser son économie et donner toutes les chances à sa jeunesse d’avoir de l’espoir – doit être une priorité absolue.

Ca s’est traduit par quoi ? Ca s’est traduit par 40.000°logements supplémentaires pour les étudiants, en programmation ; dont 37.000 sont déjà réalisés, le solde devant l’être dans le courant de l’année 2017. Ca s’est traduit par une augmentation du niveau des bourses étudiantes de près de 500 millions d’euros ; ce qui est un effort qui n’avait jamais été fait. Ca s’est traduit par la mise en place d’un dispositif de cautionnement par l’Etat de l’accès au logement étudiant, pour les étudiants qui n’y ont pas accès d’eux-mêmes dès lors qu’ils ne sont pas rattachés à un foyer fiscal qui est celui de leurs parents.

Nous avons décidé de mettre en place les universités d’excellence, non pas pour attribuer un label qui n’aurait pas de sens, mais pour montrer la volonté qui était la nôtre de hisser nos universités à un rang mondial qui leur permette de rayonner par-delà les frontières de notre pays. Créer les conditions de la relation entre la Recherche fondamentale, l’enseignement universitaire, le transfert de technologies, le monde de l’entreprise, en passant par l’essaimage et la création de start-up est une ambition que j’ai retrouvée dans les visites hebdomadaires dont parlait Thierry MANDON à l’instant, à Lyon, à Bordeaux, ici à Brest et à Rennes, que je retrouverai dans quelques semaines à Strasbourg, parce que cette ambition-là qui nous a conduits à obtenir le label IDEX, sur la base d’une appréciation portée par un jury international – qui n’est pas un label donné par le pays pour faire plaisir à telle ou telle région ! C’est un processus et exigeant – nous conclut aujourd’hui à avoir des molles universitaires qui joueront demain un rôle qu’ils ne jouaient pas.

Et donc voilà ce que nous avons fait pour l’université. Généralement quand on fait des choses, cela appelle qu’on en fasse d’autres. Et plus on en fait, et plus on nous demande d’en faire, et c’est légitime ! Parce qu’on voit bien quel est l’impact des politiques publiques lorsqu’elles se déploient sur des territoires comme les vôtres. Et notre objectif, c’est bien de faire en sorte que sur ces questions-là, rien de ce qui a été fait en termes d’impulsion ne soit altéré demain. Ce qui implique effectivement que les mois qui viennent soient l’occasion de définir des orientations claires, de porter des choix lisibles et de dire où sont les priorités et les préférences, et de le faire, comme toujours lorsqu’il s’agit de l’avenir du pays, avec le souci du réalisme, de la vérité, de la clarté et de l’ambition.

Et ce sont ces valeurs, ces principes simples qui doivent toujours guider l’action publique, que j’ai retrouvées tout au long de mon déplacement en Bretagne aujourd’hui, au cœur des préoccupations des collectivités territoriales et des acteurs locaux, rassemblés, unis, forts d’eux-mêmes, et c’est la raison pour laquelle je voudrais vous adresser tous mes vœux, vous inciter à ne rien changer, à continuer comme vous faites, avec le même niveau d’exigence et d’engagement, et je voudrais vous remercier toutes et tous pour l’exemple qu’à partir de la Bretagne, vous donnez à notre pays, qui est un exemple de réussite, de fierté et d’unité. Merci à vous.

Discours du Premier ministre sur le projet campus numérique à l’Université de Brest

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Discours du Premier ministre au Forum annuel de l’apprentissage et de la formation en alternance du Pays de Brest

Seul le prononcé fait foi
Madame la ministère, chère Myriam EL KHOMRI,
Monsieur le ministre de la Défense, cher Jean-Yves LE DRIAN,
Messieurs les préfets,
Monsieur le maire de Brest, cher François CUILLANDRE,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs,

Je tiens tout d’abord, Monsieur le président, à vous remercier du fond du cœur de m’avoir invité au forum annuel de l’apprentissage et de la formation en alternance du pays de Brest. Et je veux commencer par féliciter très chaleureusement tous ces jeunes auxquels nous venons de remettre un prix pour leur mérite, pour leur excellence aussi dans la voie qu’ils ont choisie.

J’ai inauguré il y a de cela quelques jours à Blois avec la ministre Myriam EL KHOMRI un très beau centre de formation des apprentis dans le secteur du bâtiment et je retrouve ici à Brest en Bretagne le même engagement, le même enthousiasme , le même sens de l’effort et du travail bien fait, la même aspiration à l’excellence parmi vous tous qui venez d’être très justement distingués. Vous représentez à mes yeux un exemple de volonté et d’accomplissement qui aspire à servir d’exemple pour d’autres de nos jeunes compatriotes car vous avez manifestement trouvé votre voie et je ne pense pas que cela soit le fruit du hasard ; c’est le résultat de la mobilisation d’un territoire, des entreprises, de l’ensemble de ceux qui concourent à la formation des jeunes pour leur permettre d’accéder à l’emploi. Et nous avons beaucoup œuvré dans cette direction avec vous, Madame la ministre, à laquelle je veux rendre hommage à mon tour avec d’autres ministres du gouvernement aussi, je pense à la ministre de l’Education nationale, Najat VALLAUD-BELKACEM qui a aussi contribué à faire découvrir de nouveaux métiers à des jeunes scolarisés.

Je pense également à vous, cher Jean-Yves LE DRIAN, qui formez beaucoup de jeunes dans nos armées et qui avez créé le service militaire volontaire pour accompagner les jeunes en difficulté vers une formation, vers un métier qui ne se sera pas nécessairement du reste un métier au sein de nos forces armées mais c’est là une première chance donnée à nos jeunes d’accéder à l’emploi. Je vous adresse donc à nouveau à vous, à vos enseignants, à vos maitres d’apprentissage, toutes mes sincères félicitations. Vous pouvez être très fiers comme nous le sommes de vous et vous devez continuer à creuser le sillon dans lequel vous vous êtes engagés qui est, encore une fois, le sillon de l’excellence.

Je tiens aussi à féliciter très chaleureusement tous ceux qui sont à l’origine de ce forum qui l’ont développé depuis plus de vingt ans pour en faire aujourd’hui le succès que l’on voit. Les membres du Lions Club du pays de Brest, votre président, Monsieur Louis THUBERT et l’ensemble des partenaires qui vous soutiennent à commencer par les élus locaux et l’ensemble des bénévoles qui vous entourent.

Ce forum est une très belle initiative, c’est une initiative qui permet de permettre à des jeunes de découvrir des métiers, de chercher un chemin pour eux-mêmes, et de le faire avec là aussi la préoccupation de l’excellence.

Je voudrais dire que pour nous, l’apprentissage est une voie comme les autres. C’est une voie qui mérite que tous ceux qui s’y engagent bénéficient du même soutien, du même concours que ceux qui peuvent suivre d’autres parcours dans l’enseignement supérieur ou à l’université. Et nous avons mis beaucoup de moyens sur le métier pour rendre l’apprentissage beaucoup plus attractif ; nous avons instauré une complète égalité des droits entre les apprentis et les étudiants et la carte « étudiant des métiers » a été créée en 2012 pour donner aux apprentis un meilleur accès aux transports, au logement, aux loisirs et à la restauration. Nous avons fait en sorte que les apprentis puissent progressivement bénéficier des mêmes droits sociaux que les salariés, les droits à la retraite depuis 2014, le compte personnel de formation depuis 2015, la prime d’activité depuis 2016, la protection sociale complémentaire et enfin le compte personnel d’activité. Depuis septembre dernier, ils peuvent également à l’issue de leur formation comme les étudiants bénéficier de l’aide à la recherche d’un emploi, une aide de 200 à 400 euros par mois pendant quatre mois qui aide ces jeunes à la recherche de leur premier emploi à chercher cet emploi avec davantage d’autonomie. Conformément aux engagements pris par mon prédécesseur, Manuel VALLS devant les organisations de jeunesse au printemps dernier, la rémunération des apprentis sera revalorisée et je sais que Myriam EL KHOMRI s’est personnellement impliquée pour concrétiser cette mesure et je veux l’en remercier.

Une aide exceptionnelle de 335 euros sera versée aux apprentis de moins de 21 ans recrutés pendant la campagne 2016/2017 et je m’engage à poursuivre au cours des mois à venir le travail engagé avec les partenaires sociaux pour améliorer encore la grille de rémunération des apprentis. Mais il nous fallait également veiller à ce que l’apprentissage soit un modèle attractif pour les chefs d’entreprise, ils sont ici représentés, je les remercie de leur présence. C’est pourquoi nous avons notamment créé une aide d’un montant de 1 100 euros par trimestre pour l’embauche d’apprentis dans les TPE.

Les chefs d’entreprise veulent que les formations que suivent les apprentis, correspondent davantage aux compétences qu’ils recherchent. C’est pourquoi nous avons décidé d’ouvrir l’apprentissage au titre professionnel du ministère du Travail.

Nous avons aussi souhaité rapprocher les jeunes des entreprises et les entreprises des jeunes pour ceux notamment qui recherchent un contrat de travail. C’est ce que vous faites magnifiquement ici. C’est ce que nous avons voulu faire aussi en créant la Bourse de l’apprentissage et le portail de l’alternance ; les jeunes peuvent y trouver des offres d’emploi qui correspondent à leurs attentes.

Je tiens enfin à saluer le volontarisme avec lequel la région Bretagne, cher Jean-Yves LE DRIAN, s’est mobilisée, pour développer l’apprentissage. Elle a lancé deux initiatives majeures : le campus des métiers de Brest, porté par la CCI et le projet Carrefour des innovations agricoles des Maisons familiales rurales de Bretagne ; mais elle apporte aussi des aides très importantes pour le soutien matériel des apprentis en matière de logement, de restauration, d’équipements.

Enfin votre région s’est totalement investie dans deux expérimentations proposées par le gouvernement que sont l’utilisation par la région des fonds libres de l’apprentissage et le recul de la limite d’âge des apprentis de 20 à 30 ans.

Je veux enfin insister – c’est un signe de l’excellence de la filière de l’apprentissage – sur le fait que le gouvernement a pleinement utilisé le programme Investissements d’avenir pour apporter 450 millions d’euros pour rénover l’appareil de formation et créer des places d’hébergement supplémentaires en apprentissage et ce que nous avons visité à Blois il y a de cela quelques jours avec Myriam EL KHOMRI, qui étaient totalement exemplaire, relevait de ces structures exceptionnelles de modernité et qui engagent les jeunes dans un parcours de motivation, structures qui ont été financées par le programme Investissements d’avenir.

Je voudrais également conclure mon propos en disant que c’est là ma dernière étape d’une journée toute bretonne à l’occasion de laquelle je me suis d’abord rendu à Rennes pour signer le contrat avec la métropole rennaise qui unit l’Etat à cette grande métropole, pour constater également les progrès considérables qui sont accomplis par cette grande ville en matière de développement urbain, de choix architecturaux et de créations de logements. Je me suis rendu ensuite à Brest pour découvrir un campus universitaire exceptionnel qui utilise les technologies du numérique pour développer des formes d’apprentissage et des modalités de pédagogie nouvelles. Nous avons signé avec François CUILLANDRE un contrat métropolitain qui est parmi les meilleurs de France et qui engage votre métropole dans la voie de l’innovation, qui l’engage à embrasser davantage ses atouts maritimes et qui la met sur le chemin de la recherche, du développement universitaire mais aussi du développement urbain.

Et je termine ici avec des jeunes qui ont choisi pour eux-mêmes la voie de l’apprentissage, c’est-à-dire la voie de l’excellence des métiers et qui sont aujourd’hui récompensés pour le niveau de motivation dont ils ont témoigné au cours des derniers mois. Eh bien ici en Bretagne, tout au long de la journée, j’ai vu ce qui fait la force de la France toute entière lorsqu’elle a décidé d’être elle-même et de se hisser à la hauteur des défis qui se présentent à elle : un territoire uni, imaginatif, innovant, fier de ses réalisations, déterminé à créer en son sein des emplois et à faire de la croissance ; une unité bretonne que j’ai célébrée tout au long de la journée et qui montre que lorsque les acteurs disent ensemble, ils ont beaucoup plus de chances d’être performants lorsque les défis se présentent à eux. Et Monsieur le Président, vous-même, par votre personne, par l’organisation qui vous accompagne, avec ces bénévoles, vous incarnez cet engagement pour la réussite d’un territoire, pour renforcer ses atouts et pour donner à tous ceux qui y vivent, une chance d’être heureux demain.

Et pour toutes ces raisons-là, je voulais, cher Président, vous dire ma profonde gratitude, mes remerciements et la très grande fierté que j’ai de pouvoir partager ce moment avec vous, même si je ne pourrai pas rester aussi longtemps que j’aurais pu le souhaiter car le pays ne se réduit pas à la Bretagne, qu’il y a encore douze autres régions qui attendent que le Premier ministre se mobilise avec le gouvernement sur les sujets qui relèvent de leurs priorités, qu’il y a d’autres sujets qui ne sont pas nationaux et qui peuvent aussi justifier de ma mobilisation et je serai donc très en difficulté si, restant davantage, je devais me faire bien voir par les Bretons et mal voir par tous les autres et c’est la raison pour laquelle je suis dans l’obligation de vous quitter en vous remerciant pour la chaleur de votre accueil et en vous félicitant du fond du cœur pour ce que vous faites, pour ce que vous êtes et pour l’engagement dont vous témoignez chaque jour par amour pour votre région et par optimisme aussi, cet optimisme breton qui est une part de la force de la Nation.

Discours du Premier ministre au Forum annuel de l’apprentissage et de la formation en alternance du Pays de Brest

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Discours du Premier ministre à l’Université de Brest

Seul le prononcé fait foi
Monsieur le ministre de la Défense, cher Jean-Yves Le DRIAN,
Monsieur le préfet,
Mesdames, messieurs les parlementaires,
Monsieur le président de Brest Métropole, cher François,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames, messieurs,

Brest est une métropole unique en France, tournée vers l’océan mais aussi ancrée dans les terres, vous l’avez rappelé dans votre discours, Monsieur le président, Monsieur le maire, Brest s’est construite autour de son port aujourd’hui deuxième base navale de France ; elle a su tirer le parti de cette situation absolument unique pour en faire un atout majeur de son développement et ce depuis très longtemps, depuis Richelieu qui créa un port militaire à Louis XV qui fonda l’Académie de marine jusqu’à la construction du porte-avions Charles-de-Gaulle et aujourd’hui la création du Campus mondial de la Mer, le monde, l’horizon normal pour une métropole qui a l’océan à ses pieds, qui a accueilli deux recordman du monde à la voile en moins d’un mois, Thomas COVILLE en solitaire arrivé le soir de Noël à Brest et Francis JOYON en équipage arrivé hier – s’il est ici saluez le ma part à moins que j’en ai l’occasion de le croiser avant de partir, ce qui me fera très plaisir.

De cette particularité géographique, Brest s’est fait une identité dont est issue une véritable stratégie de développement et, au-delà de sa spécialisation maritime, votre ville, votre métropole ont de très nombreux atouts. Je pense au pôle universitaire Brest III, déjà très attractif dont je viens avec vous d’inaugurer le pôle numérique du campus de Bretagne, aux côtés de Thierry MANDON qui s’est personnellement investi dans cette dimension nouvelle de la politique universitaire. Je pense également à votre engagement en faveur des transports durables dont l’emblème pourrait être le téléphérique, qui relie les deux rives de la Penfen mais je pourrais également parler de votre engagement en matière de solidarité.

Bref cher François, votre ville, votre métropole sont particulièrement dynamiques, innovantes et attractives et je ne suis donc pas surpris qu’elle soit parmi les premières à s’engager dans la démarche de contractualisation avec les métropoles initiée par mon prédécesseur, Manuel VALLS et je suis heureux de procéder avec vous à la signature du Pacte métropolitain d’Innovation de Brest Métropole après la signature du pacte de Rennes ce matin car le pacte que nous allons signer ensemble, cher Jean-Yves, cher François, traduit pour l’Etat la conviction profonde que la richesse de la France vient de la diversité des territoires et que les métropoles ont un rôle puissant à jouer pour garantir son rayonnement. Il résulte aussi de votre engagement à faire de Brest une métropole maritime rayonnante pour le plus grand bénéfice de la Bretagne, de la France et des Français. Le projet de Brest Métropole est l’incarnation de la politique maritime de la France et de la Bretagne au service du rayonnement international de l’une et de l’autre. Vous avez choisi de centrer votre stratégie de développement sur la recherche et l’économie maritime. L’Etat a toujours été à vos côtés dans cette stratégie, mon prédécesseur Manuel VALLS était venu en 2014 officialiser l’installation du siège social de l’Ifremer à Brest, un engagement pris par l’Etat dans le cadre du pacte d’avenir pour la Bretagne, un engagement que l’Etat est absolument déterminé à tenir, je ne vois pas d’avenir pour Ifremer sans la confirmation de son enracinement, de sa présence à Brest et je ne vois pas Brest sans la présence confirmée et soutenue d’Ifremer. Donc je ne sais pas d’où viennent ces rumeurs et ces bruits ; je ne sais pas qui se trouve à l’origine de cela. Si c’est pour nuire, c’est inutile puisque rien ne peut nuire à la Bretagne qui en a vu bien d’autres, et si c’est pour être utile, c’est raté parce que visiblement, Monsieur le maire, ça vous agace et moi aussi ça m’agace les rumeurs ! Donc, si je peux y mettre un terme par ma présence en réaffirmant tous les engagements, en confirmant, tout ce que nous avons l’intention de faire et que nous ferons, eh bien j’en profite pour le faire et je veux ici rassurer chacun et demander à ceux qui sont à l’origine de ces commentaires de bien vouloir s’arrêter comme disait l’autre.

L’Etat le sera aussi pour soutenir votre Campus mondial de la Mer en apportant 5,5 millions d’euros qui compléteront les financements déjà prévus par le contrat de plan Etat / région et ici comme à Rennes, la région bretonne est un partenaire significatif de ce pacte et il n’en va pas partout ainsi et je me félicite d’autant plus, cher Jean-Yves Le DRIAN, de vous voir apporter votre soutien comme président de région à cette stratégie de développement maritime, que vous la partagez avec le président de la métropole et que vous êtes l’une des seules régions, pour ne pas dire la seule région, à vous engager à ce point dans les contrats métropolitains mais c’est normal : la Bretagne est toujours en avance sur les autres !

Les projets sont ambitieux et ils contribueront à la diffusion internationale des découvertes scientifiques qui se font ici à Brest. Ce pacte permettra de soutenir des projets d’investissements importants pour votre stratégie notamment la création du pôle d’excellence maritime, le projet Cœur de Campus ce qui prévoit la création de quatre clusters et le pôle de Spectrométrie Océan dont les chercheurs étudieront l’évolution climatique de la planète. L’excellence scientifique de Brest est un atout majeur pour votre candidature à la création d’un institut de l’université des …[inaudible] autour de la mer et du littoral, l’Etat apportera à ce projet, Monsieur le président, tout son soutien.

Vous avez également à cœur que ces ambitions bénéficient au grand public, avec notamment le projet de médiation scientifique Oceano Labs sur l’environnement marin situé sur le site d’Océanopolis, j’ai le plaisir d’ailleurs de vous informer qu’une enveloppe complémentaire d’un million d’euros vous sera attribuée pour le projet de rénovation énergétique de ce très bel équipement scientifique et touristique, qui attire plus de 400 000 touristes chaque année !

Monsieur le président LE DRIAN, je commence à faire le total des efforts faits depuis ce matin : un déplacement d’une journée en Bretagne n’a pas de prix pour un Premier ministre mais a un coût quand même, que l’Etat d’ailleurs est absolument enchanté d’assumer devant vous, puisque les projets sont bons !
La France est l’une des principales nations maritimes du monde et vos projets exemplaires contribuent à donner à notre pays cette dimension. L’ouverture sur la mer constitue une richesse exceptionnelle pour la France, à condition bien entendu que la France sache se saisir de ses atouts maritimes et c’est ce que nous avons voulu faire depuis 2012. L’étendue de son domaine maritime grâce notamment à ses Outremers, l’excellence de son pavillon, la qualité de ses infrastructures portuaires, l’engagement de la communauté maritime qui défend nos couleurs sur les cinq océans du monde, la mobilisation des collectivités locales sont autant d’atouts déterminants à valoriser pour tirer pleinement parti du potentiel de l’économie bleue, elle compte déjà plus de 300 000 emplois en France et elle peut en créer bien d’autres. Depuis cinq ans, nous avons veillé à ce que cet enjeu, essentiel pour notre pays, soit pleinement pris en compte. En adoptant les lois sur l’économie bleue, sur la biodiversité, la loi sur la transition énergétique, le Parlement a contribué peu à peu à refonder totalement notre politique maritime.
Nous avons apporté un soutien très actif aux grands ports et leurs infrastructures ; nous avons soutenu les compagnies de ferries nationale dont Brittany Ferries qui s’est redressée après une période particulièrement difficile ; nous avons développé les énergies marines renouvelables sur notre territoire en Normandie, comme ici à Brest et ailleurs ; nous avons développé les énergies marines, préservé les milieux marins par la création d’aires protégées ; aidé la filière pêche et l’aquaculture à se moderniser ; nous avons enfin mis en place une véritable stratégie de sécurité et de sûreté maritime et ici à Brest qui est aussi une préfecture maritime avec un préfet maritime qui coordonne l’ensemble des moyens de l’Etat en mer. La sécurité maritime a une signification, c’est un élément de la culture maritime de votre ville, comme c’est un élément de la culture maritime de la ville de Cherbourg.

Cette politique s’inscrit dans le cadre fixé par la stratégie nationale pour la mer et le littoral, adoptée en décembre dernier, ainsi que dans une planification maritime intégrée qui est déclinée en documents stratégiques pour chacune des façades maritimes de notre pays. A la demande du président de la République, le gouvernement a constitué un comité France maritime associant les représentants des filières et des régions maritimes qui s’est réuni pour la première fois la semaine dernière. Par ailleurs à l’initiative de notre pays, une conférence européenne sur le dumping social dans le secteur maritime sera organisée à Bruxelles le mois prochain. Enfin, le comité interministériel de la mer a décidé, vous le savez, de faire du sauvetage en mer, la grande cause nationale de 2017. Cette décision permettra de rendre hommage à l’action des milliers de bénévoles qui sauvent des vies et d’encourager l’appel à la générosité du public pour accompagner leurs actions.

Votre région, votre métropole sont exemplaires de la nouvelle France des territoires, une France qui fait de sa diversité un atout, une France où les collectivités territoriales travaillent en confiance les unes avec les autres, mais aussi avec l’Etat, une France dont la carte des territoires s’est clarifiée pour que les territoires se modernisent. Nous avons mené à bien plusieurs réformes majeures grâce auxquelles les régions françaises sont désormais pour celles qui l’ont accepté, désirées, élargies, renforcées dans leurs compétences et les départements recentrés sur leurs missions de solidarité. Dotées d’un rayonnement accru à la mesure de leur attractivité, soutenues par des pactes métropolitains d’innovations, nos métropoles peuvent coopérer étroitement avec les villes moyennes, les territoires ruraux afin de susciter, comme vous avez dit vouloir le souhaiter, un développement équilibré de l’ensemble des territoires où ces contrats métropolitains sont signés. Cette refondation de la solidarité territoriale repose sur une relation nouvelle de contractualisation entre l’Etat et les régions qui a permis, cher Jean-Yves Le DRIAN de conforter le rôle central de celles-ci, en matière notamment de développement économique et d’emploi. C’est encore le sens des contrats de ruralité – nous en signons de nombreux – qui permettent d’accompagner les territoires ruraux et je salue ce titre votre engagement, Monsieur le président Le DRIAN dans cette démarche, aux côtés de l’Etat pour la Bretagne, car il faut souligner, le partenariat est une tradition bretonne. Peu de régions ont autant développé que vous ne l’avez fait la coopération territoriale essentielle pour garantir à long terme des services publics de qualité, efficaces pour le bénéfice de nos concitoyens.

Ce pacte Etat / métropole permet de conforter à Brest une dynamique d’innovation et de partenariat, je souhaite qu’elle se poursuive au bénéfice de tous les habitants de votre métropole et des territoires voisins mais aussi au bénéfice de notre pays qui a fait, comme je l’ai dit, le choix de faire fructifier à l’instar de Brest l’atout considérable que constitue sa vocation maritime, son université, sa recherche, ses centres de transfert de technologie, ses start-up qui ont besoin aussi parfois de la création d’un écosystème favorable. C’est tout ce que nous consacrons à travers la signature de ce pacte métropolitain qui fait sur le territoire breton écho à ce qu’est l’ambition du gouvernement de voir ses territoires, son économie et ses entreprises se développer.

Merci à vous !

Discours du Premier ministre à l’Université de Brest

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#PacteÉtatMétropoles : l’innovation au service des territoires

La ville de Rennes

27 janvier 2017 – Actualité

#PacteÉtatMétropoles : l’innovation au service des territoires

Le Premier ministre s’est rendu vendredi 27 janvier à Rennes, puis à Brest pour y signer les pactes métropolitains d’innovation liant ces deux métropoles à l’État. L’objectif de ces dispositifs prévus par le pacte État-Métropoles : intensifier le contenu innovant des politiques conduites par les métropoles.

Le pacte État-Métropoles, qu’est-ce que c’est ?
Le pacte État-Métropoles, signé le 6 juillet 2016, définit une stratégie nationale de développement des métropoles fondée sur l’innovation. Il vise à construire les métropoles de demain et à relever trois défis majeurs :

  • permettre aux métropoles d’affronter la concurrence entre métropoles mondiales. C’est en s’appuyant sur leurs projets marqués par l’exigence de l’excellence qu’elles pourront être pleinement reconnues dans le concert urbain européen et mondial ;
  • favoriser leur rôle de locomotive de l’économie nationale. Les métropoles doivent devenir des catalyseurs du développement régional et soutenir le développement des territoires ruraux et périurbains ;
  • donner aux métropoles les moyens de répondre aux besoins de leur population. Economiquement fortes, les métropoles sont socialement fragiles. Elles doivent répondre à des enjeux essentiels pour leur équilibre comme la crise du logement, les congestions urbaines, les quartiers sensibles, la paupérisation du milieu étudiant, l’accueil régulier de nouvelles populations.

Quelles sont les 15 métropoles ?
La loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (Matpam) du 27 janvier 2014 a consacré 14 métropoles, rejointes par Nancy le 1er juillet dernier. On distingue désormais :

  • 12 métropoles de « droit commun » (Bordeaux Métropole, Brest Métropole, Grenoble-Alpes Métropole, l’Eurométropole de Lille, Montpellier Méditerranée Métropole, la métropole du Grand Nancy, Nantes Métropole, Nice-Côte d’Azur Métropole, Rennes Métropole, Rouen Normandie Métropole, la métropole européenne de Strasbourg, Toulouse Métropole) ;
  • 2 métropoles à statut particulier (la métropole du Grand Paris et la métropole d’Aix-Marseille-Provence) ;
  • 1 collectivité territoriale à statut particulier dotée des compétences d’une métropole et d’un département (la métropole de Lyon).

Les défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels sont confrontées les métropoles
Un double défi interne
Alors même que les inégalités se sont creusées en leur sein, que des poches de pauvreté s’y sont développées, les métropoles doivent permettre à l’ensemble des populations qu’elles accueillent d’accéder aux services qu’elles offrent (du logement aux soins en passant par les équipements de loisirs) en mobilisant les outils et modes connectés que la ville intelligente met en avant. Elles doivent également inscrire leur développement dans une démarche de durabilité et de préservation des ressources.
Un défi externe
Les métropoles doivent renforcer leur rôle et assumer leurs responsabilités vis-à-vis des territoires proches. Elles doivent reconnaître les liens d’interdépendance qu’elles tissent avec eux et leurs apports qui contribuent aussi au développement métropolitain. L’intégration de ces territoires dans le cadre d’une gouvernance partagée pourrait asseoir une véritable alliance des territoires. Cette dernière doit permettre de chaîner tous les territoires les uns aux autres, des grandes aires urbaines aux espaces ruraux, en passant par les espaces périurbains, dans toute leur variété, les villes moyennes et petites ainsi que les bourgs-centres.
Le rôle des pactes métropolitains d’innovation
Ces partenariats particuliers, dont les thèmes ont été définis conjointement, visent à intensifier le contenu innovant des politiques conduites par les métropoles.
Un choix entre trois thématiques a été proposé au plan national pour cette démarche de partenariat État-métropoles : transition énergétique et environnement, ville intelligente et mobilités, excellence économique et rayonnement international.
Chaque pacte métropolitain d’innovation contient un volet dit « Contrat de coopération métropolitaine » (ou CCM) inspiré du dispositif « Contrats de réciprocité » lancé en 2015, et centré sur les projets de coopération des métropoles avec les espaces périurbains de leurs couronnes périphériques (les villes petites et moyennes et les espaces ruraux proches). Le CCM encadre notamment les transports, le développement économique, la transition numérique ou encore la gestion commune des ressources territoriales.
Ensemble, ils positionnent les métropoles françaises comme des acteurs de l’innovation urbaine en identifiant une quinzaine de destinations à « haut potentiel » pour les investissements internationaux. L’État apportera 150 millions d’euros de financements, principalement par l’intermédiaire du Fonds de soutien à l’investissement public local. La mise en réseau des métropoles contribuera à la diffusion de ces dispositifs innovants.
La mise en réseau des métropoles pour servir leur développement et leur attractivité
La capacité des 15 métropoles françaises à fonctionner en réseau et à représenter une force collective apparaît cruciale pour leur positionnement à l’échelle européenne et internationale. L’organisation d’une conférence des métropoles, le C15, leur donnera la possibilité de se saisir progressivement de tous les enjeux majeurs liés à leur développement et à leur attractivité : rayonnement universitaire et recherche, grands événements, investissements productifs, transformation numérique, etc.

L’État et France urbaine organiseront, chaque année, une conférence des métropoles en lien avec les acteurs concernés afin que les métropoles puissent débattre de leurs besoins spécifiques, et valoriser les projets d’innovation qu’elles portent dans le cadre des pactes métropolitains d’innovation.

Cette démarche de mise en réseau et en système des métropoles françaises a vocation à s’étendre à d’autres grandes agglomérations.

Le Premier ministre au siège de Brest Métropole

Le pacte métropolitain d’innovation de Brest Métropole
Pour le pacte Brest Métropole, c’est le thème de l’excellence économique et du rayonnement international qui a été retenu avec la démarche « Campus mondial de la mer ». Brest est aujourd’hui le premier site européen pour la recherche, les sciences et les technologies marines, et les acteurs publics et privés concernés se sont donné pour objectif de progresser vers les premiers rangs mondiaux. Cette démarche collective vise trois objectifs :

  • accroître le potentiel scientifique ;
  • générer du développement économique à partir de ce socle de connaissances ;
  • amplifier le rayonnement international du pôle d’excellence.

Le pacte métropolitain d’innovation de Brest contient sept projets pour devenir un « Campus mondial de la mer » :

  • Pôle des excellences maritimes : espaces de diffusion des connaissances ;
  • Pôle de spectrométrie Océan ;
  • Cœur de campus ;
  • Institut Université des Nations Unies Océan ;
  • Mise en place de quatre clusters de recherche et développement ;
  • Recenser et mettre en place un usage partagé des moyens à la mer et des infrastructures majeures de recherche ;
  • Contribution de Brest à la création d’un campus naval.

Toutes les photos de la signature du pacte métropolitain d’innovation de Brest Métropole dans l’onglet « en images » de l’Actualité du Premier ministre.

Signature du pacte métropolitain d'innovation de Rennes Métropole

Le pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole
Pour Rennes Métropole, le pacte métropolitain d’innovation est placé sous le signe de la mobilité intelligente, et doit permettre à la métropole rennaise de devenir un laboratoire d’expérimentations des nouvelles mobilités.
Rennes a toujours été à la pointe des innovations en matière de mobilité: la ville a déjà mis en place une ligne de métro automatique (une seconde est actuellement en cours de construction), et anticipé la mise en service de la ligne à grande vitesse Bretagne Pays de Loire en procédant au réaménagement de la gare pour améliorer l’interconnexion entre les différents moyens de transports.
Le Premier ministre a ainsi assisté à la présentation du projet BlueBus, un bus 100% électrique, y compris chauffage et équipements auxiliaires, qui s’inscrit pleinement dans la logique du plan climat-air-énergie territorial de Rennes. Ce projet de bus électrique vise, à terme, l’exploitation de l’ensemble du réseau Star, soit 22 lignes urbaines et 46 lignes métropolitaines.
Parmi les autres projets prévus par le pacte métropolitain d’innovation :

  • Le développement du vélo électrique ;
  • les parkings intelligents ;
  • la mise aux normes écologiques de la flotte de véhicules de collecte de déchets, pour un développement d’une logistique urbaine plus durable ;
  • l’ouverture des bandes d’arrêts d’urgence aux transports en commun et aux véhicules en covoiturage.

Pour voir les photos de la signature du pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole, rendez-vous dans l’onglet « en images » de l’Actualité du Premier ministre.

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jeudi 26 janvier 2017 - 20:40

Précision Pool – Note aux rédactions de M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre – Déplacement à Rennes

M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, se rendra à Rennes, Vendredi 27 janvier 2017 accompagné de Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la Défense, de Mme Emmanuelle COSSE, ministre du logement et de l’habitat durable et de Thierry REPENTIN, Délégué Interministériel à la mixité sociale dans l’habitat.

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Communiqué de presse de M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre – Réunion avec les élus de l’Amiénois

Au lendemain des décisions du groupe Whirlpool, le Premier ministre a tenu à affirmer que l’Etat serait aux côtés des salariés pour assurer un suivi très exigeant des engagements de l’entreprise.

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Déplacement à Brest

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra à Brest, Vendredi 27 janvier 2017,accompagné de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, de Mme Myriam El Khomri

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« La politique pénitentiaire constitue un enjeu dont chacun peut mesurer la portée »

Le Premier ministre pour l'installation de la commission Lecerf

26 janvier 2017 – Actualité

« La politique pénitentiaire constitue un enjeu dont chacun peut mesurer la portée »

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, et Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, ministre de la Justice, ont installé, mardi 24 janvier, la commission Lecerf, chargée de rédiger le livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire. A cette occasion, le Premier ministre a rappelé les enjeux auxquels vont répondre les travaux futurs de la commission.

Les objectifs de la commission Lecerf
Comment construire des prisons qui permettent une meilleure réinsertion des détenus ? Telle est la question soumise par le Premier ministre et le garde des Sceaux à la commission Lecerf, qui doit, d’ici à fin mars, présenter le bilan de ses travaux sous forme d’un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire. Les travaux de la commission s’inscriront dans la continuité du rapport sur l’encellulement individuel remis par Jean-Jacques Urvoas au Parlement le 20 septembre 2016.

La commission réfléchira à l’immobilier pénitentiaire (sa taille, son implantation) ainsi qu’à ses modes de financement et de gestion. Les dynamiques qui seront impulsées par les travaux de la commission permettront également l’amélioration des conditions de travail des personnels pénitentiaires, une priorité du Gouvernement. Vignette citation Premier Ministre pour l'installation de la commission LecerfAméliorer les conditions de travail des agents pénitentiaires

« Il ne saurait être question de repenser la prison sans penser également aux métiers de ceux qui y travaillent quotidiennement. »

Bernard Cazeneuve a salué l’action et l’engagement des personnels pénitentiaires qui, chaque jour, ont la tâche complexe de surveiller et d’encadrer les détenus, tout en veillant à ce que le temps passé en prison soit de nature à préparer ces derniers à un retour dans la société.

Une « mission noble », a rappelé le Premier ministre, mais qui ne bénéficie pas toujours de la considération qu’elle mérite. Repenser l’immobilier pénitentiaire, c’est aussi proposer aux agents de l’administration des conditions de travail plus adaptées à la réalité du terrain carcéral aujourd’hui.

Agir contre la surpopulation carcérale

« Il existe aujourd’hui dans les prisons françaises 58 663 places pour 69 012 détenus. (…) Cette situation entraîne des conditions d’hygiène trop souvent indécentes et compromet l’objectif de réinsertion des détenus. »

Ces conditions de détention, où plusieurs détenus doivent partager une cellule conçue à l’origine pour une seule personne, créent des tensions et des violences dont les agents sont souvent la cible. Elles nuisent également au travail de réinsertion mené par l’administration pénitentiaire et compliquent ses tâches régaliennes de surveillance.

Le rapport Urvoas, intitulé « En finir avec la surpopulation carcérale« , avait précédemment souligné que la politique pénitentiaire ne peut être que globale : réduire la surpopulation carcérale implique la mise en œuvre de politiques qui conduisent à n’emprisonner que les personnes qui doivent nécessairement l’être. « La prison inutile n’est jamais un gain pour la société », a plaidé Bernard Cazeneuve.

La prévention de la récidive
Vignette citation Premier Ministre pour l'installation de la commission Lecerf
La prévention de la récidive menée par l’administration pénitentiaire « se trouve placée au cœur de la lutte contre la menace terroriste », a insisté Bernard Cazeneuve.

Le dispositif carcéral doit s’adapter « à la présence d’un nombre croissant de détenus particulièrement dangereux, et dont le risque d’influence sur les détenus les plus faibles est notoire ». Pour rappel, 394 individus sont actuellement incarcérés pour des faits de terrorisme.

La lutte contre la radicalisation constitue un défi inédit pour l’administration pénitentiaire. La radicalisation doit être prise en compte dans la construction des prisons de demain : 1 255 emplois seront ainsi créés dans l’administration pénitentiaire en 2017, et accompagnés d’une politique active de formation.
Les mesures prévues par le Plan Urvoas

« Une action résolue est indispensable afin de corriger une situation qui ne doit pas être tenue pour une fatalité. »

Le Premier ministre a rappelé les grandes lignes du plan Urvoas.

  • Construction de 33 établissements pénitentiaires (32 maisons d’arrêt et une maison centrale) dans neuf agglomérations prioritaires.
  • Construction de 16 quartiers de préparation à la sortie et réhabilitation de 12 autres.
  • Réhabilitation de 12 sites pénitentiaires.

Pour parvenir à faire bénéficier 80% des détenus d’une cellule individuelle, l’État va créer entre 10 000 et 16 000 cellules nouvelles. Ceci représente un investissement de 2,2 milliards à 3,5 milliards d’euros.

Installation de la commission Lecerf

La commission Lecerf

Composée de trois collèges – État, Parlement, personnes qualifiées -, la commission présidée par Jean-René Lecerf, actuel président du conseil départemental du Nord, vise à élaborer, au-delà des clivages partisans, « une doctrine architecturale, en réfléchissant à la manière de construire pour mieux réinsérer » (Jean-Jacques Urvoas).
La commission, dont les travaux ont été lancés le 9 décembre 2016 par Jean-Jacques Urvoas, devra présenter d’ici à la fin mars, « une réflexion approfondie sur ce que doit être demain, en France, la prison », selon Bernard Cazeneuve, dans le but d’ »aboutir à la préparation d’une loi de programmation » pluriannuelle pour la justice. Retrouvez la lettre de mission de M. Lecerf, signée par Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, ministre de la Justice.

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mercredi 25 janvier 2017 - 23:03

Déplacement à Rennes

À l’heure où les chiffres de la construction de logements en 2016 seront connus, le Premier ministre officialisera une cession de foncier public très importante (la caserne de Guînes à Rennes où seront réalisés près de 500 logements dont 80% à vocation sociale) et participera à la signature du pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole.

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Rapport de mission sur « Les territoires de l’éducation artistique et culturelle »

Ce rapport a été élaboré sous la responsabilité de ses auteurs. Ses conclusions n’engagent pas le Gouvernement, dont elles alimentent la réflexion. 2017-01-24 Rapport de Sandrine Doucet – Les territoires de l’EAC

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Remise du rapport de mission sur « Les territoires de l’éducation artistique et culturelle »

Depuis le début du quinquennat, l’éducation artistique et culturelle fait l’objet d’une politique interministérielle volontariste dont l’objectif est sa généralisation à tous les jeunes sans distinction, à l’école et hors de l’école. Le comité interministériel à l’égalité et à la citoyenneté réuni le 13 avril 2016 avait témoigné de la volonté du Gouvernement de prolonger cette dynamique, en partant des expériences locales et en levant les freins pouvant exister pour permettre à chaque jeune de bénéficier d’un éducation à l’art et par l’art tout au long de son parcours.

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Déplacement à la Maison des volontaires et installation du COPJ

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra à la maison des volontaires puis au Palais de la porte dorée pour l’installation du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse en présence de M. Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

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mardi 24 janvier 2017 - 20:43

Discours à l’occasion de l’installation de la Commission Lecerf

Depuis 2012, conformément aux engagements du Président de la République, le Gouvernement a fait de la Justice une priorité. La justice judiciaire bien sûr mais également l’ensemble des administrations qui relèvent du ministère de la justice, dont notamment l’administration pénitentiaire.

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vendredi 20 janvier 2017 - 19:17

Agenda prévisionnel de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, du lundi 23 janvier au vendredi 27 janvier 2017

Lundi 23 janvier 2017

09h00 Entretien avec M. Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur
Hôtel de Matignon

10h00 Entretien avec M. Michel Sapin, ministre de l’Economie et des Finances
Hôtel de Matignon

11h00 Entretien avec Christian Noyer, Gouverneur honoraire de la Banque de France
Hôtel de Matignon

12h00 Entretien avec Jean-Bernard Lévy, Président Directeur Général d’EDF
Hôtel de Matignon

Mardi 24 janvier 2017

8h30 Petit-déjeuner de la majorité gouvernementale
Hôtel de Matignon

15h00 Questions d’actualité au Gouvernement
Assemblée Nationale

Mercredi 25 janvier 2017

10h00 Conseil des ministres
Palais de l’Elysée

13h00 Déjeuner avec le Président de la République
Palais de l’Elysée

15h00 Questions d’actualité au Gouvernement
Assemblée Nationale

16h15 Remise du rapport de Sandrine Doucet, députée, sur l’Education artistique et culturelle
Hôtel de Matignon

18h00 Vœux aux parlementaires
Hôtel de Matignon
Jeudi 26 janvier 2017

Matin Déplacement en région

15h00 Questions d’actualité au Gouvernement
Sénat

17h00 Entretien avec Didier Migaud, Premier Président de la Cour des comptes
Vendredi 27 janvier 2017

Déplacement en région

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Le Premier ministre assistera aux voeux de la Fédération Protestante de France

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, assistera aux voeux de la Fédération Protestante de France accompagné de M. Bruno LE ROUX, ministre de l’Intérieur, mercredi 18 janvier 2017 à 18h45 à la Cité de refuge de l’armée du Salut Paris 13ème

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Déplacement à Cergy

18.01.2017 Note aux rédactions du Premier ministre – Voeux de la Fédération Protestante de France

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jeudi 19 janvier 2017 - 20:56

Discours à l’occasion des voeux à la presse

Je voudrais tout d’abord vous remercier à toutes et tous pour votre présence nombreuse, et profiter de l’occasion – puisque c’est l’objet de notre rencontre – pour vous présenter mes vœux les plus sincères de bonne et heureuse année pour chacune et chacun d’entre vous,

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Déplacement à Saint-Lô et Cherbourg-en-Cotentin

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra à Saint-Lô et Cherbourg-en-Cotentin, vendredi 20 janvier 2017…

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mardi 17 janvier 2017 - 18:51

Présence du Premier ministre aux vœux de la Fédération Protestante de France

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, assistera aux vœux de la Fédération Protestante de France, accompagné de Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, mercredi 18 janvier 2017 à 18h45, à la Cité de refuge de l’armée du Salut Paris 13ème.

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Déplacement à Blois et à Orléans

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra au Centre de formation d’apprentis du BTP à Blois (41)
puis à Orléans (45) pour la signature de la convention Trains d’Équilibre du Territoire.

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Rencontre avec les équipes mobilisées dans le cadre de la mise en œuvre du plan « grand froid »

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, rencontrera les équipes mobilisées dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Grand Froid »

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lundi 16 janvier 2017 - 13:57

Entretien avec Dimítris Avramópoulos

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, a reçu lundi 16 janvier à l’Hôtel de Matignon M. Dimítris Avramópoulos, Commissaire européen chargé de la Migration, des Affaires intérieures et de la Citoyenneté.

Le Premier ministre a rappelé la détermination du Gouvernement français à obtenir l’accélération de la mise en œuvre des mesures européennes sur les questions migratoires et la sécurité intérieure de l’Union.

Concernant les migrations, le Premier ministre et le commissaire ont rappelé leur conviction que seule une réponse globale et fondée sur la solidarité et la responsabilité permettrait à l’Union européenne de répondre efficacement au défi migratoire.

Dans ce contexte, le Premier ministre a rappelé la nécessité de poursuivre et d’amplifier la mise en œuvre de toutes les décisions prises à l’échelle de l’UE depuis plus de deux ans : programme de relocalisation des personnes en besoin de protection vers l’UE, qui concernent tous les Etats membres (la France est le premier pays contributeur à ce programme européen de relocalisation, ayant accueilli à ce jour plus de 30% des personnes relocalisées à partir de la Grèce), réforme du droit d’asile européen, mise en œuvre des pactes migratoires avec cinq pays de transit et d’origine prioritaires (le Mali, le Sénégal, l’Ethiopie, le Niger et le Nigeria).

S’agissant de la sécurité des frontières extérieures de l’UE, essentielle pour parvenir à la maîtrise des flux migratoires et pour lutter efficacement contre le terrorisme, le Premier ministre a salué les récentes décisions adoptées et souligné l’urgence de les traduire concrètement dans les faits : qu’il s’agisse de la mise en œuvre opérationnelle de l’agence de gardes-frontières et gardes côtes européens (et à cette fin de la constitution de la réserve opérationnelle de 1500 personnes) ; ou de la mise en œuvre de l’accord de décembre sur les contrôles systématiques et obligatoires à l’entrée et à la sortie de l’espace Schengen.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité d’adopter rapidement les textes visant à mettre en place, d’une part, un outil d’enregistrement des passages aux frontières extérieures intégrant les ressortissants de l’UE (système entrées/sorties) et, d’autre part, un système permettant d’enregistrer et contrôler les voyageurs dispensés de visa court séjour en amont de leur arrivée sur le territoire de l’UE (« ESTA européen »).

Toutes ces mesures sont essentielles pour retrouver la maîtrise pleine et entière de l’espace Schengen.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr 16.01.2017 Communiqué de presse de M. Bernard CAZENEUVE Premier ministre – entretien avec D.AVRAMOPOULOS

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samedi 14 janvier 2017 - 17:42

Vague exceptionnelle grand froid : mise en place d’un pilotage national quotidien

Alors que Météo-France prévoit une vague de grand froid sur notre pays la semaine prochaine, le Gouvernement est pleinement mobilisé pour anticiper dans les meilleures conditions les conséquences de cet épisode exceptionnel en matière d’hébergement d’urgence.

Le Gouvernement rappelle qu’un dispositif de prévention et de gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid est en vigueur depuis 2013 en cas d’événement exceptionnel (vigilance météorologique orange et rouge « grand froid »). Ce dispositif prévoit un mécanisme d’activation opérationnelle – mesures d’information, de sauvegarde et d’urgence adaptées et proportionnées aux situations – sous la responsabilité des préfets de département.

En matière d’hébergement des personnes sans domicile fixe, ces mesures visent en priorité :

  • à ouvrir des places temporaires exceptionnelles, au-delà des places hivernales déjà ouvertes, en fonction des besoins quotidiens,
  • à renforcer les effectifs des services organisant le premier accueil des personnes hébergées (115, Samu social, SAO et SIAO) et plus spécifiquement l’intensification des « maraudes » directement en contact avec les personnes à la rue, y compris pour convaincre si besoin.

Dans ce cadre exceptionnel, le Premier Ministre a demandé au Ministre de l’Intérieur et à la Ministre du Logement et de l’habitat durable :

  • d’établir avec les préfets un bilan quotidien des besoins,
  • de mobiliser les places exceptionnelles nécessaires et les renforcements d’effectifs correspondants,
  • de s’assurer de la pleine mobilisation des collectivités territoriales et des grands opérateurs associatifs (mobilisation de gymnases, salles communales, accueils de jour etc.),
  • de mobiliser de surcroît la sécurité civile, la police et la gendarmerie ainsi que les sapeurs-pompiers pour le repérage et la mise à l’abri des personnes concernés.

L’effort conduit tout au long du quinquennat pour pérenniser les places d’hébergement a permis de les porter à plus de 120 000, auxquelles s’ajoutent d’ores et déjà plus de 10 000 places supplémentaires, mobilisées au titre de la période hivernale.

Le pilotage national quotidien mis en place dès aujourd’hui permettra d’anticiper au mieux les besoins supplémentaires durant cette période exceptionnelle et de mobiliser en temps réel des dispositifs complémentaires si nécessaire.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr 2017-01-14 Vague exceptionnelle grand froid : mise en place d’un pilotage national quotidien

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vendredi 13 janvier 2017 - 19:35

Agenda prévisionnel de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, du lundi 16 janvier au vendredi 20 janvier 2017

Lundi 16 janvier 2017
09h00 Entretien avec M. Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur
Hôtel de Matignon 10h00 Entretien avec M. Michel Sapin, ministre de l’Economie et des Finances
Hôtel de Matignon 11h00 Entretien avec Mme Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Ile-de-France
Hôtel de Matignon 12h00 Entretien avec M. Dimítris Avramópoulos, Commissaire européen pour la migration, les affaires intérieures et la citoyenneté
Hôtel de Matignon 13h00 Déjeuner avec le Président de la République
Palais de l’Elysée
Mardi 17 janvier 2017
10h45 Entretien avec Mme Delphine Ernotte Cunci, présidente de France télévisions
Assemblée Nationale 12h00 Voeux de M. Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale
Hôtel de Lassay 15h00 Questions d’actualité au Gouvernement
Assemblée Nationale 16h45 Questions d’actualité au Gouvernement
Sénat 19h00 Voeux de M. Gérard Larcher, président du Sénat
Sénat Soir Déplacement

Mercredi 18 janvier 2017
10h00 Conseil des ministres
Palais de l’Elysée 12h00 Voeux à la presse
Hôtel de Matignon 15h00 Questions d’actualité au Gouvernement
Assemblée Nationale 16h15 Entretien avec M. Pierre-René Lemas, directeur général de la Caisse des dépôts
Hôtel de Matignon 17h00 Galette et Voeux des boulangers du Grand Paris
Hôtel de Matignon 18h30 Voeux de la Fédération Protestante de France
Cité de refuge de l’armée du Salut Paris 13ème
Jeudi 19 janvier 2017
09h30 Rentrée solennelle de la Cour des Comptes
Rue Cambon 11h00 Réunion de ministres
Hôtel de Matignon Après-midi Déplacement en région

Vendredi 20 janvier 2017
08h30 Entretien avec M. Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales
Hôtel de Matignon Après-midi Déplacement en région Agenda prévisionnel de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, du lundi 16 janvier au vendredi 20 janvier 2017

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Entretien avec M. Dimítris Avramópoulos

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, recevra M. Dimítris Avramópoulos, Commissaire européen pour la Migration, les Affaires intérieures et la Citoyenneté, lundi 16 janvier 2017 à 12h00, à l’Hôtel de Matignon

Un tour d’images sera organisé uniquement pour les photographes et caméras qui devront s’accréditer à l’adresse : communication@pm.gouv.fr avant le lundi 16 janvier 2017 à 10h00.

Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer vos numéros de portable, de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.
Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr 16.01.2017 Note aux rédactions de Bernard Cazeneuve – Entretien avec M. Dimítris Avramópoulos

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jeudi 12 janvier 2017 - 17:16

Discours à l’occasion du lancement du Compte Personnel d’Activité (CPA)

Je suis comme vous l’imaginez particulièrement heureux de pouvoir m’exprimer devant vous ce matin à l’occasion du lancement du compte personnel d’activité.

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