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Archive en Rubrique Premier Ministre.

mardi 5 juillet 2016 - 16:40

Déplacement à la 23e édition des rencontres financières Paris-Europlace

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra à la 23e édition des rencontres financières Paris-Europlace mercredi 6 juillet 2016, en présence de Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics.

A l’invitation de Gérard Mestrallet, président de l’association Paris-Europlace, le Premier ministre se rendra aux rencontres annuelles de Paris-Europlace. Il exprimera ses attentes sur l’avenir de la place de Paris, au service du financement des entreprises, de la protection des épargnants, de l’innovation et de la croissance européenne. Il rappellera que cette vision de la place de Paris s’inscrit dans le cadre plus large de la stratégie d’attractivité de l’économie française.

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lundi 4 juillet 2016 - 18:52

Déplacement à Lyon

Le Premier ministre signera à Lyon, le Pacte Etat-Métropole, élaboré avec l’ensemble des présidents de Métropole, réunis au sein de l’Association France urbaine. La réunion se tiendra en présence de Jean-Luc Moudenc et Gérard Collomb, Président et président délégué de France urbaine, et de 11 présidents de métropoles. Le Premier ministre et les élus métropolitains présenteront les engagements communs pris pour soutenir l’attractivité internationale des métropoles et conforter leur rôle d’animateur du développement régional. Les thèmes des 15 pactes métropolitains d’innovation seront présentés.

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samedi 2 juillet 2016 - 20:16

Disparition de Michel Rocard

C’est avec une immense tristesse que j’apprends aujourd’hui la disparition de Michel Rocard. Je me suis engagé en politique par et pour Michel Rocard. Parce qu’il avait dit en 1978 qu’il n’y avait pas de fatalité à l’échec de la gauche. Parce qu’il disait avant les autres que le changement passe par la réforme et non par […]

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vendredi 1 juillet 2016 - 19:24

Lancement d’une mission de préservation et de modernisation du littoral languedocien

Manuel VALLS, Premier ministre, et Carole DELGA, présidente de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, ont annoncé ce jour le lancement d’une mission de préservation et de modernisation du littoral languedocien. Cette mission, confiée aux architectes Christian et Elizabeth de PORTZAMPARC et à Laurence TUBIANA, négociatrice de l’accord de Paris sur le climat, aura pour ambition d’imaginer l’avenir maritime de la […]

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Agenda prévisionnel de Manuel Valls du lundi 4 juillet au vendredi 8 juillet 2016

Lundi 4 juillet 2016 Déplacement en Corse Mardi 5 juillet 2016 09h30 : Entretien avec Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement Hôtel de Matignon Mercredi 6 juillet 2016 09h00 : Entretien avec le Président de la République        Palais de l’Elysée 10h00 : Conseil des ministres […]

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jeudi 30 juin 2016 - 19:53

Déplacement en Corse

Manuel VALLS se rendra pour la première fois en tant que Premier ministre, en Corse. Par sa présence, il souhaite affirmer le soutien du Gouvernement au développement de la Corse dans le respect de son insularité, de son histoire, de sa langue et de sa culture.

Le Premier ministre avait annoncé en janvier 2016 la création de trois groupes de travail – des lieux de dialogue, d’échange et de débat – sur l’avenir et sur le développement de la langue corse ; sur la lutte contre la spéculation foncière et la fiscalité ; et sur la mise en place de la collectivité unique et des nouvelles intercommunalités.

Ces groupes de travail ont réuni, depuis février 2016, les principaux représentants politiques de l’île et les ministres en charge de ces dossiers sous la coordination de Jean-Michel BAYLET, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales. Ils ont permis d’engager un dialogue fructueux et respectueux sur le statut particulier de la Corse dans la République française. Ce déplacement sera l’occasion de présenter les principales propositions du Gouvernement issues des trois groupes de travail.
Dimanche 3 juillet
17h00 : Présentation à la base aérienne de Villacoublay
17h30 : Départ du vol Casa presse
Base aérienne de Villacoublay
2h35 de vol
20h05 : Atterrissage du vol Casa presse à Ajaccio

Nuitée presse à l’hôtel Campo Dell’Oro, Ajaccio
Lundi 4 juillet

Ajaccio
Presse accréditée
08h30 : Réunion conclusive des groupes de travail
Préfecture de Corse du Sud, Cours Napoléon, Ajaccio
Tour d’images
11h00 : Accueil du Premier ministre à la Collectivité Territoriale de Corse
22, Cours Grandval, Ajaccio
Allocution de Jean-Guy TALAMONI, Président de l’Assemblée de Corse
Allocution de Gilles SIMÉONI, Président du Conseil Exécutif de Corse
Allocution de Manuel VALLS, Premier ministre
Presse accréditée
12h30 : Déjeuner avec les acteurs économiques
Préfecture de Corse du Sud, Cours Napoléon, Ajaccio
Hors presse
14h30 : Accueil républicain du Premier ministre à l’Hôtel de Ville d’Ajaccio
Accueil par la Garde Napoléonienne
Présentation du Conseil municipal
Signature du Livre d’Or
Presse accréditée
15h15 : Départ du Premier ministre à destination de Bastia
Départ du vol Casa presse à destination de Bastia 45 minutes de vol

Bastia
Pool uniquement
16h00 : Accueil du Premier ministre en mairie de Bastia
Pool uniquement – AFP + France Télévisions (places limitées en hélicoptère)
Erbalunga Cap Corse
Pool uniquement
17h00 : Inauguration des locaux de l’intercommunalité du Cap Corse
Allocution de Pierre CHAUBON, Président de l’Intercommunalité du Cap Corse
Allocution de Manuel VALLS, Premier ministre
Pool uniquement – AFP + France Télévisions (places limitées en hélicoptère)

Tomino – Cap Corse
Presse accréditée
17h00 : Arrivée du Premier ministre et de Jean-Michel BAYLET, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales à Macinaggio
Bref cheminement dans la commune, présentation du projet de parc marin et pot convivial
Presse accréditée
19h15 : Départ du Premier ministre
Horaires indicatifs :
21h00 : Départ du vol Casa presse
2h30 de vol
Minuit : Atterrissage du vol Casa presse
Base aérienne de Villacoublay
Merci de prévoir votre taxi à la Base aérienne de Villacoublay.

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant vendredi 1er juillet 2016, 13h00, en complétant le bulletin ci-joint.
Transports : Vol CASA, aller – vol intérieur retour.
Hôtel : Nuitée du dimanche 3 juillet au lundi 4 juillet à l’hôtel Campo Dell’Oro, Ajaccio.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15
communication@pm.gouv.fr

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Discours du Premier ministre – École des Officiers de la Gendarmerie nationale

Monsieur le ministre de l’Intérieur,
Monsieur le préfet,
Madame la sénatrice,
Monsieur le député,
Monsieur le maire,
Monsieur le Directeur général de la Gendarmerie nationale,
Mesdames, messieurs les officiers,
Mesdames, messieurs les élèves-officiers,
Mesdames, messieurs,

Aujourd’hui est un moment particulier ; un moment important, pour chacune et chacun d’entre vous.
C’est ce moment qui vient concrétiser un choix : servir la France, revêtir l’uniforme, assumer de prendre des risques pour la sécurité de nos concitoyens, pour la défense de notre pays.
C’est un choix honorable, infiniment respectable.
Un choix dont vous pouvez être fiers.
Et dont vous devrez être dignes !
Il y a trois ans, à cette même place, dans d’autres fonctions, j’avais pu saluer vos aînés et leur dire, au nom de la Nation, toute ma confiance et toute ma reconnaissance.
Je le fais à nouveau devant vous qui perpétuez la tradition en donnant ce si bel exemple de rigueur, de discipline, de courage – ces valeurs qui font la grandeur de votre arme.
Aujourd’hui est un moment important pour vous, les 137 officiers élèves de la 121e promotion « Lieutenant JAMET ». À partir de demain – c’est le sens de la prise d’armes –, vous rejoindrez vos unités. Sécurité générale, maintien de l’ordre public, lutte contre l’insécurité routière, police judiciaire, telles sont les différentes missions qui vous attendent.
Vous serez alors confrontés aux exigences de votre métier d’officier.
Il y aura nécessairement des épreuves, des moments très difficiles, très durs, mais aussi, je le sais, des moments de grande satisfaction : celle de la camaraderie, celle du devoir accompli, celle des résultats obtenus.
Moment important aussi pour vous, les 111 élèves officiers de la 122e promotion.
L’année prochaine, vous continuerez votre formation entamée dans cette école avec ce même esprit d’engagement, ce même sens de l’État.
C’est un beau symbole, c’est un bon choix que d’avoir choisi comme nom de baptême pour votre promotion celui du lieutenant-colonel Robert CARON, un grand résistant.
Il y a toujours à apprendre de celles et ceux qui, au cœur d’une époque troublée, n’ont pas tremblé, n’ont pas dévié. Ils ont su garder au plus profond d’eux-mêmes, et quoi qu’il en coûte, cet idéal qu’ils nous ont transmis : servir et aimer la France.
121e, 122e, une même exigence vous unit : protéger les Français, les protéger à un moment où ils ont plus que jamais besoin de l’engagement total de nos forces de l’ordre.
Engagement, d’abord, contre le terrorisme, qui nous mène une guerre. C’est la priorité du gouvernement – c’est notre obsession, avec le ministre de l’Intérieur. C’est donc votre priorité. La menace n’a jamais été aussi élevée. Les terroristes peuvent frapper partout, n’importe quand, selon des modes opératoires en perpétuelle évolution.
Depuis 17 mois et les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, le niveau « alerte attentat » du plan Vigipirate est instauré dans la capitale. Depuis sept mois, après les attentats de Paris et de Saint-Denis, l’état d’urgence a été décrété sur l’ensemble du territoire, en métropole et dans les outre-mer.
C’était indispensable. Car nos valeurs, notre modèle de société, notre mode de vie, notre jeunesse sont durement mis à l’épreuve par un ennemi redoutable : l’islamisme radical.
Redoutable quand il vise nos concitoyens, quand il vise nos forces de l’ordre.

Et devant vous, je veux à nouveau rendre hommage à Jean-Baptiste SALVAING et Jessica SCHNEIDER, lâchement assassinés parce qu’ils nous protégeaient, parce qu’ils incarnaient la République et l’État.
L’ennemi est redoutable, il est insidieux.
Il corrompt les esprits, embrigade, amène des Français à retourner leurs armes contre leur propre pays. Insidieux, également, car il cherche à nous diviser.
Face à cela, il nous faut serrer les rangs, travailler ensemble, davantage, mieux encore.
Un effort sans précédent a été fait depuis 2012 en direction de nos forces de sécurité et nos services de renseignement pour accroître, avec la création de plus de 9 000 postes, leurs effectifs sur le terrain, pour moderniser les capacités d’intervention, prévenir la radicalisation et lutter contre le terrorisme.
De même, depuis 2012 – j’y ai pris ma part, comme aujourd’hui Bernard CAZENEUVE –, trois lois antiterroristes et deux lois sur le renseignement ont été votées.
Et sous l’impulsion du ministre de l’Intérieur, nos dispositifs antiterroristes ont également été repensés, avec notamment le plan de renforcement des PSIG et des BAC, avec, pour la gendarmerie, la création en trois ans de 150 PSIG-SABRE ; 50 seront créés dès cette année. Mieux équipées et mieux formées, les unités pourront être engagées dès les premiers instants sur une situation de crise terroriste.
Et je n’oublie pas la création de l’état-major opérationnel de prévention du terrorisme, où la gendarmerie est partie prenante, ni l’attribution de capacités techniques supplémentaires dans le recueil du renseignement opérationnel.
Nous renforçons, enfin, la coopération entre les unités d’intervention : GIGN, RAID et BRI.
Pour cela, le ministre de l’Intérieur, Bernard CAZENEUVE, a dévoilé le 19 avril un nouveau schéma national d’intervention. Respectant les zones de compétences et les capacités techniques respectives, il assure un parfait quadrillage du territoire en cas d’urgence.
Engagement contre le terrorisme, engagement aussi – c’est le cœur de vos missions – pour assurer la sécurité quotidienne des Français en luttant contre la délinquance, les violences, les trafics, les incivilités.
Les grands événements sportifs – l’Euro de football en ce moment, le Tour de France dans trois jours – entraînent également une mobilisation sans précédent des forces de l’ordre.
Il y a aussi les manifestations à sécuriser – et c’est l’honneur de la France, en plein état d’urgence, de garantir cette liberté d’exprimer son point de vue.
Je veux ici saluer le grand professionnalisme de nos gendarmes et de nos policiers, qui font face à des groupes d’individus ultraviolents, ceux de l’ultragauche, qui n’ont qu’une chose en tête : semer les troubles, saccager, en découdre, s’en prendre physiquement aux forces de l’ordre. Plus de 550 d’entre vous ont été blessés lors des dernières manifestations.
Avec le ministre de l’Intérieur, nous n’acceptons pas ces mises en cause méprisables, détestables, ces campagnes de dénigrement systématique qui vous visent.
Parce que nous avons vu dans vos yeux la fierté de servir, parce que nous avons vu sur le terrain votre courage, parce que nous savons les larmes des familles quand l’épreuve s’abat, nous n’acceptons pas et nous n’accepterons jamais les diatribes et les accusations infamantes. Elles salissent ceux qui les énoncent.
Les gendarmes, les policiers, sont plus que jamais les visages et les bras de l’autorité. Ils sont les gardiens assidus de nos libertés. Ils sont aujourd’hui plus que jamais la République, ils sont la France. Et nous voulons que la Nation, rassemblée dans ces moments difficiles, dans ces épreuves, ait à leur égard respect, gratitude, reconnaissance, et qu’elle leur fasse part de son soutien et de sa solidarité.
Sans vous, pas d’ordre républicain. Et sans ordre républicain, pas de cohésion, ni de progrès, ni de liberté, ni de justice.
Vous êtes, enfin, mobilisés dans le contrôle des flux migratoires et la maîtrise de nos frontières. Une mission essentielle, qui nécessite fermeté et humanité, et repose pour beaucoup, aujourd’hui, sur la gendarmerie. Pour cela, six escadrons sont engagés à plein temps, et la police et la gendarmerie fournissent un appui important à l’agence européenne FRONTEX en Grèce.
121e, 122e promotions,
Dans quelques jours ou dans un an, vous deviendrez pleinement officiers de gendarmerie.
Entrer dans cette carrière, c’est servir sous les drapeaux en tant que chefs militaires. Votre statut, votre culture professionnelle vous y préparent, tout comme la formation que vous avez reçue ici.
Cette formation, d’ailleurs, s’enrichit. Elle permet aujourd’hui la délivrance d’un master 2 « droit et stratégie de la sécurité », ainsi qu’un MBA spécialisé en management de la sécurité, en partenariat avec l’université Paris II Panthéon-Assas et HEC.
J’en profite pour saluer les représentants de Paris II présents sur cette ville de Melun, ainsi que le général Isabelle GUION de MÉRITENS, qui ont permis d’inscrire cette formation dans la durée et lui donner la visibilité qu’elle mérite. La prochaine étape, c’est la certification de cette formation, ce qui permettra d’ancrer votre école dans le cycle de formation de la haute fonction publique.
Car entrer dans la carrière d’officier, c’est aussi faire le choix de devenir cadre supérieur de l’État.
L’officier de gendarmerie a vocation à commander, concevoir. Mais l’évolution de votre carrière vous amènera également à être mobiles, détachés dans des administrations de l’État, et à occuper des postes territoriaux à hautes responsabilités.
Pour toutes ces raisons, nous avons souhaité, avec Bernard CAZENEUVE, que les compétences d’encadrement des officiers supérieurs soient reconnues à l’identique de celles des commissaires de police ou des autres cadres de la fonction publique. Ainsi, désormais, tous les lieutenants-colonels relèveront de la catégorie de l’encadrement supérieur dite A+. De même, pour ceux des chefs d’escadron exerçant de telles responsabilités, nous avons décidé la création d’une classe fonctionnelle identifiée O+. C’était une décision attendue – c’était une évolution nécessaire.
Il n’y a pas que votre carrière ou vos missions qui évoluent. La gendarmerie doit également pouvoir s’adapter et répondre aux grands défis de notre temps.
Le premier, c’est celui de la modernisation.
La gendarmerie s’est déjà engagée avec volontarisme pour devenir une administration moteur, en prise avec son époque.
C’est le cas avec la feuille de route qui a changé vos méthodes de travail et inspiré d’autres administrations. En trois ans, 369 mesures ont été prises.
C’est le cas, aussi, avec votre présence sur les réseaux sociaux. La police et la gendarmerie ne doivent pas être silencieuses. Discrètes, oui ; mais silencieuses, non ! C’est essentiel pour entretenir le rapport entre citoyens et forces de l’ordre. Essentiel, aussi, d’un point de vue opérationnel, pour disposer d’une plus grande force de frappe dans le signalement des disparitions ou les appels à la vigilance.
Il faut poursuivre sur cette voie. Je pense notamment à NEOGEND, ce projet d’importance stratégique qui consiste à doter chaque gendarme en unité opérationnelle d’un terminal numérique. L’expérience menée dans le Nord et en Bourgogne est très prometteuse. L’élargissement à tout le territoire métropolitain a été engagé cette année. Je vous encourage à vous approprier ce projet et faire en sorte que là où vous serez en poste, il soit pleinement appliqué.
Le deuxième défi, c’est celui de la proximité.
Parce qu’elle irrigue le territoire national, la gendarmerie est en contact avec la population et ses représentants, les élus. Mais ce maillage étroit ne doit pas être synonyme de dilution des effectifs, alors que les bassins démographiques évoluent et que la délinquance s’affranchit des découpages administratifs et judiciaires.
C’est pourquoi, en année 2016, 2 317 postes supplémentaires de gendarmes seront créés. Ils viendront consolider les capacités opérationnelles des brigades, des PSIG ou des escadrons.
Ces nouveaux postes nécessitent un effort considérable de formation, avec 5 300 élèves-gendarmes et 7 000 élèves-gendarmes adjoints volontaires qui passeront cette année par les écoles de gendarmerie ; ou encore 237 000 journées supplémentaires d’emploi de réservistes.
Dernier défi : celui de l’exemplarité.
La gendarmerie est un pilier de l’autorité de l’État. Les galons que vous venez de recevoir vous obligent, plus qu’ils ne vous permettent. Ils vous obligent à l’exemplarité personnelle et collective. Ils vous obligent également au respect dû à chacun des citoyens. Ils vous obligent, enfin, à la probité, au sang-froid, celui dont ont été capables ceux que nous venons de décorer – vos camarades –, avec le ministre de l’Intérieur. Ils vous obligent aussi à l’empathie, la rigueur, l’intelligence.
C’est une belle et grande responsabilité qui vous incombe, et je sais – et le gouvernement vous accompagnera toujours dans cette tâche, soyez-en certains – que vous saurez vous montrer à la hauteur de cette responsabilité.
Et puisqu’il est question d’exemplarité, je veux saluer celui qui est un exemple, pas seulement pour la gendarmerie, mais pour notre pays.
La France, c’est ce courage, ce sang-froid, cette hauteur de vue que vous savez si bien incarner, mon général, cher Denis FAVIER.
J’ai pu mesurer, d’abord comme ministre de l’Intérieur, puis comme Premier ministre, vos très grandes qualités professionnelles et humaines. Vous avez montré avec talent les vertus d’un commandement serein, sûr, éclairé, et je suis fier de vous avoir eu à mes côtés.
Je veux saluer également le général Richard LIZUREY, appelé à vous succéder. Avec lui, Bernard CAZENEUVE et moi-même pouvons être confiants dans l’avenir de cette grande institution qu’il saura, je le sais, comme son prédécesseur, mener avec rigueur et efficacité.
Chers officiers de la promotion « Lieutenant JAMET »,
Vos affectations détermineront les tâches qui seront les vôtres. Mais dans tous les cas, les femmes et les hommes que vous aurez sous vos ordres, tout comme les élus et les citoyens que vous serez amenés à rencontrer, attendront énormément de vous. Soyez à la hauteur de cette attente ; c’est la seule manière de bien remplir votre mission.
Quant à vous, officiers-élèves et élèves-officiers de la promotion « Lieutenant-colonel CARON », vous entrez dans la dernière phase de votre formation. Soyez attentifs et curieux ; imaginatifs et studieux. Sachez, tout simplement, suivre l’exemple de vos aînés.
Nous comptons sur vous. Notre pays vous attend, vous le savez.
Dans ces moments difficiles, dans ces épreuves que je rappelais, le pays a plus que jamais besoin de savoir d’où il vient, de cette tradition incarnée ici, sur cette place d’armes. Elle a besoin aussi, la France, de modernité. Tradition et modernité, racines, valeurs et capacité en même temps de s’adapter … c’est tout cela, la gendarmerie. Et c’est pourquoi nous sommes fiers de nos gendarmes. Sachez donc, vous, mettre votre énergie, votre passion, votre talent, votre engagement, en suivant ce mot d’ordre :
Vive la Gendarmerie nationale !
Vive la République !
Vive la France ! Discours du Premier ministre École des Officiers de la Gendarmerie nationale

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Déplacement à Montpellier

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra à Le Grau du Roi et à Montpellier
Vendredi 1er juillet 2016,

Le Premier ministre se rendra sur le littoral languedocien à Espiguette et Port-Camargue pour prendre connaissance des derniers travaux menés sur le littoral. Ce déplacement sera l’occasion de lancer une mission de réflexion sur le réaménagement et la réhabilitation du littoral en partenariat avec la nouvelle région Occitanie. Cette mission, plus de 50 ans après la mission menée par Pierre Racine, participera à la refondation de la réflexion sur le tourisme durable et l’économie maritime.

Le Premier ministre participera par ailleurs à l’inauguration de la quatrième ligne de tramways de la métropole de Montpellier.

Départs presse
13h35 : Départ du vol conseillé de Paris-Orly à destination de Montpellier
14h50 : Arrivée à l’aéroport de Montpellier. Acheminement en bus du pool presse au phare de l’Espiguette et des journalistes hors pool à Port-Camargue.
Phare de l’Espiguette – Le Grau du Roi Pool presse uniquement
16h45 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre au phare de l’Espiguette.
– Présentation des travaux du cordon dunaire et des projets de redynamisation du littoral de la commune.
Pool images uniquement :
-TV : TF1
-Photographes : AFP ; SIPA ; Midi Libre
Port-Camargue – Le Grau du Roi Presse accréditée
17h15 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre, à Port-Camargue
– Présentation des projets de réhabilitation et de dynamisation de Port-Camargue
– Allocution de Robert Crauste, Maire de Le Grau du Roi
– Allocution de Carole Delga, Présidente du Conseil régional d’Occitanie
– Allocution de Manuel Valls, Premier ministre Pool TV + presse accréditée

Mairie de Montpellier Pool presse uniquement
18h30 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre, à la Mairie de Montpellier et remise de la médaille de la ville
19h15 : Geste inaugural à l’occasion de la mise en service de la ligne 4 du tramway
Pool images uniquement :
-TV : TF1
-Photographes : AFP ; SIPA ; Midi Libre

Parc du Peyrou Montpellier Presse accréditée
19h50 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre, au parc du Peyrou et discours inaugural Pool TV + presse accréditée
20h20 : Fin du déplacement.

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer avant jeudi 30 juin, 20h00, à l’adresse communication@pm.gouv.fr
Lors de votre demande d’accréditation, merci de nous préciser si vous souhaitez utiliser le minibus (places limitées), et de nous confirmer votre acheminement aux horaires du vol aller conseillé.

Une nuitée sur place sera nécessaire pour les journalistes en provenance de Paris, en raison d’absence de départ d’avion ou de train compatible avec les horaires du déplacement.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions du 30 juin 2016 Déplacement à Montpellier

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Déplacement à Montpellier

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra à Le Grau du Roi et à Montpellier
Vendredi 1er juillet 2016,

Le Premier ministre se rendra sur le littoral languedocien à Espiguette et Port-Camargue pour prendre connaissance des derniers travaux menés sur le littoral. Ce déplacement sera l’occasion de lancer une mission de réflexion sur le réaménagement et la réhabilitation du littoral en partenariat avec la nouvelle région Occitanie. Cette mission, plus de 50 ans après la mission menée par Pierre Racine, participera à la refondation de la réflexion sur le tourisme durable et l’économie maritime.

Le Premier ministre participera par ailleurs à l’inauguration de la quatrième ligne de tramways de la métropole de Montpellier.

Départs presse
13h35 : Départ du vol conseillé de Paris-Orly à destination de Montpellier
14h50 : Arrivée à l’aéroport de Montpellier. Acheminement en bus du pool presse au phare de l’Espiguette et des journalistes hors pool à Port-Camargue.
Phare de l’Espiguette – Le Grau du Roi Pool presse uniquement
16h45 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre au phare de l’Espiguette.
– Présentation des travaux du cordon dunaire et des projets de redynamisation du littoral de la commune.
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-Photographes : AFP ; SIPA ; Midi Libre
Port-Camargue – Le Grau du Roi Presse accréditée
17h15 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre, à Port-Camargue
– Présentation des projets de réhabilitation et de dynamisation de Port-Camargue
– Allocution de Robert Crauste, Maire de Le Grau du Roi
– Allocution de Carole Delga, Présidente du Conseil régional d’Occitanie
– Allocution de Manuel Valls, Premier ministre Pool TV + presse accréditée

Mairie de Montpellier Pool presse uniquement
18h30 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre, à la Mairie de Montpellier et remise de la médaille de la ville
19h15 : Geste inaugural à l’occasion de la mise en service de la ligne 4 du tramway
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Parc du Peyrou Montpellier Presse accréditée
19h50 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre, au parc du Peyrou et discours inaugural Pool TV + presse accréditée
20h20 : Fin du déplacement.

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Déplacement à Montpellier

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra à Le Grau du Roi et à Montpellier
Vendredi 1er juillet 2016,

Le Premier ministre se rendra sur le littoral languedocien à Espiguette et Port-Camargue pour prendre connaissance des derniers travaux menés sur le littoral. Ce déplacement sera l’occasion de lancer une mission de réflexion sur le réaménagement et la réhabilitation du littoral en partenariat avec la nouvelle région Occitanie. Cette mission, plus de 50 ans après la mission menée par Pierre Racine, participera à la refondation de la réflexion sur le tourisme durable et l’économie maritime.

Le Premier ministre participera par ailleurs à l’inauguration de la quatrième ligne de tramways de la métropole de Montpellier.

Départs presse
13h35 : Départ du vol conseillé de Paris-Orly à destination de Montpellier
14h50 : Arrivée à l’aéroport de Montpellier. Acheminement en bus du pool presse au phare de l’Espiguette et des journalistes hors pool à Port-Camargue.
Phare de l’Espiguette – Le Grau du Roi Pool presse uniquement
16h45 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre au phare de l’Espiguette.
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Mairie de Montpellier Pool presse uniquement
18h30 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre, à la Mairie de Montpellier et remise de la médaille de la ville
19h15 : Geste inaugural à l’occasion de la mise en service de la ligne 4 du tramway
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-TV : TF1
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Parc du Peyrou Montpellier Presse accréditée
19h50 : Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre, au parc du Peyrou et discours inaugural Pool TV + presse accréditée
20h20 : Fin du déplacement.

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mardi 28 juin 2016 - 19:51

Déplacement à l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie nationale de Melun

Manuel VALLS, Premier ministre, se rendra à Melun (Seine-et- Marne) en présence de Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur, de fin de scolarité de la promotion Lieutenant Jamet à l’occasion de la cérémonie et de baptême de la 122e promotion École des officiers de la Gendarmerie nationale Jeudi 30 juin 2016 Le Premier ministre présidera la cérémonie de fin de scolarité de la […]

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Entretiens avec les partenaires sociaux

Manuel Valls, Premier ministre, recevra les partenaires sociaux, à l’Hôtel de Matignon, en présence de Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Mercredi 29 juin 2016 16h15 : Philippe Louis, Président de la CFTC 17h00 : Laurent Berger, Secrétaire général de la CFDT 17h45 : Philippe Martinez, […]

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Discours du Premier ministre à l’Assemblée nationale – Débat sur les suites du référendum britannique

Monsieur le président,
Mesdames et messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les députés,

Le choc est considérable et – chacun le comprend bien – historique. Pour la première fois depuis le début de la construction européenne, un peuple, le peuple britannique, a décidé de quitter l’Union.

On croit d’ailleurs toujours les choses acquises… que ce qui a été fait ne peut être défait…

Et combien de fois avons-nous entendu parler de l’irréversibilité de la construction européenne !

C’était sans compter sur l’histoire. Elle s’invite quand elle veut. Et surtout quand les peuples le décident : quand les peuples rappellent à tous ceux qui leur disent : « vous n’avez pas le choix », « il n’y a pas de plan B », que eux seuls sont souverains.
Les Britanniques se sont exprimés. Il faut respecter ce choix démocratique. Il s’impose à nous tous.

Dès lors, l’alternative est simple : soit on fait comme toujours, en évitant l’évidence, en essayant simplement de colmater les brèches, avec des petits arrangements ; soit nous prenons enfin notre courage à deux mains, nous allons au fond des choses, nous faisons de ce choc un électrochoc, et une opportunité !
Car l’erreur historique serait de croire que ce référendum ne regarde que les Britanniques. Non ! C’est de l’avenir de chacun des peuples de l’Union qu’il s’agit. Donc aussi, et avant tout, pour ce qui nous concerne, de celui du peuple français. C’est pourquoi le Gouvernement a souhaité venir s’exprimer devant vous, en plein accord, et à votre demande, monsieur le président de l’Assemblée nationale.
Parce que je crois profondément à l’Europe, par mes racines, mes origines et mes convictions, je refuse que ce grand dessein dérive. Je refuse qu’il chavire et sombre, entraîné par le poids grandissant des populismes. Je refuse que nous cédions au fatalisme, au pessimisme. Et je refuse que nous subissions.

Pour cela, chacun – et j’y prends ma part – doit réinterroger ses certitudes et se remettre en question.

Je sais bien que certains diront que le résultat de ce référendum n’est pas surprenant. Après tout, le Royaume-Uni a toujours eu une relation « particulière » à l’Europe. Un pied dedans, un pied dehors, comme on a coutume de dire.

Cette analyse serait fatale. Le vote de jeudi dernier révèle quelque chose de beaucoup plus profond.
L’heure n’est plus à la prudence diplomatique. Il faut – permettez-moi l’expression – crever l’abcès.

Ce vote montre, d’une certaine manière, le malaise des peuples.

Ils doutent, depuis longtemps, de l’Europe.

Ils ne comprennent pas ce qu’elle fait ; ils ne voient pas ce qu’elle leur apporte. Et pour eux, l’Europe est envahissante sur l’accessoire et absente sur l’essentiel.

Pire, ils ont le sentiment qu’elle impose ses choix et joue systématiquement contre leurs intérêts.

Le slogan des pro-Brexit, « reprendre le pouvoir », dit très clairement les choses, et on ne peut pas l’ignorer.
L’Europe se fera avec les peuples. Sinon elle se disloquera.

Une fois ce constat posé, que faut-il faire ?

Ma conviction, c’est que cette crise, comme toutes les crises, est l’occasion d’une grande transformation.

Comme au cours de ces dernières années, chaque fois que l’essentiel est en jeu sur l’Europe, la France se doit de répondre présente.
C’était vrai il y a un an, lorsqu’il a fallu sauver la Grèce et convaincre nos partenaires qu’elle devait rester dans la zone euro. Je n’oublie pas que certains voulaient sceller le destin de ce grand pays d’un revers de main. Certains voulaient faire sortir un pays membre de la zone euro, oubliant le principe même de solidarité. La suite des événements leur a donné tort. Et même si tout n’est pas réglé, ce pays aujourd’hui se porte mieux et en est reconnaissant à la France. Sauver la Grèce, c’était déjà sauver l’Europe !

Il y a un an, la France, par la voix du chef de l’État, était dans son rôle. Et elle le sera une nouvelle fois aujourd’hui.

Parce que nous sommes la France, un pays respecté, écouté et attendu !

Parce que nous sommes un pays fondateur !

Parce qu’avec l’Allemagne, conscients de nos responsabilités, nous voulons défendre et réinventer l’Europe, notre horizon commun. Le président de la République l’a rappelé hier soir, avec la Chancelière allemande et le président du Conseil italien.

Parce que nous savons que c’est l’Union qui nous renforce, et la désunion qui nous affaiblit.
Je mets d’ailleurs en garde ceux qui croient qu’on renforcera notre souveraineté nationale en tirant un trait sur l’Europe ; ceux qui pensent qu’on s’en sortira mieux dans la mondialisation, qu’on traitera mieux la crise migratoire, qu’on combattra mieux le terrorisme en agissant seuls, en se privant d’appuis, dans le seul cadre de nos frontières nationales. Rien n’est plus faux.
Mais être européen, aujourd’hui et demain, c’est respecter le choix des peuples.
C’est vouloir peser sur le cours des choses.
Chacun se rappelle ces mots de François MITTERRAND : « La France est notre patrie, l’Europe notre avenir. »

Et être européen, ce n’est pas trahir la France ! C’est au contraire l’aimer et la protéger.

Depuis plusieurs jours, le président François HOLLANDE est à l’initiative. Il a d’abord souhaité rencontrer les présidents des deux assemblées, puis les chefs de partis ; s’est ensuite entretenu avec les présidents du Conseil européen et du Parlement européen. Il s’est entretenu avec la Chancelière allemande, le président du Conseil italien, et nombre de ses homologues.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc AYRAULT, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Harlem DÉSIR, le ministre des Finances, Michel SAPIN, multiplient les contacts.

Le chef de l’État sera, aujourd’hui et demain, au Conseil européen. Il y tiendra un discours de fermeté vis-à-vis des Britanniques. Non pas que nous voudrions les punir ! Ce serait absurde, car le Royaume-Uni est et restera un grand pays ami à qui nous devons tant. Dans trois jours, nous célébrerons ensemble le centenaire de la Bataille de la Somme. Et bien sûr, nous continuerons de coopérer, en particulier en matière de défense, de gestion migratoire, ou sur le plan économique.

Mais l’Europe a besoin de clarté. Soit on sort, soit on reste dans l’Union !

Je comprends que le Royaume-Uni veuille défendre ses intérêts, mais l’Europe doit aussi se battre pour les siens. Depuis janvier 2013, l’Europe est suspendue à la décision britannique. Nous avons fait preuve de patience et de compréhension. Dorénavant, l’entre-deux, l’ambiguïté ne sont plus possibles, parce que nous avons besoin de stabilité, et pas seulement pour les marchés financiers. Ce n’est pas le Parti conservateur britannique qui doit imposer son agenda.

Soyons clairs : comme le Parlement européen l’a demandé ce matin, le Royaume-Uni doit activer le plus tôt possible la clause de retrait de l’Union européenne, prévue dans le Traité de Lisbonne, pour « éviter à chacun une incertitude qui serait préjudiciable et protéger l’intégrité de l’Union ». Il n’y a pas de temps à perdre. Il n’y aura pas de négociation tant que l’article 50 ne sera pas déclenché. Et si les Britanniques veulent garder un accès au marché unique, il faudra alors qu’ils respectent l’intégralité des règles.

La France, oui, tiendra un langage de fermeté. Mais elle tiendra – elle doit tenir, nous devons tenir – un langage de vérité : il faut inventer une nouvelle Europe.
Inventer, c’est-à-dire passer à une nouvelle grande étape.

Il y a eu la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, puis, pendant la guerre froide, la consolidation et l’élargissement. Nous avons accueilli de jeunes démocraties : la Grèce, l’Espagne, le Portugal.

Après la chute du mur de Berlin, nous avons œuvré à la réunification du continent.

Les acquis historiques de la construction européenne, à laquelle la France a toujours pris une part essentielle, sont irremplaçables. Et la France est garante du maintien de ces acquis.

Malgré la paix, malgré les formidables échanges économiques et culturels, malgré la création d’une monnaie unique à laquelle les Français sont attachés, malgré Airbus, Ariane ou Erasmus, malgré tout cela, une fracture s’est ouverte. Et elle n’a cessé de grandir.

Cette fracture a des causes profondes, et ce n’est pas uniquement une question de normes tatillonnes … C’est aussi une question de souveraineté démocratique et d’identité.

D’identité, car les peuples ont l’impression que l’Europe veut diluer ce qu’ils sont, et ce que des siècles d’histoire ont façonné. Or une Europe qui nierait les nations – et Philippe SEGUIN l’avait prédit avec une grande lucidité – ferait simplement le lit des nationalismes. Ce modèle au-dessus des Nations, niant les particularités de chacun, serait un échec, et certains ont laissé croire qu’il était le seul possible.
Question d’identité. Question aussi de souveraineté et de démocratie.

Nous avons cru pouvoir agrandir, élargir, à marche forcée ; que les « non » seraient oubliés grâce à « plus d’Europe » ; que les référendums pouvaient être contournés ; que le rejet croissant de l’Europe se « soignait » uniquement par de la « pédagogie ». Et, avouons-le, depuis 2005, nous avons évité les vrais débats. Nous avons laissé les populismes proférer leurs mensonges et installer l’idée que « construction européenne » et « souveraineté nationale » étaient incompatibles.
Nous devons donc reprendre la main. Retrouver les sources de l’adhésion au projet européen. Et surtout réinventer les causes de l’adhésion. En répondant à ces questions :

Pourquoi sommes-nous européens ?

Et quel est notre projet collectif ?

Quel intérêt avons-nous à être ensemble ? Pour défendre quelles valeurs ?

L’Europe, mesdames et messieurs les députés – et je crois que nous partageons cette conviction –, c’est une culture. C’est une histoire commune. C’est la démocratie. C’est le continent de la conquête des libertés. Ce sont des valeurs partagées : l’égalité entre les femmes et les hommes, une exigence quant à la dignité de la personne. C’est l’aspiration à l’universalité, à la défense de la nature et de la planète.

En un mot, l’Europe, c’est une civilisation, une identité multiséculaire, qui a des racines profondes, philosophiques, spirituelles, religieuses. Et cette identité n’est pas monolithique, elle est diverse.
Chacun de nos pays a ses propres caractéristiques. Seule une Union peut les protéger face à la concurrence des pays-continents.

L’Europe, c’est notre interface avec le monde. Elle doit être une protection quand nous en avons besoin. Elle doit aussi démultiplier nos forces, nous permettre de peser plus que si nous étions seuls. Tout cela, c’est le sens des initiatives que la France entend porter.

D’abord, en mettant les enjeux de sécurité au cœur de l’Union. La menace terroriste, la crise migratoire, mettent l’espace Schengen à l’épreuve, et nous devons en reprendre le contrôle.
Dans un monde dangereux, instable, chaotique parfois, si l’Europe ne protège pas, elle n’est rien.

Grâce à la France, beaucoup a déjà été fait : PNR européen, encadrement de la circulation des armes. Il faut aller plus loin et vraiment maîtriser nos frontières extérieures. Pas en sortant de Schengen, mais en le réformant profondément, en agissant pour que les règles régissant cet espace soient d’abord appliquées fermement.

Oui, l’Europe a des frontières. Une frontière, ce n’est pas seulement une réalité matérielle, géographique, historique. C’est aussi une réalité symbolique, qui nous définit, qui dit ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas, qui dit où l’Europe commence et où elle s’arrête. Et l’Europe, ce n’est pas un ensemble indéfini, ouvert aux quatre vents.

L’Europe doit également assumer un effort de défense digne de ce nom et être capable d’intervenir à l’extérieur, comme le fait la France, parfois seule. Et ce d’autant plus que les États-Unis se désengagent de plus en plus. Il ne faut plus hésiter.

C’est d’abord cela que la France entend porter auprès de ses partenaires. L’Europe de demain doit être protectrice.

Et puis l’Europe doit mieux s’imposer – et sans doute le mot est-il faible – en protégeant l’intérêt des Européens.

Cessons, là aussi, la naïveté ! Les États tiers, comme la Chine, l’Inde ou les Etats-Unis, défendent becs et ongles leurs intérêts partout dans le monde. Et nous, nous ne le ferions pas ?

Changeons d’état d’esprit ! Dans tous les domaines : économique, industriel, financier, commercial, agricole avec notamment la filière laitière, mais aussi culturel, environnemental et social. L’Europe ne doit plus être perçue comme le cheval de Troie – pour ne pas dire le dindon de la farce – de la mondialisation. Elle doit protéger ses intérêts, ses travailleurs, ses entreprises. Et je pense notamment – puisque c’est dans l’actualité – au secteur de l’acier, qui représente des milliers d’emplois en France !
Nous devons faire preuve de la même fermeté dans la négociation du Traité transatlantique – du TAFTA. Il faut dire les choses : ce texte, qui ne fait droit à aucune de nos demandes, que ce soit sur l’accès aux marchés publics ou sur les indications géographiques, n’est pas acceptable. Nous ne pouvons pas ouvrir plus grand les portes de notre marché aux entreprises américaines, alors qu’elles continuent à barrer l’accès aux nôtres.

L’Europe, ce sont 8 % – seulement 8 % – de la population mondiale ; mais c’est bien sûr une force économique et commerciale. Pour conserver son rang, faire entendre sa voix, peser face aux grands ensembles, bâtir une relation forte, stratégique avec l’Afrique, ce continent d’avenir, défendre son exception culturelle, elle doit s’affirmer comme la puissance qu’elle est. Et en s’en donnant d’abord tous les moyens.

L’Europe – le président de la République l’a dit en des termes très forts dès vendredi – doit être une puissance qui décide souverainement de son destin.

Pour cela, elle doit investir massivement pour la croissance et pour l’emploi, bâtir une stratégie industrielle dans les nouvelles technologies, la révolution numérique et la transition énergétique. Le Plan JUNCKER est d’ores et déjà un succès. Rien qu’en France, il a permis de financer 14,5 milliards d’euros de projets. Il faut aller plus loin, plus vite, doubler ce Plan JUNCKER, démultiplier les investissements pour soutenir la croissance – et vite, car il y a urgence.

Il faut encore poursuivre l’harmonisation fiscale et sociale – et par le haut ! – pour donner à nos économies des règles et à nos concitoyens des garanties. Certains disent que c’est impossible … Mais enfin ! Ce que nous avons réussi pour le secret bancaire, pour un socle commun des droits sociaux, nous pouvons aussi le faire contre toutes les formes de dumping qui rongent le projet européen de l’intérieur. Avec la mise en place d’un salaire minimum ! Avec la lutte contre la fraude au détachement des travailleurs !

Cette fraude – pour ne prendre que cet exemple –, c’est s’asseoir sur les règles les plus fondamentales des droits des salariés : rémunération, temps de travail, hébergement. Et l’Europe resterait impuissante ? Non ! Si on ne le fait pas, c’est un des piliers du traité de Rome – la libre circulation des travailleurs – qui serait balayé. C’est pourquoi il faut modifier en profondeur la directive de 1996. La Commission l’a proposé. A nous de l’adopter – mais vous en connaissez aussi les obstacles –, sinon nous devrons prendre nos responsabilités.

Enfin, nous devrons renforcer la zone euro et sa gouvernance démocratique. Dès mon discours de politique générale, en avril 2014, j’avais demandé une Banque centrale européenne plus active. Beaucoup a été fait, et le plus souvent à notre initiative : la zone euro est plus puissante et résistante qu’en 2008. Mais il doit y avoir plus de convergence entre les États membres et plus de légitimité dans les décisions prises. C’est pourquoi il faut à la fois un budget et un Parlement de la zone euro.
Il faut donc réinventer l’Europe. Mais il faut aussi une nouvelle manière de faire l’Europe.

En donnant le sentiment d’intervenir partout, tout le temps, l’Europe s’est affaiblie. L’Europe doit être offensive là où son efficacité est utile. Mais elle doit savoir s’effacer quand les compétences doivent rester au plan national, voire régional. Le président JUNCKER en est convaincu, mais cette nouvelle philosophie est loin d’avoir pénétré tous les esprits, à Bruxelles ou ailleurs.

Il est grand temps de dépasser les oppositions stériles. L’Europe, ce n’est pas la fin des États, mais c’est l’exercice en commun des souverainetés nationales, lorsque c’est plus efficace, lorsque les peuples le choisissent. C’est, comme l’avait déjà dit Jacques DELORS, une fédération d’États-nations – et le rôle de la France, c’est d’entraîner les Nations.

Un exemple : si la France s’est battue pour une mise en œuvre rapide des gardes-frontières, c’est parce que nous savons que la souveraineté de notre pays, que la maîtrise opérationnelle de nos frontières doit commencer à Lesbos ou à Lampedusa.

Il faut aussi une Europe qui décide vite. Elle sait le faire, comme l’ont montré les négociations en un temps record du Plan JUNCKER. Et s’il faut mener à quelques-uns ce que les 27 ne sont pas prêts à faire, et bien faisons-le ! Sortons des dogmes. L’Europe, ce n’est pas l’uniformité. Il y a, je le disais, des différences.

Enfin, le débat démocratique européen doit impérativement gagner en qualité, en profondeur.

C’est aussi une leçon du scrutin britannique : à force de ne pas parler d’Europe, les populistes n’ont aucune difficulté à raconter n’importe quoi, à se tromper. Et je crois que les Britanniques s’en rendent compte aujourd’hui. C’est grave pour l’Europe et c’est fatal pour la démocratie.
L’Europe, ça ne peut pas être simplement les États qui rendent des comptes sur la gestion de leurs budgets. Il faut bien sûr des règles. La France les respecte. Mais attention à cette image d’une Europe punitive, acquise aux thèses ultralibérales et à l’austérité budgétaire. C’est cela aussi que nos concitoyens rejettent. Et ils ne comprendraient pas si le seul message de la Commission européenne dans les prochains jours était de sanctionner l’Espagne et le Portugal. C’est de cela dont nous ne voulons plus.

La Nation, c’est aussi sa représentation nationale. Elle doit avoir son mot à dire. Je souhaite donc que les instances européennes puissent rendre beaucoup plus compte de leur action devant les parlementaires nationaux. Et vous devez aussi vous saisir pleinement des instruments de contrôle que l’Europe met à votre disposition. Je salue la constitution, à l’initiative du président Claude BARTOLONE qui la présidera, d’une mission d’information sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le Gouvernement souhaite bien évidemment associer au maximum le Parlement à ces questions et se tient à la disposition de l’Assemblée nationale comme du Sénat.
Il faut un changement de culture : les affaires européennes sont des affaires intérieures !

Beaucoup de propositions sont aujourd’hui sur la table. Certains suggèrent une nouvelle convention, ou une commission, ou un travail avec des sages. Il faudra sans doute choisir une de ces voies.

D’autres n’ont que le mot de référendum à la bouche. Bien sûr qu’il faut donner la parole au peuple !

Mais soyons clairs, ne trompons pas les Français : un référendum ne peut pas être le moyen de se débarrasser d’un problème. Encore moins un moyen détourné de régler des problèmes de politique interne … On a vu ce que cela donne de jouer aux apprentis sorciers.

Je veux être encore plus clair. Par le référendum, le Front national ne poursuit au fond qu’un seul objectif, qui est désormais dévoilé : faire sortir la France de l’Union européenne, et donc de l’histoire. Quelle étrange ambition pour notre pays. Et quelle vision dévoyée du patriotisme !

Notre rôle de responsables politiques n’est pas de suivre, mais d’éclairer, de montrer le chemin, d’être à la hauteur. Oui, d’être à la hauteur. La question qui se pose à la France n’est pas de sortir de l’Union européenne, mais de refonder le projet européen. Et l’élection présidentielle sera aussi l’occasion de trancher ces débats.

Moi, je crois que dans ce moment, il faut inventer également des solutions nouvelles pour une co-construction avec les peuples, autour de projets et de propositions. Je pense à l’exemple de la COP21, qui a été intéressant.

Il faut savoir associer les citoyens de manière régulière. Les Parlements européens et nationaux ont bien sûr leur plein rôle à jouer. Prenons un exemple concret : les Parlements nationaux, et donc vous-mêmes, devront se prononcer sur le Traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. La Commission européenne doit l’entendre. Sur ces sujets, la décision de la Nation que vous représentez est incontournable. Et renforcer la Nation, c’est être tout simplement plus fort pour promouvoir et réinventer le projet européen.
Mesdames et messieurs les députés,

Il y a l’urgence, à laquelle l’Europe doit faire face dès aujourd’hui : c’est la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ; c’est la sécurité, avec la protection de nos frontières ; c’est bien sûr la croissance et le soutien à l’investissement.

Il y a aussi le temps long. Et il faut le dire : le processus de refondation de l’Europe prendra également du temps.

La suite de l’histoire n’est pas écrite, et l’Europe a le choix.

Soit elle refuse de changer profondément, et les peuples continueront de la fuir. L’Europe, alors, sortira de l’histoire.

Soit elle est prête à se réformer, à agir avec et pour les peuples, dans le respect de chacun et l’intérêt de tous. Alors, elle saura regagner le cœur des Européens.
Changer pour refonder, pour ouvrir à nos enfants un nouvel horizon, c’est la tâche qui est la nôtre. Ce doit être la tâche aussi du Parlement. Ce doit être la tâche des forces politiques de ce pays, dans l’unité et en prenant de la hauteur, en affrontant les vrais défis qui sont devant nous. Parce que nous le devons à la France, à son peuple profondément européen et aux nouvelles générations.

Tel est le choix qui se présente à nous. C’est notre responsabilité de savoir nous en saisir.
Discours du Premier ministre à l’Assemblée nationale Débat sur les suites du référendum britannique

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Discours du Premier ministre à l’Assemblée nationale – Débat sur les suites du référendum britannique

Monsieur le président,
Mesdames et messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les députés,

Le choc est considérable et – chacun le comprend bien – historique. Pour la première fois depuis le début de la construction européenne, un peuple, le peuple britannique, a décidé de quitter l’Union.

On croit d’ailleurs toujours les choses acquises… que ce qui a été fait ne peut être défait…

Et combien de fois avons-nous entendu parler de l’irréversibilité de la construction européenne !

C’était sans compter sur l’histoire. Elle s’invite quand elle veut. Et surtout quand les peuples le décident : quand les peuples rappellent à tous ceux qui leur disent : « vous n’avez pas le choix », « il n’y a pas de plan B », que eux seuls sont souverains.
Les Britanniques se sont exprimés. Il faut respecter ce choix démocratique. Il s’impose à nous tous.

Dès lors, l’alternative est simple : soit on fait comme toujours, en évitant l’évidence, en essayant simplement de colmater les brèches, avec des petits arrangements ; soit nous prenons enfin notre courage à deux mains, nous allons au fond des choses, nous faisons de ce choc un électrochoc, et une opportunité !
Car l’erreur historique serait de croire que ce référendum ne regarde que les Britanniques. Non ! C’est de l’avenir de chacun des peuples de l’Union qu’il s’agit. Donc aussi, et avant tout, pour ce qui nous concerne, de celui du peuple français. C’est pourquoi le Gouvernement a souhaité venir s’exprimer devant vous, en plein accord, et à votre demande, monsieur le président de l’Assemblée nationale.
Parce que je crois profondément à l’Europe, par mes racines, mes origines et mes convictions, je refuse que ce grand dessein dérive. Je refuse qu’il chavire et sombre, entraîné par le poids grandissant des populismes. Je refuse que nous cédions au fatalisme, au pessimisme. Et je refuse que nous subissions.

Pour cela, chacun – et j’y prends ma part – doit réinterroger ses certitudes et se remettre en question.

Je sais bien que certains diront que le résultat de ce référendum n’est pas surprenant. Après tout, le Royaume-Uni a toujours eu une relation « particulière » à l’Europe. Un pied dedans, un pied dehors, comme on a coutume de dire.

Cette analyse serait fatale. Le vote de jeudi dernier révèle quelque chose de beaucoup plus profond.
L’heure n’est plus à la prudence diplomatique. Il faut – permettez-moi l’expression – crever l’abcès.

Ce vote montre, d’une certaine manière, le malaise des peuples.

Ils doutent, depuis longtemps, de l’Europe.

Ils ne comprennent pas ce qu’elle fait ; ils ne voient pas ce qu’elle leur apporte. Et pour eux, l’Europe est envahissante sur l’accessoire et absente sur l’essentiel.

Pire, ils ont le sentiment qu’elle impose ses choix et joue systématiquement contre leurs intérêts.

Le slogan des pro-Brexit, « reprendre le pouvoir », dit très clairement les choses, et on ne peut pas l’ignorer.
L’Europe se fera avec les peuples. Sinon elle se disloquera.

Une fois ce constat posé, que faut-il faire ?

Ma conviction, c’est que cette crise, comme toutes les crises, est l’occasion d’une grande transformation.

Comme au cours de ces dernières années, chaque fois que l’essentiel est en jeu sur l’Europe, la France se doit de répondre présente.
C’était vrai il y a un an, lorsqu’il a fallu sauver la Grèce et convaincre nos partenaires qu’elle devait rester dans la zone euro. Je n’oublie pas que certains voulaient sceller le destin de ce grand pays d’un revers de main. Certains voulaient faire sortir un pays membre de la zone euro, oubliant le principe même de solidarité. La suite des événements leur a donné tort. Et même si tout n’est pas réglé, ce pays aujourd’hui se porte mieux et en est reconnaissant à la France. Sauver la Grèce, c’était déjà sauver l’Europe !

Il y a un an, la France, par la voix du chef de l’État, était dans son rôle. Et elle le sera une nouvelle fois aujourd’hui.

Parce que nous sommes la France, un pays respecté, écouté et attendu !

Parce que nous sommes un pays fondateur !

Parce qu’avec l’Allemagne, conscients de nos responsabilités, nous voulons défendre et réinventer l’Europe, notre horizon commun. Le président de la République l’a rappelé hier soir, avec la Chancelière allemande et le président du Conseil italien.

Parce que nous savons que c’est l’Union qui nous renforce, et la désunion qui nous affaiblit.
Je mets d’ailleurs en garde ceux qui croient qu’on renforcera notre souveraineté nationale en tirant un trait sur l’Europe ; ceux qui pensent qu’on s’en sortira mieux dans la mondialisation, qu’on traitera mieux la crise migratoire, qu’on combattra mieux le terrorisme en agissant seuls, en se privant d’appuis, dans le seul cadre de nos frontières nationales. Rien n’est plus faux.
Mais être européen, aujourd’hui et demain, c’est respecter le choix des peuples.
C’est vouloir peser sur le cours des choses.
Chacun se rappelle ces mots de François MITTERRAND : « La France est notre patrie, l’Europe notre avenir. »

Et être européen, ce n’est pas trahir la France ! C’est au contraire l’aimer et la protéger.

Depuis plusieurs jours, le président François HOLLANDE est à l’initiative. Il a d’abord souhaité rencontrer les présidents des deux assemblées, puis les chefs de partis ; s’est ensuite entretenu avec les présidents du Conseil européen et du Parlement européen. Il s’est entretenu avec la Chancelière allemande, le président du Conseil italien, et nombre de ses homologues.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc AYRAULT, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Harlem DÉSIR, le ministre des Finances, Michel SAPIN, multiplient les contacts.

Le chef de l’État sera, aujourd’hui et demain, au Conseil européen. Il y tiendra un discours de fermeté vis-à-vis des Britanniques. Non pas que nous voudrions les punir ! Ce serait absurde, car le Royaume-Uni est et restera un grand pays ami à qui nous devons tant. Dans trois jours, nous célébrerons ensemble le centenaire de la Bataille de la Somme. Et bien sûr, nous continuerons de coopérer, en particulier en matière de défense, de gestion migratoire, ou sur le plan économique.

Mais l’Europe a besoin de clarté. Soit on sort, soit on reste dans l’Union !

Je comprends que le Royaume-Uni veuille défendre ses intérêts, mais l’Europe doit aussi se battre pour les siens. Depuis janvier 2013, l’Europe est suspendue à la décision britannique. Nous avons fait preuve de patience et de compréhension. Dorénavant, l’entre-deux, l’ambiguïté ne sont plus possibles, parce que nous avons besoin de stabilité, et pas seulement pour les marchés financiers. Ce n’est pas le Parti conservateur britannique qui doit imposer son agenda.

Soyons clairs : comme le Parlement européen l’a demandé ce matin, le Royaume-Uni doit activer le plus tôt possible la clause de retrait de l’Union européenne, prévue dans le Traité de Lisbonne, pour « éviter à chacun une incertitude qui serait préjudiciable et protéger l’intégrité de l’Union ». Il n’y a pas de temps à perdre. Il n’y aura pas de négociation tant que l’article 50 ne sera pas déclenché. Et si les Britanniques veulent garder un accès au marché unique, il faudra alors qu’ils respectent l’intégralité des règles.

La France, oui, tiendra un langage de fermeté. Mais elle tiendra – elle doit tenir, nous devons tenir – un langage de vérité : il faut inventer une nouvelle Europe.
Inventer, c’est-à-dire passer à une nouvelle grande étape.

Il y a eu la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, puis, pendant la guerre froide, la consolidation et l’élargissement. Nous avons accueilli de jeunes démocraties : la Grèce, l’Espagne, le Portugal.

Après la chute du mur de Berlin, nous avons œuvré à la réunification du continent.

Les acquis historiques de la construction européenne, à laquelle la France a toujours pris une part essentielle, sont irremplaçables. Et la France est garante du maintien de ces acquis.

Malgré la paix, malgré les formidables échanges économiques et culturels, malgré la création d’une monnaie unique à laquelle les Français sont attachés, malgré Airbus, Ariane ou Erasmus, malgré tout cela, une fracture s’est ouverte. Et elle n’a cessé de grandir.

Cette fracture a des causes profondes, et ce n’est pas uniquement une question de normes tatillonnes … C’est aussi une question de souveraineté démocratique et d’identité.

D’identité, car les peuples ont l’impression que l’Europe veut diluer ce qu’ils sont, et ce que des siècles d’histoire ont façonné. Or une Europe qui nierait les nations – et Philippe SEGUIN l’avait prédit avec une grande lucidité – ferait simplement le lit des nationalismes. Ce modèle au-dessus des Nations, niant les particularités de chacun, serait un échec, et certains ont laissé croire qu’il était le seul possible.
Question d’identité. Question aussi de souveraineté et de démocratie.

Nous avons cru pouvoir agrandir, élargir, à marche forcée ; que les « non » seraient oubliés grâce à « plus d’Europe » ; que les référendums pouvaient être contournés ; que le rejet croissant de l’Europe se « soignait » uniquement par de la « pédagogie ». Et, avouons-le, depuis 2005, nous avons évité les vrais débats. Nous avons laissé les populismes proférer leurs mensonges et installer l’idée que « construction européenne » et « souveraineté nationale » étaient incompatibles.
Nous devons donc reprendre la main. Retrouver les sources de l’adhésion au projet européen. Et surtout réinventer les causes de l’adhésion. En répondant à ces questions :

Pourquoi sommes-nous européens ?

Et quel est notre projet collectif ?

Quel intérêt avons-nous à être ensemble ? Pour défendre quelles valeurs ?

L’Europe, mesdames et messieurs les députés – et je crois que nous partageons cette conviction –, c’est une culture. C’est une histoire commune. C’est la démocratie. C’est le continent de la conquête des libertés. Ce sont des valeurs partagées : l’égalité entre les femmes et les hommes, une exigence quant à la dignité de la personne. C’est l’aspiration à l’universalité, à la défense de la nature et de la planète.

En un mot, l’Europe, c’est une civilisation, une identité multiséculaire, qui a des racines profondes, philosophiques, spirituelles, religieuses. Et cette identité n’est pas monolithique, elle est diverse.
Chacun de nos pays a ses propres caractéristiques. Seule une Union peut les protéger face à la concurrence des pays-continents.

L’Europe, c’est notre interface avec le monde. Elle doit être une protection quand nous en avons besoin. Elle doit aussi démultiplier nos forces, nous permettre de peser plus que si nous étions seuls. Tout cela, c’est le sens des initiatives que la France entend porter.

D’abord, en mettant les enjeux de sécurité au cœur de l’Union. La menace terroriste, la crise migratoire, mettent l’espace Schengen à l’épreuve, et nous devons en reprendre le contrôle.
Dans un monde dangereux, instable, chaotique parfois, si l’Europe ne protège pas, elle n’est rien.

Grâce à la France, beaucoup a déjà été fait : PNR européen, encadrement de la circulation des armes. Il faut aller plus loin et vraiment maîtriser nos frontières extérieures. Pas en sortant de Schengen, mais en le réformant profondément, en agissant pour que les règles régissant cet espace soient d’abord appliquées fermement.

Oui, l’Europe a des frontières. Une frontière, ce n’est pas seulement une réalité matérielle, géographique, historique. C’est aussi une réalité symbolique, qui nous définit, qui dit ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas, qui dit où l’Europe commence et où elle s’arrête. Et l’Europe, ce n’est pas un ensemble indéfini, ouvert aux quatre vents.

L’Europe doit également assumer un effort de défense digne de ce nom et être capable d’intervenir à l’extérieur, comme le fait la France, parfois seule. Et ce d’autant plus que les États-Unis se désengagent de plus en plus. Il ne faut plus hésiter.

C’est d’abord cela que la France entend porter auprès de ses partenaires. L’Europe de demain doit être protectrice.

Et puis l’Europe doit mieux s’imposer – et sans doute le mot est-il faible – en protégeant l’intérêt des Européens.

Cessons, là aussi, la naïveté ! Les États tiers, comme la Chine, l’Inde ou les Etats-Unis, défendent becs et ongles leurs intérêts partout dans le monde. Et nous, nous ne le ferions pas ?

Changeons d’état d’esprit ! Dans tous les domaines : économique, industriel, financier, commercial, agricole avec notamment la filière laitière, mais aussi culturel, environnemental et social. L’Europe ne doit plus être perçue comme le cheval de Troie – pour ne pas dire le dindon de la farce – de la mondialisation. Elle doit protéger ses intérêts, ses travailleurs, ses entreprises. Et je pense notamment – puisque c’est dans l’actualité – au secteur de l’acier, qui représente des milliers d’emplois en France !
Nous devons faire preuve de la même fermeté dans la négociation du Traité transatlantique – du TAFTA. Il faut dire les choses : ce texte, qui ne fait droit à aucune de nos demandes, que ce soit sur l’accès aux marchés publics ou sur les indications géographiques, n’est pas acceptable. Nous ne pouvons pas ouvrir plus grand les portes de notre marché aux entreprises américaines, alors qu’elles continuent à barrer l’accès aux nôtres.

L’Europe, ce sont 8 % – seulement 8 % – de la population mondiale ; mais c’est bien sûr une force économique et commerciale. Pour conserver son rang, faire entendre sa voix, peser face aux grands ensembles, bâtir une relation forte, stratégique avec l’Afrique, ce continent d’avenir, défendre son exception culturelle, elle doit s’affirmer comme la puissance qu’elle est. Et en s’en donnant d’abord tous les moyens.

L’Europe – le président de la République l’a dit en des termes très forts dès vendredi – doit être une puissance qui décide souverainement de son destin.

Pour cela, elle doit investir massivement pour la croissance et pour l’emploi, bâtir une stratégie industrielle dans les nouvelles technologies, la révolution numérique et la transition énergétique. Le Plan JUNCKER est d’ores et déjà un succès. Rien qu’en France, il a permis de financer 14,5 milliards d’euros de projets. Il faut aller plus loin, plus vite, doubler ce Plan JUNCKER, démultiplier les investissements pour soutenir la croissance – et vite, car il y a urgence.

Il faut encore poursuivre l’harmonisation fiscale et sociale – et par le haut ! – pour donner à nos économies des règles et à nos concitoyens des garanties. Certains disent que c’est impossible … Mais enfin ! Ce que nous avons réussi pour le secret bancaire, pour un socle commun des droits sociaux, nous pouvons aussi le faire contre toutes les formes de dumping qui rongent le projet européen de l’intérieur. Avec la mise en place d’un salaire minimum ! Avec la lutte contre la fraude au détachement des travailleurs !

Cette fraude – pour ne prendre que cet exemple –, c’est s’asseoir sur les règles les plus fondamentales des droits des salariés : rémunération, temps de travail, hébergement. Et l’Europe resterait impuissante ? Non ! Si on ne le fait pas, c’est un des piliers du traité de Rome – la libre circulation des travailleurs – qui serait balayé. C’est pourquoi il faut modifier en profondeur la directive de 1996. La Commission l’a proposé. A nous de l’adopter – mais vous en connaissez aussi les obstacles –, sinon nous devrons prendre nos responsabilités.

Enfin, nous devrons renforcer la zone euro et sa gouvernance démocratique. Dès mon discours de politique générale, en avril 2014, j’avais demandé une Banque centrale européenne plus active. Beaucoup a été fait, et le plus souvent à notre initiative : la zone euro est plus puissante et résistante qu’en 2008. Mais il doit y avoir plus de convergence entre les États membres et plus de légitimité dans les décisions prises. C’est pourquoi il faut à la fois un budget et un Parlement de la zone euro.
Il faut donc réinventer l’Europe. Mais il faut aussi une nouvelle manière de faire l’Europe.

En donnant le sentiment d’intervenir partout, tout le temps, l’Europe s’est affaiblie. L’Europe doit être offensive là où son efficacité est utile. Mais elle doit savoir s’effacer quand les compétences doivent rester au plan national, voire régional. Le président JUNCKER en est convaincu, mais cette nouvelle philosophie est loin d’avoir pénétré tous les esprits, à Bruxelles ou ailleurs.

Il est grand temps de dépasser les oppositions stériles. L’Europe, ce n’est pas la fin des États, mais c’est l’exercice en commun des souverainetés nationales, lorsque c’est plus efficace, lorsque les peuples le choisissent. C’est, comme l’avait déjà dit Jacques DELORS, une fédération d’États-nations – et le rôle de la France, c’est d’entraîner les Nations.

Un exemple : si la France s’est battue pour une mise en œuvre rapide des gardes-frontières, c’est parce que nous savons que la souveraineté de notre pays, que la maîtrise opérationnelle de nos frontières doit commencer à Lesbos ou à Lampedusa.

Il faut aussi une Europe qui décide vite. Elle sait le faire, comme l’ont montré les négociations en un temps record du Plan JUNCKER. Et s’il faut mener à quelques-uns ce que les 27 ne sont pas prêts à faire, et bien faisons-le ! Sortons des dogmes. L’Europe, ce n’est pas l’uniformité. Il y a, je le disais, des différences.

Enfin, le débat démocratique européen doit impérativement gagner en qualité, en profondeur.

C’est aussi une leçon du scrutin britannique : à force de ne pas parler d’Europe, les populistes n’ont aucune difficulté à raconter n’importe quoi, à se tromper. Et je crois que les Britanniques s’en rendent compte aujourd’hui. C’est grave pour l’Europe et c’est fatal pour la démocratie.
L’Europe, ça ne peut pas être simplement les États qui rendent des comptes sur la gestion de leurs budgets. Il faut bien sûr des règles. La France les respecte. Mais attention à cette image d’une Europe punitive, acquise aux thèses ultralibérales et à l’austérité budgétaire. C’est cela aussi que nos concitoyens rejettent. Et ils ne comprendraient pas si le seul message de la Commission européenne dans les prochains jours était de sanctionner l’Espagne et le Portugal. C’est de cela dont nous ne voulons plus.

La Nation, c’est aussi sa représentation nationale. Elle doit avoir son mot à dire. Je souhaite donc que les instances européennes puissent rendre beaucoup plus compte de leur action devant les parlementaires nationaux. Et vous devez aussi vous saisir pleinement des instruments de contrôle que l’Europe met à votre disposition. Je salue la constitution, à l’initiative du président Claude BARTOLONE qui la présidera, d’une mission d’information sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le Gouvernement souhaite bien évidemment associer au maximum le Parlement à ces questions et se tient à la disposition de l’Assemblée nationale comme du Sénat.
Il faut un changement de culture : les affaires européennes sont des affaires intérieures !

Beaucoup de propositions sont aujourd’hui sur la table. Certains suggèrent une nouvelle convention, ou une commission, ou un travail avec des sages. Il faudra sans doute choisir une de ces voies.

D’autres n’ont que le mot de référendum à la bouche. Bien sûr qu’il faut donner la parole au peuple !

Mais soyons clairs, ne trompons pas les Français : un référendum ne peut pas être le moyen de se débarrasser d’un problème. Encore moins un moyen détourné de régler des problèmes de politique interne … On a vu ce que cela donne de jouer aux apprentis sorciers.

Je veux être encore plus clair. Par le référendum, le Front national ne poursuit au fond qu’un seul objectif, qui est désormais dévoilé : faire sortir la France de l’Union européenne, et donc de l’histoire. Quelle étrange ambition pour notre pays. Et quelle vision dévoyée du patriotisme !

Notre rôle de responsables politiques n’est pas de suivre, mais d’éclairer, de montrer le chemin, d’être à la hauteur. Oui, d’être à la hauteur. La question qui se pose à la France n’est pas de sortir de l’Union européenne, mais de refonder le projet européen. Et l’élection présidentielle sera aussi l’occasion de trancher ces débats.

Moi, je crois que dans ce moment, il faut inventer également des solutions nouvelles pour une co-construction avec les peuples, autour de projets et de propositions. Je pense à l’exemple de la COP21, qui a été intéressant.

Il faut savoir associer les citoyens de manière régulière. Les Parlements européens et nationaux ont bien sûr leur plein rôle à jouer. Prenons un exemple concret : les Parlements nationaux, et donc vous-mêmes, devront se prononcer sur le Traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. La Commission européenne doit l’entendre. Sur ces sujets, la décision de la Nation que vous représentez est incontournable. Et renforcer la Nation, c’est être tout simplement plus fort pour promouvoir et réinventer le projet européen.
Mesdames et messieurs les députés,

Il y a l’urgence, à laquelle l’Europe doit faire face dès aujourd’hui : c’est la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ; c’est la sécurité, avec la protection de nos frontières ; c’est bien sûr la croissance et le soutien à l’investissement.

Il y a aussi le temps long. Et il faut le dire : le processus de refondation de l’Europe prendra également du temps.

La suite de l’histoire n’est pas écrite, et l’Europe a le choix.

Soit elle refuse de changer profondément, et les peuples continueront de la fuir. L’Europe, alors, sortira de l’histoire.

Soit elle est prête à se réformer, à agir avec et pour les peuples, dans le respect de chacun et l’intérêt de tous. Alors, elle saura regagner le cœur des Européens.
Changer pour refonder, pour ouvrir à nos enfants un nouvel horizon, c’est la tâche qui est la nôtre. Ce doit être la tâche aussi du Parlement. Ce doit être la tâche des forces politiques de ce pays, dans l’unité et en prenant de la hauteur, en affrontant les vrais défis qui sont devant nous. Parce que nous le devons à la France, à son peuple profondément européen et aux nouvelles générations.

Tel est le choix qui se présente à nous. C’est notre responsabilité de savoir nous en saisir.
Discours du Premier ministre à l’Assemblée nationale Débat sur les suites du référendum britannique

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Déplacement dans le Nord-Pas-de-Calais

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra dans le Nord-Pas-de-Calais, en présence d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’habitat durable, et Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la jeunesse et des sports, Mercredi 29 juin 2016, à l’occasion du lancement de la mission confiée à Jean Louis Subileau, Grand Prix de l’Urbanisme, pour créer un projet […]

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lundi 27 juin 2016 - 13:32

Réunion trimestrielle Plateforme État-Régions : de nouveaux engagements communs

Le Premier ministre Manuel Valls a reçu à l’Hôtel de Matignon les présidentes et présidents de Régions, en présence de Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche et Estelle […]

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Signature d’un protocole entre l’État et la Région Ile-de-France sur le financement pérenne du système de transports publics franciliens

La modernisation des transports publics franciliens est un sujet d’intérêt partagé pour l’État et la Région Île-de-France. Les transports franciliens sont en effet nécessaires à la vie quotidienne des 12 millions de franciliennes et de franciliens et au développement des entreprises de la première région économique du pays. Ils participent à l’attractivité de la France […]

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Notre-Dame-des-Landes : le Premier ministre salue le choix des électeurs

Communiqué de presse de Manuel Valls, Premier ministre, suite à la consultation locale des électeurs de Loire-Atlantique sur le projet de transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes
Le Premier ministre salue le choix des électeurs
Les électeurs de Loire-Atlantique viennent de se prononcer clairement, à 55 % en faveur du transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur le site de Notre-Dame- des-Landes.
Manuel Valls salue le taux exceptionnel de participation de 51%, validant l’intérêt de cette consultation voulue par le Président de la République et mise en œuvre par le gouvernement.
Elle constitue une innovation démocratique qui a permis d’associer les citoyens de Loire-Atlantique à cette décision importante.
La démocratie a parlé. Elle a validé le projet de transfert d’aéroport déclaré d’utilité publique en 2008 (2 pistes), tranchant définitivement le débat sur l’opportunité de ce transfert. Le Premier ministre se félicite de ce choix qu’il a toujours défendu avec les élus du territoire.
Le Gouvernement fera appliquer le verdict des urnes. Les travaux préparatoires à la réalisation du nouvel aéroport s’engageront dès l’automne prochain, dans le plein respect des réglementations nationale et européenne.
Ce nouvel aéroport est une chance pour ce territoire et ses habitants. Il conciliera développement économique et protection de l’environnement et des populations.
Les personnes qui occupent illégalement le site du nouvel aéroport devront partir d’ici le début des travaux. L’autorité de l’Etat et les lois de la République s’appliqueront à Notre-Dame-des- Landes comme partout ailleurs dans le pays. Commmuniqué de presse du 27 juin 2016 : résultats Notre-Dames-des-Landes

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samedi 25 juin 2016 - 22:16

Agenda prévisionnel du lundi 27 juin au vendredi 1er juillet 2016

Lundi 27 juin 2016
09h00 : Entretien avec Valérie Pécresse, Présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France. Signature par le Premier ministre et la Présidente de la Région Ile-de-France d’un protocole sur le financement du système de transport francilien. Hôtel de Matignon
10h00 : Entretien avec Mohamed Bin Salman bin Abdulaziz Al Saoud, vice-Prince héritier, second vice-Premier ministre et ministre de la Défense du Royaume d’Arabie saoudite Hôtel de Matignon
11h00 : Réunion avec l’Association des Régions de France sur la plateforme d’engagements réciproques Etat-Régions Hôtel de Matignon
16h30 : Entretien avec Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international Hôtel de Matignon

Mardi 28 juin 2016
15h00 : Débat sur les suites du référendum britannique et la préparation du Conseil européen Assemblée nationale
Mercredi 29 juin 2016
Matinée : Déplacement à Liévin Pas-de-Calais
15h00 : Questions d’actualité au Gouvernement Assemblée nationale
Jeudi 30 juin 2016
08h45 : Entretien avec le président de la République Palais de l’Elysée
10h00 : Conseil des ministres Palais de l’Elysée
Vendredi 1er Juillet 2016
Après-midi : Déplacement à Montpellier Hérault
Agenda prévisionnel du lundi 27 juin au vendredi 1er juillet 2016

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Signature du second volet de la Plateforme État-Régions avec les présidents des régions de France

Manuel Valls, Premier ministre, recevra les présidents des régions de France pour signer le second volet de la Plateforme État-Régions, en présence de Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche et Estelle Grelier, secrétaire d’État chargée des Collectivités territoriales, Lundi 27 juin 2016 à 11h00, à l’Hôtel de Matignon

A cette occasion, un tour d’images sera organisé en début de réunion.
La cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 10h20 aux journalistes accrédités à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant lundi 27 juin 2016 10h00.
Merci de nous préciser votre numéro de carte de presse (obligatoire).

Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions du 27 juin 2016 Signature du second volet de la Plateforme État-Régions avec les présidents des rég

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vendredi 24 juin 2016 - 18:09

Entretien avec Mohamed Bin Salman bin Abdulaziz Al Saoud

Manuel Valls, Premier ministre, recevra Mohamed Bin Salman bin Abdulaziz Al Saoud, vice-Prince héritier, second vice-Premier ministre et ministre de la Défense du Royaume d’Arabie saoudite, lundi 27 juin 2016 à 10h00, à l’Hôtel de Matignon. La cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte à partir de 09h30 aux journalistes accrédités.

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Déclaration du Premier ministre sur le référendum britannique

Ce choix des électeurs britanniques est un électrochoc. C’est une déflagration, à l’échelle du continent et du monde.
Mais c’est aussi le choix libre et souverain des Britanniques. Il ne faut surtout pas le nier ou le mépriser. Il faut le respecter, même si évidemment, il faudra en tirer toutes les conséquences.
Le Royaume-Uni quittera l’Union européenne. Cette sortie, et c’est ma conviction, bouscule les certitudes, les plans établis, et impose une réaction collective, à la hauteur de l’événement.
Cette décision est sans doute aussi le révélateur d’un malaise trop longtemps ignoré. Trop longtemps, on a fermé les yeux sur les avertissements et sur les doutes exprimés par les peuples européens … et nous y sommes.
On m’a souvent fait le reproche, ces derniers temps, de parler avec une certaine gravité, parce que je disais que l’Histoire pouvait être tragique : menace terroriste, actes terroristes, qui ont frappé l’Europe ; crise migratoire, avec son cortège de drames ; montée de l’extrême droite dans notre continent, qui tournerait ainsi le dos à ses valeurs fondatrices.
Nous voyons combien nous ne pouvons plus continuer comme avant. Le risque est en effet la dislocation pure et simple de l’Europe ; et défaire l’Europe, c’est pour nos Nations s’affaiblir considérablement – cette Europe qui a été bâtie pour la paix et pour la prospérité.
C’est donc le moment d’être digne des pères fondateurs. C’est le moment de refonder, réinventer une autre Europe, en écoutant les peuples. Et l’Europe ne peut pas exister sans la voix des peuples.
L’Europe ne doit plus intervenir partout, tout le temps. Elle doit agir là où elle est efficace, là où elle est attendue, avec bien sûr l’affirmation de notre identité, la sécurité et la maîtrise de nos frontières, la défense de nos intérêts économiques.
Je suis profondément patriote, j’aime mon pays, la France. Je crois en cette Nation incomparable. Et je suis, aussi, pleinement européen, par mes racines, par mes origines, et par mes convictions. Oui, il faut rebâtir le projet européen, en répondant à ces questions : quel projet, quelles valeurs, quelle identité, quelles frontières ?
C’est ainsi que nous redonnerons foi dans l’Europe. Et c’est ainsi que nos concitoyens se réapproprieront pleinement le projet européen. Et c’est au nom même de ces convictions européennes que je crois que nous pouvons le réussir. Parce qu’il faut de l’espoir dans le projet européen.
Je vous remercie. Déclaration du Premier ministre sur le référendum britannique

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jeudi 23 juin 2016 - 16:29

Discours du Premier ministre à l’assemblée générale de la Mutualité française

Madame la ministre, chère Marisol TOURAINE,
Monsieur le président, cher Etienne CANIARD,
Mesdames, messieurs les délégués,
Mesdames, messieurs,

Je vous remercie très sincèrement de m’avoir invité à m’exprimer en préambule de votre Assemblée générale, que je sais importante, dans cette belle salle de la Mutualité.

Chaque année, votre Assemblée générale vous permet – mais vous venez de le dire – de réaffirmer cette belle ambition que vous avez en partage : accompagner les individus, faire le choix de la solidarité face aux coups durs de la vie ; de la solidarité, plutôt que de l’égoïsme, et du « chacun pour soi ».

Dans notre pays, les débats ont trop souvent tendance à s’abîmer dans la confrontation, les postures et les surenchères, alors que nous avons tant besoin d’apaisement et de rassemblement. Il y a aussi, et depuis des années, ces fractures sociales, territoriales, ces inégalités sociales, ces doutes profonds que ressentent nos compatriotes quant à notre destin commun. Et il y a enfin, bien sûr, cette menace terroriste qui met notre pays à dure épreuve et qui cherche – c’est son but – à nous diviser.

Face à cela, nous tous – les pouvoirs publics en tête, mais tous ceux qui ont une responsabilité dans la société – devons faire preuve, précisément, de la plus grande responsabilité. Nous tous devons prendre en compte, dans nos choix, l’intérêt général du pays. Et je sais combien le mouvement mutualiste, vos entreprises, vos dizaines de milliers de collaborateurs, œuvrent chaque jour pour la cohésion de notre société, pour renforcer les liens qui nous unissent. Vous avez donc un rôle irremplaçable.

Ma présence, ici, devant vous, avec la ministre de la Santé, c’est l’occasion de vous exprimer toute la reconnaissance du Gouvernement. De vous dire toute notre estime pour l’action que vous menez au service de nos concitoyens.

La mutualité française, ce sont 38 millions de personnes protégées. Les Français sont attachés à ce modèle. La preuve : en France, on n’adhère pas simplement à une « complémentaire santé », on « prend une mutuelle ». Et cette démarche, ces mots ont leur importance !

Au-delà de vos activités d’assurance, il y a aussi vos activités de soin dans vos 2 500 établissements et services. Grâce à ces dispositifs, de très nombreux Français, souvent les plus modestes, accèdent aux soins, bénéficient de vos dispositifs de dépistage et de prévention. Ils sont également pris en charge dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Votre présence sur l’ensemble de notre territoire est très précieuse, et garantit précisément cette solidarité territoriale souvent mise à mal.

Elle montre combien la mutualité française et les pouvoirs publics savent travailler ensemble, dans l’intérêt collectif.

Notre première priorité – et je sais qu’elle est partagée ici – c’est de consolider notre assurance maladie obligatoire.

Fin 2011, elle était en déficit de plus de 8,5 milliards d’euros, c’est-à-dire en grand danger. A la fin de cette année, grâce à l’esprit de responsabilité de tous, grâce aussi à l’engagement de Marisol TOURAINE, le déficit sera ramené à 5,2 milliards. C’est encore trop, mais c’est une réduction de 40 % en l’espace de cinq ans. Nous aurons accompli cet effort nécessaire sans jamais réduire la couverture sociale des Français –la ministre y est particulièrement vigilante.

Depuis 2012, nous rétablissons les comptes sans dérembourser des soins, sans instaurer de forfait ni de franchise, sans taxe supplémentaire sur les complémentaires santé. Si bien que la part des dépenses de santé prise en charge par l’assurance maladie progresse à nouveau : la sécurité sociale couvre 76,6 % des dépenses de santé en 2014, contre 75,9% en 2011.

Des déficits qui baissent – il faut continuer l’effort – et une prise en charge par la sécurité sociale qui augmente : c’est la solidarité de notre système de santé qui est garantie et qui progresse. C’est ce modèle social qu’il faut défendre.

Il y a – et c’est normal dans une démocratie – un débat dans notre pays sur ce que doit être notre système de santé. A travers notre système de santé, c’est le modèle social qui est interrogé – mais c’est aussi, au fond, la République. Les projets qui se dessinent, car il y a de grands rendez-vous en 2017, sont sans ambiguïté. Leur objectif : diminuer de plus de trois points la part des dépenses de santé prise en charge par la sécurité sociale, en les transférant directement au patient ou par l’intermédiaire de leur complémentaire.

Ce qui se dessine parfois, c’est donc le retour des bonnes vieilles recettes : celles des déremboursements et des franchises, peut-être aussi celles des taxes sur les complémentaires santé, dont la majorité précédente s’était fait une spécialité. Et avec les résultats que l’on connaît : toujours plus de déficits et toujours moins de solidarité. Car – faut-il le rappeler – il n’y a pas de magot ! Taxer les mutuelles, c’est taxer les Français. Dérembourser, c’est taxer les malades. Et notre fierté, c’est d’avoir pris à bras-le-corps la question du rétablissement des comptes de notre sécurité sociale sans avoir jamais cédé à ce genre de facilité comptable.

Je le dis sans esprit de polémique, mais parce que, comme je crois au débat démocratique, il faut que les Français puissent choisir en connaissance de cause. Je sais combien nous avons pu compter sur votre soutien – je l’ai bien compris – d’ »assureur paradoxal », pour reprendre votre expression, cher Etienne CANIARD. Mais si l’assureur est peut-être paradoxal, votre soutien aux efforts considérables pour renforcer notre sécurité sociale, lui, ne l’est pas. Il est tout simplement fidèle à vos valeurs, qui ont inspiré la création de notre Sécurité Sociale il y a un peu plus de 70 ans.

Vous toutes et vous tous, ici, en êtes parfaitement conscients : c’est en modernisant pas à pas notre système de santé que nous en consolidons le haut niveau de solidarité. Rester à la pointe du progrès médical, réussir le virage ambulatoire, mettre l’accent sur la prévention : tels sont les défis que la loi de modernisation de notre système de santé doit nous permettre de relever.

La mutualité française et les pouvoirs publics travaillent également ensemble à cette grande avancée – cet engagement du président de la République, vous le rappeliez – qu’est la « généralisation de l’accès à une complémentaire santé de qualité ».

Pour cela, les réformes ont été nombreuses, très nombreuses même, depuis 2012.

Nous avons, d’abord, agi en direction de nos compatriotes les plus modestes. Les plafonds de ressources de la couverture maladie universelle complémentaire et de l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé ont été revus, dès l’été 2013, pour que plus de personnes aient accès à ces dispositifs. En tout, ce sont plus de 600 000 personnes supplémentaires qui ont été concernées.

Parce que le dispositif de l’acquisition d’une complémentaire santé restait trop complexe – c’est-à-dire qu’il excluait des personnes qui pouvaient y prétendre – nous l’avons réformé pour le rendre plus simple pour les foyers modestes auxquels il est destiné. Nous avons sélectionné pour ces foyers une offre lisible de contrats référencés et de bonne qualité aux meilleurs prix. Je sais que certains d’entre vous ont mal perçu cette nouvelle forme de mise en concurrence. Mais les résultats sont là : depuis leur mise en place il y a un an, en juillet 2015, plus d’un million de Français ont bénéficié d’un de ces contrats, en choisissant majoritairement les couvertures les plus protectrices, avec des tarifs réduits de 15 à 40 %. Pour ces ménages en situation de pauvreté, l’accès à une complémentaire santé de qualité est désormais une réalité.

Nous avons, ensuite, décliné l’accord conclu entre les partenaires sociaux, en janvier 2013, visant à généraliser la couverture complémentaire santé dans les entreprises. C’est une évolution considérable, effective depuis le 1er janvier dernier. Même s’il est encore trop tôt pour en tirer le bilan, cette évolution doit permettre à l’ensemble des salariés, y compris les plus précaires, de bénéficier d’une couverture complémentaire santé.

Nous avons également réformé les critères du contrat responsable. Vous aviez appelé cette réforme de vos vœux, ainsi que le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie. Ce dispositif fait désormais partie de l’arsenal de mesures déployées par Marisol TOURAINE pour réguler les dépassements de tarifs et d’honoraires. Là encore, il s’agit d’un objectif que nous avons constamment partagé.

Depuis 4 ans, ces réformes ont profondément modifié l’environnement dans lequel vous agissez. Nous avons parfois divergé sur la nature des réformes à entreprendre, mais nous nous sommes retrouvés sur l’essentiel, c’est-à-dire honorer l’engagement du Président de la République, c’est-à-dire améliorer la couverture sociale de nos concitoyens et maintenir un haut niveau de solidarité.

Lors de votre dernier congrès, le chef de l’Etat avait répondu favorablement à vos demandes de disposer d’un bilan des dispositifs existants d’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé. Le gouvernement, vous le rappeliez, a confié ce travail à l’IGAS, les conclusions ont été rendues publiques il y a quelques semaines. Ce rapport recense une douzaine de dispositifs différents, la plupart ayant fait l’objet d’une réforme récente. Il recommande, avant d’entreprendre toute nouvelle réforme d’ampleur, une prise de recul sur les réformes déjà accomplies afin d’en évaluer les résultats.

Ce que souligne ce rapport, c’est la priorité pour vos organismes de s’adapter pleinement à ce nouvel environnement. Tout est largement entre vos mains, mais le Gouvernement peut vous aider. D’une part en stabilisant cet environnement. Et d’autre part en adaptant les règles qui régissent le fonctionnement de vos organismes.

C’est pourquoi le Gouvernement, à votre demande, vient de proposer – vous le rappeliez, monsieur le président – au Parlement de l’habiliter à réformer par ordonnance le code de la mutualité, dans un délai de six mois. L’Assemblée nationale a voté cet amendement. Nous défendrons cette disposition au Sénat, au-delà du vote qui a eu lieu en commission. Et nous veillerons à ce qu’elle figure bien dans le texte de loi adopté à l’issue de la navette parlementaire, c’est-à-dire à l’Assemblée nationale. Vous pouvez compter, monsieur le président, sur notre soutien.

Cette ordonnance, et les textes réglementaires qui l’accompagneront, répondent à un enjeu clair : préserver le modèle mutualiste en tirant les conséquences des nouvelles règles issues des réformes récentes. La concurrence est forte dans votre secteur. Ce n’est pas nouveau. Mais vos valeurs ne sont pas un handicap. Au contraire : j’ai la conviction que dans le cas d’une réglementation repensée, s’appliquant à tous les acteurs du secteur, elles constituent et constitueront longtemps encore un avantage comparatif au moment de choisir une couverture santé.

Pour le reste, je rejoins pleinement les recommandations de l’IGAS : donnons-nous le temps de l’évaluation. Je suis particulièrement sensible aux craintes, aux inquiétudes qui sont les vôtres, de voir certaines de ces réformes accentuer la segmentation des risques entre actifs et inactifs, entre jeunes et moins jeunes. Nous devons y être particulièrement attentifs : l’évaluation des réformes engagées doit nous permettre d’apporter des réponses et, si vous craintes venaient à se confirmer, d’apporter, bien entendu, les corrections nécessaires.

Mesdames, messieurs,

Si nous avons été capables d’avancer ensemble – et je connais aussi les désaccords, les inquiétudes, mais nous sommes conscients, collectivement, de ce qui a pu aller dans le bon sens – c’est en particulier grâce à l’engagement d’un homme. Et je me tourne vers vous, cher Etienne CANIARD. Votre parcours mutualiste, votre implication au service de notre système de santé forcent le respect. Alors que votre Assemblée s’apprête à élire votre successeur – dans un immense suspense, et je ne dévoilerai pas son nom –, nous tenions, avec la ministre, à vous rendre très sincèrement, très chaleureusement, très amicalement, un hommage appuyé, même si je ne doute pas un seul instant que votre voix continuera à porter, comme en témoigne d’ailleurs votre publication récente.

Il nous appartiendra, avec votre successeur, de poursuivre les travaux engagés, de continuer à inventer la protection sociale du 21ème siècle. Les défis sont nombreux, vous le rappeliez.

Tout d’abord, poursuivre la modernisation de notre système de santé et la consolidation de notre assurance maladie obligatoire : beaucoup a été fait, mais il faut poursuivre avec constance, et aussi vigilance, car rien n’est jamais acquis en la matière.

Le second défi, c’est de repenser les relations entre assurance maladie obligatoire et assurance maladie complémentaire. Le débat – à bien des égards outranciers – sur la généralisation du tiers payant a été tout à fait essentiel.

Enfin, le troisième défi me semble être : concevoir une protection sociale qui accompagne chacun, sans rupture, quel que soit son parcours professionnel et personnel. Nous avons fait un pas important en instaurant une protection universelle maladie dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2016. Le projet de Loi Travail – j’en ai parlé – permet une grande avancée avec le compte personnel d’activité. Nul doute que ce besoin de simplification et de continuité de la protection sociale devra trouver une réponse également en matière d’assurance maladie complémentaire.

Face à ces chantiers, face à ces bouleversements, face à ces défis, je sais que la mutualité française saura être force de proposition. Elle saura être exigeante et inventive. Chaque fois que vous nous proposerez d’avancer dans la solidarité, vous trouverez, mesdames et messieurs les mutualistes, un gouvernement à l’écoute et prêt à vous accompagner, vous qui, avec ce bel esprit mutualiste, accompagnez tant de nos concitoyens.

Mesdames et messieurs,

Je le disais au début de mon propos, notre pays est confronté à des défis considérables. Je rappelle souvent que la France compte dans le monde. Elle compte dans le monde, bien sûr – je n’ai pas besoin de le rappeler ici – par sa diplomatie, par ses armées. Elle compte par sa culture et par sa langue. Elle compte grâce à son économie, son industrie, son agriculture. Je me réjouis, bien sûr, qu’aujourd’hui la croissance soit de retour et que nous obtenions des résultats économiques.

Mais elle compte peut-être davantage grâce à ses valeurs. A ses valeurs qui sont celles de la République, à ses valeurs qui sont des valeurs universelles, dont la laïcité, qui nous permet de vivre ensemble. Et elles comptent peut-être avant tout dans les moments que nous vivons, avec les fractures, le repli sur soi, la montée des populismes, les inquiétudes quant à l’avenir de l’Europe.

Elle compte grâce à son modèle social. Et dans les débats qui s’ouvrent pour l’avenir du pays, il y a ce débat essentiel sur le modèle social ; il y a ce débat entre ceux qui défendent la solidarité – à condition bien sûr d’en moderniser, d’en transformer les instruments, de les adapter aux défis que nous venons de rappeler – et il y a ceux qui considèrent qu’au fond, toute solidarité est une forme d’assistanat, et qu’on perd de l’argent.

Dans ce modèle-là, dans ce modèle si français, dans ce modèle qui est au cœur du pacte républicain, vous jouez un rôle essentiel, et c’est ce que je voulais vous dire ce matin. Continuez à jouer ce rôle essentiel, exigeant, et si indispensable à notre pays.

Je vous remercie.

Discours du Premier ministre à l’assemblée générale de la Mutualité française

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mercredi 22 juin 2016 - 19:25

Remise du rapport « France Médecine Génomique 2025 » : faire entrer la France dans l’ère de la médecine génomique

Le Premier ministre a reçu aujourd’hui, en présence de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Thierry Mandon, Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le rapport d’Yves Lévy, président de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN) : « France Médecine Génomique 2025 ». […]

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Rapport France Médecine Génomique 2025

Ce rapport a été élaboré sous la responsabilité de ses auteurs. Ses conclusions n’engagent pas le Gouvernement, dont elles alimentent la réflexion. Rapport France Médecine Génomique 2025

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Déplacement en Essonne et en Seine-et-Marne

Le Premier ministre signera, vendredi 24 juin 2016, à l’hippodrome de Ris-Orangis / Bondoufle, le premier Contrat d’intérêt national (CIN). Ce contrat signé par l’Etat avec les Communautés d’agglomération « Grand Paris Sud » et « Cœur d’Essonne », ainsi qu’avec les Conseils départementaux de l’Essonne et de Seine-et-Marne, définit une stratégie de développement pour le territoire, en lien avec la dynamique du Grand Paris. […]

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mardi 21 juin 2016 - 18:36

Réunion avec les ministres et secrétaires d’Etat

Manuel Valls, Premier ministre, recevra les ministres et secrétaires d’État,
Jeudi 23 juin 2016 à 11h00, à l’hôtel de Matignon.

A cette occasion, la cour de l’hôtel de Matignon sera ouverte dès 10h30 à l’ensemble des journalistes accrédités à l’adresse : communication@pm.gouv.fr

Entrée sur accréditation, vous devez impérativement nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Un tour d’images poolé sera organisé.

Contacts :
01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr

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Rapport de Didier Lockwood « Transmettre aujourd’hui la musique »

Ce rapport a été élaboré sous la responsabilité de ses auteurs. Ses conclusions n’engagent pas le Gouvernement, dont elles alimentent la réflexion.
Rapport de Didier Lockwood « Transmettre aujourd’hui la musique »

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Remise du rapport « Transmettre aujourd’hui la musique » de Didier Lockwood

Manuel Valls, Premier ministre, s’est vu remettre, cet après-midi, par Didier Lockwood un rapport intitulé « Transmettre aujourd’hui la musique ».

Ce rapport très détaillé, nourri par l’expérience du terrain, propose des axes de réflexion quant à la formation des élèves, des enseignants, à l’articulation des différents dispositifs existants, et à la transparence dans le choix des pédagogies pour les classes-orchestre.

Il préconise notamment de favoriser des approches pédagogiques plus directes reposant sur l’oralité, pour les conjuguer progressivement avec d’autres méthodes plus théoriques fondées sur l’écriture. Le principe central est de permettre aux enfants de pratiquer tout de suite l’instrument sans passer par l’apprentissage du solfège.
Les enseignants sont invités à développer la passion et l’énergie communicatives, les facultés de narration et d’improvisation, de faire connaitre toutes les esthétiques musicales, d’apprendre la gestion d’un groupe.
Il existe déjà beaucoup de dispositifs pour n’en citer que quelques-uns, DEMOS, Orchestres à l’école, Passeurs d’art, Les concerts de poche, Les Petites Mains. Ces initiatives, toutes inspirées de l’expérience vénézuélienne, El Sistema. Organiser le dialogue entre toutes ces instances éducatives (associations, établissements culturels et éducation nationale) pour partager les compétences permettra d’identifier les bonnes pratiques pour généraliser ces dispositifs.
Trois ministères seraient associés à cette démarche, le ministère de la Culture et de la communication, le ministère de l’Éducation Nationale, le ministère de la Ville de la Jeunesse et des sports. Communiqué du 21 juin 2016 Remise du rapport de Didier Lockwood

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Manuel Valls se rendra à l’Assemblée générale de la Mutualité Française

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra à l’Assemblée générale de la Mutualité Française, Jeudi 23 juin 2016, Maison de la Mutualité 24 rue Saint-Victor, Paris 5e, en présence de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé. Déroulé prévisionnel …

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Échanges sur les modalités de financement du Revenu de solidarité active avec l’Assemblée des Départements de France

Le Premier ministre, Manuel Valls, a reçu à l’Hôtel de Matignon, en présence de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, de Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, et de Christian Eckert, Secrétaire d’État chargé du Budget, le Comité exécutif de l’Assemblée des Départements […]

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Entretien avec S. Exc. M. Stefan Löfven, Premier ministre de Suède

Manuel Valls, Premier ministre, recevra S. Exc. M. Stefan Löfven, Premier ministre de Suède, Mercredi 22 juin 2016 à 16h15, l’Hôtel de Matignon. La cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte à partir de 15h45 aux journalistes accrédités. Un tour d’images sera organisé.

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lundi 20 juin 2016 - 15:23

Remise du rapport de Didier Lockwood « Transmettre aujourd’hui la musique »

Manuel Valls, Premier ministre, recevra le rapport de Didier Lockwood, musicien : « Transmettre aujourd’hui la musique », Mardi 21 juin 2016 à 16h30, à l’Hôtel de Matignon, à cette occasion, la cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 16h00 aux journalistes accrédités Un tour d’images sera organisé.

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Remise du rapport d’Yves Lévy sur les perspectives de la médecine génomique

Manuel Valls, Premier ministre, recevra le rapport d’Yves Lévy, président de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé : « France Médecine Génomique 2025 : permettre l’accès au diagnostic génétique sur tout le territoire », mercredi 22 juin 2016 à 17h00, à l’Hôtel de Matignon. En présence de Marisol Tourraine, ministre des […]

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Fête de la Musique à l’Hôtel de Matignon

Fête de la Musique : 35e édition, Hôtel de Matignon, Mardi 21 juin 2016. Dans le cadre de la 35e édition de la Fête de la Musique, l’Hôtel de Matignon ouvrira sa cour d’honneur au public pour un concert placé sous le signe de « La musique plus forte que… « . Les artistes Sirius Plan, Rokia Traoré, Manu Katché, et […]

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vendredi 17 juin 2016 - 17:52

Agenda prévisionnel de Manuel Valls du lundi 20 juin au vendredi 24 juin 2016

Lundi 20 juin 2016 09h30 : Entretien avec Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur Hôtel de Matignon 13h00 : Déjeuner avec le Président de la République Palais de l’Elysée 18h00 : Entretien avec Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget Hôtel de Matignon Mardi 21 juin […]

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Entretien avec S. Exc. M. António Costa, Premier ministre de la République portugaise

Manuel Valls, Premier ministre, recevra S. Exc. M. António Costa, Premier ministre de la République portugaise Samedi 18 juin 2016 à 12h00,
à l’Hôtel de Matignon

La cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte à partir de 11h00 aux journalistes accrédités à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant vendredi 17 juin 2016 20h00.

Vous devez impérativement nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Un tour d’images sera organisé.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions du 17 juin 2016 Entretien avec S. Exc. M. António Costa, Premier ministre de la République portugaise

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Déplacement à l’Îlot Saint-Germain (Paris) sur le thème du logement social

Manuel Valls, Premier ministre, visitera l’îlot Saint-Germain, 8 bis rue Saint-Dominique, Paris 7e
Vendredi 17 juin 2016 à 16h00,

En présence d’Anne Hidalgo, maire de Paris, Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget

Le Premier ministre, Anne Hidalgo, Emmanuelle Cosse et Christian Eckert, se rendront sur le site de l’îlot Saint-Germain, pour présenter l’accord foncier conclu entre l’Etat et la Ville de Paris, qui permet notamment la création de logements sociaux.
Déroulé prévisionnel :
16h00 : Arrivée du Premier ministre à l’ilot Saint-Germain
8 bis rue Saint Dominique Paris 7e
Présentation de l’Ilot Saint-Germain et des emprises faisant l’objet d’une cession pour la création de logements sociaux, visite des locaux Pool presse uniquement (la composition du pool sera communiquée ultérieurement)
16h20 : Allocution d’Anne Hidalgo, maire de Paris
Allocution de Manuel Valls, Premier ministre Presse accréditée
16h45 : Départ du Premier ministre.

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant vendredi 17 juin 2016, 14h00.
Accueil presse dès 15h30 8 bis rue Saint Dominique Paris 7e
Carte de presse 2016 obligatoire.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions du 17 juin 2016 Déplacement à l’Îlot Saint-Germain (Paris) sur le thème du logement social

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jeudi 16 juin 2016 - 12:24

Manuel Valls se rendra au Mémorial de Thiepval pour co-présider la cérémonie officielle franco-britannique à l’occasion des 100 ans de la bataille de la Somme

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la bataille de la Somme, Manuel Valls, Premier ministre, se rendra au Mémorial de Thiepval, pour co-présider la cérémonie officielle franco-britannique,
le vendredi 1er juillet 2016 à 11h00.
Le mémorial de Thiepval a été érigé en 1932 afin d’honorer la mémoire des 72 000 combattants britanniques et sud-africains tombés au champ d’honneur dans la Somme entre juillet 1915 et mars 1916. La cérémonie du centenaire de la bataille de la Somme à Thiepval sera organisée par les gouvernements français et britannique en mémoire des victimes et pour rappeler l’ampleur du conflit et son impact sur les populations. Des délégations des pays du Commonwealth seront présentes à ces cérémonies.
Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant ce vendredi 17 juin 2016, 12h00. Carte de presse 2016 obligatoire. Le déroulé prévisionnel vous sera adressé ultérieurement.

Un départ de Paris en train et un acheminement jusqu’à Thiepval seront organisés. Places limitées. Merci de préciser dans votre demande d’accréditation si vous souhaitez emprunter le train et les navettes réservées ou si vous vous acheminez sur site par vos propres moyens.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Cérémonie officielle franco-britannique à l’occasion des 100 ans de la bataille de la Somme

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mercredi 15 juin 2016 - 19:19

Rencontre avec les forces de secours et de sécurité déployées au Champs-de-Mars

Manuel VALLS, Premier ministre, et Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur, rencontreront les forces de sécurité et de secours déployées sur le Champs-de-Mars dans le cadre de l’EURO 2016,
Mercredi 15 juin 2016. Ce déplacement sera intégralement couvert par un pool presse constitué par : France TV ; Radio France (France Info) ; AFP ; AFP Photo ; SIPA
Programme prévisionnel :
19h15 : Arrivée de M. le Premier ministre au Champs-de-Mars

  • Rencontre avec les effectifs de la CRS 22 qui est en charge de la sécurisation du périmètre contrôlé de la Tour Eiffel
  • Rencontre avec les Gardiens de la paix stagiaires de la 236 ème promotion de GPX qui sont sur les missions palpations autour de la fan-zone
  • Rencontre avec des effectifs de la 32 ème Compagnie d’Intervention de la préfecture de police
  • Rencontre avec des effectifs EGM en mission de sécurisation sur la Fan Zone
  • Rencontre avec des effectifs BIVP (effectifs en civils présents sur toutes les manifestations) de la Préfecture de police
  • Visite du PCO et rencontre avec les personnels présents

20h00 : Départ de M. le Premier ministre et de M. le ministre de l’Intérieur
Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15
communication@pm.gouv.fr
Note aux rédactions du 15 juin 2016 Rencontre avec les forces de secours et de sécurité déployées au Champs-de-Mars

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lundi 13 juin 2016 - 15:52

Entretien avec S. Exc. M. Juha Sipilä, Premier ministre de la République de Finlande

Manuel Valls, Premier ministre, recevra S. Exc. M. Juha Sipilä, Premier ministre de la République de Finlande mercredi 15 juin 2016 à 16h30, à l’Hôtel de Matignon. La cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte à partir de 16h00 aux journalistes accrédités.

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vendredi 10 juin 2016 - 17:38

Agenda prévisionnel du Premier ministre Manuel Valls du lundi 13 juin au jeudi 16 juin 2016

Lundi 13 juin 2016 09h00          Entretien avec Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur Hôtel de Matignon 11h00            Entretien avec Emmanuelle COSSE, ministre du Logement et de l’Habitat durable Hôtel de Matignon 12h00            Entretien avec Jean-Christophe CAMBADELIS, Premier secrétaire du Parti socialiste Hôtel de Matignon 13h00             Déjeuner avec le Président de la République Palais de l’Elysée Déplacement […]

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Agenda prévisionnel de Manuel VALLS, Premier ministre, du lundi 13 juin au jeudi 16 juin 2016

Lundi 13 juin 2016
09h00 Entretien avec Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur
Hôtel de Matignon
11h00 Entretien avec Emmanuelle COSSE, ministre du Logement et de l’Habitat durable
Hôtel de Matignon
12h00 Entretien avec Jean-Christophe CAMBADELIS, Premier secrétaire du Parti socialiste
Hôtel de Matignon
13h00 Déjeuner avec le Président de la République
Palais de l’Elysée
Déplacement dans le Calvados Mardi 14 juin 2016
09h30 Entretien avec Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement
Hôtel de Matignon
15h00 Questions d’actualité au Gouvernement
Assemblée nationale
16h45 Questions d’actualité au Gouvernement
Sénat Mercredi 15 juin 2016
09h00 Entretien avec le Président de la République
Palais de l’Elysée
10h00 Conseil des Ministres
Palais de l’Elysée
15h00 Questions d’actualité au Gouvernement
Assemblée nationale
16h30 Entretien avec Juha SIPILÄ, Premier ministre de la Finlande
Hôtel de Matignon Jeudi 16 juin 2016
11h00 Entretien avec Annick GIRARDIN, ministre de la Fonction publique
Hôtel de Matignon
12h00 Entretien avec Laurence ROSSIGNOL, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes
Hôtel de Matignon
18h15 Entretien avec André VALLINI, secrétaire d’Etat chargé du Développement et de la Francophonie
Hôtel de Matignon Note aux redactions du 10 juin 2016 agenda prévisionnel du 13 juin au 16 juin

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Déplacement à Caen (Calvados)

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra dans le Calvados, Lundi 13 juin 2016, en présence de Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et Clotilde Valter, secrétaire d’État chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage Centre pénitentiaire de Caen 35 rue du Général Moulin – Caen Pool uniquement 15h30 : Arrivée du Premier […]

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mercredi 8 juin 2016 - 16:39

Entretien avec S. Exc. M. Dacian Ciolos, Premier ministre de Roumanie

Manuel VALLS, Premier ministre, recevra S. Exc. M. Dacian Ciolos, Premier ministre de Roumanie Vendredi 10 juin 2016 à 10h00,
à l’Hôtel de Matignon

La cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte à partir de 09h30 aux journalistes accrédités à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant jeudi 9 juin 2016 16h00.

Vous devez impérativement nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Un tour d’images sera organisé.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions du 8 juin 2016 Entretien avec S. Exc. M. Dacian Ciolos, Premier ministre de Roumanie

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Réunion de ministres et secrétaires d’Etat

Manuel Valls, Premier ministre, recevra les ministres et secrétaires d’Etat,
jeudi 9 juin 2016 à 11h00,

à l’Hôtel de Matignon.

Cette réunion sera suivie d’un déjeuner.

A cette occasion, la cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 10h30 à l’ensemble des journalistes accrédités à l’adresse : communication@pm.gouv.fr

Entrée sur accréditation, vous devez impérativement nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Un tour d’images poolé sera organisé.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions du 8 juin 2016 Réunion de ministres et secrétaires d’Etat

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mardi 7 juin 2016 - 15:17

Entretien avec S. Exc. M. Leung Chun-Ying, Chef de l’Exécutif de Hong-Kong

Manuel Valls, Premier ministre, recevra S. Exc. M. Leung Chun-Ying, Chef de l’Exécutif de Hong-Kong,  jeudi 9 juin 2016 à 09h00, à l’Hôtel de Matignon. La cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte à partir de 08h30 aux journalistes accrédités.

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lundi 6 juin 2016 - 20:04

80 ans de la signature des accords de Matignon

Manuel Valls, Premier ministre, recevra des personnalités du monde du cinéma, ainsi que des volontaires du Service Civique engagés par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), pour célébrer les 80 ans de la signature des accords de Matignon, le mardi 7 juin 2016 à 17h00, à l’Hôtel de Matignon. A l’occasion des 80 […]

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dimanche 5 juin 2016 - 19:52

Le Premier ministre se rendra au Conseil d’Etat

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra lundi 6 juin 2016 à 15h45, au Conseil d’Etat. Le Premier ministre se rendra devant l’assemblée du Conseil d’Etat Après avoir salué chacune des sections, il s’adressera aux membres du Conseil pour saluer le travail de la Haute assemblée tant dans ses fonctions consultatives que contentieuses. Déroulé prévisionnel 15h45 […]

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Manuel Valls, Premier ministre, présidera une réunion de travail sur la gestion des inondations en France, au ministère de l’Intérieur

Manuel Valls, Premier ministre, présidera une réunion de travail, sur la gestion des inondations en France Lundi 6 juin 2016 à 08h00, au ministère de l’Intérieur. En présence de : Ségolène Royal, ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics Jean-Michel Baylet, ministre de l’aménagement du […]

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vendredi 3 juin 2016 - 21:30

Agenda du Premier ministre, Manuel Valls, du 6 juin au 10 juin 2016

Lundi 6 juin 2016 09h00              Entretien avec Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur                         Hôtel de Matignon 13h00              Déjeuner avec le Président de la République                         Palais de l’Elysée 15h45              Déplacement au Conseil d’Etat                         Paris 1er Mardi 7 juin 2016 09h30              Entretien avec Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de […]

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Annulation – Déplacement de Manuel Valls, Premier ministre à Clamart, samedi 4 juin 2016

Le Premier ministre modifie son emploi du temps en raison de la gestion des crues exceptionnelles. Son déplacement à Clamart pour le lancement des travaux Grand Paris Express – samedi 4 juin 2016 – est annulé.

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Crues exceptionnelles – Déplacement dans l’Essonne

Crues exceptionnelles : Manuel Valls, Premier ministre, se rendra dans les zones sinistrées de l’Essonne Vendredi 3 juin 2016 à 17h30  Le Premier ministre Manuel Valls se rendra en fin d’après-midi dans l’Essonne aux côtés des habitants et des forces de secours dans les villes de Longjumeau, de Corbeil-Essonnes et d’Evry. Déroulé prévisionnel : 17h30 : Arrivée […]

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Déplacement à Clamart pour le lancement des travaux Grand Paris Express

Le Grand Paris Express est le plus important projet d’infrastructure d’Europe : 200 km de nouvelles lignes de métro automatique connectées avec les réseaux de transport existants et 68 nouvelles gares à construire d’ici à 2030. Sa réalisation contribuera à renforcer l’attractivité du Grand Paris, à favoriser l’égalité des territoires de la métropole et à faciliter les déplacements de millions de voyageurs, tout en préservant l’environnement.

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mercredi 1 juin 2016 - 20:19

Manuel Valls reçoit le rapport de Claudy Lebreton sur l’aménagement du territoire en France

Manuel Valls, Premier ministre,  recevra le rapport de Claudy Lebreton sur l’aménagement du territoire en France, Jeudi 2 juin 2016 à 10h00,  à l’Hôtel de Matignon. Claudy Lebreton remettra au Premier Ministre, en présence de Jean-Michel Baylet et Axelle Lemaire, son rapport sur sa vision de l’aménagement du territoire en France. Ce rapport présentera des propositions pour […]

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Point de situation après les attentats du 13 novembre 2015

Manuel Valls, Premier ministre, réunira les représentants du Parlement pour un point de situation après les attentats du 13 novembre 2015, Mercredi 1er juin 2016 à 17h00, à l’Hôtel de Matignon. En présence des membres du Gouvernement concernés, des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, ainsi que des présidents des groupes parlementaires et des présidents des commissions […]

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mardi 31 mai 2016 - 19:52

Rencontre avec les lauréats du Choiseul « 100 Africa »

Manuel VALLS, Premier ministre, rencontrera les lauréats du Choiseul « 100 Africa », à l’Hôtel de Matignon Jeudi 2 juin 2016 à 11h00, le Premier ministre rencontrera les lauréats de l’institut Choiseul, think-tank dédié à l’analyse de la gouvernance mondiale, qui récompense chaque année les 100 jeunes chefs d’entreprise africains ayant joué un rôle majeur dans le développement économique, social […]

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Visite officielle en Grèce

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra en Grèce, du jeudi 2 juin 2016 au vendredi 3 juin 2016,

En présence de Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics et de Harlem Désir, Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes.

Le Premier ministre se rendra en Grèce en visite officielle les 2 et 3 juin. Il sera accompagné du ministre des finances, Michel Sapin et du secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Harlem Désir. Il rencontrera le Président de la République hellénique Prokopios Pavlopoulos et aura plusieurs entretiens avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras.
Ce déplacement, qui intervient quelques jours après la décision prise par l’Union européenne de mettre à la disposition de la Grèce une nouvelle tranche d’aide financière dans le cadre du programme de soutien européen, sera l’occasion de marquer à nouveau l’appui de la France aux réformes conduites par la Grèce et à la consolidation de sa place au sein de la zone euro.
Le Premier ministre fera par ailleurs un point détaillé sur les questions migratoires et sur l’aide que la France peut apporter pour permettre à la Grèce de faire face au défi que représente l’accueil de très nombreux réfugiés sur son territoire.
Les entretiens seront enfin l’occasion de tracer de nouvelles perspectives s’agissant des relations bilatérales entre la France et la Grèce. Les deux Premiers ministres signeront à cet égard une « feuille de route » qui décline de manière opérationnelle le partenariat stratégique franco-grec.

Programme prévisionnel
Jeudi 2 juin 2016
12h15 : Décollage du vol conseillé pour la presse AEGEAN A3611 de Paris-Charles-de-Gaulle
16h30 : Atterrissage du vol conseillé pour la presse à l’aéroport international d’Athènes et acheminement à l’hôtel
18h10 : Arrivée de M. le Premier ministre à l’aéroport international d’Athènes
19h00 : Dépôt de gerbe sur la tombe du soldat inconnu par M. le Premier ministre Toute presse accréditée
19h15 : Entretien de M. le Premier ministre avec Prokopis PAVLOPOULOS, Président de la République hellénique – Palais présidentiel Tour d’images poolé
20h00 : Visite du musée de l’Acropole Pool images
20h45 : Dîner officiel avec Alexis TSIPRAS, Premier ministre de la République hellénique Tour d’images poolé

22h30 : Rencontre informelle avec la presse française à la Résidence de France Rédacteurs uniquement

Vendredi 3 juin 2016
10h00 : Visite de l’Institut français d’Athènes et rencontre avec les personnels Hors presse
11h00 : Arrivée de M. le Premier ministre au Palais Maximos
11h00 : Entretien entre M. le Premier ministre et Alexis TSIPRAS, Premier ministre de la République hellénique Tour d’images poolé
11h30 : Réunion des ministres français et grecs autour des deux Premiers ministres Tour d’images poolé
13h00 : Signature de la feuille de route dans le cadre du partenariat stratégique entre la France et la Grèce Tour d’images poolé
13h05 : Point presse conjoint des deux Premiers ministres Pool TV + presse accréditée
17h25 : Décollage du vol conseillé pour la presse AEGEAN A3614 de l’aéroport international d’Athenes
19h55 : Atterrissage du vol conseillé pour la presse à Paris-Charles-de-Gaulle

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant mardi 31 mai 2016, 15h00, en complétant le bulletin d’inscription ci-joint.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions du 31 mai 2016 Visite officielle en Grèce

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lundi 30 mai 2016 - 18:51

Régime d’assurance chômage des intermittents

Le Premier ministre et la ministre de la Culture et de la Communication ont salué l’accord conclu unanimement par les partenaires sociaux du secteur du spectacle le 28 avril dernier qui a permis de poser de nouvelles bases pour les règles spécifiques d’indemnisation chômage des artistes et techniciens intermittents du spectacle. Cet accord concilie une […]

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Discours du Premier ministre du 30 mai 2016 – Commission nationale de Lutte contre le Travail illégal

Seul le prononcé fait foi Mesdames et messieurs les ministres, Madame la députée, Mesdames et messieurs, Je suis heureux que nous nous retrouvions pour cette Commission nationale de lutte contre le travail illégal qui nous avait déjà réunis l’an dernier. Comme l’an passé, j’ai tenu à ce que la Commission se réunisse ici, à Matignon, avec l’ensemble des […]

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Bilan du plan national de lutte contre le travail illégal 2013-2015 et présentation du nouveau plan 2016-2018

Le Premier ministre, Manuel Valls, a présidé pour la deuxième fois la Commission nationale de lutte contre le travail illégal et contre la fraude au détachement des travailleurs.
Cette réunion a pour objet de faire le bilan du plan national de lutte contre le travail illégal 2013-2015 et présenter le plan national de lutte contre le travail illégal 2016-2018, qui renforcera encore davantage le caractère prioritaire de la lutte contre la fraude au détachement grâce notamment aux apports du projet de loi travail.
Pour en savoir plus : télécharger le pdf du dossier de presse Dossier de presse relatif à la commission nationale de lutte contre le travail illégal

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vendredi 27 mai 2016 - 21:41

Quartier d’affaires de la défense vers une nouvelle étape

Afin de préserver l’attractivité du quartier d’affaires de la Défense et lui assurer un développement pérenne le Premier ministre a décidé, lors du Comité interministériel Grand Paris du 15 octobre 2015, de mettre un terme à la dichotomie entre les deux établissements publics actuels l’EPADESA chargé de l’aménagement de la Défense et DEFACTO chargé de […]

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Agenda prévisionnel de Manuel Valls, Premier ministre du samedi 28 mai au samedi 4 juin 2016

Samedi 28 mai 2016 11h00 : Réunion avec les acteurs du secteur pétrolier Hôtel de Matignon Lundi 30 mai 2016 09h00 :  Entretien avec Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur Hôtel de Matignon 10h00 : Entretien avec Jean-Jacques URVOAS, Garde des Sceaux, ministre de la Justice Hôtel de Matignon 11h00 :  Conseil national de la lutte […]

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Commission nationale de lutte contre le travail illégal et la fraude au détachement des travailleurs

Manuel Valls, Premier ministre, réunira, en présence de Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, de Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, de Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, de Harlem Désir, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, de […]

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Déplacement de Manuel Valls en République hellénique

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra en République hellénique, du jeudi 2 au vendredi 3 juin 2016

Le programme complet vous sera communiqué ultérieurement.

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer à l’adresse : communication@pm.gouv.fr, avant mercredi mardi 31 mai 2016 à 12h00 et de nous indiquer votre plan de vol, ainsi que si vous souhaitez que nous prenions en charge la réservation de la nuitée d’hôtel.
Vols conseillés pour la presse :

Départ – Jeudi 2 juin 2016 – Décollage de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle – Terminal 1, à 12h15 – Atterrissage à l’aéroport d’Athènes à 16h30 (Vol AEGEAN A3611)

Retour – Vendredi 3 juin 2016 – Décollage de l’aéroport d’Athènes à 17h25 – Atterrissage à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle à 19h55, Terminal 1(Vol AEGEAN A3614)

Un bus presse vous acheminera de l’aéroport d’Athènes à l’hôtel Hilton et entre les différents points du déplacement.

Coordonnées de l’hôtel presse : Hôtel HILTON Athens

PJ : Bulletin d’inscription à nous retourner rempli.

Pool télévisions : TF1
Contacts :
01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions du 27 mai 2016, Déplacement de Manuel Valls en République hellénique

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Entretien avec S. Exc. Tihomir GRESKOVIC, Premier ministre de la République de Croatie

Manuel VALLS, Premier ministre, recevra S. Exc. Tihomir GRESKOVIC, Premier ministre de la République de Croatie Lundi 30 mai 2016 à 16h00, à l’Hôtel de Matignon La cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte à partir de 15h30 aux journalistes accrédités.

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Réunion avec les acteurs du secteur pétrolier

Manuel Valls, Premier ministre, recevra les acteurs du secteur pétrolier, samedi 28 mai 2016 à 11h00, à l’Hôtel de Matignon. Cette réunion rassemblera sous la présidence du Premier ministre, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Alain Vidalies, secrétaire d’État, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, […]

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mercredi 25 mai 2016 - 14:57

Réunion des ministres et secrétaires d’État

Manuel Valls, Premier ministre, recevra les ministres et secrétaires d’Etat,  jeudi 26 mai 2016 à 11h00, à l’Hôtel de Matignon. A cette occasion, la cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 10h30 à l’ensemble des journalistes accrédité. Un tour d’images poolé sera organisé.

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vendredi 20 mai 2016 - 19:45

Discours du Premier ministre – Comité interministériel aux ruralités

Je connais bien l’Ardèche … C’est mon cinquième déplacement depuis 2012. Et depuis longtemps. Au côté du député Robert Chapuis, j’ai appris les difficultés du quotidien liées à l’éloignement géographique, à l’isolement parfois. J’ai appris, aussi, à quel point les services publics de proximité jouent un rôle essentiel. Quand une école ferme, quand un médecin généraliste prend sa retraite, quand un commissariat de police, une brigade de gendarmerie s’éloigne, c’est tout une population qui a le sentiment d’être méprisée, comme rayée de la carte. […]

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Nos ruralités, une chance pour la France

Dossier de presse du 20 mai 2016, Nos ruralités, une chance pour la France

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Agenda prévisionnel de Manuel Valls du samedi 21 au vendredi 27 mai 2016

Du samedi 21 au mardi 24 mai 2016 Déplacement en Israël et dans les Territoires palestiniens Mercredi 25 mai 2016 10h00 : Conseil des ministres Palais de l’Elysée 15h00 : Questions d’actualité au Gouvernement Assemblée nationale Jeudi 26 mai 2016 09h00 : Remise du rapport sur le temps de travail dans la fonction publique par […]

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jeudi 19 mai 2016 - 8:41

Déplacement en Ardèche

Déplacement officiel de M. Manuel Valls, Premier ministre, afin de présider le comité interministériel des ruralités dans le département de l’Ardèche vendredi 20 mai 2016, en présence de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieure et de la Recherche, de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, de Jean-Michel Baylet, ministre […]

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Manuel Valls présidera le Comité interministériel des ruralités en Ardèche

Déplacement officiel de M. Manuel Valls, Premier ministre, dans le département de l’Ardèche afin de présider le comité interministériel des ruralités
vendredi 20 mai 2016
En présence de :

  • Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieure et de la Recherche
  • Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé
  • Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales
  • Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la forêt, Porte-parole du gouvernement
  • Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable
  • Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique
  • Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports
  • Ericka Bareigts, Secrétaire d’Etat à l’Egalité réelle
  • Jean-Vincent Placé, Secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la simplification
  • Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique.

Le Gouvernement a impulsé une nouvelle dynamique en faveur de la ruralité qui s’est concrétisée lors des comités interministériels aux ruralités de Laon en mars 2015 et de Vesoul en septembre 2015 par l’adoption de 67 mesures dont près de la moitié ont d’ores et déjà atteint ou dépassé leurs objectifs : 798 maisons de santé pluri-professionnelles ouvertes, 1000 Maisons de service aux publics créées d’ici fin 2016, la couverture en téléphonie mobile de tous les centre-bourgs en téléphonie mobile et le renforcement de la couverture en 3G dans près de 2000 communes.
Afin d’amplifier la mise en mouvement des territoires ruraux, le Gouvernement a souhaité centrer ce troisième comité interministériel aux ruralités qui se tiendra à Privas le 20 Mai 2016 autour de deux enjeux principaux :
• Renforcer encore l’égalité d’accès aux services et au service public, dans le domaine de la santé, de l’école mais aussi amplifier l’action de l’Etat et des opérateurs de téléphonie mobile pour résorber les zones blanches
• Mettre en cohérence l’action publique et fédérer les énergies locales autour des projets de chaque territoire, afin de toujours mieux adapter l’action de l’Etat aux besoins et aux enjeux des territoires ruraux.
A l’occasion de ce Comité interministériel aux ruralités, trois rapports parlementaires du Député Bays et des Sénateurs Duran et Cartron seront remis au Premier ministre. Vendredi 20 mai 2016 10h07 Départ du train conseillé pour la délégation presse de Paris-Gare de Lyon en direction de Valence TGV (2h11 de trajet)
12h18 Arrivée en gare de Valence TGV de la délégation presse et acheminement en bus presse vers la préfecture de l’Ardèche à Privas (1h10 de trajet)
Déjeuner de la délégation presse en préfecture CHEYLARD 10h30 Arrivée de M. le Premier ministre et des ministres à l’école des codeurs du Cheylard Présentation du projet Ardèche Drôme Numérique (ADN)
– Rencontre avec les stagiaires
Pool presse uniquement : France TV ; France Bleu Ardèche ; AFP ; AFP Photo ; Le Dauphiné libéré CHALENCON
11h50 Visite d’une exploitation agricole Tour d’images poolé : France TV ; AFP Photo ; Le Dauphiné libéré PRIVAS 13h30 Accueil de la presse locale accréditée et remise des accréditations en préfecture de l’Ardèche 15h00 Comité interministériel des ruralités
Table ronde avec les acteurs nationaux et locaux des ruralités Tour d’images poolé : France TV et photographes accrédités 16h15 Remise des rapports parlementaires de Nicolas BAYS, Françoise CARTRON et Alain DURAN Tour d’images poolé : France TV et photographes accrédités 16h30 Allocution de M. le Premier ministre et conférence de presse Pool TV + presse accréditée A partir de 18h00 : départ des bus presse de la préfecture de l’Ardèche pour la gare de Valence TGV (1h10 de trajet) LE TEIL 17h40 Arrivée de M. le Premier ministre à la Maison de santé du Teil

  • Coupure de ruban et dévoilement de plaque

Pool images : France TV ; AFP Photo ; Le Dauphiné libéré

  • Allocutions et discours de M. le Premier ministre

Pool presse uniquement : France TV ; France Bleu Ardèche ; AFP ; AFP Photo ; Le Dauphiné libéré 19h00 Fin du déplacement
Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer à l’adresse : communication@pm.gouv.fr, avant jeudi 19 mai 2016, 16h00 impérativement.
Un bus presse sera mis à votre disposition pour vous acheminer la gare de Valence TGV à la préfecture de l’Ardèche à Privas, à l’aller et au retour.
Trains conseillés : Aller Paris Gare-de-Lyon Valence TGV vendredi 20 mai 2016
TGV 6063 Départ Paris-Gare de Lyon 10h07 Arrivée Valence TGV 12h18 Retour Valence TGV Paris-Gare-de-Lyon vendredi 20 mai 2016
TGV 6220 Départ Valence TGV 19h41 Arrivée Paris-Gare-de-Lyon 21h53
Composition du pool presse :
TV : France TV
Radio : France Bleu Ardèche
Agence : AFP
PQR : Le Dauphiné libéré
Photographes : AFP ; Le Dauphiné libéré
Contacts : 01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Manuel Valls présidera le Comité interministériel des ruralités en Ardèche

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mercredi 18 mai 2016 - 15:20

Signature de la convention de partenariat État-AMF relative à la prévention de la radicalisation violente

Manuel Valls, Premier ministre, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et François Baroin, président de l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité signeront la convention de partenariat État-AMF relative à la prévention de la radicalisation violente  à l’Hôtel de Matignon, jeudi 19 mai 2016. Dans le prolongement du […]

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mardi 17 mai 2016 - 10:12

Inauguration de « La Fabrik’ des talents »

Manuel Valls, Premier ministre, inaugurera « La Fabrik’ des talents », mercredi 18 mai 2016 à 17h45, 16, cours Blaise Pascal (Évry). Déroulé prévisionnel…

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vendredi 13 mai 2016 - 17:53

Agenda prévisionnel de Manuel Valls du mardi 17 au mardi 24 mai 2016

Mardi 17 mai 2016 15h00 : Questions d’actualité au Gouvernement Assemblée nationale Mercredi 18 mai 2016 08h45 : Entretien avec le président de la République Palais de l’Élysée 10h00 : Conseil des Ministres Palais de l’Élysée 15h00 : Questions d’actualité au Gouvernement Assemblée nationale 17h30 : Inauguration de la fabrique des talents Evry Jeudi 19 […]

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mercredi 11 mai 2016 - 12:57

L’État mobilisé pour l’Euro 2016 de football

Du 10 juin au 10 juillet 2016, la France accueillera, pour la troisième fois de son histoire (après 1960 et 1984), le championnat d’Europe de football. L’Euro de football est le 3e évènement sportif le plus important au monde après les Jeux Olympiques et la Coupe du monde de football. Il est aussi le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés, désireux d’assister au meilleur du football européen et de prendre part à une grande fête populaire sur tout le territoire.Dossier de presse du 11 mai 2016, L’État mobilisé pour l’Euro 2016 de football

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Déplacement à l’aéroport de Paris-Orly

Manuel Valls, Premier ministre, se rendra sur le chantier du bâtiment de jonction reliant les aérogares Sud et Ouest de l’aéroport de Paris-Orly, Vendredi 13 mai 2016 à 10h00 Déroulé prévisionnel : 10h00 : Arrivée du Premier ministre sur le chantier Présentation du projet et du chantier Pose de la première charpente du bâtiment de jonction reliant […]

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Réunion des ministres et secrétaires d’État

Manuel Valls, Premier ministre, recevra les ministres et secrétaires d’État, jeudi 12 mai 2016 à 11h00, à l’Hôtel de Matignon. Cette réunion sera suivie d’un déjeuner. À cette occasion, la cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 10h30 à l’ensemble des journalistes accrédités et un tour d’images poolé sera organisé.

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mardi 10 mai 2016 - 18:33

Visite officielle en Israël et dans les Territoires palestiniens

Manuel VALLS, Premier ministre,  se rendra en Israël et dans les Territoires palestiniens, du samedi 21 mai 2016 au mardi 24 mai 2016, en présence d’Audrey AZOULAY, ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Marie LE GUEN, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, Thierry MANDON, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et […]

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lundi 9 mai 2016 - 18:35

Point sur la préparation de l’Euro 2016

Manuel Valls, Premier ministre, fera le point sur la préparation de l’Euro 2016, à un mois du coup d’envoi,
Mardi 10 mai 2016 à 18h00,à l’Hôtel de Matignon

En présence de Noël Le Gräet, président de la Fédération française de Football, Jean-François Martins, vice-président du Club des sites hôtes, Jacques Lambert, président du Comité d’organisation de l’Euro 2016, Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires Etrangères et du Développement International, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, Audrey Azoulay, ministre de la Culture et la Communication, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Alain Vidalies, secrétaire d’État aux Transports, à la Mer et à la Pêche, Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget, Thierry Braillard, secrétaire d’État aux Sports et Nicolas Desforges, délégué interministériel aux grands événements sportifs.

Le président de la République a fixé l’objectif de faire de l’EURO 2016 un événement maîtrisé dans sa préparation et son déroulement mais aussi une fête populaire, au service de la cohésion sociale, qui rassemble tous les Français. L’accueil de grands évènements sportifs internationaux constitue une priorité pour l’État. Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour faire de l’EURO 2016 un succès en termes de développement économique, de cohésion sociale et de rayonnement de notre pays à l’international. Cette compétition, dont les retombées économiques sont estimées à plus d’un milliard d’euros au niveau national, constituera une vitrine exceptionnelle pour promouvoir l’innovation et les savoir-faire, notamment nationaux, dans de très nombreux secteurs (services grand public, transports, environnement, bâtiment, sport, numérique, tourisme, sécurité) et contribuera à faire de la France une grande terre d’accueil pour les grands événements sportifs.

La cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte à partir de 17h30 aux journalistes accrédités à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant mardi 10 mai 2016, 15h00.
Entrée sur accréditation et présentation de la carte de presse en cours de validité.
Un tour d’images sera organisé.

Contacts :
01 42 75 50 78/79 01 42 75 80 15communication@pm.gouv.fr
Note aux rédactions du 10 mai 2016, Point sur la préparation de l’Euro 2016

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Discours du Premier ministre – Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme

Mesdames, messieurs les ministres,
Mesdames, messieurs,
Notre pays – il n’est pas le seul – est confronté à un phénomène massif : la radicalisation islamiste. Elle soutient, exalte le terrorisme. Bien souvent, elle en est l’antichambre.Une idéologie du chaos est à l’oeuvre. Elle glorifie la mort ; répand une vision paranoïaque du monde dans laquelle les prétendus « oppresseurs » ou « mécréants doivent payer le prix du sang.
Cette idéologie, qui nous a déclaré la guerre, corrompt les esprits au coeur même de nos sociétés. Elle transforme des individus qui ont grandi ici, ont fréquenté nos écoles, en ennemis prêts à frapper, à retourner les armes contre leurs propres concitoyens.
Ces individus radicalisés, qui sont-ils ?
Ils sont pour la plupart jeunes – deux tiers ont moins de 25 ans. 40% sont des femmes. Près du quart des individus présents en Syrie sont des convertis à un islam revisité et rudimentaire, qui s’expose sur les réseaux sociaux.
Les profils sont très diversifiés : toutes les catégories sociales, toutes les régions sont touchées, zones urbaines comme villes moyennes.
Bien sûr, il y une réalité très lourde dans nos quartiers frappés par la ghettoïsation, la communautarisation, la désespérance sociale. Là, des logiques d’enfermement, sur fond de délinquance, d’un antisémitisme virulent, d’essor du salafisme, ont offert un boulevard aux prédicateurs de la haine.Mais ne prêtons pas le flanc à cette vraie stigmatisation qui voudrait que, parce que l’on habite dans un quartier avec des difficultés sociales, alors on devrait mécaniquement basculer dans la radicalisation ! C’est un prêt à penser insupportable.
La réalité, c’est que la radicalisation, l’embrigadement frappent partout. Partout, des individus plus ou moins fragilisés, parce qu’il y a ce mélange de perte de sens, de frustration, de déficit de sentiment d’appartenance, deviennent les proies faciles des techniques de propagandes les plus sophistiquées. Et les plus redoutables.Chaque époque a ses défis. La lutte contre le djihadisme est le grand défi de notre génération. Avec les ministres qui m’entourent, nous venons de rappeler cette double exigence de lucidité et d’action.
La lucidité, d’abord. Les attentats qui ont frappé notre pays en 2015 ont effacé les derniers aveuglements qui parfois, dans le débat public, ont amené certains à considérer qu’on dramatisait à tort, ou qu’on créait artificiellement de la peur.Les Français ont droit à la vérité.
Dès 2012, lorsque je suis arrivé au ministère de l’Intérieur, quelques semaines après les attaques de Toulouse, et alors que la Syrie s’enfonçait dans la guerre civile, j’ai été frappé par la rapidité, la facilité avec laquelle les filières djihadistes se constituaient.
Le nombre de combattants étrangers en Syrie ou en Irak a atteint 15 000, son plus haut niveau, en 2015. Il est aujourd’hui de 12 000, parce que la guerre que nous menons là-bas produit ses effets, parce que les mesures que nous prenons ici pour empêcher les départs portent leurs fruits.Sur ces 12 000 individus, plus de la moitié proviennent des pays du Moyen-Orient ou du Maghreb. On compte également 4 000 combattants russophones issus des pays du Caucase et d’Asie centrale. Depuis l’Europe, ce sont 5 000 individus qui sont partis depuis le début du conflit. Un bon nombre est resté sur place. 627 d’entre eux sont Français – soit le contingent le plus important, parmi les combattants européens.
L’enrôlement direct dans ces filières djihadistes, incluant une arrivée sur zone, concerne ou a concerné plus d’un millier de personnes pour le seul territoire français. Parmi elles, 171 personnes au moins sont présumées y avoir trouvé la mort, et 244 personnes sont revenues sur le territoire national.
Il faut ajouter à ce chiffre un millier de personnes ayant manifesté des velléités de départ, dont 216 ayant quitté probablement le territoire national, sans que leur présence ne soit attestée en Syrie ou en Irak.
A ce décompte, s’ajoute ou se recoupe le signalement de près de 9 300 personnes pour radicalisation violente, dont 4 600 via la plateforme nationale de signalement et 4 900 via les états-majors de sécurité départementaux (dont 200 doubles signalements). 7 % des signalements ont trait à des départs effectifs, 30 % à des femmes, 20 % à des mineurs.La DGSI estime que, depuis 2013, trois tentatives d’attentat ont échoué, et 15 projets d’attentat ont été déjoués. Sur ces 15, six étaient portés par des individus de retour de la zone syro-irakienne.
Lucidité, donc, mais aussi action.
Dès 2012, j’ai voulu que l’Etat se mette en ordre de bataille pour lutter contre les filières djihadistes et la radicalisation. D’autres pays européens, je pense en particulier à nos voisins britanniques, avaient déjà engagé ce travail.
Ces exemples ont alimenté les travaux confiés au Secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale. En avril 2014, Bernard CAZENEUVE a proposé au Gouvernement un premier plan public d’action contre les filières djihadistes et la radicalisation violente. Je souhaite rendre hommage appuyé à son engagement de tous les jours sur ce dossier. Mais d’autres ministères aussi se sont mobilisés, qui sont présents aujourd’hui.
Deux ans plus tard, les 22 mesures de ce plan demeurent d’actualité, en particulier en matière de détection, de surveillance et de limitation des déplacements. C’est toute une politique publique qui a été mise en place et mobilise un nombre considérable d’acteurs, à tous les niveaux. Je veux dire à tous les agents publics, aux membres des associations, à tous ceux qui prennent des initiatives mon soutien et ma reconnaissance.
Le Pacte de sécurité annoncé par le Président de la République, le 16 novembre dernier, a donné une force accrue à la lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Des moyens humains et budgétaires sans précédent ont été dégagés.
Après deux ans et un bilan d’étape, nous avons voulu que les pouvoirs publics se donnent un nouveau cap et les moyens de progresser encore. C’est l’objet du document présenté aujourd’hui : 80 mesures, dont 50 nouvelles, pour donner une impulsion renouvelée. J’adresserai par ailleurs aujourd’hui même, à l’ensemble des services et opérateurs de l’Etat, une nouvelle circulaire de cadrage et d’objectifs, que vous trouverez jointe à votre dossier.Le plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme (PART) établit une stratégie globale : elle agit à la fois en amont, pour prévenir, détecter, traquer la radicalisation, et en aval, pour la combattre. Elle agit, enfin, pour protéger les Français.

1. Prévenir et détecter la radicalisation

D’abord, donc : prévenir la radicalisation.
Un ensemble de mesures sectorielles permettra d’agir, ministère par ministère, chacun apportant sa culture professionnelle, ses réseaux et son savoir-faire. L’éducation nationale est bien entendu en première ligne. Le contrôle des établissements hors contrat et de l’enseignement à domicile sera poursuivi et intensifié. La culture joue également un rôle déterminant. La lutte contre la radicalisation, c’est avant tout une lutte contre l’obscurantisme, la manipulation des esprits. L’éducation aux médias doit prendre de l’ampleur ; elle est la meilleure arme contre le complotisme.
Il faut aussi mentionner le renforcement des actions de traitement des problèmes de santé mentale, assez fréquents chez les personnes radicalisées, ou encore le renforcement sans précédent de la protection judiciaire de la jeunesse en milieu ouvert.
Il faut prévenir la radicalisation… Et la détecter, le plus précocement possible.
Repérer les cibles radicalisées, mesurer leur dangerosité, comprendre la manière dont les filières s’organisent sont des préalables pour les neutraliser. C’est aussi la condition d’une prise en charge adaptée des personnes sur le point de basculer.
Le numéro vert national, activé en 2014, a permis le recueil et le traitement des signalements. Une grille d’analyse commune a été élaborée sur ce qu’est un signalement dangereux et ce qui ne l’est pas. Elle est désormais partagée par les écoutants de la plateforme, par les services de renseignement, par les cellules départementales de suivi.
La détection, c’est aussi la détection des déplacements : il faut empêcher les terroristes de circuler, de trouver des armes, ou des financements. C’est l’objet du PNR français, qui entrera progressivement en action cet été. Ce sera le premier PNR mis en oeuvre en Europe continentale, avant le développement des autres PNR européens que la France a vigoureusement défendu à Bruxelles.
La radicalisation en prison doit faire l’objet d’un traitement spécifique. Nous avons décidé, avec le garde des Sceaux, de doter l’administration pénitentiaire d’un service de renseignement de plein exercice, après avoir déjà créé des unités dédiées de regroupement de détenus radicalisés – je l’avais annoncé en janvier 2015. Aumôneries, programmes de formation, sécurisation des établissements pénitentiaires : rien ne doit être négligé pour contenir l’influence d’imams autoproclamés, qui recrutent dans le milieu carcéral.

2. Combattre la radicalisation

Après avoir détecté les individus dangereux, les terroristes potentiels, il faut les empêcher d’agir, combattre la radicalisation.Action internationale et militaire contre les sanctuaires terroristes
Ce qui veut dire d’abord : poursuivre notre action militaire.
L’ennemi est parfaitement désigné : Daech, Al Qaïda et leurs succursales opèrent depuis leurs bastions, en Syrie, en Irak, au Sahel. C’est pourquoi la France engage ses forces armées en Afrique et au Levant.
Les frappes de la coalition produisent leurs effets : l’Etat islamique recule. Mais nous savons combien la menace est mouvante, combien elle peut changer de front, adapter ses modes d’action. C’est tout le sens de l’engagement de la diplomatie française pour trouver un règlement aux conflits qui alimentent le terrorisme.Surveillance et lutte contre les filières terroristes
Nous menons en parallèle, sur notre sol, une lutte opérationnelle contre les filières.
La répression du terrorisme appartient à l’autorité judiciaire. Et le choix que nous avons fait de consolider les techniques de recueil de renseignement, ou de rendre les outils de la police administrative plus efficaces, n’est pas contradictoire avec une vérité intangible : un terroriste doit être traduit en justice, et condamné. Le parquet antiterroriste et le pôle instruction ont été renforcés.
Je veux aussi insister sur les actions entreprises pour couper toute source de financements à ceux qui s’enrôlent dans les filières terroristes. Chaque départ donne lieu à un signalement de la DGSI aux caisses de sécurité sociales. Une enquête approfondie est alors menée, en application des règles propres aux organismes sociaux. Au mois de mars dernier, sur plus de 500 dossiers en cours de traitement, 350 ont déjà abouti à une situation de constat de fin de droits ou à une décision de suspension du versement des droits. La règle est systématique : quiconque s’engage dans les filières terroristes perd le bénéfice des droits sociaux.
Pour sa part, le ministère du budget procède également au gel des avoirs financiers de groupes ou d’associations suspectés de financer le terrorisme.La prise en charge des personnes radicalisées
Lorsque la justice ne dispose pas d’éléments suffisants pour engager des poursuites, le dispositif de contrôle et d’évaluation doit être très strict. Je pense notamment à ceux qui reviennent en France après être partis faire le djihad, posant une menace très grave. Certains font régulièrement le trajet aller-et-retour. D’autres sont des « repentis » dont il est difficile de mesurer la sincérité. J’avais annoncé en novembre dernier qu’une disposition législative serait adoptée pour encadrer très strictement le retour en France de ces individus. Grâce à la loi en passe d’être adoptée, nous pourrons commencer à le faire dès cet été.
Et ce plan comporte de nombreuses mesures dans le champ encore nouveau qu’est la prise en charge des personnes radicalisées.
Les trajectoires de radicalisation sont très différentes d’un individu à l’autre. De nombreux travaux parlementaires, ou issus de la recherche, ont apporté des éclaircissements utiles. Je veux citer les rapports parlementaires de Malek BOUTIH, Patrick MENNUCCI, Éric CIOTTI, et Sébastien PIETRASANTA, Jean-Pierre SUEUR et Nathalie GOULET.
L’Etat s’est organisé en conséquence. 1 600 jeunes et 800 familles concernés par la radicalisation font aujourd’hui l’objet d’un accompagnement adapté par les cellules de suivi des préfectures de leur département. Police, enseignants, travailleurs sociaux ont appris à partager leurs informations, à mutualiser leurs actions.
Le plan présenté ce matin se donne pour objectif de doubler, d’ici deux ans, les capacités de prise en charge des personnes radicalisées. Cela suppose que le pilotage national soit renforcé. Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et – à compter d’aujourd’hui – de la radicalisation bénéficiera d’effectifs renforcés.
Le FIPD avait été doté de 60 millions d’euros supplémentaire sur trois ans. Afin de financer certaines mesures nouvelles de ce plan, ce montant sera porté à 100 millions d’euros. Les autres seront financées dans le cadre des lois de finances, sur les budgets des ministères.Le premier centre de prise en charge des personnes radicalisées avec hébergement de longue durée, un Centre de citoyenneté et de réinsertion, sera mis en place cet été. Les premiers accueillis pourront être des repentis, dont nous éprouverons la sincérité et la volonté de réinsertion dans la durée.Parce que la radicalisation concerne tout le territoire national, je demande aux préfets que, d’ici à la fin 2017, un établissement de cette nature soit créé dans chaque région. Au moins la moitié accueilleront, à la demande de l’autorité judiciaire, des personnes qui ne peuvent être placées en détention.
Et l’Etat souhaite nouer un partenariat beaucoup plus actif avec les collectivités territoriales. Face à la déstabilisation de certains quartiers, les maires et les conseils départementaux ne peuvent, bien sûr, rester seuls. Mais les services publics gérés par les collectivités ont un rôle fondamental à jouer dans la prise en charge de certaines personnes radicalisées. Le Gouvernement organisera donc, en marge du prochain Congrès des maires, une journée de mobilisation et d’échange avec les collectivités. Je m’y exprimerai personnellement.La construction d’une multitude de contre-discours, en mobilisant notamment l’Islam de FranceCombattre la radicalisation, c’est enfin construire de puissants contre-discours, contrecarrer la propagande djihadiste et salafiste, casser cette entreprise d’embrigadement à grande échelle.
Il faut aller porter la contradiction sur les mêmes terrains. Cela passe par de l’audace, de l’innovation, et par une mobilisation de tous : pouvoirs publics, associations, acteurs privés – société dans son ensemble.
Il faut renforcer les partenariats avec les géants du Net, pour qu’ils nous aident à stopper la diffusion de propagande filmée.
Et nous avons besoin des voix de l’Islam de France. Elles doivent se faire entendre, parler encore plus fort qu’elles ne le font aujourd’hui. Je l’ai dit : il y a un combat idéologique au sein de l’Islam. Et nous serons toujours aux côtés de ceux qui prônent l’apaisement et l’adhésion aux valeurs de la République.La structuration et le soutien aux actions de recherche sur le terrorisme et la radicalisation.Analyser l’ensemble des ressorts qui conduisent à l’enfermement dans la radicalisation est indispensable. Les champs d’analyse sont larges : social, sociologique, mais aussi psychologique. Mais encore une fois : analyser les mécanismes qui sont à l’oeuvre, cela ne peut pas être dédouaner les individus, leur trouver je ne sais quelle circonstance atténuante. Comment le pourrait-on ? Ce sont des femmes et des hommes libres, qui choisissent de rejoindre les rangs, de se mettre au service d’une organisation terroriste. Personne, ceux qui tuent, projettent de tuer ou soutiennent les assassins, ne peut être exonéré de ses responsabilités.
La mission de l’Etat est de fournir à la recherche publique les moyens d’investir ce terrain d’étude encore pionner, par des créations de postes, l’attribution de bourses de recherches, ou encore la création d’un Conseil scientifique. Mais l’Etat a aussi intérêt à tirer tout le parti des savoirs ainsi acquis pour concevoir, évaluer et améliorer les politiques de traitement de la radicalisation. Ce plan intègre donc de telles initiatives.
3. Protéger les Français

Ce plan agit enfin pour protéger les Français.La protection des sites sensibles
Dimension importante de notre stratégie, la protection des sites sensibles mobilise un nombre considérable d’agents de police et de militaires. 7 000 d’entre eux continuent à mener l’opération Sentinelle.
Les attentats et les tentatives d’attentats en 2015 sont là pour le montrer : certains sites, certaines personnes sont plus particulièrement ciblés. Je pense aux lieux de grand passage, les gares, les aérogares, mais aussi aux sites SEVESO, aux sites militaires, aux commissariats de police ou casernes de gendarmerie.
Le plan d’action présente l’ensemble des mesures activées pour prévenir l’accès de personnes radicalisées à ce type de sites. Les enquêtes administratives, ce que l’on appelle le criblage, seront renforcées et régulièrement réactualisées. Plusieurs de ces dispositifs renforcés entreront en oeuvre dès cet été, avec une vigilance particulière pendant l’Euro 2016.Le soutien aux victimes
Soutenir les victimes n’est pas seulement un devoir moral. C’est également une mission de prise en charge que les services publics doivent accomplir avec professionnalisme pendant toute la durée nécessaire. Car, au-delà de la stabilisation de leur état de santé physique, la reconstruction personnelle est souvent très longue. Sous l’impulsion de la secrétaire d’Etat aux victimes, ce plan comprend un volet très concret qui sera déployé avant la fin de l’année.La résilience de la population
Protéger la population, c’est enfin la préparer à une menace qui, n’en doutons pas, frappera à nouveau.
Nous sommes entrés dans une nouvelle époque, dans l’ère de l’hyper-terrorisme. Nous devons revoir nos doctrines d’engagements, nos plans de sécurité civile. Alerter la population, former les intervenants, être capable d’intervenir encore plus vite, prendre en charge les victimes : c’est toute la chaîne de la gestion de crise qui doit s’adapter.
Je veux souligner à ce sujet l’action de Bernard CAZENEUVE, qui vient d’adopter un plan de pré-positionnement sur tout le territoire des unités d’intervention, pour réduire très fortement les délais d’engagement de ces forces d’élite.
Résister : les Français en ont toujours été capables. Cette confiance en notre solidité, cette conviction absolue que notre société saura, toujours, faire front, offre, au fond, la meilleure riposte.
Mesdames, messieurs,
Le terrorisme islamiste, la radicalisation nous exposent à une menace sans précédent. Et c’est par une mobilisation sans précédent que nous devons répondre.
La lutte contre la radicalisation est une politique publique à part entière, qui combat un des symptômes les plus graves des fractures qui abîment notre pacte républicain. Mais si nous ne menions pas aussi les autres politiques engagées – je pense en particulier à l’ambitieuse refondation de l’Ecole –, si nous n’intervenions pas pour retisser du lien, pour que notre société soit plus ouverte et plus juste, si nous n’avions pas adopté les mesures des comités interministériels à l’égalité et la citoyenneté, alors toute politique de lutte contre la radicalisation tournerait à vide, parce qu’elle passerait à côté des causes profondes.
Ce plan, c’est une preuve supplémentaire de notre détermination à agir. C’est ainsi que nous gagnerons.Discours du Premier ministre du 9 mai 2016 Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme

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Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme

Le Premier ministre réunit ce lundi 9 mai 2016 le Comité interministériel pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR). Elargi pour la première fois en formation de prévention de la radicalisation, il marquera une nouvelle étape dans la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation.Dossier de presse du 9 mai 2016 Plan d’action contre la radicalisation et le terrorisme

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