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Archive en Rubrique Premier Ministre.

vendredi 17 mars 2017 - 13:29

Déplacement à Pau de Bernard Cazeneuve

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre,
se rendra à Pau
Lundi 20 mars 2017
en présence de :
– Patrick KANNER, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports,
– François PUPONNI, Président de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine
Déroulé prévisionnel :
Séquence « renouvellement urbain » – Mairie de Pau
11h30 : présentation filmée du projet de renouvellement urbain du quartier Saragosse de Pau Mairie de Pau, salle du conseil municipal, Place Royale, 64 000 Pau Pool TV + toute presse accréditée
12h00 : discours de M. le Premier ministre à l’occasion du lancement de la rénovation du quartier Saragosse de Pau Maire de Pau, salle du conseil municipal, Place Royale, 64 000 Pau Toute presse accréditée
12h45 : signature de la convention avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) Maire de Pau, salle du conseil municipal, Place Royale, 64 000 Pau Pool TV + toute presse accréditée Séquence « présentation du Label I-SITE » attribué à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour – Palais Beaumont
13h15 : présentation du label « I-SITE » obtenu par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour au titre du projet Energy Environment Solutions (E2S) et de l’ouverture d’une antenne délocalisée de la PACES (première année commune aux études de santé) à Pau Palais Beaumont, Hall d’entrée, Allée Alfred de Musset, 64 000 Pau Pool TV + toute presse accréditée
13h30 : discours de M. le Premier ministre à l’occasion de l’obtention du label Palais Beaumont, Amphithéâtre, Allée Alfred de Musset, 64 000 Pau Toute presse accréditée Séquence « remise de l’ONM à l’ancien Maire d’Orthez » – Résidence préfectorale « Villa Saint-Hélène »
14h30 : remise de l’insigne de l’Ordre National du Mérite à M. Bernard MOLERES, ancien Maire d’Orthez Résidence préfectorale « villa Sainte-Hélène », 27 – 29 Avenue Norman-Prince, 64 000 Pau Toute presse accréditée
14h45 : discours de M. le Premier ministre Toute presse accréditée
Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de bien vouloir vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant ce vendredi 17 mars 2017 à 18h.

Merci de bien vouloir impérativement nous préciser si vous prenez les vols conseillés et pour quelle(s) séquence(s) vous souhaitez être accrédité(s).

Merci de nous communiquer également votre numéro de portable et votre numéro de carte de presse et de vous munir de celle-ci et de votre pièce d’identité le jour du déplacement.
Pool TV: France Télévisions
VOLS CONSEILLÉS POUR LES JOURNALISTES EN PROVENANCE DE PARIS :
ALLER
Vol AF 7536 – 8h35 Aéroport de Paris CDG – arrivée 10h Aéroport de Pau Pyrénées RETOUR
Vol AF 7461 – 17h25 Aéroport de Pau Pyrénées – arrivée 18h50 Aéroport de Paris Orly

Une navette vous acheminera sur les différentes séquences depuis l’aéroport de Pau.
Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 – communication@pm.gouv.fr

Déplacement à Pau – M. Bernard CAZENEUVE – 20 mars 2017

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Déplacement à Pau de Bernard Cazeneuve

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre,
se rendra à Pau
Lundi 20 mars 2017
en présence de :
– Patrick KANNER, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports,
– François PUPONNI, Président de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine
Déroulé prévisionnel :
Séquence « renouvellement urbain » – Mairie de Pau
11h30 : présentation filmée du projet de renouvellement urbain du quartier Saragosse de Pau Mairie de Pau, salle du conseil municipal, Place Royale, 64 000 Pau Pool TV + toute presse accréditée
12h00 : discours de M. le Premier ministre à l’occasion du lancement de la rénovation du quartier Saragosse de Pau Maire de Pau, salle du conseil municipal, Place Royale, 64 000 Pau Toute presse accréditée
12h45 : signature de la convention avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) Maire de Pau, salle du conseil municipal, Place Royale, 64 000 Pau Pool TV + toute presse accréditée Séquence « présentation du Label I-SITE » attribué à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour – Palais Beaumont
13h15 : présentation du label « I-SITE » obtenu par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour au titre du projet Energy Environment Solutions (E2S) et de l’ouverture d’une antenne délocalisée de la PACES (première année commune aux études de santé) à Pau Palais Beaumont, Hall d’entrée, Allée Alfred de Musset, 64 000 Pau Pool TV + toute presse accréditée
13h30 : discours de M. le Premier ministre à l’occasion de l’obtention du label Palais Beaumont, Amphithéâtre, Allée Alfred de Musset, 64 000 Pau Toute presse accréditée Séquence « remise de l’ONM à l’ancien Maire d’Orthez » – Résidence préfectorale « Villa Saint-Hélène »
14h30 : remise de l’insigne de l’Ordre National du Mérite à M. Bernard MOLERES, ancien Maire d’Orthez Résidence préfectorale « villa Sainte-Hélène », 27 – 29 Avenue Norman-Prince, 64 000 Pau Toute presse accréditée
14h45 : discours de M. le Premier ministre Toute presse accréditée
Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de bien vouloir vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant ce vendredi 17 mars 2017 à 18h.

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Vol AF 7536 – 8h35 Aéroport de Paris CDG – arrivée 10h Aéroport de Pau Pyrénées RETOUR
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Déplacement à Pau – M. Bernard CAZENEUVE – 20 mars 2017

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jeudi 16 mars 2017 - 21:12

Fusillade au lycée Tocqueville de Grasse

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, remercie chaleureusement les forces de sécurité intervenues immédiatement cet après-midi au lycée Tocqueville de Grasse, alors qu’un élève armé avait ouvert le feu, blessant plusieurs personnes. Leur rapidité et leur grand professionnalisme a permis l’interpellation de l’individu, la mise en sécurité des lycéens, et l’évitement d’un drame.

Le Premier ministre leur exprime sa grande gratitude.

Il remercie de la même manière les équipes éducatives, et tout particulièrement le proviseur du lycée, pour son sang-froid et son action courageuse.

Aux personnes blessées, il souhaite un prompt et complet rétablissement et les assure de son entière solidarité.

Bernard Cazeneuve rappelle que les mesures mises en place par le Gouvernement sous l’égide des ministères de l’Intérieur et de l’Education nationale depuis la dernière rentrée scolaire, notamment les exercices d’entrainement aux attaques pratiqués dans les écoles, collèges et lycées, démontrent, s’il en était besoin, leur utilité et leur efficacité.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr

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Discours de Bernard Cazeneuve dans la Somme (Amiens)

Seul le prononcé fait foi

Mesdames les Ministres, chères Barbara POMPILI et Pascale BOISTARD,
Messieurs les Ministres, chers Patrick KANNER et Alain VIDALIES,
Messieurs les Préfets,
Mesdames, Messieurs les Parlementaires,
Monsieur le Président du Conseil régional, cher Xavier BERTRAND,
Monsieur le Président du Conseil départemental, cher Laurent SOMON,
Madame le Maire, chère Brigitte FOURÉ,
Monsieur le Président de la métropole, cher Alain GEST,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Monsieur le Président de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, cher François PUPPONI,
Mesdames et Messieurs,

J’ai parfaitement conscience des circonstances particulières qui m’amènent ici, celle d’une région qui est confrontée à des défis économiques, industriels, urbains et notamment industriels puisque nous avons été amenés au cours des dernières semaines à nous parler beaucoup avec les élus, toutes sensibilités confondues, de l’Amiénois au sujet du dossier de WHIRLPOOL. J’y reviendrai dans mon propos mais je veux dire, comme l’a dit l’ensemble de ceux qui m’ont précédé à cette tribune, notamment le président de région, Xavier BERTRAND, il s’agit là pour moi d’une priorité.

Lorsque j’ai appris, à peine arrivé à Matignon, qu’il y avait ce risque pour le site industriel, j’ai souhaité, après m’en être entretenu avec les ministres du territoire – Pascale BOISTARD et Barbara POMPILI – après m’en être entretenu avec Xavier BERTRAND, prendre contact avec le président de WHIRLPOOL qui était aux États-Unis, qui a accepté en 24 heures de se rendre à Paris de manière à ce que nous puissions avoir une discussion nette, franche sur les intentions qu’il poursuivait. Et je dois dire que la discussion n’a pas été facile car il y avait un décalage entre ce qu’étaient nos aspirations et ce que pouvaient être leurs projets. Leurs aspirations étaient de faire une opération de délocalisation industrielle classique et notre volonté à nous était de faire en sorte qu’il y ait une réindustrialisation avec le maintien de la totalité des emplois ou une solution pour chacun.

Et même si j’y reviendrai ultérieurement dans mon discours, je veux appuyer totalement ce qui a été dit par les élus, préoccupation dont les deux ministres élus du territoire se sont fait aussi le relais : nous tenons absolument à ce que WHIRLPOOL remplisse ses obligations et non pas en essayant de se conformer strictement et a minima au principe de droit, mais en remplissant les obligations qui sont celles d’une entreprise comme WHIRLPOOL. Il faudra assurer à nos côtés la réindustrialisation et la reprise du site. Le gouvernement, dans le cadre d’une information parfaite avec les élus, assure des contacts pour que des repreneurs se dégagent. Il faudra à ce moment-là que WHIRLPOOL assume totalement et pleinement ses responsabilités. Cette exigence, cette détermination prévaudra, en tous les cas aussi longtemps que je serai à ce poste. Nos discours se font écho les uns aux autres et comme vous avez remarqué que nous sommes engagés, toutes sensibilités politiques confondues, ce que nous faisons aujourd’hui engagera mécaniquement ceux qui exerceront des responsabilités après. Je serai bien entendu vigilant et toujours aux côtés des élus de cette belle région que j’aime tant pour les aider à mener leur combat.

Xavier le rappelait à l’instant, je m’étais engagé devant vous le 26 janvier dernier à venir à Amiens pour confirmer la volonté de l’État de vous accompagner dans le développement de votre territoire. C’est aujourd’hui, Mesdames et Messieurs, l’objet du contrat pour le développement d’Amiens et de l’Amiénois que nous allons signer dans quelques instants avec l’ensemble des collectivités locales qui sont ici rassemblées. Je veux remercier ces collectivités locales pour la rapidité avec laquelle nous sommes tombés d’accord, pour les financements qu’elles dégagent pour que nous puissions réaliser ces projets qui justifiaient aussi que l’État fît ses efforts et je veux remercier les ministres qui se sont mobilisés : le ministre de la Ville sur le volet du renouvellement urbain, le ministre des Transports sur la question des transports qui est au cœur de ce contrat que nous allons signer et Pascale BOISTARD et Barbara POMPILI qui ont été des avocates inlassables. Je le dis parce que c’est la vérité, non pas parce que c’est un exercice obligé lorsqu’un Premier ministre se déplace dans un territoire dont des ministres sont les élus, elles ont été les avocates inlassables d’Amiens auprès de leurs collègues et de moi-même, parfois même des avocates qui savaient aller au-delà des limites de ce qu’un Premier ministre peut supporter en termes de harcèlement, de conviction, de pugnacité.

Je n’ignore pas bien sûr les échéances électorales qui viennent à nous. Comme l’a sous-entendu avec l’habileté qui le caractérise le président BERTRAND, certains sont, dans ces échéances, dans la démagogie la plus pure. Ils ne sont pas autour de cette table et dans cette salle, mais ce que nous avons voulu faire ensemble, républicains désireux de nous mobiliser pour un territoire qui souffre, c’est un exercice sérieux sur lequel nous nous engageons durablement. Restructurer, fusionner, adapter l’action publique ne sont pas, vous le savez, des ambitions modestes. La réforme territoriale que nous avons menée depuis cinq ans était indispensable pour que la France puisse répondre aux défis économiques, sociaux et climatiques de notre siècle.

J’étais venu, je m’en souviens très bien, en 2015, j’étais à l’époque ministre de l’Intérieur en charge de défendre au Parlement la réforme régionale, au moment donc de la création de la région des Hauts-de-France, pour vous assurer, en tant que ministre de l’Intérieur, que la présence des services de l’État en Picardie et plus particulièrement à Amiens ne se trouverait pas diminuée au terme de cette réforme. Je veux aujourd’hui rendre des comptes quant au décalage qui peut exister entre les engagements que j’ai pris et les résultats que nous avons obtenus. Et je veux le faire très scrupuleusement en faisant des comptes parce que je lis toutes les déclarations, y compris celles qui se font au plan local.

Ici où nous sommes liés les uns aux autres par des relations de confiance et d’amitié, une inquiétude pointe parfois qui est celle du niveau exact des effectifs d’Amiens après la réforme régionale avec des propos sur le thème : « Le compte n’y est pas, il manque, etc. » Donc je vais être extrêmement précis.

L’emploi public dans la région des Hauts-de-France a été dans la région maintenu. Il est vrai qu’à Amiens, à l’heure où nous sommes précisément aujourd’hui, il y a moins de 1 % des effectifs de la fonction publique de l’État travaillant à Amiens qui a été déplacé à Lille. Effectivement, à l’heure où je vous parle, il y a à peu près 0,80 % des effectifs qui étaient à Amiens et qui manque par rapport à l’engagement que j’ai pris. C’est rare, dans la période où nous nous trouvons, qu’on accède à un tel niveau de précision pour dire soi-même qu’entre ce que l’on a dit et la réalité, il y a un petit décalage. Cela résulte sans doute du fait que je ne suis candidat à rien et que par conséquent, je peux me permettre cette scrupuleuse honnêteté. Mais je veux rappeler qu’aucun agent public, conformément aux engagements que j’avais pris, n’a été amené à subir de la mobilité géographique forcée et que le chiffre où nous sommes aujourd’hui n’est pas un solde de tout compte puisque d’autres emplois publics ont vocation à être créés au cours des prochains mois et je veux là aussi être extrêmement précis.

D’abord, parce qu’Amiens joue un rôle crucial dans l’équilibre régional, nous avons fait le choix d’y maintenir, d’y implanter de nombreux services publics. Je pense notamment au siège de deux importantes Directions régionales : celle de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, celle de l’alimentation, de l’Agriculture et de la forêt. Je suis en outre en mesure de vous annoncer l’ouverture au 1er novembre 2017 à la préfecture de la Somme d’une plateforme nationale compétente en matière d’immatriculation des véhicules. Nous regardons d’ailleurs parce que les effectifs qui correspondent à 0,8 %, ce sont à peu près 43 emplois publics. Ce n’est donc pas un chiffre considérable, nous allons regarder si nous pouvons ajuster le niveau des effectifs pour atteindre l’engagement que j’avais pris. Il n’existe d’ailleurs que cinq plateformes de ce type au niveau national et je m’engage à ce que d’ici la fin de mon mandat, les transferts de nouveaux emplois publics à Amiens soient annoncés ou effectifs de manière à ce que l’engagement que j’ai pris soit totalement atteint.

Il est normal, lorsqu’il y a des modifications du type de celles que nous avons connues, qu’il y ait parfois des décalages dans le temps entre le moment où la réforme se met en œuvre et le moment où les objectifs sont atteints, mais ils le seront, j’en prends l’engagement solennel devant vous. J’ajoute à cela, sous le contrôle du préfet de région, que nous travaillons actuellement à la mise en place de cette Maison administrative dont j’ai posé la première pierre et qui doit permettre aussi de rassembler plus facilement et plus aisément à Amiens des emplois publics qui ne s’y trouvaient pas.

Je veux également insister sur la dimension importante que jouent les transports dans le contrat que nous venons de signer. L’accessibilité de votre agglomération dans cette nouvelle grande région est plus que jamais une condition de son développement. J’ai tenu à rendre irréversible la réalisation si longtemps attendue de la liaison ferroviaire qui reliera votre territoire à la plateforme aéroportuaire de Roissy. Grâce à cette nouvelle ligne les principaux pôles d’emplois picards et franciliens entreront en communication et de nouvelles activités pourront se développer autour des savoir-faire industriel et du tourisme d’affaires notamment. Je tenais beaucoup à ce que ce barreau fût fait. Il est déterminant pour le désenclavement d’Amiens, il est fondamental pour le développement économique de la région et je n’ai absolument rien à retirer, au contraire, j’ai tout à conforter de ce qui vient d’être dit à l’instant par les élus régionaux et locaux qui viennent de s’exprimer. Notre soutien est total.

C’est la raison pour laquelle l’État financera ce projet de plus de 300 millions d’euros à hauteur de 51,5 % aux côtés de la région des Hauts-de-Seine, des collectivités de la Somme, de l’Oise et de SNCF RÉSEAU. Le protocole d’intention que nous nous apprêtons à signer permettra que l’enquête publique ait lieu l’hiver prochain et que les travaux soient lancés en 2020 en vue d’une mise en service de cette nouvelle liaison en 2024. Voilà très précisément pour le calendrier et pour le chiffre.

Je veux aussi évoquer un autre projet qui nous tient collectivement à cœur, le canal Seine Nord Europe. J’ai le plaisir de vous informer que grâce à l’accord intervenu en fin d’année entre le ministre des Transports, Alain VIDALIES, et les collectivités locales, le décret portant sur le statut de la société vient de recevoir un avis favorable du Conseil d’État. Cette société de projet pourra être ainsi créée au cours des prochaines semaines, si bien que nous allons, dans la phase de réalisation de ce projet très attendu dans ce territoire, pouvoir avancer ensemble de façon concrète.

Vous m’avez interpellé, Monsieur le député GEST, sur le lieu d’implantation du siège de la société gérant le canal. C’est un sujet qui doit faire l’objet de discussions entre nous. La région a son propre sentiment sur cette question, nous-mêmes, nous avons nos préoccupations. C’est un projet, vous l’avez remarqué, sur lequel nous avançons ensemble. Lorsque vous êtes venu me voir en 2012 sur le projet du canal Seine Nord, il était un concept non financé. Nous y avons mis 40 % de mécanisme d’interconnexion européen, sans quoi le projet n’aurait jamais vu le jour, et nous l’avons obtenu pourquoi ? Parce que nous avons fait en sorte à ce moment-là qu’on puisse réorienter les budgets de l’Union européenne vers les objectifs de l’Europe 2020 dans lesquels il y avait les transports de demain et un abonnement très significatif du mécanisme d’interconnexion européen qui avait été très sous-doté par les orientations budgétaires de l’Union européenne par le passé et qui se trouvait subitement très abondé.

Je voudrais d’ailleurs reconnaître que vous avez été extrêmement pugnace, personnellement, Monsieur le député GEST, sur ce dossier. Vous l’avez porté avec beaucoup de volontarisme, et tous les élus des Hauts-de-France aussi, alors nous avons créé les conditions de financement par les budgets européens, sans quoi, il n’aurait pas pu voir le jour.

Je veux également insister sur la situation géographique entre Paris et Lille, de la Somme et d’Amiens, cette position géographique ainsi que ses nombreux secteurs d’excellence : des véhicules intelligents, le stockage électrochimique, l’agro-industrie et la chimie du végétal, l’aéronautique, la filière verrière, s’y ajoutent de remarquables réussites en chirurgie reconstructrice puisque c’est ici que le Pr DEVAUCHELLE et son équipe ont réalisé en 2005 la première greffe partielle du visage jamais tentée.

Mais la fermeture annoncée de GOODYEAR, puis celle de l’arrêt de la production de sèche-linge en 2018 sur le site de WHIRLPOOL nous montrent que l’État doit continuer à s’engager résolument ici pour défendre à vos côtés nos emplois et les salariés de nos usines.

L’engagement de l’État, ce n’est pas de vous faire – je ne l’accepterai pas pour des raisons qui tiennent à la conception personnelle que j’ai de ce que doit être le rôle de l’État dans les territoires et de ce que doit être la parole publique –de vaines promesses.

Nous sommes déterminés à agir ensemble pour aider concrètement nos territoires à attirer des activités, comme nous le faisons en finançant le raccordement de vos zones d’activités à la fibre optique. C’est de faire en sorte que nos entreprises puissent se positionner sur des secteurs en croissance et de les accompagner pour qu’elles se développent et embauchent. C’est de soutenir nos concitoyens lorsqu’ils traversent un moment difficile afin qu’ils puissent se former, c’est l’objet du plan « 500 000 formations » pour retrouver un emploi, et qu’ils fassent valoir droit face à leur employeur. Et je dois dire que sur tous les sujets qui relèvent de la formation, du développement économique, de l’enseignement supérieur, l’État a, avec la Région présidée par Xavier BERTRAND, une relation exigeante – vous l’avez – confiante et qui nous permet sur les dossiers d’intérêt général, d’avancer très vite ensemble, et je veux dire là aussi, que pour un Premier ministre, par-delà les sensibilités politiques, avoir des présidents de région avec lesquels, sur des sujets extraordinairement difficiles – je pense à Calais, je pense à la situation d’Amiens, je pense au canal Seine-Nord – nous puissions, en confiance, nous dire les choses, les désaccords et les accords, pour avancer dans l’intérêt du territoire, c’est une nécessité dans le contexte particulier où se trouve notre pays.

L’État doit aussi rappeler, Mesdames et Messieurs, les entreprises à leur responsabilité sociale et territoriale, à celle qui leur incombe. Nous l’avons fait avec Christophe SIRUGUE et les élus, vis-à-vis de la Direction de WHIRLPOOL, et je le redis ici solennellement, et j’insiste : le gouvernement veillera à ce que WHIRLPOOL respecte intégralement ses obligations, et au-delà, dont celle de réindustrialiser le site, comme l’impose depuis 2014, la loi Florange. Il veillera également à ce que l’entreprise recherche activement un repreneur pour assurer un avenir industriel à ce site.

J’observe d’ailleurs à ce jour que les discussions engagées vont dans la bonne direction, que les démarches nécessaires à la reprise du site et de son sous-traitant PRIMA ont été entreprises et que la négociation avec les partenaires sociaux a débuté ; mais nous serons d’une absolue vigilance et notre engagement pour la réindustrialisation est un engagement qui n’est pas négociable.

A l’heure où je vous parle, des collaborateurs de mon cabinet reçoivent les salariés de WHIRLPOOL, et je veux dire ici que si je n’ai pu le faire aujourd’hui, je le recevrai à Matignon en présence des élus, avant mon départ, de manière à préciser les conditions dans lesquelles travaille l’État, parce qu’un Premier ministre doit être en situation lorsqu’un dossier évolue – et je souhaite qu’il évolue suffisamment vite pour que je puisse donner des éléments intéressants aux salariés – doit être capable de rendre à des salariés qui sont en situation d’inquiétude et d’angoisse, des comptes sur l’action conduite par l’État en liaison avec les collectivités locales, et je proposerai donc que nous recevions ensemble les salariés de WHIRLPOOL avant mon départ de Matignon.

L’État doit enfin offrir aux salariés l’accompagnement dont ils ont besoin en matière de formation, et c’est la raison pour laquelle j’ai demandé à Myriam EL KHOMRI de travailler là aussi en très étroite liaison avec la Région pour que nous atteignions cet objectif.

Tout au long de leur histoire, Amiens et la Picardie ont démontré une remarquable capacité de transformation. Et au terme de cette journée, je mesure à quel point cette capacité est toujours vivante. Le gouvernement s’est mobilisé aussi afin d’accompagner les élus dans leurs efforts pour améliorer la qualité de vie et les services dont bénéficient les habitants d’Amiens. L’État va ainsi apporter une contribution exceptionnelle de 10,5 millions d’euros à la réalisation des quatre lignes de bus à haut niveau de service que prévoit Amiens Métropole.

L’État continuera en outre à accompagner le renouvellement urbain des quartiers relevant de la politique de la ville ; Amiens en comptera désormais six, dont deux quartiers d’intérêt national, Amiens-Nord et Etouvie, et un quartier d’intérêt régional, Pierre-Rollin. La dotation de la Politique de la ville dont bénéficie Amiens augmentera de 12 % en 2017 pour atteindre 2 millions d’euros. Et cette dotation, tout comme la DSU, sera maintenue sur le territoire d’Amiens, j’en suis sûr, dans les prochaines années. En tous les cas, là aussi, je prends cet engagement parce que c’est une nécessité : les budgets – je parle sous le contrôle du ministre de la Ville – sont là, et il faut que ces engagements soient tenus par-delà la parole que je tiens aujourd’hui, n’étant pas totalement garanti de pouvoir vous la tenir dans les mêmes circonstances dans les cinq années qui viennent.

Au-delà de ces mesures, le protocole de préfiguration de la Convention avec l’Agence nationale sur la rénovation urbaine que nous avons signée ce matin avec Patrick KANNER et François PUPPONI, prévoit plus de 13 millions d’euros d’investissement, ce qui n’est pas rien. Dans ce cadre, plusieurs opérations anticipées seront lancées dès à présent, dont la construction de 22 logements en accession sociale, et la création d’un centre commercial financé par l’EPARECA pour partie à Amiens-Nord.

Je vous confirme en outre que, sous réserve de validation définitive par le Comité interministériel de performance, et de la modernisation de l’offre de soins, l’État financera à hauteur de 40 millions d’euros le regroupement des services du Centre hospitalier, au CHU d’Amiens-Sud. Ce projet, Mesdames et Messieurs, était très attendu et je voudrais remercier les personnels de l’hôpital pour leurs efforts et leur patience.

Enfin, l’État continuera à mobiliser ici les moyens importants en faveur de la lutte contre la délinquance. Amiens a fait partie de la première vague des zones de sécurité prioritaire, et des résultats très positifs et concrets ont été obtenus. Nous l’évoquions à l’instant avec madame le maire, en 2016, les violences aux personnes ont diminué de 9 %, ça n’est pas rien ; les atteintes aux biens, de 8 % ; mais nous savons que beaucoup reste à faire, et je veux vous annoncer que nous lançons cette année les études préalables à l’installation d’un nouvel hôtel de Police au sein de la cité administrative afin de donner aux policiers d’Amiens un cadre de travail beaucoup mieux adapté à leurs missions.

Nous avons aussi décidé d’accompagner les efforts engagés par les élus afin de renforcer l’attractivité de la ville. Cette attractivité dépend pour partie de la fiscalité locale. C’est la raison pour laquelle la Commission interministérielle des aides à la localisation des activités accordera une attention particulière aux projets d’investissement soumis à vos entreprises afin d’obtenir la prime d’aménagement du territoire.

Les investissements dans l’Enseignement supérieur et la Recherche constituent un autre facteur décisif d’attractivité. C’est là aussi pourquoi le contrat que nous allons signer prévoit plusieurs initiatives en faveur du pôle universitaire d’Amiens, la création de laboratoires d’initiatives et d’innovations locales, pour une agriculture novatrice, la reconnaissance du cluster Autonomie énergétique, la création d’un campus des métiers de l’énergie, ainsi que celle d’une plate-forme de Recherche autour des humanités numériques.

L’État s’engage enfin aux côtés d’Amiens Métropole pour la restauration du patrimoine protégé au titre des Monuments Historiques. Dans cette région où l’Histoire de France plonge si profondément ses racines, nous devons veiller avec un soin particulier à la préservation des monuments, comme l’Hôtel de Berny. C’est pourquoi l’État doublera sa participation au financement de ces opérations pour un montant de 600.000 euros entre 2017 et 2020.

L’histoire de cette ville et de cette région, ce sont aussi, Mesdames et Messieurs, les traces de la Grande Guerre. C’est la raison pour laquelle nous avons voulu qu’une mission soit lancée afin de réfléchir au rôle qu’Amiens pourrait jouer pour préserver cette mémoire, faire converger les initiatives nationales et européennes et proposer une offre culturelle et touristique d’ensemble.

Mesdames et Messieurs les élus, votre ville se transforme. Elle voit se présenter à elle des défis qui sont ceux de l’économie qui, elle aussi, se transforme. Nous ne pouvons surmonter ces défis ensemble que dès lors nous avons une vision ambitieuse de ce que peut être le rôle d’Amiens, dans le Hauts-de-France et dans la façade septentrionale de notre pays qui elle-même dispose d’atouts considérables qui la placent aux portes de l’Europe du Nord.

Je suis convaincu que les efforts dans lesquels vous êtes collectivement engagés, d’une part pour accompagner les salariés inquiets qui souffrent des restructurations des industries dans lesquelles ils travaillent depuis longtemps, mais aussi pour faire en sorte, à travers le développement de laboratoires de Recherche, d’innovation technologique, qui permettront à des entreprises nouvelles, à des start-up d’essaimer ici demain.

Je suis convaincu aussi qu’à travers l’ambition du projet urbain qui m’a été présenté ce matin, et qui essaie de relier des quartiers de la ville les uns aux autres en y implantant des espaces publics, des équipements publics, en créant les conditions de davantage de mixité dans l’habitat, en créant les conditions aussi du développement des transports de demain, cette ambition-là, qui fait de la ville, est de nature à faire du développement économique à terme, à créer des emplois et à redonner à Amiens le dynamisme qui correspond aux aspirations profondes de ceux qui vivent dans cette ville et de ceux qui l’administrent.

Dans la période particulière où nous nous trouvons, où les débats qui se présentent à nous ne sont pas toujours, je dois le dire avec la plus grande sincérité, tout à fait au niveau – notamment pendant cette campagne – de ce que l’on pourrait espérer pour un pays confronté à tant de défis, et je ne peux que regretter qu’alors que nous devons faire face à autant de questions, à autant de sujets qui renvoient à la sécurité des Français face au terrorisme, qui renvoient à la solidité du projet européen face aux populismes, qui renvoient aux mutations de l’économie face à la mondialisation, nous voyons quotidiennement convoquer autant d’outrances, de propos approximatifs, de propositions électoralistes, de confrontations inutiles, d’antagonisations stupides qui opposent les Français les uns aux autres et qui, par la convocation de certaines images ou de certaines provocations, infligent au pays des blessures dont il a nul besoin, je crois personnellement que, dans notre pays, il est bon qu’il y ait une gauche et une droite, qu’il est bon dans notre pays qu’il y ait une clarté, et qu’il est bon dans notre pays qu’il y ait des convictions.

Mais qu’il est aussi bon dans notre pays qu’il y ait du respect. Et moi, je suis très attaché à ce que ceux qui ne pensent pas la même chose sur les sujets essentiels, ne perdent jamais de vue le respect qu’ils se doivent les uns aux autres ; et il ne faut pas confondre le respect et la confusion. Le respect, ce n’est pas d’oublier l’endroit d’où l’on parle ! C’est de savoir de l’endroit d’où l’on parle, mais respecter l’autre qui ne parle pas du même endroit que soit, en raison de la conception que l’on a de la démocratie et de la République – qui doit être un espace un et indivisible -, dans l’amour des valeurs de la République par-delà ce qui nous peut séparer.

Mais je considère en même temps qu’on ne peut pas, lorsqu’un pays est confronté, comme un continent, l’Union européenne, à de telles difficultés, ne pas avoir conscience à chaque instant de la portée du propos que l’on tient, dans un contexte où le populisme est partout. Et donc moi je souhaiterais – et je le dis avec d’autant plus de sincérité que chacun a bien compris que je ne le dis pas pour moi-même – que j’appartiens à la catégorie de ceux qui essaient d’être utiles sans être sûrs d’y parvenir, et non à la catégorie de ceux qui se pensent indispensables, et je ne sais pas d’ailleurs si la catégorie à laquelle j’appartiens est majoritaire, j’ai l’impression qu’elle s’étiole.

Ce que je veux vous dire dans ce contexte, c’est qu’il est fondamental que nous nous posions la question à chaque instant de savoir si ce que nous disons est de nature à alimenter les haines, les instincts, ou au contraire à conforter la République, et je crois que l’image que nous donnons à Amiens aujourd’hui – celle d’hommes et de femmes qui assument leurs différences, mais qui sont aussi dans le souci de l’intérêt général et qui le sont sincèrement – est utile au pays dans le contexte des élections qui se présentent à nous. Et je forme le vœu que dans les années et les mois qui viennent, ceux qui seront dans l’action publique soient suffisamment conscients du moment historique particulier dans lequel l’Europe se trouve pour faire en sorte que la parole publique soit à la hauteur de ce que souhaitent les Français pour eux-mêmes et pour leur pays qu’ils aiment.
16.03.2017 Discours de Bernard CAZENEUVE – Déplacement dans la Somme (Amiens)_16_03_2017

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Déplacement au Conseil national de l’industrie

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra à la réunion plénière du Conseil national de l’industrie au Conservatoire national des arts et métiers, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris, vendredi 17 mars 2017 à 10h00

en présence de Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et de M. Christophe Sirugue, secrétaire d’État chargé de l’Industrie, du Numérique et de l’Innovation

Le Premier ministre prononcera le discours de clôture de la réunion.
(Séquence ouverte à la presse – Pool Tv + presse accréditée)

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer impérativement à l’adresse communication@pm.gouv.fr, avant jeudi 16 mars 2017, 20h00.

Entrée sur accréditation, merci de nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Pool Tv : France Télévisions Contacts: 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr 2017.03.17 Note aux rédactions de M. Bernard Cazeneuve – Déplacement au Conseil national de l’industrie

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Interview de Bernard Cazeneuve, Le Courrier Picard

La ville d’Amiens a été durement frappée par la fermeture de l’usine Goodyear et s’apprête à faire face à la fermeture de Whirlpool. Quel rôle l’Etat peut-il jouer en matière revitalisation des territoires touchés ? Sur quoi porte concrètement le contrat de développement de l’Amiénois ?
Je veux d’abord dire mon soutien aux salariés de Whirlpool, et saluer leur responsabilité dans cette période que je sais difficile. Le gouvernement travaille d’arrache pieds à défendre nos emplois, notre industrie. Nous l’avons fait en aidant nos entreprises à sortir de la crise, à redresser leurs marges, à reprendre leurs investissements. Nous le faisons en mettant les entreprises, comme Whirlpool, qui souhaitent délocaliser face à leurs responsabilités. Mais vous avez raison de le souligner, notre devoir est surtout de nous battre chaque jour pour rendre nos territoires plus attractifs. Cela implique d’y apporter des services essentiels, c’est le contenu du contrat de développement de l’Amiénois. Je présenterai aujourd’hui des mesures en matière de transports, de santé, de cadre de vie. Nous allons aussi travailler à mieux accompagner les parcours individuels en finançant 900 formations supplémentaires dans les métiers de la santé, des énergies renouvelables ou du numérique.
Des repreneurs (chinois pour Goodyear) manifestent-ils toujours un intérêt pour le site Goodyear ? Des pistes de repreneurs sont annoncées pour Whirlpool : quelles sont-elles et dans quels secteurs d’activité ?
Je veux le dire aux salariés du site que, comme je l’ai indiqué aux dirigeants de cette entreprise : j’attends de Whirlpool qu’elle mette en œuvre tous les moyens possibles à la réindustrialisation du site. Les engagements pris par Whirlpool sont jusqu’ici tenus, mais je me garderais bien, comme tant d’autres sont tentés de le faire pour nourrir leurs effets d’annonce, de vous dire si un tel ou un tel est intéressé. C’est en agissant ainsi que l’on met à risque les projets de reprise. Ce que je peux vous dire c’est que tous les services de l’Etat sont mobilisés, à ma demande, par Christophe SIRUGUE, en lien étroit avec la Région et son président, pour accompagner la recherche d’un repreneur et que des premières pistes sont à l’étude.
M. Le Premier ministre, vous vous apprêtez à signer le protocole de financement du projet Picardie-Roissy. Peut-on considérer aujourd’hui que ce projet a enfin atteint le point de non-retour ?
Oui je le crois. Le protocole que nous allons signer ce matin avec X. Bertrand et les élus de la Somme et de l’Oise va permettre à ce projet utile pour la desserte et l’attractivité de ce territoire de franchir une étape décisive. L’enquête publique se tiendra dès l’année prochaine et les travaux débuteront en 2020, pour une mise en service en 2024.

L’Etat peine souvent à honorer ses engagements dans le cadre des contrats de plan Etat-Région. Au-delà des promesses, l’argent sera-t-il réellement disponible ?
L’Etat s’est engagé à financer les projets des collectivités territoriales à hauteur de 14Md€ sur la période 2015-2020 dans le cadre des contrats de plan Etat-Région (CPER). C’est une intervention significative de l’Etat pour soutenir le territoire. Tous les financements sur lesquels le gouvernement s’est engagé seront honorés.
Parmi les grands projets d’infrastructures, le canal seine-Nord Europe tient une place à part au regard des sommes en jeu. Là encore, l’Etat, l’Union Européenne, les collectivités ont multiplié les engagements. Pour autant le projet peine toujours autant à émerger ; pourquoi ? A quelle échéance verra-t-on réellement débuter le chantier ?
Le projet avait été engagé par la majorité précédente. Pour le faire aboutir, nous avons remis le dossier à plat en 2012 Tout d’abord nous avons obtenu de l’Union européenne qu’elle cofinance le projet au niveau exceptionnel de 40%, et nous nous nous sommes mis d’accord avec les collectivités sur un protocole de financement. Ensuite le projet a été reconfiguré au plan technique et a fait l’objet d’une nouvelle enquête publique. Enfin, je suis en mesure de vous annoncer que le décret statutaire de la société de projet vient de recevoir un avis favorable du Conseil d’Etat et va être publié d’un jour à l’autre, ce qui permettra de créer effectivement la société au cours des prochaines semaines. L’étape suivante sera la passation des premiers marchés.

Toujours au sujet du Canal Seine-Nord, quelle garantie y a-t-il qu’une future majorité ne vienne pas défaire ce que votre gouvernement aura fait ?
Ce projet fait consensus et il est tellement engagé que je n’imagine pas qu’un gouvernement prenne le risque de briser cette union.

La Picardie et singulièrement Amiens, ont beaucoup perdu dans l’opération de fusion-absorption avec le Nord-Pas-de-Calais. Les promesses faites par Manuels Valls en matière de compensations, n’ont pas toutes été tenues. Quelle garantie y a-t-il que celles que vous faites aujourd’hui, ne subiront pas le même sort ?
La réforme territoriale que nous avons menée, avec le Président de la République était indispensable pour que la France puisse répondre aux défis de notre siècle. Dans l’équilibre de la nouvelle région des hauts de France, Amiens est une ville qui compte. Nous avons fait le choix d’implanter ou de préserver de nombreux services publics à Amiens. Dans la région Hauts-de-France l’équilibre territorial de l’emploi public entre les deux anciennes régions a été respecté, aucun agent n’a eu à subir de mobilité géographique forcée. Mais je ne méconnais pas les difficultés liées à la réorganisation du travail des agents, et je tiens à leur dire toute ma gratitude pour les efforts qu’ils ont accomplis. Aujourd’hui, je viens prendre un nouvel engagement, celui de conforter le rôle d’Amiens en tant que territoire d’équilibre de la nouvelle région, en y créant le premier pôle des services publics du XXIe siècle, qui offrira aux fonctionnaires en poste à Amiens un environnement de travail performant et de proximité. Je poserai la première pierre ce matin.

Les élus amiénois comptent solliciter l’Etat pour une participation financière au projet de bus à haut niveau de service nécessitant un investissement de 120 millions d’euros ? Quel sera le niveau de participation de l’Etat ?
Ces nouvelles lignes de bus à haut niveau de service sont un projet utile pour développer l’usage des transports en commun dans l’agglomération amiénoise et réduire la circulation automobile. Cela rejoint les objectifs de la politique menée par le Gouvernement de réduction des gaz à effet de serre et d’amélioration de la qualité de vie. C’est pourquoi l’Etat le soutiendra financièrement en apportant une subvention de 10,5 millions d’euros.

Lors de sa dernière visite à Amiens, votre prédécesseur, Manuel Valls, avait promis cent emplois pour un centre de traitement des titres. Depuis, on a appris que cinquante postes iraient à Arras, combien y aura-t-il vraiment de créations de postes à Amiens ?
Je vous confirme la création d’une plate-forme nationale compétente en matière d’immatriculation des véhicules à la préfecture de la Somme : il y en a cinq en France. Cette plateforme délivrera des cartes grises et n’a rien à voir avec celle d’Arras, à vocation interdépartementale, qui est spécialisée dans les cartes d’identité et les passeports. Le centre ouvrira le 1er novembre 2017.

Vous allez également aller en Picardie maritime ce jeudi. Dans ce secteur, un élu important, le maire d’Abbeville, Nicolas Dumont (ancien vice-président PS du conseil régional) vient d’annoncer son soutien à Emmanuel Macron… Dans un secteur où votre ministre, Pascale Boistard, devrait être candidate aux législatives. Comment réagissez-vous alors que vous venez d’apporter votre soutien à Benoît Hamon ?
Comme Premier ministre, je me déplace partout en France sans regarder la couleur politique des élus locaux. Pour moi, la loyauté est la première des vertus en politique. La loyauté à notre histoire, à nos valeurs, aux principes que nous défendons. C’est à cet aune que nos choix doivent être évalués en conscience. Pour ma part, j’ai fait ce choix d’être loyal à ma famille politique. 16.03.2017 Interview de M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre – Le Courrier Picard

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Point sur les événements à Paris et à Grasse

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre,
recevra M. Bruno Le Roux, ministre de l’intérieur Jeudi 16 mars 2017 à 14h30
pour faire le point sur les événements de ce jour à Paris et à Grasse
A cette occasion, la cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 14h20 à l’ensemble des journalistes accrédités à l’adresse : communication@pm.gouv.fr
Entrée sur accréditation, vous devez impérativement nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.
Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15

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Déplacement de Bernard Cazeneuve dans le Puy-de-Dôme

M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, se rendra dans le Puy-de-Dôme
Vendredi 17 mars 2017

Le Premier ministre, Bernard CAZENEUVE, se rendra d’abord à Pont-du-Château pour la cérémonie solennelle d’inhumation de M. Gabriel AYMARD, soldat tombé au combat lors de la bataille de la Somme en 1916. Le Premier ministre rejoindra ensuite Issoire pour constater l’avancée des travaux de l’Abbatiale Saint-Austremoine, cofinancés par l’Etat, avant la signature d’un contrat de ruralité destiné à renforcer encore davantage l’attractivité et le rayonnement du pays d’Issoire et accompagner les mutations économiques. Le déplacement se clôturera par une visite à la caserne de gendarmerie de la ville.

Déroulé prévisionnel :
Cérémonie solennelle d’inhumation de M. Gabriel AYMARD 14h20 Visite de la mairie de Pont-du-Château
Place de l’Hôtel de Ville, 63430 Pont-du-Château
Séquence poolée

Cérémonie solennelle d’inhumation de M. Gabriel AYMARD
Toute presse accréditée

Discours de M. le Premier ministre
Toute presse accréditée

Visite de l’Abbatiale et signature du contrat de ruralité d’Issoire
15h40 Visite de l’Abbatiale Saint-Austremoine d’Issoire
18, rue du Mas – 63500 Issoire
Séquence poolée

16h15 Signature du contrat de ruralité d’Issoire
Halle aux grains, Place de la Halle – 63500 Issoire
Toute presse accréditée

Discours de M. le Premier ministre
Toute presse accréditée

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de bien vouloir vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant jeudi 16 mars 2017 à 18h.

Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer si vous prenez les vols conseillés et pour quelle(s) séquence(s) vous souhaitez être accrédités.
Merci de nous communiquer également votre numéro de portable et votre numéro de carte de presse et de vous munir de celle-ci et de votre pièce d’identité le jour du déplacement.
Une voiture sera mise en place dans la délégation pour les journalistes entre les séquences (Pont-du-Château > Issoire > Pont-du-Château).

Pool TV : France Télévisions.
VOLS CONSEILLÉS POUR LES JOURNALISTES EN PROVENANCE DE PARIS :
ALLER – Vol AF 7752 09h30 aéroport de Paris CDG – arrivée 10h30 aéroport de Clermont-Ferrand, Auvergne
RETOUR – Vol AF 7757 18h40 aéroport de Clermont-Ferrand, Auvergne – arrivée 19h45 aéroport de Paris CDG

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Déplacement dans le Puy-de-Dôme de Bernard Cazeneuve_17_03_2017

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mercredi 15 mars 2017 - 16:43

Réunion de ministres et secrétaires d’Etat présidée par Bernard Cazeneuve

M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, recevra les ministres et secrétaires d’État, jeudi 16 mars 2017 à 16h30, à l’Hôtel de Matignon.

A cette occasion, la cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 16h00 à l’ensemble des journalistes accrédités à l’adresse : communication@pm.gouv.fr avant jeudi 16 mars 2017, 12h00.

Entrée sur accréditation, vous devez impérativement nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr 26_03_17_Réunion de ministres et secrétaires d’Etat présidée par Bernard Cazeneuve

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Discours au Conseil économique, social et environnemental

Discours de M. Bernard Cazeneuve, Premier Ministre
au Conseil économique, social et environnemental
Mercredi 15 mars 2017

Seul le prononcé fait foi
Monsieur le Président du Conseil économique, social et environnemental,
Mesdames et Messieurs les Présidents,
Mesdames et Messieurs les Conseillers,

Je vous remercie, cher Patrick Bernasconi, de m’avoir invité à venir prendre la parole ici, devant la troisième Assemblée de la République, un mois tout juste après le Président de la République.

J’ai tenu à marquer ainsi l’attachement et l’estime que le gouvernement porte à cette maison du dialogue qu’est le Conseil économique, social et environnemental.

Mais bien d’autres éléments tangibles témoignent de l’importance que les autorités de l’Etat accordent à ce dialogue avec les représentants du monde du travail et de la société civile.

Depuis le début de votre mandat il y un peu plus d’un an, le gouvernement vous a saisis à de nombreuses reprises, comme vous venez de le rappeler : 7 fois en 2016 et déjà 2 fois depuis le début de cette année.

J’ai demandé au Secrétaire général du gouvernement d’élaborer la synthèse des suites données à vos recommandations. J’ai pu vous remettre, il y a quelques jours, ce document qui montre que nous avons su prendre appui sur vos travaux pour faire évoluer la loi et réformer notre pays.

Je pense notamment aux avant-projets de lois dont votre assemblée a été saisie. Vous avez ainsi rendu un avis relatif à l’avant-projet de loi sur les territoires de montagne, en soulignant notamment l’importance que présentaient les questions liées à l’accueil, au logement et à la protection sociale des travailleurs saisonniers. La loi a pu ensuite faire droit à ces préoccupations.

L’avis du CESE relatif à l’avant-projet de loi sur l’égalité réelle dans les Outre-mer a montré votre volonté de vous associer à l’ambition que le Gouvernement portait au travers de ce texte et de la conforter.

Je pense également aux travaux que vous avez consacrés aux questions européennes, alors que nous allons célébrer, dans quelques jours, les 60 ans du traité de Rome.

Le gouvernement a demandé votre avis sur la construction d’un socle européen des droits sociaux fondamentaux. Et cet avis a largement inspiré la contribution que la France a remise à la Commission européenne sur ce sujet fondamental pour l’avenir de l’Europe et pour sa cohésion.

De la même manière, vos travaux sur le travail détaché, qui sont un peu plus anciens, ont eux aussi permis d’éclairer la décision publique sur ce sujet complexe. Ils ont inspiré les nombreuses dispositions législatives que nous avons prises ces dernières années pour lutter contre la fraude au détachement.

Mais au-delà des saisines formelles du gouvernement, le CESE joue un rôle fondamental pour éclairer les pouvoirs publics sur les grands enjeux de notre temps. L’ensemble de vos travaux nourrit ainsi notre réflexion et la réflexion des parlementaires.

Je pense par exemple aux travaux que vous avez conduits sur des sujets majeurs tels que la justice climatique, la transition numérique ou l’équilibre des relations commerciales dans le secteur alimentaire.

Je ne peux évidemment pas me montrer exhaustif dans cette énumération. La synthèse élaborée par le Secrétariat général du gouvernement à ma demande sur les suites données par le gouvernement à vos recommandations compte pas moins de 25 pages, ce qui permet de mesurer toute l’étendue de votre influence.

Vous avez pour votre part souligné, monsieur le Président, l’importance toute particulière de l’avis que le CESE a rendu, à la demande du gouvernement, sur le développement de la culture du dialogue social.

Je sais comme vous que le contexte de l’élection présidentielle se prête à la remise en cause du rôle et de la place du dialogue social dans notre pays. Au sein d’une certaine famille de pensée, on oppose volontiers, un peu hâtivement, les exigences de ce dialogue à celles de l’efficacité économique. Il faut cependant rappeler que l’Europe compte de grandes nations bâties sur le dialogue social et qui ont fait la preuve de leur efficience économique. Il est donc possible de concilier le souci légitime de l’efficacité, l’exigence de cohésion sociale et la prise en compte des questions environnementales. Je dirais même que ces trois objectifs seront d’autant plus à portée de main qu’ils seront poursuivis de façon coordonnée. C’est pourquoi la France doit continuer à faire partie des pays qui placent le dialogue des partenaires sociaux au cœur de leur fonctionnement collectif.

Vous venez de me faire part, monsieur le Président, de votre projet d’ouvrir encore votre Conseil et d’écouter la parole des Français à travers un mécanisme de pétition citoyenne. Je ne peux que souscrire à cette idée qui enrichira le débat public et bénéficiera à la vie démocratique dans notre pays.

Mais un tel mécanisme n’a pas vocation, bien entendu, à remettre en cause le rôle des corps intermédiaires dans notre démocratie. Car ce sont aussi les organisations syndicales et patronales, les associations, les mouvements qui sont ici représentés, qui permettent à notre démocratie de demeurer vivante et de fonctionner de façon aussi apaisée que possible.

Ce que représente votre Assemblée, c’est au fond la recherche de la cohésion sociale ; c’est la volonté de surmonter les désaccords et les contradictions qui peuvent exister au sein de notre société ; c’est la capacité de la faire progresser à travers le dialogue, dans le respect de l’autre et par la recherche du compromis.

Dans cette perspective, je voudrais m’arrêter un instant sur le rôle que tient la maîtrise de la langue française pour le bon fonctionnement de notre pacte national.

Car la maîtrise de la langue française n’est pas seulement une compétence scolaire ou professionnelle ; elle est aussi une compétence sociale, indispensable à l’exercice de la citoyenneté. Sous la Convention, le comité de l’Instruction publique avait ainsi proposé, sur le rapport de BARRERE, de nommer un instituteur de langue française dans toutes les communes des départements où l’on parlait un idiome étranger.

En effet, la langue participe de la construction de l’identité des personnes et du sentiment d’appartenance à la collectivité nationale. Langue de la République, la langue française doit être la langue de l’intégration. C’est par la maîtrise de la langue que les habitants de ce pays participent à la vie sociale et s’intègrent dans le monde du travail. C’est par la langue qu’ils s’imprègnent de la connaissance de la société française, qu’ils se familiarisent avec ses valeurs et avec sa culture.

A l’inverse une faible maîtrise du français risque de conduire, on le sait, à l’exclusion et au repli sur soi. C’est pourquoi tous les enfants de la République doivent se sentir pleinement à l’aise avec la langue française et tous les adultes résidant dans notre pays doivent être en capacité d’approfondir leur maîtrise du français.

Pour autant je ne crois pas que la France doive interdire à des ressortissants d’autres pays, et en particulier aux ressortissants des autres pays européens, de venir travailler sur son sol au prétexte qu’ils ne maîtrisent pas parfaitement sa langue.

Vous savez que certaines collectivités ont récemment pris des mesures en vue d’exclure des marchés publics les entreprises dont tous les salariés ne parlent pas le français, ou qui ne disposent pas d’un traducteur à titre permanent. Leurs élus ne font cependant pas mystère de ce que ces clauses ne sont pas inspirées par l’amour de notre langue, mais par l’objectif de faire obstacle à la concurrence d’entreprises étrangères faisant appel à des travailleurs détachés. Et ils ont peine à cacher qu’ils espèrent en tirer un profit électoral.

Comme vous le savez, mon gouvernement, comme ceux de Manuel Valls et Jean-Marc Ayrault auparavant, lutte avec une très grande fermeté contre les fraudes au travail détaché. Les préfets ont encore récemment fermé sur ce motif plusieurs importants chantiers, par exemple en Bretagne et en Rhône-Alpes-Auvergne. A notre initiative et, comme je l’ai dit, avec votre concours, une négociation a été engagée afin de réviser la directive de 1993 sur les travailleurs détachés en encadrant davantage les conditions de leur séjour.

Je crois donc être bien placé pour vous dire que l’on peut, en cette matière, lutter contre les fraudes et contre les excès sans prendre, au mépris du droit et par pur calcul électoraliste, des mesures ouvertement discriminatoires à l’égard d’entreprises étrangères et qui seront infailliblement condamnées comme telles par n’importe quel tribunal.

J’ajoute que ces mesures sont en outre inutiles au regard de l’objectif de sécurité des chantiers, puisque le code du travail prévoit déjà des dispositions beaucoup plus précises pour y répondre. Elles constituent donc une provocation gratuite, contraire aux intérêts de la France – et contraire aussi, bien entendu, aux intérêts des 150 000 salariés français qui sont aujourd’hui détachés dans un autre pays européen et qui risquent d’être pénalisés par des mesures de rétorsion à la suite de ces initiatives irresponsables.

Nous ne devons pas utiliser la langue comme un simple prétexte pour ériger des barrières contre nos voisins. Je sais que les partenaires sociaux qui sont ici représentés, les organisations syndicales comme les organisations d’employeurs, partagent avec moi cette conviction.

En revanche, l’apprentissage du français constitue, bien entendu, un enjeu majeur pour ceux qui arrivent en France et qui souhaitent s’y établir de façon durable. C’est là une des clés de leur intégration et c’est pourquoi nous avons considérablement renforcé, avec la loi du 7 mars 2016 sur le droit des étrangers, la formation linguistique à laquelle ont accès les primo-arrivants dans le cadre de leur « contrat d’intégration » – ainsi, du reste, que leur formation aux valeurs de la République.

Ce souci doit nous guider autant à l’égard des enfants de familles étrangères que de leurs parents. On sait du reste que ce sont bien souvent les enfants, dans les familles non francophones, qui apportent dans leur foyer la langue apprise à l’école ; et que les parents, réciproquement, s’astreignent à parler suffisamment le français pour communiquer avec les enseignants afin de s’assurer de la réussite scolaire de leurs enfants.

Au demeurant l’enjeu principal dans ce domaine, et dont on parle moins, malheureusement, réside sans doute dans la nécessité d’apporter une aide efficace aux 6 millions de Français qui rencontrent des difficultés dans la maîtrise de leur propre langue. Car c’est bien de nos concitoyens qu’il s’agit, et non de travailleurs étrangers. Un jeune Français sur dix, lors des tests passés durant les journées « défense et citoyenneté », est en effet en difficulté de lecture. Et des études plus fines montrent que ces difficultés dans la maîtrise de la langue peuvent concerner tous les âges et toucher des personnes issues de milieux professionnels et sociaux très différents.

Nous savons que ces difficultés se nouent souvent dès l’enfance. C’est pourquoi l’apprentissage du français a constitué l’une des priorités placées au cœur de la loi de 2013 sur la refondation de l’école. Les nouveaux programmes de l’école maternelle et de l’école élémentaire s’attachent ainsi à renforcer la maîtrise des savoirs fondamentaux, à commencer par la lecture et l’écriture. Le gouvernement a également encouragé la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, qui facilite la maîtrise précoce de la langue et contribue à renforcer l’égalité des chances tout au long du parcours scolaire.

A l’âge adulte, la maîtrise du français est aussi un enjeu essentiel pour l’accès à l’emploi. Un demandeur d’emploi sur dix est en situation d’illettrisme. Car même pour exécuter des tâches qui peuvent paraître simples, il faut désormais au moins savoir lire aisément une notice, une consigne, un tableau, et savoir rédiger des messages, même brefs.

Nous savons aussi que, dans le monde du travail, il peut arriver que certaines personnes désapprennent à lire et à écrire si elles n’ont pas eu souvent l’occasion de mettre ces compétences en pratique. Le jour où leur travail évolue, ou lorsqu’elles doivent changer d’emploi, elles se trouvent ainsi en très grande difficulté.

Le combat contre l’illettrisme est donc à la fois une exigence de solidarité à l’égard de ceux qui en souffrent et une nécessité sociale. Je veux saluer le travail courageux et opiniâtre mené depuis des années sur ce terrain par les associations, les collectivités territoriales et les partenaires sociaux, avec ou sans le soutien de l’Etat.

Mais l’importance des besoins en cause nous a portés à considérer que nous ne pouvions plus nous contenter d’une telle construction empirique, qui présente nécessairement des lacunes, des chevauchements et des zones d’ombre. Ces actions éparses doivent être davantage coordonnées et ce réseau informel doit gagner en cohérence.

La France devait donc se doter d’une politique de la langue française qui soit à la hauteur de ces besoins. Nous avions besoin d’une impulsion nouvelle et c’est pourquoi le Gouvernement a décidé la création d’un délégué interministériel à la langue française pour la cohésion sociale.

Cette institution nouvelle devra couvrir les nombreux champs concernés par la maîtrise de la langue française : le monde du travail, où l’illettrisme doit absolument reculer ; la formation des personnes étrangères non francophones, pour lesquelles l’apprentissage de notre langue est un puissant facteur d’intégration ; ou encore l’apprentissage du français dans les collectivités ultramarines.

J’ai confié cette mission à Thierry Le Paon, dont nous connaissons tous ici l’intérêt qu’il a porté de longue date à ces questions, et que je remercie chaleureusement. Il aura notamment pour mission d’élaborer un plan national pour la maîtrise de la langue française ; et il devra nouer, pour le mettre en œuvre, tous les partenariats nécessaires entre l’Etat et les collectivités territoriales, les partenaires sociaux, les établissements publics et le secteur associatif. Je sais comme vous qu’il possède la compétence, l’expérience et la passion nécessaires pour assumer cette tâche considérable.

La langue n’est pas en France un simple outil de communication. Elle est un élément de notre patrimoine auquel chaque Français est viscéralement attaché, comme le montrent les polémiques que provoquent de façon inévitable toute tentative de réforme de l’orthographe. Elle a été l’un des ciments de l’unité nationale, bien que nous sachions aujourd’hui qu’elle peut coexister paisiblement avec les autres langues de France dont nous avons appris à apprécier la richesse. Elle est aussi un trésor que nous partageons avec les 270 millions de locuteurs francophones aujourd’hui présents sur les cinq continents – ils étaient cinq fois moins nombreux lorsque Rivarol écrivait son « Discours sur l’Universalité de la langue française. » Elle est enfin inséparable du message universel de la France « outil merveilleux trouvé dans les décombres de la colonisation » comme le disait Senghor.

Il n’est donc pas, dans la République, de mission plus belle, cher Thierry Le Paon, que de veiller à faire prospérer cette grande passion nationale : l’amour de la langue française.

Monsieur le président Bernasconi,
Mesdames et messieurs les Conseillers,

Je voudrais vous dire pour conclure avec une certaine solennité que nous avons besoin de lieux tels que le Conseil économique, social et environnemental pour éclairer le débat public, pour dialoguer, pour construire ensemble une société meilleure, parce que rassemblée et apaisée.

Par vos travaux, vous montrez que la voie du dialogue est féconde et utile. Nous allons continuer à travailler étroitement ensemble pendant les deux mois à venir, comme nous le faisons depuis cinq ans. Nous le devons aux Français et nous le devons à notre pays car nous sommes tous animés ici par l’amour de la France et de la République.
Je vous remercie.
15.03.2017 – Discours de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, – Déplacement au CESE

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Plantation de l’arbre de M. Bernard Cazeneuve

Plantation de l’arbre de M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, dans le jardin de l’Hôtel de Matignon, jeudi 16 mars 2017 à 16h00

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, procèdera à la plantation de « l’arbre du Premier ministre », comme le veut la tradition républicaine initiée par Raymond Barre.
Il a choisi un magnolia kobus ou magnolia de Kobé, originaire du Japon mais marqué dans une pépinière de région parisienne. C’est l’un des premiers de magnolia à fleurir au printemps.
Cet arbre sera situé sur la grande pelouse de Matignon, sur la partie du jardin la plus contemporaine dessinée par Achille Duchêne au début du XXe siècle.

A cette occasion, la cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 15h30 à l’ensemble des journalistes accrédités à l’adresse : communication@pm.gouv.fr avant jeudi 16 mars 2017, 12h00.

Entrée sur accréditation, vous devez impérativement nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.
Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr 2017-03-16 Note aux rédactions de Bernard Cazeneuve – Plantation de l’arbre à Matignon

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mardi 14 mars 2017 - 16:20

Déplacement dans la Somme

M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, se rendra dans la Somme, jeudi 16 mars 2017,

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Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rend au Conseil économique, social et environnemental

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, s’exprimera sur le dialogue social, la place du Cese dans l’élaboration des politiques publiques et la politique en faveur de la langue française au Conseil économique, Social et Environnemental

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lundi 13 mars 2017 - 17:45

Déplacement à Gif-sur-Yvette

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra à Gif-sur-Yvette (Essonne) en présence de M. Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, mardi 14 mars 2017

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vendredi 10 mars 2017 - 19:24

Agenda prévisionnel du lundi 13 mars au vendredi 17 mars 2017

Lundi 13 mars 2017
11h00 : Entretien avec M. Michel SAPIN, ministre de l’Économie et des Finances Hôtel de Matignon
13h00 : Déjeuner avec le Président de la République Palais de l’Elysée
Après-midi : Déplacement à Vitrolles (Bouches-du-Rhône)
Mardi 14 mars 2017
12h30 : Déjeuner annuel de l’Association Nationale de la Recherche et de la Technologie Paris 1er arrondissement
Après-midi : Déplacement en région
19h00 : Remise des insignes d’Officier de la Légion d’Honneur à M. Patrick CALVAR, Directeur Général de la Sécurité Intérieure Hôtel de Matignon
Mercredi 15 mars 2017
10h00 : Conseil des ministres Palais de l’Elysée
14h45 : Intervention devant le Conseil Économique, Social et Environnemental sur l’agence de la langue française CESE, Place d’Iéna Paris 16ème
17h00 : Entretien avec M. Pierre GATTAZ, président du MEDEF Hôtel de Matignon
Jeudi 16 mars 2017
Matinée : Déplacement en région
16h00 : Plantation de l’Arbre du Premier ministre Jardins de l’Hôtel Matignon
16h30 : Réunion de ministres et secrétaires d’Etat Hôtel de Matignon
Vendredi 17 mars 2017

Déplacement en région 2_Agenda prévisionnel du Premier ministre, du lundi 13 mars au vendredi 17 mars 2017

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Déplacement à Vitrolles du Premier ministre, Bernard Cazeneuve

M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, se rendra à Vitrolles le Lundi 13 mars 2017
Déroulé prévisionnel : Séquence entreprise Clemessy Service

16h25 Visite des locaux et rencontre avec les salariés de l’entreprise Clemessy Service
Société de la branche Energie du groupe Eiffage, Clemessy est un spécialiste du génie électrique et mécanique
23, avenue de Rome – 13127 Vitrolles Séquence poolée

Séquence médiathèque
17h20 Visite de la médiathèque
1 place de la liberté, Avenue des Salyens – 13127 VITROLLES Séquence poolée
17h35 Rencontre avec les acteurs de la société civile de la commune de Vitrolles Séquence poolée + tour images
18h15 Discours de M. le Premier ministre Toute presse accréditée

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de bien vouloir vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant vendredi 10 mars 2017 à 20h.

Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer si vous prenez les vols conseillés pour quelle(s) séquence(s) vous souhaitez être accrédités.
Merci de nous communiquer également votre numéro de portable et votre numéro de carte de presse et de vous munir de celle-ci et de votre pièce d’identité le jour du déplacement.
Pool TV: TF1
VOLS CONSEILLÉS POUR LES JOURNALISTES EN PROVENANCE DE PARIS :
ALLER
Vol AF 7664 – 13h00 Aéroport de Paris CDG – arrivée 14h20 Aéroport de Marseille-Provence
RETOUR
Vol AF 6023 – 20h05 Aéroport de Marseille-Provence – arrivée 21h25 Aéroport de Paris Orly

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr

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jeudi 9 mars 2017 - 17:44

Déplacement en Occitanie

A l’attention des rédactions,

M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, se rendra en Occitanie Vendredi 10 mars 2017

Déroulé prévisionnel :

  • Séquence Gard

En présence de M. Bruno LE ROUX, ministre de l’Intérieur
09h35 : Inauguration de la base aérienne de la sécurité civile Toute presse accréditée
09h55 : Coupure du ruban et dévoilement de la plaque d’inauguration Toute presse accréditée
10h00 : Visite de la base Séquence poolée
10h40 : Défilé aérien Toute presse accréditée
10h55 : Allocution de M. le Premier ministre Toute presse accréditée

Pour les journalistes accrédités, le rendez-vous est fixé à 8h30 précises sur le parking situé derrière le hangar H10 (route de St Gilles – RD 42)
(Voir plan ci-dessous)

  • Séquence Hérault

Inauguration du déplacement de l’Autoroute A9 à Montpellier
12h15 : Inauguration du déplacement de l’Autoroute A9 à Montpellier Mas de Saporta – 34970 Lattes
12h25 : Allocution de M. le Premier ministre Toute presse accréditée
Des navettes seront mises à disposition des journalistes au départ du parking du Zénith de Montpellier jusqu’au lieu de l’inauguration sur l’A9. Merci d’emprunter la navette de 11h15. Des navettes assureront aussi le retour au Zénith de Montpellier.
Plan littoral 21 Méditerranée 13h40 : Arrivée de M. le Premier ministre à l’Hôtel de région
201, avenue de la Pompignane – Montpellier
14h00 : Présentation des conclusions du rapport par M. et Mme de PORTZAMPARC sur la préservation et la modernisation du littoral languedocien
14h20 : Allocution de M. le Premier ministre
14h45 : Signature d’un accord cadreÉtat-Région – Caisse des dépôts et consignation relatif au Plan Littoral 21 Séquence ouverte à la presse

  • Séquence Pyrénées-Orientales

En présence de Mme Ségolène NEUVILLE, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion
16h00 : Lancement de la nouvelle carte mobilité inclusion Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH)
30 rue Pierre Bretonneau – 66000 Perpignan

Allocution de M. le Premier ministre Séquence ouverte à la presse

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de bien vouloir vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant jeudi 9 mars 2017 à 12h.
Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer pour quelle(s) séquence(s) vous souhaitez être accrédités.

Merci de nous communiquer également votre numéro de portable et votre numéro de carte de presse et de vous munir de celle-ci et de votre pièce d’identité le jour du déplacement.

Pour les recommandations de moyens de transport au départ de Paris, merci de bien vouloir contacter le secrétariat presse au 01 42 75 50 78/79.

Pool TV : France télévisions

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr 10.03.2017 Note aux rédactions de M. Bernard Cazeneuve – Déplacement en Occitanie

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Rencontre avec M. Tanaka, Président de Fujitsu

Le Premier ministre M. Bernard Cazeneuve a reçu ce mercredi 8 mars M. Tatsuya Tanaka, président du groupe japonais Fujitsu, l’un des leaders mondiaux des technologies de l’information et de la communication.

Ce rendez-vous a été l’occasion, à l’issue de plusieurs mois de travail avec le Gouvernement et Business France, d’annoncer un engagement de Fujitsu en France sur les cinq prochaines années, à hauteur d’au moins 50 millions d’euros.

Fujitsu ouvrira un centre d’excellence au sein de l’incubateur de l’Ecole Polytechnique, au cœur de Paris-Saclay, l’un de grands pôles mondiaux d’innovation. Un programme de recherche sera également mis en place avec l’INRIA, centré sur l’intelligence artificielle. Fujitsu amplifiera également ses investissements dans les startups françaises, en partenariat avec BpiFrance, avec une politique ambitieuse d’acquisition et de développement.

Bernard Cazeneuve salue l’engagement du groupe Fujitsu, acteur de rang mondial, qui constitue une nouvelle preuve de l’attractivité économique de la France, de l’excellence de la recherche française, et du dynamisme de la French Tech.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr 09.03.2017 Communiqué de presse de M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre – Rencontre avec M. TANAKA, Président de Fujitsu

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mercredi 8 mars 2017 - 19:30

Rapport de préfiguration de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions

Le Premier ministre, M. Bernard Cazeneuve, a reçu ce jour en présence de la Ministre des outre-mer, Mme Ericka Bareigts, M. Lionel Zinsou, auquel avait été confiée une mission sur la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions.
A l’issue de cette rencontre, le Premier ministre a salué la grande qualité du travail accompli et confirmé la création d’un groupement d’intérêt public (GIP) visant à préfigurer la création d’une Fondation reconnue d’utilité publique, conformément aux recommandations du rapport remis.
Cette institution devra continuer à prospecter les sites possibles pour l’implantation d’un mémorial des noms et d’un espace muséal dans la capitale conformément aux engagements du président de la République.
Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Rapport de préfiguration de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions

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Communiqué de presse de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, à propos des violences au lycée Suger de Saint-Denis

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, rappelle qu’à la suite des violences inacceptables qui se sont produites hier près du lycée Suger de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), 55 individus ont été immédiatement interpellés par les forces de l’ordre et placés en garde à vue.

Il appartient désormais à la Justice d’établir les responsabilités et de sanctionner les auteurs de ces violences avec la plus grande sévérité.

Le Gouvernement n’accepte aucune violence et fait preuve d’une fermeté totale à l’égard de ceux qui s’en prennent à l’ordre public.

Quant à celles ou ceux qui cherchent à exploiter ces violences à des fins électorales, ils n’ont comme objectif ni la justice, ni l’ordre, mais au contraire de provoquer et d’entretenir le désordre. Ils ne rendent pas service à notre pays.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 – communication@pm.gouv.fr Communiqué de presse à propos des violences au lycée Suger de Saint-Denis

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Déplacement en Occitanie du Premier ministre, Bernard Cazeneuve

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra en Occitanie
vendredi 10 mars 2017 Déroulé prévisionnel :
SÉQUENCE GARD

En présence de M. Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur
09h35 : inauguration de la base aérienne de la sécurité civile Toute presse accréditée
09h55 : coupure du ruban et dévoilement de la plaque d’inauguration Toute presse accréditée
10h00 : visite de la base Séquence poolée
10h40 : défilé aérien Toute presse accréditée
10h55 : allocution de M. le Premier ministre Toute presse accréditée
Pour les journalistes accrédités, le rendez-vous est fixé à 8h30 précises sur le parking situé derrière le hangar H10 (route de St Gilles – RD 42)
(Voir plan ci-dessous) SÉQUENCE HÉRAULT
Inauguration du déplacement de l’Autoroute A9 à Montpellier
12h15 : inauguration du déplacement de l’Autoroute A9 à Montpellier Mas de Saporta – 34970 Lattes
12h25 : allocution de M. le Premier ministre Toute presse accréditée
Des navettes seront mises à disposition des journalistes au départ du parking du Zénith de Montpellier jusqu’au lieu de l’inauguration sur l’A9. Merci d’emprunter la navette de 11h15.
Des navettes assureront aussi le retour au Zénith de Montpellier.
Plan littoral 21 Méditerranée
13h40 : arrivée de M. le Premier ministre à l’Hôtel de région 201, avenue de la Pompignane – Montpellier
14h00 : présentation des conclusions du rapport par M. et Mme de PORTZAMPARC sur la préservation et la modernisation du littoral languedocien
14h20 : allocution de M. le Premier ministre
14h45 : signature d’un accord cadre Etat-Région – Caisse des dépôts et consignation relatif au Plan Littoral 21
Séquence ouverte à la presse SÉQUENCE PYRÉNÉES-ORIENTALES
En présence de Mme Ségolène NEUVILLE, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion
16h00 : lancement de la nouvelle carte mobilité inclusion Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) 30 rue Pierre Bretonneau – 66000 Perpignan
Allocution de M. le Premier ministre
Séquence ouverte à la presse
Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de bien vouloir vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant jeudi 9 mars 2017 à 12h.

Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer pour quelle(s) séquence(s) vous souhaitez être accrédités.

Merci de nous communiquer également votre numéro de portable et votre numéro de carte de presse et de vous munir de celle-ci et de votre pièce d’identité le jour du déplacement.
Pour les recommandations de moyens de transport au départ de Paris, merci de bien vouloir contacter le secrétariat presse au 01 42 75 50 78/79.

Pool TV : France télévisions
Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 – communication@pm.gouv.fr
Déplacement en Occitanie du Premier ministre, Bernard Cazeneuve

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Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve , a reçu le rapport de Françoise Descamps-Crosnier, « La force de l’égalité »

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le Premier ministre, M. Bernard CAZENEUVE a reçu aujourd’hui le rapport de Mme Françoise DESCAMPS-CROSNIER, Députée des Yvelines, « La Force de l’égalité » en présence de Mme Annick GIRARDIN, ministre de la Fonction publique et de Mme Laurence ROSSIGNOL, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes.

Le Premier ministre a remercié Mme Françoise DESCAMPS-CROSNIER pour la qualité de son rapport, qui dresse pour la première fois, après un travail de six mois, un état des lieux objectif des inégalités de rémunération et de parcours professionnels entre les femmes et les hommes dans la fonction publique.

Ces travaux mettent à jour des écarts de rémunération significatifs entre les femmes et les hommes de la fonction publique. Les femmes ont une rémunération inférieure de 19% à celle des hommes et connaissent un manque à gagner dans leur rémunération qui s’accroit avec l’âge : à 50 ans une femme gagne entre 4 000€ (catégories C) et 11 400€ (catégories A) de moins par an qu’un homme.

Une analyse inédite des éléments de rémunération de 29 corps de la fonction publique de l’Etat (professeurs, ingénieurs, secrétaires administratives, contrôleurs des finances publiques, douaniers, adjoints techniques etc.) démontre que dans 93% d’entre eux, les femmes sont moins bien rémunérées.

Plus diplômées que les hommes, elles intègrent pourtant des filières moins bien rémunérées qu’eux, connaissent des avancements moins rapides car elles sont promues plus tard que les hommes et pâtissent dans leurs carrières de l’arrivée d’un enfant.

Le Premier ministre a affirmé très clairement que ces pratiques ne peuvent pas être tolérées plus longtemps. Elles sont contraires au principe républicain d’égalité et de méritocratie, contraires aux principes qui fondent le statut de la fonction publique. Il a souligné qu’une exigence d’exemplarité s’impose aux employeurs publics.

Le Premier ministre a donc demandé aux ministres d’engager rapidement des premières mesures correctrices. Elles viendront compléter les réformes mises en place par le protocole d’accord du 8 mars 2013, la loi relative à l’égalité et la citoyenneté et la loi relative à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires qui modifient les procédures de recrutement et de mobilité dans la fonction publique afin d’éviter tout biais discriminatoires.

Le Gouvernement agira sur trois priorités découlant du rapport de Mme DESCAMPS-CROSNIER :

Le développement d’une culture de l’égalité dans la fonction publique avec la mise en place d’études régulières sur les déroulements de carrière, le renforcement de la transparence des procédures de sélection et d’évaluation des agents et le déploiement de plans d’action pluriannuels dans les trois fonctions publiques.

La réduction des inégalités de parcours professionnels avec l’obligation imposée aux commissions chargées des promotions d’examiner les situations individuelles au regard de l’objectif d’égalité entre les femmes et les hommes et l’affectation du produit des pénalités versées en cas de non-respect des obligations en matière de nominations équilibrées dans l’encadrement supérieur, au financement d’actions en faveur de l’égalité professionnelle.

Le développement de la mixité des métiers avec le développement des passerelles entre les fonctions publiques et les filières et la mise en place de répertoire des métiers qui soit neutre vis-à-vis du genre.
Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve , a reçu le rapport de Françoise Descamps-Crosnier, « La force de l’égalité »

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Déplacement de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, à l’Ecole nationale de la magistrature de Bordeaux

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra à l’Ecole nationale de la Magistrature de Bordeaux
Jeudi 9 mars 2017 Déroulé prévisionnel :
Séquence à l’École nationale de la magistrature
16h35 : visite de l’Ecole nationale de la Magistrature 10, rue des Frères Bonie Séquence poolée
17h00 : discours de M. le Premier ministre Amphithéâtre Toute presse accréditée Séquence à la résidence préfectorale
18h15 : discours de M. le Premier ministre 17, bis rue Vital Carles Toute presse accréditée 19h10 : signatures de l’avenant au Contrat de plan État-région 2015-2020 et du Pacte État-métropoles Toute presse accréditée

Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de bien vouloir vous accréditer à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant ce mercredi 8 mars 2017 à 20h.
Pour vous accréditer, merci de bien vouloir impérativement nous faire parvenir la photocopie de votre carte de presse et de vous munir de celle-ci le jour du déplacement. Une navette sera mise en place pour vous acheminer entre la gare, l’ENM et la résidence préfectorale, merci de nous indiquer si vous l’emprunterez.
TRAINS CONSEILLES POUR LES JOURNALISTES EN PROVENANCE DE PARIS : Aller :
TGV 8537 – départ 12h28 gare Montparnasse et arrivée à 15h41 gare Bordeaux Saint Jean Retour :
TGV 8518 – départ 20h21 gare de Bordeaux Saint Jean et arrivée à 23h33 gare Montparnasse

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 – communication@pm.gouv.fr Déplacement de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, à l’Ecole nationale de la magistrature de Bordeaux

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Discours de Bernard Cazeneuve à Oignies (Pas-de-Calais)

Mesdames et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Commissaire européen,
Monsieur le Président de la région,
Messieurs les Présidents des Conseils départementaux,
Messieurs les Préfets,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Mesdames, Messieurs,

L’ordre protocolaire a cela de particulier que lorsque l’on intervient le dernier, l’auditoire est absolument anéanti, non pas parce que les discours qui ont précédé n’ont pas été de qualité, mais parce que précisément ils ont été à la hauteur des attentes, d’une grande densité, d’une grande richesse, qu’ils ont permis d’aborder à peu près toutes les questions et qu’on sait généralement, lorsque l’on est assis – et aujourd’hui, vous avez la chance d’être assis, parfois, l’auditoire est debout –, qu’il y a une autre partie après le discours qui est la partie, finalement, la plus agréable des retrouvailles entre les responsables politiques et les responsables locaux, qui est le cocktail par lequel on vient célébrer les signatures qui président aux discours.
Et donc, un peu comme Xavier Bertrand, je vais laisser de côté le mien, d’abord, parce qu’il fait, si je le lis dans son intégralité, à peu près trois quarts d’heure et que je sens que beaucoup d’entre vous pourraient m’en tenir rigueur et ensuite, parce que beaucoup de choses ont été dites, que je ne vais pas redire sous prétexte que je suis Premier ministre. Je vais donc essayer de m’en tenir à l’essentiel.
D’abord, vous dire le très grand plaisir que j’ai d’être parmi vous et le très grand honneur que je ressens de pouvoir vous parler, dans la responsabilité qui est la mienne de Premier ministre, en présence de ministres éminents du gouvernement, pour venir ici consacrer la signature d’un contrat qui engage l’essentiel de l’avenir du pays minier.
Je le fais avec toute la force des convictions qui sont les miennes et toute la force de la conception que je peux avoir de l’État et de l’exercice de la responsabilité publique dans un contexte politique électoral dont j’ai pu constater avec une immense tristesse au cours des dernières semaines – et je ne pense à personne en particulier – qu’il n’était pas à la hauteur des enjeux auxquels le pays est confronté.
Pour moi, la politique, c’est une forme de désintéressement qui appelle qu’on concentre son intérêt sur les choses seulement qui sont essentielles. C’est une passion de l’État qui l’emporte sur la passion que l’on peut avoir de soi-même. C’est la conviction profonde que ce qu’incarne l’État est plus important que ce que nous pouvons incarner nous-mêmes lorsque nous sommes investis de sa responsabilité parce que la responsabilité de l’État, lorsqu’on l’exerce, appelle cette conscience que nous sommes dépositaires d’une légitimité toujours éphémère et qu’on doit utiliser chaque instant pour faire en sorte qu’il soit utile. C’est la volonté de n’entretenir jamais des polémiques inutiles, d’éviter la convocation des outrances, de tout faire pour qu’aucune formule ne soit convoquée qui blesse l’autre sous prétexte qu’il ne pense pas comme nous. C’est par conséquent le souci de la vérité et d’une certaine forme de tolérance qui appelle toujours, lorsqu’on est en situation de responsabilité politique, une exigence de pondération.
Bref, dans le vacarme, le tumulte, les rebondissements de cette campagne présidentielle, je ne vois pas grand-chose qui ressemble à la conception que je peux avoir personnellement de la politique et c’est la raison pour laquelle, avec mon gouvernement, je me concentre, sous l’autorité du président Hollande, sur l’essentiel, c’est-à-dire la volonté d’essayer de bien faire pour les territoires, pour les Français. Et lorsqu’on essaie de bien faire pour les Français, on n’est jamais sûr d’y parvenir totalement parce que nous sommes dans un monde complexe et que de la volonté à l’action et à son impact, il peut y avoir une distance qui est celle parfois entretenue par le vacarme et le tumulte dont je parlais à l’instant.
Je suis de surcroît ici sur une terre qui n’est pas une terre comme les autres. Ce fut longtemps une terre de labeur et nous célébrons le bassin minier. C’est en 1842, dans le jardin de Madame de Clercq, qu’on a découvert le charbon qui, par la suite, a donné naissance à ces usines et à ces manufacture où tant d’hommes notamment et de femmes ont travaillé en rencontrant ce qu’était la souffrance au travail, la dureté, la maladie après qu’on avait travaillé longtemps, les solidarités nées de l’action syndicale et de la volonté de faire en sorte que, par les combats sociaux, on découvre un peu d’un monde meilleur ou de l’amélioration des qualités de la vie.
Et je me souviens très bien de ce discours de François Mitterrand à Liévin en 1994 venu célébrer ce qui avait été ces combats, ce qu’ils avaient apporté au monde ouvrier et ce qu’ils avaient apporté aussi à l’idéal de tous ceux qui croient à la force de l’engagement syndical et qui croient aussi à la force de luttes sociales. Et je ne peux m’empêcher ici, dans le bassin minier, d’évoquer ce très beau discours de François Mitterrand mais d’évoquer à travers lui ce qu’est la réalité de l’âme de cette terre du bassin minier.
C’est d’abord une terre accueillante et je vous renvoie aux grandes personnalités, aux grands esprits, aux grands événements qui ont jalonné l’histoire de ce bassin minier et qui sont comme autant de moments qui incarnent le fait que ce bassin a toujours été les bras ouverts vers les autres. Ce bassin qui a su utiliser d’ailleurs la compétence des autres qui venaient d’ailleurs pour faire de l’industrie et du progrès. Je prendrai quelques exemples. Ce ne sont pas des exemples qui témoignent d’une réalité de masse mais qui témoignent d’une réalité qui a fait l’histoire de cette région.
Par exemple, savez-vous que c’est ici que Raymond Kopa est arrivé avec ses parents polonais qui ont travaillé dans la mine, lui-même qui venait de Pologne et qui a commencé, je crois, sa carrière footballistique à Nœux-les-Mines ? C’est ici aussi que s’est exprimée la solidarité avec les salariés et les syndicalistes venus de Pologne, avec Walesa dans les années 1980 accueilli par André Deleis au stade Bollaert, ce qui signifiait qu’à ce moment-là, ceux qui étaient encore présents ici, dans les mines, accueillaient ceux qui avaient travaillé durement dans les mines en Pologne et, dans un même élan de solidarité et de fraternité, décidaient de parler ensemble de ce qu’étaient les combats pour la liberté, pour la liberté syndicale, pour la reconnaissance des droits syndicaux. Et de voir ceux qui, ici, étaient dans une tradition politique et syndicale particulière accueillir ceux qui se battaient pour la reconnaissance de leurs droits syndicaux montrait bien ce que cette région pouvait recéler de trésors, de valeurs et de force.
Je pense aussi aux 576 tombes des soldats qui se sont battus pendant la Première Guerre mondiale aux côtés de la France et qui étaient des soldats de confession musulmane et je pourrais comme ça évoquer bien d’autres faits historiques qui parleront à chacune et chacun entre vous, quelles que soient vos sensibilités et vos horizons politiques et qui montreront que l’histoire profonde de ce bassin minier et de ce Nord de la France, ce n’est pas une histoire de recroquevillement, de repli sur soi, de peur de l’autre alimentant les petites haines, refusant l’altérité, la fraternité. Non, l’histoire de ce bassin minier, s’il veut être conforme à lui-même, s’il veut rester fidèle à ce que sont ses racines, c’est la tradition dont je viens de vous parler.
Et si je suis venu ici pour que nous continuions à faire vivre autrement ce bassin minier, c’est parce que je pense que quand on est investi d’une responsabilité politique, il faut savoir d’où l’on vient, il faut savoir d’où l’on parle parce que c’est la meilleure manière de donner du sens à ce que l’on fait. Et c’est parce que nous savons d’où nous venons et d’où nous parlons que nous sommes particulièrement fiers de pouvoir célébrer aujourd’hui ce contrat que nous signons ensemble.
Ce contrat, Mesdames et Messieurs, c’est un contrat qui nous renvoie vers l’essentiel et je voudrais d’abord me tourner vers Xavier Bertrand, vers les présidents des départements, vers les présidents des intercommunalités pour dire que ce que nous avons décidé de faire ensemble, après que le ministre Kanner et la ministre Emmanuelle Cosse aient travaillé ensemble sur les fondements des conclusions du rapport de Monsieur Subileau, s’inscrit dans une démarche qui, comme l’a dit excellemment Xavier Bertrand tout à l’heure, est une démarche d’intérêt général. Ça a une signification profonde de voir des élus de sensibilités différentes venir, dans la passion d’un territoire et la conscience de ses atouts, signer un contrat pour préparer son avenir en pleine période électorale où la confrontation est partout et je voudrais féliciter le président Bertrand pour cela parce qu’il faut avoir, comme l’ensemble des élus de toutes sensibilités qui sont là, une forme de courage, non pas pour oublier ce qui nous sépare les uns des autres, je n’oublie jamais ce qui nous sépare les uns des autres parce que je pense que les sensibilités politiques existent et qu’elles ont un sens. Mais précisément parce que je pense qu’elles existent et qu’elles ont un sens, les dépasser dans le contexte particulier où nous nous trouvons pour signer des contrats qui engagent l’avenir de ce bassin a presque plus de signification que si nous ignorions ce que sont ces séparations.
Donc nous signons cette convention et elle porte un avenir pour votre territoire. Quel est cet avenir ? D’abord, il nous relie au passé et c’est ça la force de ce qui a été fait par votre mission, cher Monsieur, qui est une mission qui a mis beaucoup d’intelligence dans la réflexion collective. Pourquoi ? Parce qu’elle mariait des préoccupations immédiates, concrètes : le logement, l’amélioration des conditions d’isolement de ces logements pour faire en sorte que la facture énergétique diminue ; la volonté de faire en sorte que, dans ces logements réhabilités, on puisse vivre mieux ; la volonté de faire en sorte que ces logements réhabilités – 23 000, ça n’est pas rien – ne soient pas des logements nouveaux s’érigeant dans l’effacement du passé mais au contraire soient une réhabilitation de logements qui correspondent à une histoire, qui ont une qualité architecturale, qui s’insèrent dans un environnement urbain et de le faire avec la volonté de penser la ville, c’est-à-dire, comme nous l’avons dit à l’instant avant la réunion qui nous rassemble si nombreux dans cet amphithéâtre, de faire en sorte qu’autour de l’ambition du logement, il y ait la volonté de faire des espaces publics, de faire des espaces verts, de créer des équipements publics culturels, sportifs, de faire en sorte que ces logements réhabilités soient une occasion d’offrir de la formation à ceux qui sont depuis trop longtemps éloignés du marché du travail et qui sont dans la désespérance et qui peuvent, pour cette raison, se réfugier vers des votes de colère et de faire en sorte que ce projet qui consiste à faire de la ville dans la totalité de ses aspects nous rassemble dans le contrat que nous allons signer.
J’évoquais tout à l’heure François Mitterrand évoquant ici, à Liévin, ce qu’avait été le passé du monde ouvrier mais il avait eu une très belle formule François Mitterrand à la fin de sa vie lorsque, invité à une émission littéraire, on lui posait la question de savoir ce qu’était pour lui l’Europe et il répondait : « L’Europe pour moi, c’est la ville, c’est-à-dire la manière dont le fait urbain s’est construit et dont les formes de diffusion et de création culturelle se sont exprimées, reliant les villes européennes les unes aux autres et conduisant les artistes dans les siècles passés à cheminer à travers les villes d’Europe. »
Donc il y a, dans le projet tel que vous l’avez conçu, une intelligence profonde, un sens absolu qui relie la mémoire des morts aux vivants dont nous allons tenter d’améliorer la qualité de la vie. Marx aussi disait cela : « La mémoire des morts préside à l’action des vivants. » Il y a eu quelques marxistes sur ce territoire, ils ne seront pas déçus pour ceux qui le demeurent et pour ceux qui ont disparu, là où ils sont peut-être, si vous croyez aux forces de l’esprit, pour prendre encore une expression de François Mitterrand, peut-être qu’ils nous entendent cheminer de façon intellectuellement intéressante à travers les âges et les temps.
Et donc nous allons réhabiliter 23 000 logements, nous allons améliorer la formation professionnelle, nous allons travailler sur les transports de demain, nous venons d’en parler à l’instant, nous allons créer les conditions d’un hôpital, Monsieur le Sénateur, avec 280 millions d’euros d’investissement et la mise en place, à travers le travail des ARS, d’une réflexion sur ce que doit être l’accès à l’offre de soins qui permettra aussi de prendre en compte ces problématiques. Nous allons travailler sur un échelon territorial bien plus important que celui du bassin minier lui-même et ce que disait Xavier à l’instant sur la nécessité de créer des conditions de relations par les transports de demain entre la grande métropole européenne de Lille et la Picardie à laquelle nous sommes attachés lui et moi a un sens. Le fait de créer les conditions pour que les contrats métropolitains, ceux que nous allons signer à l’instant permettent aussi de faire bénéficier les pays ruraux, rurbains, tout cela à un sens, ce sont 100 millions d’euros de plus que l’État va mettre dans le contrat par rapport à ce qu’il avait initialement prévu pour permettre à votre bassin minier auquel nous tenons, auquel nous croyons, que nous aimons profondément, vous l’aurez bien compris, de se forger un avenir pour lui-même.
Nous le faisons avec le concours de la Banque européenne d’investissement qui, par les prêts qu’elle aura offerts à partir de 2012 notamment et pas sans raison, le président de la République avait souhaité qu’on ouvrît une possibilité de 60 milliards d’euros d’investissement au titre de la PEI en 2012 pour favoriser les investissements innovants. Nous voyons que ça a quelques transcriptions concrètes sur les territoires. Et vous, Monsieur le Commissaire européen, vous êtes là comme commissaire à l’Innovation. Ça veut dire que ces territoires, qui peuvent représenter dans l’imaginaire collectif l’industrie d’hier, auront le droit, grâce aux fonds européens, grâce à ce que nous allons faire en matière éducative, en matière universitaire, en matière de formation, d’épouser les ambitions les plus innovantes que l’Europe permet grâce à ces financements.
Et ce que disait Xavier à l’instant sur la nécessité de faire en sorte que ce qui a été concentré en termes d’innovation à Lille dans ce grand campus, cette grande pépinière que j’ai visitée, que cela puisse essaimer dans le bassin minier – ça fera plaisir à Martine Aubry, j’en suis convaincu – a un sens et cela est rendu possible aussi par les fonds que vous venez d’évoquer.
Le Plan Juncker pour l’investissement, Monsieur le Commissaire européen, ce n’est pas rien parce que près de 300 milliards d’investissements que nous voulons porter à 500 milliards pour pouvoir aller au-delà encore et pour défendre nos filières d’excellence industrielle, faire en sorte que le transfert de technologies soit possible, pousser loin l’ambition de nos pôles de compétitivité, faire en sorte que le monde de la recherche, le monde de l’innovation, le monde de l’entreprise soient reliés les uns aux autres, c’est ça l’ambition du Plan Juncker. Sans l’Europe, nous ne pourrions pas vivre cela et je voudrais vous remercier, Monsieur le Commissaire européen, de mettre au cœur d’un projet territorialisé une ambition européenne que nous avons portée ensemble et qui montre que l’Europe n’est pas une abstraction dans les territoires dès lors qu’on accepte de ne pas en parler avec démagogie, c’est-à-dire pour charger l’Europe de tous les maux dont les gouvernements sont parfois comptables ou dont les nations sont parfois coupables simplement par démagogie, par volonté de convoquer tous les instincts là où nous savons, dès lors que nous sommes responsables, que si des choses doivent être corrigées en Europe, rien n’est possible sans elle.
Et je voudrais conclure sur un point. Nous sommes ici sur un territoire qui a eu l’occasion au cours des dernières échéances électorales d’apporter ses suffrages au Front national et sur tous les sujets dont j’ai eu à connaître dans l’exercice de ma responsabilité ministérielle, j’ai croisé les thèses du Front national et je me suis employé à comprendre par quels ressorts, par quels truchements, par quels moyens ces thèses pouvaient avoir autant d’audience auprès de Français qui sont pour beaucoup d’entre eux sincèrement républicains et qui sont dans la désespérance et j’en arrive à une conclusion finalement assez simple, c’est que lorsque l’on convoque toutes les démagogies, toutes les impasses, tous les mensonges pour faire triompher des thèses qui sont très orthogonales que celles autour desquelles les républicains se retrouvent pour convaincre et gagner de l’audience, alors, si ceux qui sont ardemment républicains ne sont pas en situation d’être à la hauteur des enjeux, ça peut marcher.
Et je vais conclure avec des exemples concrets pour bien vous montrer pourquoi je suis résolument engagé dans ce combat contre le Front national. Lorsque j’étais ministre de l’Intérieur et que nous avons eu à vivre les drames que nous avons vécus dans le pays – je pense aux attentats terroristes –, qu’avec le président de la République et le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, nous avons eu à regarder de près l’immensité des chagrins, des peines, des souffrances engendrées par les actes abjects de ceux qui, par la violence, voulaient semer partout l’effroi et qu’avec beaucoup de sincérité, d’engagement et parfois quelques difficultés, je me suis engagé avec mon collègue notamment Thomas de Maizière au sein des institutions européennes ou au Parlement français pour faire en sorte que l’on prenne des lois antiterroristes. Lorsque j’ai demandé au Parlement que l’on accepte de prendre des mesures pour bloquer les sites qui appelaient, provoquaient au terrorisme, j’ai eu les députés de la majorité, j’ai eu Xavier Bertrand qui, à l’époque, était parlementaire en séance défendant cela mais ce sont les députés du Front national que j’ai eu contre moi et je comprends pourquoi, parce que lorsque les républicains essaient d’appeler l’attention sur les risques que représentent leurs thèses, ils invitent ceux qui viennent dans leurs meetings à consulter Internet là où la facho-sphère est omniprésente pour être sûrs qu’ils soient bien informés.
Lorsque je me suis battu avec, là aussi, Thomas de Maizière pour qu’on accepte de mettre enfin en place au sein de l’Union européenne – Monsieur le Commissaire sait de quoi je parle – le PNR européen pour établir la traçabilité des parcours de ceux qui revenaient d’Irak et de Syrie et qu’on puisse les neutraliser avant qu’ils ne frappent cruellement nos pays, Madame Le Pen s’est fait désigner rapporteur pour avis au Parlement européen pour empêcher que cela n’advienne.
Lorsque j’ai fait voter la loi pour le renseignement, pour faire en sorte que, par la modernisation du renseignement, on puisse empêcher ceux qui voulaient nous frapper de le faire par davantage d’outils en dotation à nos services de renseignement, j’ai eu la même objection.
Lorsque je me suis proposé de mettre en place l’incrimination individuelle terroriste, on n’a pas eu les suffrages davantage de cette organisation.
Lorsque je vais au Salon de l’Agriculture et que les agriculteurs me disent à quel point ils seraient démunis sans la PAC et que deux jours après, la candidate du Front national est ovationnée dans les travées, alors même qu’elle préconise la sortie de l’Europe qui priverait tous les agriculteurs de la possibilité de percevoir les revenus de la politique agricole commune, je me dis : mais dans quel égarement sommes-nous ? Dans quelle absence totale de repères, dans quelle irrationalité avons-nous décidé maintenant d’engager le pays ? Et je pourrais prendre comme ça tous les exemples.
J’étais hier en Lorraine avec Christian Eckert dans une sublime usine, 3 000 personnels qui fabriquent des véhicules à l’exportation. Fermer les frontières, c’est priver cette usine de trois quarts de ses commandes et on nous dit : « Mais ce n’est pas grave, on n’importera plus à partir d’ailleurs mais on continuera à exporter. » Mais quel est ce monde où la France pourrait envahir de ses produits le monde entier sans qu’à aucun moment, elle n’accepte de voir des produits arriver sur son territoire ? Tout est outrance, tout est mensonge, tout est approximation et à la fin, parce que tout cela peut un jour advenir, tout est drame. Et ce qui caractérise l’extrême droite et les populismes, c’est que lorsque l’on se rend compte des résultats auxquels parviennent ces mensonges, il est toujours trop tard.
Regardez l’histoire de l’Europe lorsqu’elle s’est engagée dans ces chemins parce qu’il y avait des tentations, parce qu’il y avait des défaillances, parce qu’il y avait des défections, il est toujours trop tard. Alors, voilà, je veux vous dire qu’il reste pour ce gouvernement quelques semaines et moi, je veux, pendant ces quelques semaines… Comment dirais-je ? Que nous soyons impeccables, que nous cédions à aucune polémique, à aucune outrance, à aucune volonté d’antagoniser les Français les uns contre les autres pendant cette campagne électorale parce qu’on peut ne peut avoir les mêmes sentiments et les mêmes opinions politiques et se respecter et, dès lors que l’on s’affronte, se poser la question de savoir quel mal on fait au pays si les affrontements vont trop loin en suscitant toutes les passions et en abandonnant toutes les rationalités.
Dans les semaines qui viennent, je souhaite que dans chaque territoire, là où nous pouvons être utiles, à l’instar de ce que nous faisons aujourd’hui, nous puissions poser des actes qui permettent de créer les conditions d’un mieux pour les Français et je souhaite qu’à chaque déplacement, à chaque occasion, nous allions chercher ensemble au plus profond de nous-mêmes ce que sont les valeurs auxquelles nous tenons et qui font la passion que nous avons de la France. C’est aussi cela le sens de ce que nous allons signer aujourd’hui. Vive le bassin minier, vive la République et vive la France ! Discours de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, à Oignies (Pas-de-Calais)

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Remise du rapport de M. Lionel Zinsou

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, recevra M. Lionel Zinsou, Président de la mission de préfiguration de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions

M. Zinsou remettra son rapport à M. le Premier ministre en présence de Mme Ericka Bareigts, Ministre des Outre-mer

Mercredi 8 mars 2017 à 17h30 à l’Hôtel de Matignon

Un tour d’images sera organisé pour les photographes et les cameramen qui devront s’accréditer à l’adresse : communication@pm.gouv.fr avant le mercredi 8 mars 2017 à 12h00.

Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer vos numéros de portable, de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Le rapport sera mis en ligne à l’issue sur le site internet www.gouvernement.fr
Note aux rédactions du 8 mars 2017 – Remise du rapport de M. Lionel Zinsou

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mardi 7 mars 2017 - 17:37

Remise du rapport sur les inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes dans la fonction publique

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, recevra Mme Françoise Descamps-Crosnier, députée des Yvelines pour la remise du rapport « La force de l’égalité » sur les inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes dans la fonction publique
en présence de Mme Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes
et Mme Annick Girardin, ministre de la Fonction publique
Mercredi 8 mars à 12h00 à l’Hôtel de Matignon

Un tour d’images sera organisé uniquement pour les photographes et caméras qui devront s’accréditer à l’adresse : communication@pm.gouv.fr avant le mercredi 8 mars 2017 à 10h30.
Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer vos numéros de portable, de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité. Note aux rédactions du 8 mars 2017 – Remise du rapport de Mme Françoise Descamps-Crosnier

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lundi 6 mars 2017 - 19:03

Tempête ZEUS

Trois adolescents ont été grièvement blessés à Carhaix-Plouguer alors qu’ils se rendaient en cours, et quatre enfants ont été légèrement blessés à Brive après l’effondrement de la toiture d’une école …

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Conférence de presse conjointe de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, et d’Alexis Tsipras, Premier ministre de Grèce

Cette visite s’inscrit dans la continuité d’autres entretiens qui ont eu lieu et qui témoignent de la densité et de la proximité de nos relations. La visite du président de la République, François HOLLANDE, en 2015, celle de mon prédécesseur Manuel VALLS au mois de juin 2016, qui a conduit à la signature …

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Discours de Bernard Cazeneuve, à la Résidence de France avec les acteurs économiques et culturels de la relation franco-grecque

Ma venue à Athènes et les entretiens que j’ai eus ici avec les autorités grecques, avaient bien entendu pour objet de célébrer d’abord l’excellence de notre relation bilatérale. Mais chacun comprend aussi que se joue dans ce pays aujourd’hui quelque chose qui engage l’avenir de l’Europe à long terme.

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vendredi 3 mars 2017 - 18:19

Déplacement du Premier ministre, Bernard Cazeneuve, dans le Pas-de-Calais

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra le 7 mars 2017 à Oignies dans le Pas-de-Calais pour signer
un « Engagement pour le renouveau du bassin minier » en présence de …

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Discours de Bernard Cazeneuve à l’occasion de l’ouverture des travaux de « la Conférence nationale pour la sécurité Outre-mer »

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, s’exprimera à l’occasion de l’ouverture des travaux de « la Conférence nationale pour la sécurité Outre-mer », au Ministère des Outre-mer …

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Interview de M. Bernard Cazeneuve à Ethnos

Avant le Sommet de Rome du 25 mars, comment la partie française conçoit-elle l’Europe à plusieurs vitesses ? Cette vision concernera l’U.E. seulement ou bien la zone euro également ? La proposition commune des six pays fondateurs de la CEE sera-t-elle une initiative bilatérale franco-allemande ? Sera-t-elle une esquisse de perspectives ou bien un plan avec un horizon concret ?

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jeudi 2 mars 2017 - 19:34

Conférence sociale européenne – Déclaration conjointe des ministres

À l’heure où l’Europe s’apprête à célébrer les 60 ans de son traité fondateur, le traité de Rome, nous, ministres des affaires sociales, du travail et de l’emploi réunis à Paris à l’invitation du Premier ministre français, Bernard CAZENEUVE, affirmons notre soutien à la création d’un socle européen des droits sociaux. Nous saluons l’initiative de la […]

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Discours de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, au Collège de France

Nous sommes réunis ce matin par la conviction que la France ne saurait assister passivement à l’aggravation des menaces qui pèsent sur un grand nombre de vos collègues étrangers. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé ensemble de lancer le programme d’aide à l’accueil en urgence des scientifiques en exil, programme (…).

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Déplacement en Meurthe-et-Moselle

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra en Meurthe-et-Moselle en présence de M. Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget et des comptes publics et de M. Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire lundi 6 mars 2017.

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mercredi 1 mars 2017 - 21:50

Précisions programme – Note aux rédactions de M. Bernard Cazeneuve – Déplacement en Grèce

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra en Grèce en présence de M. Michel Sapin, ministre de l’Economie et des Finances et de M. Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, vendredi 3 mars 2017 Décalage horaire avec la France : + 1h Déroulé prévisionnel : Vendredi 3 mars 08h40 : Transfert à pied de l’hôtel NJV Athens Plaza vers la résidence de France (située à 5 minutes) 08h45 : Petit-déjeuner avec des dirigeants d’entreprises françaises implantées en Grèce Résidence de France, Avenue Vasilissis Sofias 7
Tour d’images (Pool TV + photographes accrédités) 10h15 : Départ vers l’hôtel Novotel (Mikhail Voda 4, Athènes 104 39) 10h30 : Séance d’orientation culturelle et linguistique organisée par l’OFII pour les demandeurs d’asile qui seront relocalisés en France au mois de mars suivie d’un échange avec la presse Hôtel Novotel, Mikhail Voda 4, Athènes 104 39
Tour d’images (Pool TV uniquement)
Rédacteurs accrédités NB : pour des raisons tenant à la sécurité et à la confidentialité des procédures de relocalisation des demandeurs d’asile, nous vous demandons de ne pas divulguer le nom et l’adresse de l’hôtel. 11h40 : Départ vers le palais Maximou 12h00 : Entretien bilatéral avec M. Alexis Tsipras, Premier ministre de Grèce Palais Maximou
Tour d’images (Pool TV + photographe officiel Matignon) 13h00 : Déjeuner de travail entre les Premiers ministres français et grec, les ministres français et grecs des finances et des affaires européennes Palais Maximou
Tour d’images (Pool TV + Photographes accrédités) 14h00 : Conférence de presse conjointe des Premiers ministres français et grec Palais Maximou
Pool TV + toute presse accréditée 14h45 : Départ vers l’Institut français de Grèce
Pool TV + toute presse accréditée 15h45 : Départ vers la Résidence de France 17h00 : Réception à la Résidence de France avec les acteurs économiques et culturels de la relation franco-grecque
Pool TV + toute presse accréditée 18h00 : Départ vers l’aéroport d’Athènes 15h00 : Rencontre avec les personnels de l’Institut français de Grèce et de l’école française d’Athènes Ecole française d’Athènes puis Institut français de Grèce, 31 rue Sina, 106 80 Athènes 16h00 Rencontre avec la presse française
Rédacteurs accrédités TRANSPORTS : Aller / jeudi 2 mars 2017
L’embarquement à Orly ne se fera pas au pavillon d’honneur mais au salon 500 (cf. plan en pièce jointe). Vous êtes invités à vous présenter au salon 500 au plus tard à 18h.
Modalités d’accès Salon 500 – Orly Sud :
Prendre la direction d’Orly Sud par la voie des bus et taxis. Arrivé à la première barrière (ouverture automatique), l’accès du Salon 500 se fait au pied de la tour de contrôle. Il y a une borne avec un interphone. Appuyer sur le bouton de la borne et la seconde barrière se lèvera.
Le Salon 500 se situe en haut de la rampe d’accès.
Vous serez accueillis au salon 500 avant d’être conduits en bus à l’avion. Retour / vendredi 3 mars 2017
Le retour se fera dans les mêmes conditions, au salon 500 (arrivée programmée 21h30). HEBERGEMENT :
Hébergement à l’hôtel NJV Athens Plaza 2, Vas. Georgiou A’, Constitution Square – Syntagma -, 105 64 Athènes Téléphone : + 30 21 0335 2400
Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr 03.03.2017 Précisions programme – Note aux rédactions de M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre – Déplacement en Grèce

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Entretien avec Phil Hogan, Commissaire européen chargé de l’agriculture

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, a reçu M. Phil Hogan, Commissaire européen chargé de l’agriculture, mercredi 1er mars à l’hôtel de Matignon, en présence de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement.

Le Premier ministre et le Commissaire ont notamment évoqué la situation des différents marchés agricoles, en France et en Europe, leur évolution depuis les crises qu’ils ont traversées face à des déséquilibres de marchés, des épizooties et des aléas climatiques. Ils ont salué l’importance et l’efficacité des mesures européennes de gestion de marché et de réduction de la production qui ont été mises en place à la demande de la France et ont d’ores et déjà contribué à rééquilibrer les marchés du porc et du lait.

Le Premier ministre a par ailleurs confirmé la participation active de la France aux travaux préparatoires de la future réforme de la PAC. Il a souligné la conviction du Gouvernement qu’une PAC ambitieuse, forte et réactive restait plus que jamais essentielle pour que l’agriculture européenne puisse répondre aux enjeux de sécurité alimentaire, aux aléas économiques, climatiques et sanitaires et aux défis environnementaux et de nécessaire transition énergétique.
Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr 01.03.2017 Communiqué de M. Bernard CAZENEUVE – Entretien avec Phil HOGAN, Commissaire européen chargé de l’agriculture

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Communiqué de presse de M. Bernard Cazeneuve – Etat et métropoles : l’innovation urbaine au coeur du développement territorial

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a reçu à l’Hôtel de Matignon les président-e-s des métropoles de France, conduits par le président de France urbaine, président de Toulouse métropole Jean-Luc Moudenc, en présence de M. Jean-Michel Baylet, ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, M. Thierry Mandon, secrétaire d’Etat en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, Mme Estelle Grelier, secrétaire d’Etat en charge des collectivités territoriales.

Sept mois après la signature du Pacte Etat-métropoles, le 6 juillet à Lyon, le gouvernement et les présidents de métropoles se sont félicités de sa mise en œuvre rapide. Les présidents de métropole ont témoigné collectivement du rôle d’accélérateur qu’ont joué les pactes métropolitains d’innovation dans l’émergence de projets territoriaux d’innovation urbaine. Ils ont souligné la nécessité d’inscrire dans la durée les démarches de coopérations engagées dans le cadre de ses pactes avec les territoires périurbains et ruraux.

Ils ont par ailleurs décidé de bâtir une stratégie collective visant à accroitre leur visibilité à l’international et leur attractivité. A cette occasion le Premier ministre a annoncé sa volonté qu’un Observatoire des dynamiques métropolitaines et des coopérations interterritoriales soit mis en œuvre en partenariat entre France urbaine et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Bernard Cazeneuve a de plus encouragé l’approfondissement d’un partenariat entre les métropoles et Business France, en lien avec les régions, au service du développement économique vis-à-vis duquel les métropoles ont une responsabilité majeure.

Les sept présidents des futures métropoles créées par la loi Statut de Paris et Aménagement métropolitain, ont été associés à cette réunion : ils seront les futurs co-contractants de la nouvelle génération de pactes métropolitains «Ce qui a été possible avec 15 métropoles doit l’être demain pour 22 et, au-delà, je le souhaite, pour toutes les agglomérations qui rayonnent sur un territoire qui dépasse leurs frontières institutionnelles» a indiqué Jean-Luc Moudenc, président de France urbaine.

Le Premier ministre a salué la qualité des échanges entre les métropoles et les ministres de son gouvernement, qui ont permis la mise en œuvre rapide des pactes métropolitains d’innovation. Il a souligné le rôle fondamental des métropoles dans la cohésion et le rayonnement de la France. Il a indiqué que «Les métropoles sont les laboratoires de l’innovation urbaine, les vitrines de l’excellence française. Elles ont également une responsabilité particulière, aux côtés de l’Etat, pour entraîner dans leur développement les territoires de France».

Bernard Cazeneuve a conclu en appelant de ses vœux la poursuite de ce dialogue privilégié entre l’Etat et les métropoles, «cette révolution silencieuse de la France des territoires pour une mise en œuvre plus efficace des politiques publiques. Une révolution silencieuse au bénéfice de tous les territoires, au bénéfice des Françaises et des Français».

Pour les métropoles, étaient présents à la réunion :

M. Jean-Luc MOUDENC, Président de Toulouse métropole, Président de France urbaine
M. Gérard COLLOMB, Président de la métropole de Lyon, Président délégué de France urbaine
M. Olivier BIANCHI, Président de la Communauté urbaine de Clermont-Ferrand
M. Jean-Luc BOHL, Président de Metz Agglomération
M. Philippe BRIAND, Président de Tours métropole
M. Damien CASTELAIN, Président de Lille métropole
M. Emmanuel COUET, Président de Rennes métropole
M. François CUILLANDRE, Président de Brest métropole représenté par M. GOURTAY
M. Christian ESTROSI, Président de Nice-métropole Côte d’Azur
M. Hubert FALCO, Président de Toulon Agglomération
M. Christophe FERRARI, Président de Grenoble Alpes Métropole
M. Jean-Claude GAUDIN, Président de Marseille Provence Métropole
M. Robert HERRMANN, Président de Strasbourg Eurométropole
M. Alain JUPPE, Président de Bordeaux métropole
M. Charles-Eric LEMAIGNEN, Président d’Orléans métropole
M. Patrick OLLIER, Président de la métropole du Grand Paris
M. Gaël PERDRIAU, Président de Saint-Etienne métropole
M. François REBSAMEN, Président du Grand Dijon
Mme Johanna ROLLAND, Présidente de Nantes métropole
M. André ROSSINOT, Président de Nancy Métropole
M. Frédéric SANCHEZ, Président de Rouen Métropole représenté par M. MASSION
M. Philippe SAUREL, Président de Montpellier méditerranée métropole

Contacts :
Matignon : 01 42 75 50 78/79 – communication@pm.gouv.fr
France urbaine : Sébastien Fournier – 06 77 99 09 32 / s.fournier@franceurbaine.org 01.03.2017 Communiqué M. Bernard Cazeneuve – Etat et métropoles : l’innovation urbaine au coeur du développement territorial

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mardi 28 février 2017 - 20:45

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, se rend au Collège de France

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra au Collège de France à Paris en présence de M. Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

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Entretien entre Bernard Cazeneuve, Premier ministre, et Phil Hogan, commissaire européen chargé de l’Agriculture

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, recevra Phil Hogan, Commissaire européen chargé de l’agriculture mercredi 1er mars 2017 à 18h, à l’Hôtel de Matignon.

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Bernard Cazeneuve, Premier ministre, reçoit les président(e)s de métropoles

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, recevra les président(e)s de métropoles, mercredi 1er mars 2017 à 16h30, à l’Hôtel de Matignon.

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Entretien entre Bernard Cazeneuve, Premier ministre, et Patrick Bernasconi, président du Cese

Le Premier ministre a reçu Patrick Bernasconi, président du Conseil économique, social et environnemental et une délégation du bureau du CESE.

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Déplacement du Premier ministre, Bernard Cazeneuve, en Grèce

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra en Grèce en présence de …

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Réunion de ministres et secrétaires d’Etat à Matignon

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, recevra les ministres et secrétaires d’Etat, jeudi 2 mars 2017 à 11h00, à l’Hôtel de Matignon …

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lundi 27 février 2017 - 9:24

Déplacement au salon de l’Agriculture

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre,se rendra au Salon international de l’Agriculture de Paris, en présence de M. Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement
et de Mme Ericka Bareigts, ministre des Outre-Mer
Lundi 27 février 2017
Déroulé prévisionnel
07h00 :Début de la visite – Hall 1
Point presse informel de M. le Premier ministre
09h00 : Poursuite de la visite – Hall 6
09h40 : Poursuite de la visite – Hall 4
11h00 : Arrêt au stand du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt
Déclaration de M. le Premier ministre
11h15 : Poursuite de la visite – Hall 3
12h00 : Poursuite de la visite – Hall 2
13h00 : Poursuite de la visite – Hall 5

27.02.2017 note aux rédactions de M. Bernard Cazeneuve – Déplacement au salon de l’Agriculture – Déroulé prévis

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vendredi 24 février 2017 - 17:09

Agenda prévisionnel du lundi 27 février au vendredi 3 mars 2017

Lundi 27 février 2017 à partir de 7h00 : Visite du Salon de l’Agriculture Parc des expositions de la Porte de Versailles
Mardi 28 février 2017 12h00 : Entretien avec M. Patrick Bernasconi, Président du Conseil économique, social et environnemental Hôtel de Matignon
14h30 : Entretien avec M. Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme Hôtel de Matignon
17h00 : Réunion avec le comité exécutif de la Fédération Bancaire Française Hôtel de Matignon
18h30 : Remise des insignes de chevalier de la Légion d’Honneur à M. Anouar Kbibech, Président du Conseil Français du Culte Musulman Hôtel de Matignon

Mercredi 1er mars 2017 10h00 : Conseil des ministres Palais de l’Elysée
15h00 : Entretien avec M. Michel Sapin, ministre de l’Économie et des Finances, et M. Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget et aux Comptes publics Hôtel de Matignon
16h30 : Réunion avec les présidents de métropole Hôtel de Matignon
18h00 : Entretien avec M. Phil Hogan, Commissaire européen chargé de l’agriculture Hôtel de Matignon

Jeudi 2 mars 2017 09h30 : Lancement du programme d’accueil en urgence des scientifiques réfugiés, avec M. Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche Collège de France
11h00 : Réunion de ministres Hôtel de Matignon
16h00 : Réunion européenne sur le socle des droits sociaux Hôtel de Matignon
Soirée : Déplacement en Grèce

Vendredi 3 mars 2017 Déplacement en Grèce Agenda prévisionnel de M. Bernard Cazeneuve du lundi 27 février au vendredi 3 mars 2017

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jeudi 23 février 2017 - 12:11

Discours du Premier ministre lors de la réunion de promotion internationale de la ville durable franco-chinoise de Wuhan

Le Hubei, connu comme la « province aux mille lacs », est aussi la plus francophone des provinces chinoises. Je suis très heureux de me trouver à Wuhan, parfois appelé la « petite France » de Chine, où se bâtira bientôt une ville durable fondée sur la coopération franco-chinoise.

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Discours du Premier ministre à la cérémonie d’accréditation du laboratoire de haute sécurité biologique P4 – Wuhan (Chine)

La France est fière et heureuse d’avoir contribué à la construction du premier laboratoire de haute sécurité biologique P4 en Chine. Conçu par des experts français, puis mis en chantier à WUHAN en 2011, cet outil de pointe constitue un élément central de la réalisation de l’accord intergouvernemental de 2004 sur la coopération franco-chinoise en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses émergentes.

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mercredi 22 février 2017 - 18:51

Déplacement au salon de l’Agriculture

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra au Salon international de l’Agriculture de Paris, en présence de M. Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement, Lundi 27 février 2017 à 06h45.

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mardi 21 février 2017 - 18:40

Déclaration de M. Bernard Cazeneuve à l’issue de son entretien avec M. LI Keqiang, Premier ministre de la République de Chine

Seul le prononcé fait foi

Mesdames et messieurs,
Je voudrais tout d’abord remercier chaleureusement le Premier ministre LI pour son accueil. J’entame en effet aujourd’hui avec grand plaisir, à son invitation, une visite officielle de trois jours en Chine, avec deux étapes, à Pékin et à Wuhan. Cette visite fait suite à la visite en France du Premier ministre LI fin juin-début juillet 2015 et s’inscrit dans le rythme particulièrement dense des visites bilatérales franco-chinoises que nos deux pays ont connues ces dernières années. Ma présence ici aujourd’hui témoigne de l’importance que la France accorde à ses relations avec la Chine, quelles que soient les contraintes du calendrier politique. C’est la raison pour laquelle j’ai tenu à ce qu’une importante délégation de ministres, de parlementaires, de représentants d’entreprises et d’institutions m’accompagne.
Cette première journée a été l’occasion d’échanges très constructifs avec le Premier ministre LI, qui m’ont permis de constater une nouvelle fois la qualité et la solidité de nos relations bilatérales, ainsi que notre grande convergence sur les sujets qui nous ont occupés.
Une réalité s’impose à tous : la Chine et la France sont deux grands pays.
Et c’est d’abord le cas en matière politique et économique. Le développement du partenariat stratégique global franco-chinois est un axe prioritaire de notre politique extérieure. La France a la conviction qu’un dialogue confiant entre nos deux pays, membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies et puissances nucléaires, est essentiel à la paix, à la stabilité et à la prospérité internationales. Le renforcement de la coopération entre nos deux pays est plus important que jamais, dans un contexte international marqué par une incertitude inédite et par des défis communs à notre sécurité, que ce soit le terrorisme, la prolifération ou le dérèglement climatique.

Je rappelle que nos échanges commerciaux ont doublé depuis 2005, même s’ils restent encore très déséquilibrés. J’ai par conséquent évoqué avec le Premier ministre LI l’importance du rééquilibrage de nos échanges « par le haut », qui demeure une priorité. Seules des relations commerciales fondées sur l’ouverture, l’équilibre, la réciprocité et les bénéfices mutuels mettront nos économies à l’abri de futures crises et des tentations protectionnistes.
La France et la Chine sont aussi deux grands pays en matière d’industrie et d’énergie, deux secteurs-clé pour l’avenir de la planète. Nos discussions nous ont permis d’approfondir nos coopérations dans les secteurs du nucléaire et de l’aéronautique et de donner une impulsion supplémentaire aux partenariats dans les secteurs d’avenir tels que l’agroalimentaire, la ville durable, la santé et le vieillissement et les services financiers. Les nombreux contrats qui viennent d’être signés, devant nous, illustrent le potentiel de nos relations dans tous ces domaines.
La coopération franco-chinoise sur le nucléaire civil, qui est ancienne et solide, vient de franchir un cap majeur avec la signature, à l’instant, d’un accord-cadre de coopération industrielle et commerciale entre Areva et CNNC aujourd’hui.
S’agissant du partenariat franco-chinois en marchés tiers, qui représente un nouvel axe prometteur de notre partenariat économique, nous nous sommes mis d’accord sur deux premiers projets en Afrique et en Asie : l’un est un projet d’incinérateur d’ordures ménagères à Phnom Penh, au Cambodge ; l’autre est un projet de parc éolien en Namibie. Ils témoignent de ce qui peut être attendu de ces partenariats : des projets portés par des entreprises françaises et chinoises, par les autorités des pays concernés, présentant un haut niveau d’exigence sociale et environnementale, dans des secteurs prioritaires tels que la protection de l’environnement et les énergies renouvelables.
Nos deux pays ont aussi en commun la préoccupation première de la jeunesse, de la culture, de l’ouverture au monde. Plusieurs accords signés aujourd’hui vont, à cet égard permettre de renforcer les échanges humains entre la France et la Chine : sans compréhension entre les peuples, il n’est pas de liens durables entre deux pays.
L’accord de reconnaissance réciproque des permis de conduire, dont l’entrée en vigueur permettra de faciliter la mobilité des ressortissants de nos deux pays ; une lettre d’intention lançant un programme de visites croisées de jeunes chercheurs de haut niveau, qui ouvre de nouvelles perspectives de coopération en matière de sciences, technologies et innovation.
La reconduction de l’accord sur la mobilité des étudiants stagiaires et jeunes professionnels en 2017 doit permettre à un nombre accru de nos jeunes d’effectuer un stage dans nos deux pays.
Nous partageons aussi la valeur de la solidarité entre les générations. C’est la raison pour laquelle l’adoption d’une déclaration d’intention en matière de coopération dans le domaine des politiques de prise en charge et d’accompagnement des personnes âgées doit nous permettre de développer les coopérations pour faire face au défi du vieillissement des populations dans nos pays respectifs. J’ai indiqué au Premier ministre LI le souhait de la France que la nouvelle législation chinoise sur les ONG étrangères entrée en vigueur le 1er janvier 2017 ne porte pas atteinte aux nombreuses coopérations bilatérales que nous entretenons avec la Chine et que les ONG françaises puissent poursuivre leur contribution au développement économique et social de la Chine.
La France aime la Chine, et la Chine aime la France.
J’en veux pour preuve le fait que la France est l’une des destinations préférées des touristes chinois : 1,6 millions de touristes chinois en 2016 se sont rendus en France l’an passé. Désormais, on peut se voir délivrer un visa pour la France en 48h00 – et même en 24h00 lorsque l’on voyage en groupe. L’ouverture en 2016 de neuf nouveaux centres permet désormais de déposer une demande de visa sans avoir à se déplacer jusqu’à l’un de nos 5 consulats généraux. Toutes les mesures sont prises pour leur réserver le meilleur accueil et leur assurer une sécurité maximale durant leur séjour.
Je me réjouis de la suite du programme de mon déplacement, au cours duquel j’aurai d’autres occasions de m’exprimer devant vous et devant vos confrères :
Je rencontrerai demain le Président XI Jinping et le Président de l’Assemblée nationale populaire, afin d’évoquer nos relations bilatérales et les questions internationales.
Après-demain, je me rendrai à Wuhan, où je rencontrerai les autorités du Hubei et où de nombreuses entreprises françaises innovantes sont implantées. Je visiterai notamment le projet d’éco-cité franco-chinois du district de Caidian, [dont la planification générale vient d’être adoptée].
J’y visiterai également le laboratoire de confinement biologique de niveau P4 qui va entrer dans sa phase opérationnelle après plus d’une décennie de coopération et illustre la relation de confiance entre nos deux pays. Cette nouvelle structure ouvre de nouvelles perspectives de coopération scientifique dans le domaine clé de la lutte contre les maladies émergentes.
Je vous remercie de votre attention. Déclaration du Premier ministre à l’issue de son entretien avec M. LI Keqiang, Premier ministre de la République de Chine

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Discours du Premier ministre sur l’attractivité de la France – Université de Beida, Pékin

Seul le prononcé fait foi

Madame la Ministre,
Messieurs les ministres,
Messieurs les parlementaires,
Monsieur l’Ambassadeur,
Monsieur le Président du Conseil d’administration et Secrétaire général du Parti de l’université de Pékin,
Monsieur le Président de l’Université de Pékin,
Mesdames, Messieurs,

Je suis honoré de pouvoir m’exprimer aujourd’hui devant vous, au sein de la plus ancienne université de Chine, qui est depuis 120 ans l’un des foyers intellectuels de la Chine moderne et dont sont issus plusieurs prix Nobel et de nombreux dirigeants, dont le Premier ministre LI Keqian. Je sais que votre université entretient en outre des liens étroits avec de nombreuses universités et grandes écoles françaises et je m’en félicite.

Les relations franco-chinoises sont anciennes, mais leur histoire moderne s’est véritablement ouverte en 1964 avec le geste pionnier du Général de GAULLE reconnaissant la République populaire de Chine. A ceux qui lui objectaient, à l’époque, que les moyens de nos pays étaient trop limités pour que nous puissions peser sur le cours des affaires du monde, il répondait : « Les moyens de la Chine sont virtuellement immenses. Il n’est pas exclu qu’elle redevienne au siècle prochain ce qu’elle fut pendant tant de siècles, la plus grande puissance de l’univers. Et les moyens de la France sont eux aussi immenses, parce qu’ils sont moraux. »

Nos relations ont connu depuis un développement considérable. Les moyens de la Chine sont devenus immenses ; ceux de la France ne relèvent pas seulement de la magistrature morale que revendiquait pour elle le général de GAULLE, mais de son statut politique, de son attractivité économique, de ses capacités de défense, de son rayonnement scientifique et culturel. C’est pourquoi le partenariat global stratégique que nos deux pays ont noué en 2004 porte aujourd’hui ses fruits : couvrant un champ très large d’échanges, il constitue une avancée majeure pour la paix, la prospérité et le développement durable dans le monde.

La France et la Chine, toutes deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, toutes deux puissances nucléaires, doivent continuer d’unir leurs efforts pour rendre ce monde plus stable et plus sûr.

Nous avons tout d’abord un rôle à jouer sur la scène multilatérale. L’action conjuguée de nos deux pays a été décisive pour le succès de la conférence de Paris de décembre 2015. Ensemble, nous avons rendu possible la conclusion d’un accord universel pour lutter contre le dérèglement climatique. C’est l’illustration éclatante de ce que nous pouvons réussir en joignant nos efforts pour mobiliser la communauté internationale. C’est aussi pourquoi nous partageons le point de vue exprimé par le Président XI Jinping lors de son discours au Forum international de Davos, selon lequel « les Etats signataires de cet accord doivent se tenir à cet engagement plutôt que de s’en éloigner, dès lors qu’il s’agit d’une responsabilité qui nous engage envers les générations futures. »

Sous la présidence chinoise, les travaux du G20 ont permis en 2016 de progresser dans la ratification de cet accord, mais aussi dans la poursuite d’autres sujets que la France considère comme des priorités : en particulier la lutte contre le terrorisme et son financement, ainsi que la répression de la fraude et l’évasion fiscale. Nous souhaitons travailler dans le même esprit de coopération sur les grands dossiers régionaux, comme la Corée du Nord, la Syrie et le processus de paix au Proche-Orient, qui sont cruciaux pour la sécurité internationale.

Au plan bilatéral, notre dialogue politique n’a jamais été aussi intense. Les visites se sont succédé ces dernières années au plus haut niveau de nos Etats à une fréquence inédite, avec la venue en France à deux reprises du président XI Jinping et celle du Premier ministre LI Keqiang. Le Président François HOLLANDE est venu trois fois en Chine, et mon prédécesseur vous a rendu visite au début de 2015. Les visites de Vice-Premier Ministres [Mme LIU Yandong, M. MA Kai] et de ministres se sont également poursuivies à échéances rapprochées, manifestant l’intérêt que nos pays se portent et la vigueur des multiples dialogues que nous entretenons.

Je souhaite aussi que l’Europe occupe une place centrale dans les relations entre la France et la Chine. Dans le contexte actuel, marqué par une montée du protectionnisme et par la tentation du repli sur soi, l’Union européenne constitue une puissance politique de premier plan, engagée en faveur du multilatéralisme et d’une mondialisation régulée. Demain, avec ses 27 membres, donc sans le Royaume-Uni, l’Union européenne demeurera la première puissance économique du monde. Elle est le premier partenaire commercial de plus de 80 pays dans le monde.. Elle est aussi le premier émetteur et le premier récepteur d’investissements directs à l’étranger au monde. C’est une puissance stable, malgré les crises qui la traversent comme toutes les régions du monde en connaissent. Je crois que cette stabilité est, à l’heure actuelle, un atout particulièrement attractif.

Bien sûr, l’Union européenne fait face à des défis, à ses frontières et en son sein, avec le départ du Royaume-Uni. La France, comme l’Allemagne où je me suis rendu la semaine dernière, est convaincue que la réponse à cet événement passe par davantage d’intégration. C’est le sens de l’action que nous menons depuis plusieurs mois pour aboutir à des résultats concrets dans les domaines de la sécurité, de la défense et du soutien de l’investissement. C’est également la raison pour laquelle les 27 ont adopté une ligne claire et commune au sujet des négociations qui vont s’engager avec le Royaume-Uni.

La France souhaite le renforcement des échanges entre l’Union européenne et la Chine sur le plan économique et commercial, mais également sur les questions politiques et de sécurité. La France se félicite des projets permettant de renforcer ce lien entre l’Europe et l’Asie, et notamment de l’initiative chinoise des Nouvelles routes de la Soie.

Au plan bilatéral, nous devons conforter cette dynamique, fondée sur des intérêts partagés et sur la confiance réciproque que nous nous portons. Car l’interdépendance économique de nos deux pays est désormais particulièrement forte.

La France est le troisième partenaire commercial de la Chine au sein de l’Union européenne et la Chine le sixième partenaire commercial de la France. Nos échanges ont doublé entre 2006 et 2015 pour atteindre 62,4 milliards d’euros en 2016. Ils ont dépassé la simple relation entre vendeur et acheteur pour prendre la forme de partenariats industriels solides et durables, fondés sur la complémentarité de nos entreprises. Certains sont anciens, dans le nucléaire civil et dans l’aéronautique, et continuent de se renforcer. L’inauguration d’un centre de finition et d’assemblage de l’A330 à TIANJIN (/tianne-jin/), en septembre prochain, en est un parfait exemple, de même que, dans le secteur nucléaire civil, la construction de nouveaux EPR à TAISHAN (/Taï-channe/) en Chine et à HINKLEY POINT au Royaume-Uni.

Ces partenariats sont mis en œuvre dans plusieurs autres secteurs d’avenir, comme le développement urbain durable, avec le projet de ville durable de WUHAN (/ou-ranne/) où je me rendrai demain, mais aussi dans ceux de l’agro-alimentaire et de la santé.

Nous devons aussi créer des partenariats à l’exportation. En alliant leurs technologies, leurs expériences, leurs réseaux commerciaux, leurs accès aux financements, nos entreprises pourront conquérir ensemble de nouveaux marchés en Afrique, en Asie et dans d’autres parties du monde. En 2015, nous sommes convenus que nos projets seront respectueux de l’environnement, des normes sociales, des besoins des pays concernés. L’année dernière nous avons mis en place un fonds conjoint destiné à financer leur lancement. Et aujourd’hui nous venons de décider des deux premiers projets à soutenir – l’un en Namibie, l’autre au Cambodge.

Comme les investissements français en Chine, les investissements chinois en France continuent de croître. Ils sont naturellement les bienvenus. La France est l’un des pays du monde qui attirent le plus d’investissements étrangers, si bien qu’un salarié français sur sept travaille pour une entreprise étrangère. La seule condition qui s’impose aux investissements chinois, comme à ceux provenant d’autres régions, est de respecter notre sécurité nationale et de s’accompagner d’une certaine forme de réciprocité pour nos propres investissements.

La France dispose en effet de nombreux atouts en termes d’attractivité : une situation géographique centrale en Europe ; des infrastructures et des réseaux performants ; un ensemble d’entreprises innovantes dans de nombreux secteurs ; une main d’œuvre très qualifiée et parmi les plus productives. Elle offre également aux entreprises étrangères et à leurs cadres des prix de l’énergie compétitifs, un système de santé de qualité accessible à tous, un environnement scientifique de haut niveau, un cadre de vie préservé et une offre culturelle exceptionnellement riche.

Bien sûr, comme tous les pays, la France a des défis à relever pour créer les conditions d’une croissance économique durable. Certains, du reste, ne sont pas très différents des vôtres. Il nous faut favoriser l’innovation et la montée en gamme de nos entreprises, car leur compétitivité ne dépend plus seulement du prix des produits. Il nous faut affronter les enjeux liés à l’environnement et repenser la place de l’Etat dans l’économie. Certains défis, il est vrai, sont davantage propres à la France. Ainsi, pour attirer les investissements étrangers, nous devons notamment alléger notre cadre réglementaire.
Nous nous sommes attelés depuis 2012 à relever tous ces défis et, aujourd’hui, les résultats de notre politique sont clairement perceptibles. L’investissement privé a augmenté de plus de 4% en 2016. Nous avons créé 300 000 emplois marchands depuis le printemps 2015, ce qui constitue une performance inégalée depuis 10 ans. En outre, tout indique que l’activité économique va accélérer en France en 2017. La croissance a rebondi au 4ème trimestre de l’an passé. Le climat des affaires et la confiance des ménages sont au plus haut en dépit des incertitudes que font peser certaines circonstances politiques.
Le marché européen est, vous le savez, le plus ouvert au monde. Les entreprises françaises demandent donc légitimement à bénéficier des mêmes droits en Chine. Pour permettre de renforcer la croissance et l’emploi dans nos deux pays, l’accord global sur les investissements entre la Chine et l’Union européenne en cours de négociations devra être ambitieux et équilibré.

Les relations entre nos deux pays ne sont pas seulement portées par nos dirigeants et nos diplomates. Aujourd’hui plus que jamais, elles reposent sur les liens tissés entre les peuples français et chinois par des réseaux d’étudiants et de chercheurs, par les entrepreneurs, les artistes et une multitude d’autres acteurs de la société civile.

En 2016, plus de 1,6 million de voyageurs chinois sont venus en France, faisant de notre pays la destination européenne la plus appréciée des touristes chinois. Toutes les mesures sont prises pour leur réserver le meilleur accueil et leur assurer une sécurité maximale durant leur séjour. En outre, il leur est désormais possible d’obtenir un visa pour la France en 48 heures, voire 24 heures lorsqu’ils voyagent en groupe. L’ouverture en 2016 de nouveaux centres permet à présent de déposer une demande de visa à NANKIN, HANGZHOU (/rang-djo/), FUZHOU (/fou-djo/), JINAN (/dji-nanne/), CHANGSHA (tchang-cha), SHENZHEN (/chene-djene/), CHONGQING (/tchongue-tchïngue/), KUNMING (/koune-mïngue/) et XI’AN (/chi-anne/) sans avoir à se déplacer jusqu’à l’un de nos cinq consulats généraux.

La France est aussi présente sur vos écrans, que ce soit à travers les films chinois ou français. Les co-productions franco-chinoises se multiplient, à la faveur notamment des avantages que présentent les tournages en France pour les cinéastes chinois : des paysages d’une grande diversité, un patrimoine exceptionnel, mais aussi la compétence de nos équipes techniques et artistiques, en particulier dans le domaine des effets spéciaux numériques.

Enfin, je me dois de relever ici qu’il existe en France une tradition d’accueil privilégiée des étudiants chinois, comme l’ont montré dès les années 1920 les exemples célèbres de ZHOU Enlai et de DENG Xiaoping.

Aujourd’hui, la France est la deuxième destination européenne des étudiants chinois, dont 30 000 sont actuellement présents sur notre sol. Une majorité d’entre eux choisissent nos formations en management et en sciences de l’ingénieur. Car les grandes écoles de commerce françaises se placent en tête des classements internationaux, notamment en finance. Nos écoles d’ingénieurs jouissent elles aussi d’une solide réputation, bien au-delà de nos frontières. Mais nos formations en arts, mode et design, création numérique, qui allient de savoir-faire anciens et des techniques modernes, sont elles aussi réputées et en plein essor.
La langue française présente pour les étudiants chinois un intérêt particulier, puisqu’elle leur donne accès à un espace francophone de 285 millions de personnes sur les 5 continents, qui deviendront 700 millions, soit 8 % de la population mondiale, à l’horizon 2050 ! Le français est, après l’anglais, la langue la plus apprise dans le monde. Parler français constitue ainsi un atout décisif dans de nombreux secteurs d’activités : la distribution, l’automobile, le luxe, l’aéronautique ou les cosmétiques, par exemple.
Mais, je tiens à le répéter devant vous, la maîtrise du français n’est pas une condition sine qua non pour venir étudier en France : 40% des étudiants chinois accueillis en France le sont dans le cadre de formations dispensées en anglais, ouvertes sur l’Europe et le monde.

La France et la Chine ont noué de nombreux partenariats dans le domaine des doubles diplômes et de la formation professionnelle. Le programme « 2 x 1 000 stagiaires » mis en place en 2016 permet à 1 000 jeunes français et à 1 000 jeunes chinois de bénéficier d’offres de stages dédiées dans nos entreprises. Je vous invite à vous rendre sur le site de l’ambassade de France pour consulter ces offres de stage qui constitueront un atout pour votre future carrière.

La France et la Chine entretiennent par ailleurs de longue date des partenariats scientifiques. La France est aujourd’hui l’une de principales puissances scientifiques mondiales. Elle a obtenu pas moins de 62 Prix Nobel et 13 médailles Field. Dix organismes de recherche français figurent parmi les cent les plus innovants au monde, ce qui nous place au 3e rang mondial.

Je souhaite donc qu’augmente le nombre des chercheurs chinois qui se forment en France au niveau doctoral : ils sont aujourd’hui 2 000. L’Institut Pasteur de Shanghai, créé en 2004 et qui emploie aujourd’hui près de 500 personnes, est un phare de la coopération scientifique bilatérale. 3 000 publications conjointes paraissent tous les ans, apportant une contribution significative aux progrès de la connaissance, notamment dans les secteurs de l’environnement et de la santé.

Je visiterai demain, à WUHAN, le laboratoire de confinement biologique de niveau P4 qui va entrer dans sa phase opérationnelle après plus d’une décennie de coopération soutenue par l’expertise des organismes de recherche et des entreprises françaises de ce secteur. Ce centre de très haute technologie, où peuvent être étudiés les virus les plus dangereux, constituera un élément clé de la réponse que pourront apporter les autorités chinoises à l’émergence de nouvelles maladies. L’excellence de la recherche médicale chinoise est d’ailleurs mondialement reconnue, et je veux saluer à ce titre le prix Nobel attribué à Madame la Professeure TU Youyou pour la mise au point d’un traitement contre le paludisme.

Chers étudiants de l’Université de Pékin,

Vous représentez l’avenir de votre pays et c’est pourquoi je crois important de vous adresser aujourd’hui ce message de confiance dans la qualité de la relation qu’entretiennent la France et la Chine et dans sa pérennité.
J’espère bien entendu qu’un grand nombre d’entre vous décidera de poursuivre sa formation dans une université française ; ou à défaut, que vous choisirez d’effectuer un stage au sein de l’une de nos entreprises comme le propose notre ambassade ; ou en tout cas que vous aurez l’occasion de découvrir mon pays, pour ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas encore, dans le cadre de votre future profession ou dans celui d’un voyage touristique.
Nous cédons trop souvent à la tentation de critiquer la mondialisation. Nous devrions souligner davantage les bienfaits qu’elles nous apportent, à travers le commerce et l’élévation des niveaux de vie qu’elle rend possible, mais aussi à travers les rencontres qu’elle permet et les échanges qu’elle suscite. Votre génération, en Chine comme en France, est avide de découvrir le monde et de faire la preuve de son esprit d’entreprise, d’élargir ses horizons, de contribuer à servir à la fois son pays et l’avenir de la planète.
Je vous invite à concrétiser ces belles ambitions et vous souhaite beaucoup de réussite, dans vos études comme dans votre vie.

Je vous remercie.
Discours du Premier ministre sur l’attractivité de la France – Université de Beida, Pékin

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dimanche 19 février 2017 - 19:42

Décès de Xavier Beulin, président de la FNSEA

À quelques jours du salon, dans une période où l’agriculture française fait face à des enjeux d’une ampleur immense, sa disparition est un choc pour chacun.

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vendredi 17 février 2017 - 17:42

Déplacement en République populaire de Chine

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra en République populaire de Chine du mardi 21 février au jeudi 23 février 2017.

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Agenda prévisionnel du lundi 20 au vendredi 24 février 2017

Déplacement en Chine avec Mme Marisol Touraine, M. Matthias Feckl, et M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie..

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jeudi 16 février 2017 - 10:53

Rapport de M. Olivier Rousselle – « Les écoles de service public et la diversité »

La mission confiée par le Premier ministre à Olivier Rousselle, conseiller d’Etat, visait à accompagner les 75 écoles de service public (ESP), qui recrutent et forment des fonctionnaires, dans une démarche d’état des lieux et d’élaboration de programmes d’action en vue de favoriser la diversité en leur sein.
La diversité dans la fonction publique, une exigence et une nécessité

Pour les ESP, et plus généralement pour la fonction publique, conduire une politique en vue de favoriser la diversité constitue tant une exigence sociale, justifiée par la demande toujours plus forte d’exemplarité des acteurs publics, qu’un besoin interne à l’administration, qui a besoin de points de vue diversifiés pour accroître sa légitimité et trouver les meilleures solutions pour relever les défis qui lui sont posés.

Or cette exigence et ce besoin de diversité ne sauraient être satisfaits par le simple respect, au demeurant loin d’être systématiquement assuré, des garanties procédurales à valeur constitutionnelle qui figurent à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, selon lequel tous les citoyens sont « également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ». En effet, la relative étroitesse des viviers dans lesquels recrute la fonction publique appelle, de la part de l’administration, une action déterminée.
L’administration n’est pas entièrement responsable du manque de diversité de son recrutement, mais ne peut en être dédouanée

Il est vrai, comme l’ont relevé un grand nombre d’interlocuteurs de la mission, que les administrations n’interviennent qu’en « bout de chaîne » dans un processus social et éducatif qui conduit à reproduire les inégalités. La fonction publique comporte davantage de cadres que le secteur privé en France, et recrute par conséquent une proportion importante de diplômés de l’enseignement supérieur, avec les biais sociaux que cela implique. Toutefois, un certain nombre d’études montrent que certaines catégories sociales, tels que les descendants d’immigrés, sont sous-représentés dans la fonction publique toutes choses égales par ailleurs. Bref, si la fonction publique hérite d’inégalités existant par ailleurs, elle les accentue parfois, et ne peut donc se dédouaner de sa responsabilité à cet égard.

A cet égard, force est de constater que, du côté des ESP et des administrations dont la mission a accompagné la réflexion depuis mars 2016, la prise de conscience est variable, entre des écoles fortement mobilisées, et d’autres qui ont manifesté un sentiment d’impuissance voire de scepticisme sur ces questions. Pour contrer ces réticences, une priorité pour les écoles et les administrations est de pouvoir objectiver la question de la diversité, notamment pour mettre en évidence d’éventuels biais discriminatoires dans leurs processus de recrutement et identifier les actions prioritaires à mener. La mission a proposé à ce titre que les recruteurs de la fonction publique puissent recueillir et traiter à des fins statistiques les données relatives au contexte des candidats et des admis aux concours.
Les actions en la matière doivent respecter quelques contraintes
La préconisation d’une plus grande mobilisation sur la question de la diversité dans la fonction publique nécessite en tout premier lieu d’avoir une vision réaliste des contraintes qui s’imposent à l’administration, à commencer par les contraintes juridiques. Le principe constitutionnel d’égale admissibilité aux emplois publics interdit, en effet, tout mécanisme de discrimination positive pour accéder à de tels emplois, de même que la mobilisation de tout critère qui ne correspond pas à l’examen des capacités, des vertus et des talents, sauf quelques exceptions (pour l’égalité entre les femmes et les hommes, l’accès à l’emploi des personnes handicapées etc.) qui sont strictement cantonnées.

Ces exigences rencontrent cependant des limites. Ainsi, le principe d’égale admissibilité ne s’applique que lors de l’accès aux emplois publics en tant que tel, et non dans le cadre éducatif, où une plus grande marge de manoeuvre existe : agir en amont des concours sur l’enseignement secondaire et supérieur est donc non seulement indispensable, mais également tout à fait possible. En outre, la mission n’a pu que constater que ce principe n’était pas toujours aussi respecté que sa force juridique le laisserait entendre, notamment dans le cadre de recrutements très peu formalisés, de gré à gré, qui représentent pourtant une proportion importante du flux de recrutements dans la fonction publique (contrats courts, recrutements de catégorie C sans concours etc.).
Mais des marges de manoeuvre non négligeables existent, tant au niveau des écoles que des administrations

Face à ces constats, il était demandé aux écoles d’élaborer des programmes d’action en vue de favoriser la diversité en leur sein. Cette logique par école se justifie par des situations différentes d’une école à l’autre, qui appellent des actions souvent variées : évolution des épreuves des concours pour les rendre plus accessibles à tous (limitation d’épreuves porteuses d’un contenu scolaire précis, adaptation des épreuves pour les personnes handicapées), sensibilisation très en amont du parcours éducatif à l’égard des métiers de la fonction publique, actions ciblées sur certaines zones géographiques ou environnements scolaires (pour le concours externe) ou professionnels (pour les concours interne et troisième concours), accompagnement de futurs candidats en structurant des parcours très en amont des concours etc. Des constantes et des besoins communs apparaissent toutefois, tels que la nécessité de mieux former les jurys de concours en les sensibilisant à leurs biais inconscients, lesquels peuvent conduire à des discriminations dans le cadre des processus de recrutement, comme l’a montré l’important travail réalisé par le rapport de Y. L’Horty sur Les discriminations dans l’accès à l’emploi public (rapport au Premier ministre, juin 2016).

Le déploiement de ces actions appelle également les administrations à agir sur plusieurs questions relatives au recrutement et au déroulement de carrière dans la fonction publique : formalisation d’une fonction de « recruteur » parmi les ressources humaines de l’administration ; accent mis sur le recrutement et la formation d’agents publics et non pas sur la prise du premier poste ; démarche volontaire d’ouverture à tous de la fonction publique via une charte du recrutement dans la fonction publique pour lutter contre le ciblage de chaque concours sur un vivier propre ; renforcement numérique du concours interne et du troisième concours, qui sont source de diversité sociale dans la fonction publique ; réflexion renouvelée, et appuyée par des exemples étrangers, sur le type d’épreuves sur lesquels recruter les fonctionnaires ; mobilisation des outils de connaissance du service public que sont les stages et l’apprentissage pour élargir les viviers.
Les actions possibles sont nombreuses : reste pour chaque administration à se saisir de l’opportunité que représente l’attention à la diversité pour accroître l’efficacité de son action et améliorer l’exemplarité du service public.

Liste des recommandations du rapport
Recommandation n° 1 : écoles, administrations recruteuses : Gagner en « accessibilité » des concours en explicitant plus clairement quelles sont les compétences recherchées.
Recommandation n° 2 : écoles : En vue d’accroître l’impact des classes préparatoires intégrées :
– favoriser l’égal accès aux CPI sur tout le territoire ;
– élaborer des parcours de CPI sur deux ans ;
– oeuvrer à la structuration de parcours, dans l’enseignement supérieur et secondaire, conduisant aux concours de la fonction publique.
Recommandation n° 3 : écoles : S’agissant du contenu de la formation :
– poursuivre les efforts entrepris en vue de personnaliser la formation ;
– adapter le rythme et le contenu de la formation afin de diminuer les risques d’inégalités de traitement entre élèves en fonction de critères objectifs (âge, situation familiale, handicap etc.) ;
– développer de façon commune des modules relatifs aux valeurs du service public.
Recommandation n° 4 : administrations de tutelle : Clarifier les objectifs du recrutement et de la formation dans les écoles en réaffirmant l’importance d’une formation à la carrière dans la fonction publique.
Recommandation n° 5 : DGAFP, RESP ou écoles : S’agissant des jurys et de l’organisation des concours :
– Poursuivre le travail de diversification de la composition des jurys.
– Élaborer un module commun en ligne de sensibilisation aux biais implicites dans le recrutement, ou, à défaut, définir des standards minimaux en matière de formation des membres de jury.
– Créer le cadre pour un vivier de membres de jurys dans les administrations et suivre sa mise en oeuvre.
– Veiller à une organisation des concours limitant le risque de discriminations.
Recommandation n° 6 : Écoles, administrations de tutelle : S’agissant du suivi de la diversité :
– Recueillir et traiter des données relatives aux profils et au contexte des candidats admis1.
– Assortir les programmes d’action d’indicateurs de suivi, présentés annuellement en conseil d’administration ou dans les instances de gouvernance des écoles.
Recommandation n° 7 : Écoles ou administrations de tutelle : Ouvrir les instances de direction des écoles à des personnalités extérieures.
1 Cette recommandation a fait l’objet d’une proposition d’amendement au projet de loi sur l’égalité et la citoyenneté (proposition en annexe).
Recommandation n° 8 : RESP, écoles : Afin d’élargir les viviers de la fonction publique :
– Instaurer des partenariats avec des associations nationales pour l’égalité des chances pour inscrire les actions de promotion des métiers de la fonction publique et d’engagement citoyen des élèves dans la durée.
– Développer le tutorat comme une modalité prioritaire d’information sur la fonction publique, de structuration de parcours vers la fonction publique et de lutte contre l’autocensure des étudiants.
Recommandation n° 9 : Gouvernement : Adopter, sur le modèle britannique, une charte du recrutement dans la fonction publique comportant :
– un rappel des règles existantes en matière d’égale admissibilité aux emplois publics ;
– des procédures minimales à respecter (assurer une publicité minimale au poste, recevoir au moins deux candidats pour un poste, constituer un panel d’au moins deux recruteurs) ;
– une communication officielle soulignant que toutes les candidatures sont les bienvenues, sans distinction d’origine, de parcours, de sexe etc., et qu’elles seront toutes traitées dans le respect des principes rappelés.
Recommandation n° 10 : DGAFP, RESP ou écoles (s’agissant de la communication spécifique aux écoles) : Rénover en profondeur la communication sur les missions du service public et les métiers qui s’y rattachent, ainsi que sur les recrutements afin de les rendre plus lisibles et plus attractifs.
Recommandation n° 11 : DGAFP, administrations : Concevoir un cadre permettant d’utiliser le recrutement de stagiaires et d’apprentis comme un outil d’élargissement des viviers de la fonction publique, et suivre leur corrélation avec la présentation des anciens stagiaires et apprentis aux concours.
Recommandation n° 12 : DGAFP, administrations : S’agissant des voies d’accès :
– Assouplir les conditions, notamment de durée, en vue de postuler au 3ème concours
– Étendre le recours au 3ème concours aux corps qui n’en proposent pas, et augmenter le nombre de postes proposés dans ce concours et au concours interne.
Recommandation n° 13 : DGAFP et administrations : Expérimenter dans quelques concours (et avec une évaluation scientifique) des épreuves évaluant plutôt les capacités des candidats, et des épreuves plus courtes mais permettant d’évaluer plusieurs fois la même compétence. 16.02.2017 Rapport de M. Olivier Rousselle – « Les écoles de service public et la diversité »

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mercredi 15 février 2017 - 18:41

Réunion de ministres et secrétaires à Matignon

Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, recevra les ministres et secrétaires d’État, jeudi 16 février 2017 à 11h00, à l’Hôtel de Matignon.

A cette occasion, la cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte dès 10h30 à l’ensemble des journalistes accrédités à l’adresse : communication@pm.gouv.fr avant jeudi 16 février 2017, 09h00.

Entrée sur accréditation, vous devez impérativement nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions de Bernard Cazeneuve – Réunion de ministres et secrétaires d’Etat

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Communiqué du Premier ministre à l’issue de son entretien avec Mme Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l’emploi

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, a reçu mercredi 15 février à l’Hôtel de Matignon Mme Marianne Thyssen, Commissaire européenne chargée de l’emploi, des affaires sociales, des compétences et de la mobilité des travailleurs.

Déterminés à porter un agenda européen ambitieux en matière sociale et d’emploi, le Premier ministre et la commissaire ont notamment évoqué la révision de la directive relative au détachement des travailleurs. Le Premier ministre a réitéré son soutien à la proposition de la Commission tendant à réviser la directive de 1996, projet qu’il juge essentiel à un marché intérieur plus juste et équitable. « Pour que la mobilité du travail en Europe soit une véritable opportunité pour les citoyens de tous les Etats membres, il nous faut lutter plus efficacement contre toutes les formes de fraude et de dumping social. Il est urgent de renforcer les règles de la directive de 1996, dont les lacunes nourrissent la défiance des citoyens à l’égard du marché intérieur et, plus largement, du projet européen », a commenté M. Cazeneuve.

La commissaire et le Premier ministre se sont également accordés sur la nécessité de poursuivre et d’amplifier la mobilisation de l’Union européenne en faveur de l’emploi des jeunes. Cela passe notamment par la prolongation et l’amplification de l’initiative pour l’emploi des jeunes qui a déjà pu bénéficier en France à 220 000 jeunes, qui n’ont ni emploi, ni formation, ni éducation.

Ces propositions, de même que le projet de révision des règles de coordination des systèmes de sécurité sociale présenté en janvier, s’inscrivent dans une démarche de la Commission tendant à créer un marché unique plus équitable et social. La Commissaire Thyssen a ainsi souligné que : « Depuis le début du mandat de cette Commission, nous avons commencé à poser les bases d’une nouvelle et réelle dimension sociale des politiques de l’Union. Cela doit se poursuivre, dans le cadre d’un partenariat renforcé entre les Etats membres et la Commission européenne ».

C’est aussi le sens du projet de « socle européen des droits sociaux » que la Commission européenne a proposé de mettre en place et qui doit être un moteur pour favoriser la convergence sociale vers le haut des Etats membres. La France soutient pleinement cette idée et a formulé des propositions ambitieuses dans le cadre de la consultation lancée en mars 2016 par la Commission sur le sujet. Le Premier ministre a notamment rappelé son soutien à l’idée d’un salaire minimum européen, également évoquée récemment par le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Le Premier ministre a annoncé lors du conseil des ministres de ce jour l’organisation d’une réunion européenne à Paris, au début du mois de mars, qui sera consacrée à cette question fondamentale du socle européen des droits sociaux.

Bernard Cazeneuve et Marianne Thyssen confirment qu’un partenariat fort entre les institutions de l’Union européenne et ses Etats membres est plus que jamais indispensable pour affronter les défis communs d’un marché unique en évolution. Le Gouvernement français continuera de porter l’idée d’une Union européenne au service du progrès économique et social des citoyens, et de leurs droits fondamentaux.

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Déplacement à Londres

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra à Londres vendredi 17 février 2017
Programme prévisionnel
14h00 Entretien avec Mme Theresa MAY, Premier ministre du Royaume-Uni 10 Downing St, London SW1A 2AA, Royaume-Uni
Tour images par Pool TV + pool photos 15h30 Rencontre avec la presse française à la Résidence de France 11 Kensington Palace Gardens, Kensington, London W8 4QP, Royaume-Uni
Presse française accréditée 17h30 Réception avec la communauté française à la Résidence de France Allocution de M. le Premier Ministre
Pool TV et toute presse accréditée

IMPORTANT
Si vous souhaitez participer à ce déplacement, merci de vous accréditer impérativement à l’adresse communication@pm.gouv.fr avant jeudi 16 février 2017 à 18h00.

Merci de bien vouloir impérativement nous communiquer vos numéros de portable, de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.

Merci également de bien vouloir nous préciser si vous emprunterez les trains conseillés
Trains conseillés :
ALLER – Départ de la gare de Paris Nord à 11h13 – Arrivée à la gare de Londres St Pancras à 12h39 (Eurostar n° 9023)
RETOUR – Départ de la gare de Londres St Pancras à 19h34 – Arrivée à la gare de Paris Nord à 23h17 (Eurostar n° 9054)

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr Déplacement à Londres

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mardi 14 février 2017 - 21:23

Déplacement de Bernard Cazeneuve à Strasbourg

A l’heure où les conclusions du rapport d’Olivier Rousselle, conseiller d’Etat, sur les écoles de service public et la diversité seront connues, le Premier ministre dévoilera plusieurs mesures pour renforcer la diversité dans la fonction publique.

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Rencontre avec Mme Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l’emploi

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, recevra Mme Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l’emploi, les affaires sociales, les compétences et la mobilité des travailleurs, mercredi 15 février 2017 à 12h, à l’Hôtel de Matignon.

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lundi 13 février 2017 - 21:08

Déclaration à l’issue de son entretien avec Mme Angela Merkel, Chancelière fédérale

Il était très important pour moi, quelques semaines après ma nomination comme Premier ministre, de pouvoir effectuer mon tout premier déplacement bilatéral européen en Allemagne et je tiens à remercier chaleureusement la Chancelière fédérale pour son invitation aujourd’hui.

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Discours à l’occasion de la soirée française de la Berlinale

Je me réjouis d’être parmi vous ce soir pour fêter cette traditionnelle « Soirée française du cinéma » dans le cadre de la Berlinale et de pouvoir distinguer à cette occasion, au nom de la République française, trois personnalités éminentes et sympathiques du cinéma allemand : Birgit KOHLER, Daniel BRÜHL et Max RIEMELT.

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Rencontre avec les associations luttant contre le racisme et les discriminations

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, accompagné de M. Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, et de Mme Hélène Geoffroy, secrétaire d’État à la Ville, a reçu ce matin à leur demande les représentants d’associations luttant contre le racisme et les discriminations : SOS Racisme, la Ligue des Droits de l’Homme, le MRAP, le CRAN et […]

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vendredi 10 février 2017 - 20:48

Discours à la Ferme Saint-Martial (Creuse)

Discours de M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, à la Ferme Saint-Martial, dans la Creuse, vendredi 10 février 2017…

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Agenda prévisionnel du lundi 13 au vendredi 17 février 2017

Lundi 13 février 2017, 8h30 : Entretien avec le Président de la République, Palais de l’Elysée …

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Déplacement de Bernard Cazeneuve à Berlin

M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, se rendra à Berlin lundi 13 et mardi 14 février 2017,

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Discours de Bernard Cazeneuve à Grenoble

Je voudrais tout d’abord vous dire à tous et toutes le très grand plaisir que j’ai à vous retrouver ici à Grenoble.
Comme l’évoquait le président de votre Métropole à l’instant, j’ai eu l’occasion régulièrement au cours des derniers mois, pendant l’exercice de mes responsabilités ministérielles de venir à votre rencontre dans des circonstances qui n’étaient pas toujours aussi agréables que celles qui me conduisent vers votre département aujourd’hui.

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jeudi 9 février 2017 - 17:42

Déplacement du Premier ministre dans la Creuse

Déplacement de M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, dans la Creuse, Vendredi 10 février 2017.

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Communiqué du Premier ministre à l’issue de son entretien avec M. Julian King, Commissaire européen chargé de l’Union de la sécurité

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, a reçu jeudi 9 février à l’Hôtel de Matignon M. Julian King, Commissaire européen chargé de l’Union de la sécurité, pour échanger sur les questions de sécurité en Europe. Ils ont insisté sur l’urgence d’une mise en oeuvre rapide des avancées récentes renforçant la sécurité des citoyens européens : La […]

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mardi 7 février 2017 - 12:08

Discours de Bernard Cazeneuve à l’occasion de la signature de l’avenant au CPER Ile-de-France

Discours du Premier Ministre
A l’occasion de la signature de l’avenant au CPER Ile-de-France
Paris, 7 février 2017
Seul le prononcé fait foi
Monsieur le ministre, cher Jean-Michel BAYLET
Monsieur le Préfet de région, cher Jean-François CARENCO
Madame la présidente du Conseil régional, chère Valérie PECRESSE,
Monsieur le Président du Conseil départemental, cher François DUROVRAY,
Monsieur le sénateur-maire, cher Vincent DELAHAYE,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs,

Mesdames, Messieurs,

C’est à dessein que j’ai tenu à signer ici, à Massy, avec Valérie PECRESSE, l’avenant au contrat de plan Etat-région pour l’Ile-de-France
Tout d’abord, parce que c’est pour nous l’occasion de mesurer la remarquable transformation urbaine qui est ici à l’œuvre, autour du hub TGV de Massy.
Les chiffres sont impressionnants : sur 110 hectares d’anciennes friches industrielles, vous construisez un quartier qui accueillera 10.000 nouveaux habitants et 14.000 emplois. Sur la place du Grand Ouest que nous venons d’observer, émergent 4 hectares de ville, grâce au travail de 1200 ouvriers qui, chaque semaine, font sortir de terre 1200 nouveaux mètres carrés.
Je veux saluer cette réussite qui prend vie sous nos yeux, Monsieur le Maire. Votre intuition devient réalité : les infrastructures de transport s’accompagnent d’un grand projet de requalification urbaine.
En me rendant à Massy, je veux également souligner que le Grand Paris porte l’ambition de rééquilibrer l’Ile-de-France et permet en particulier à la Grande couronne de trouver toute sa place. Le Grand Paris que nous construisons permet de dépasser les frontières administratives et économiques héritées de l’après-guerre. Ici, nous sommes au cœur de l’un des nouveaux pôles à partir desquels va s’organiser le Grand Paris.
Ces convictions ont commencé à prendre corps dès février 2015, grâce à la signature avec Jean-Paul HUCHON du contrat de plan Etat-Région pour l’Ile-de-France. L’avenant que nous signons aujourd’hui, en apportant le financement requis pour l’amélioration des transports et la modernisation des universités, leur donne une dimension nouvelle.
Bien plus qu’un simple instrument financier, le contrat de plan Etat-Région est un outil stratégique pour le développement de la Région Capitale.
Pour transformer et rééquilibrer un territoire, je crois comme vous, chère Valérie PECRESSE, en la force du contrat. Je crois aussi en la continuité de l’action publique, lorsqu’elle sert l’intérêt général.
Ce contrat de plan révisé confirme la priorité absolue donnée à l’amélioration des conditions de déplacement de nos concitoyens dans cette grande région.
C’est pourquoi l’Etat apportera plus de 1,4 milliards d’euros pour la modernisation et à l’extension des réseaux d’ici à 2020, auxquels s’ajouteront 1,6 milliards apportés par la Société du Grand Paris et 3 milliards apportés par la Région. Par ailleurs la SGP consacrera 13 milliards, sur la même période, à la réalisation des nouvelles lignes de métro du Grand Paris Express.
C’est ainsi une véritable révolution des transports qui s’engage pour améliorer de la qualité de vie des Franciliens, pour renforcer l’attractivité de ce territoire et pour y préserver l’environnement.
Les nouvelles lignes du Grand Paris Express, dotées des technologies les plus avancées en matière de métro automatique, permettront de doubler la longueur du réseau parisien. Conçu sous le quinquennat précédent, ce projet s’est réalisé sous les gouvernements de Jean-Marc AYRAULT et de Manuel VALLS grâce à la mobilisation des financements nécessaires.
Ces lignes sont désormais bien engagées et irréversibles. Les enquêtes publiques ont eu lieu et toutes les déclarations d’utilité publique seront publiées d’ici la fin d’avril. Cela vaut bien sûr pour la ligne 18 qui desservira ce territoire.
J’ai par ailleurs noté votre accord, Madame la Présidente, pour que la déclaration d’utilité publique de la ligne 15 Est soit publiée sans attendre, afin que ce projet ne souffre d’aucun retard. Comme nous en sommes convenus, à la demande du Syndicat des transports d’Île-de-France et de Jean-Christophe LAGARDE, la SGP apportera son concours aux études sur la desserte du centre de Drancy.
Ce projet prend désormais corps : grâce à l’engagement exemplaire des équipes de la SGP et de son président, Philippe YVIN, les travaux ont débuté sur la ligne 15 Sud et le premier tunnelier sera mis en place à la fin de l’année à Champigny.
L’amélioration des transports en Ile-de-France, c’est aussi bien sûr l’extension du RER E vers l’Ouest, qui offrira une alternative au RER A aujourd’hui saturé. Le financement de ce projet majeur sera assuré grâce à une contribution exceptionnelle de l’Etat via la SGP.
Le Nouveau Grand Paris des Transports, c’est aussi la modernisation des lignes existantes conformément au Plan de mobilisation élaboré par votre prédécesseur. Elle représente un enjeu essentiel puisque les lignes RER et Transilien sont la colonne vertébrale des déplacements en Ile-de-France.
Or, nous le savons, ce réseau, qui fait le quotidien des Franciliens, n’était plus à la hauteur : incidents à répétition, ruptures de caténaires, conditions de déplacement indignes d’une grande capitale. Les voyageurs sont à juste titre exaspérés.
Ces difficultés sont la conséquence de décennies de sous-investissement dans le réseau francilien, au profit des lignes TGV. A la suite du rapport de la Commission Mobilité 21 animé par le député Philippe DURON, nous avons su reconnaître les excès de la politique du « Tout TGV » et accorder à nouveau la priorité aux transports du quotidien.
Cette priorité au renouvellement du réseau existant s’est traduite dans le contrat de performance que l’Etat vient de conclure avec SNCF Réseau. L’Ile-de-France en sera la première bénéficiaire : entre 2014 et 2017, SNCF réseau aura quasiment doublé ses investissements dans la région et créé plus de 1 100 postes supplémentaires.
Les investissements affectés au renouvellement du réseau atteindront cette année 740 millions d’euros. Je sais, Madame la Présidente, combien vous êtes vigilante sur ce point. Mais je peux vous confirmer que l’Etat a donné à SNCF Réseau les moyens de tenir ces engagements vis-à-vis du STIF.
Le contrat de plan prévoit en effet la poursuite de ces investissements sur la période 2015-2020, avec 1,4 milliard d’euros pour les schémas directeurs des RER et les schémas de secteurs des lignes. Le remplacement des 180 kilomètres de la caténaire de la ligne C entre Paris et Brétigny, qui avait près de 100 ans d’âge sur certains tronçons, illustre bien cet effort.
Je n’oublie pas le renouvellement des matériels roulants, dans le cadre du plan que vous avez lancé, Madame la Présidente. Il concernera bien sûr la ligne B qui dessert Massy.
Améliorer les lignes existantes, c’est aussi simplifier leur exploitation. Je pense, en particulier, à la ligne D, qui couvre 190 kilomètres de rails, sur trois régions. Grâce au travail pragmatique accompli par François DUROVRAY et Stéphane BEAUDET, la circulation y sera dès 2018 plus régulière et deux fois plus fréquente.
Grâce à l’avenant que nous signons aujourd’hui les crédits apportés par l’Etat seront abondés de près de 15 millions d’euros. Son aboutissement est également dû à l’implication de Jean-Michel BAYLET, Ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales. Dans le secteur des transports, cet avenant comporte deux volets.
Le premier concerne l’accompagnement du plan routier que vous avez souhaité déployer afin d’améliorer la circulation routière dans la région. Des projets aussi attendus que l’enfouissement de la nationale 10 à Trappes, l’achèvement du contournement de Roissy, ou encore celui de la déviation de Boissy-Saint-Léger, seront accélérés.
L’avenant permettra ensuite d’assurer le financement des trois projets majeurs que sont le tram 12 express entre Massy et Evry, l’extension du tram T1 et la réalisation du tram T9 dans le Val-de-Marne. S’agissant en particulier du tram 12, qui arrivera ici à Massy, le bouclage du financement nous permet de signer aujourd’hui un protocole d’engagement avec la Région, le Département de l’Essonne, SNCF Réseau et SNCF Mobilités. Ce projet reliera les deux principales agglomérations essonniennes et, conformément au souhait du Président de Grand Paris Sud, cher Francis CHOUAT, il améliorera la liaison entre les communes, notamment celle de Grigny. Je veux souligner également son rôle pour la desserte de l’hippodrome de Ris-Orangis qui, grâce à la mobilisation des élus locaux, a vocation à devenir une destination majeure de l’Ile-de-France, dans le cadre d’un projet de développement durable, celui de l’Ecopolis tourné vers le loisir, le sport, le bien être, la santé.
Relier les territoires, abolir les coupures, rapprocher les habitants des opportunités qu’offrent les villes, voilà comment on met fin aux situations de relégation. C’est l’enjeu du tram 12 comme du tram 4 pour la desserte de Clichy-sous-Bois et Montfermeil. Après des décennies de blocage, ce projet est enfin lancé grâce à l’Etat.
Mais le Grand Paris n’est pas seulement un projet d’infrastructures. C’est l’ambition d’inventer un nouveau modèle urbain.
Avec 635 000 étudiants, la région Ile-de-France occupe une place éminente dans le paysage national et international des savoirs. L’action de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a permis de consolider cette position privilégiée : plus de cinq milliards d’euros de crédits d’Etat sont mobilisés en faveur des universités franciliennes. Mais il fallait qu’elles trouvent leur juste place dans l’aménagement du Grand Paris et deviennent des acteurs du développement urbain.
C’est pourquoi le contrat de plan Etat-région prévoyait d’apporter à la stratégie régionale de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation un soutien à hauteur de 788 millions d’euros.
L’avenant que nous signons aujourd’hui permet d’aller plus loin. Vous avez souhaité, Madame la Présidente, que soient soutenus des projets universitaires de grande couronne, présentés au titre des initiatives d’excellence du Programme d’investissements d’avenir (ISITE).
Vous le savez mieux que quiconque, ici, au travers de l’exemple de de Paris–Saclay, un campus et un centre de recherche en grande couronne, ce n’est pas seulement un lieu d’étude et de production du savoir, c’est un lieu qui crée des liens dans la Ville. C’est pourquoi je me félicite que l’Université d’Evry soit désormais membre de la COMUE Paris – Saclay.
Nous avons au-delà décidé de soutenir les projets de la Communauté d’universités et d’établissements Paris-Seine, en particulier à travers l’IUT et le « learning center ». La COMUE de Paris-Est bénéficiera elle aussi de financements supplémentaires pour son bâtiment de direction à Marne la Vallée.

Permettez-moi pour conclure de citer l’architecte de la place du Grand ouest, Christian de PORTZAMPARC, qui est parmi nous et que je salue : « Toute architecture engage une vision de la ville ».
La ville que nous voyons s’édifier ici, qui résulte de l’engagement constant de nos gouvernement depuis dix ans, traduit bien une telle vision : une ville où s’effacent les frontières arbitraires héritées du passé ; une ville qui est le moteur du développement économique, de la croissance et de l’emploi ; une ville solidaire, où 10 millions d’habitants bénéficient des mêmes qualités de vie et de logement et ont accès à toutes les aménités urbaines.
Christian de PORZAMPARC dit également que l’urbanisme est l’art de réconcilier Hestia et Hermès, l’espace privé et l’espace public. C’est tout le sens de l’aménagement que vous avez conçu ici : ces travaux gigantesques ne visent pas à accumuler encore et encore les mètres carrés de bureau ; mais à susciter l’émergence d’un quartier vivant qui deviendra un nouveau centre du Grand Paris.
Cette vision ne peut progresser que si l’Etat et les collectivités travaillent de concert. Cela n’a pas toujours été le cas. Le contrat de plan Etat-Région a scellé leur réconciliation. L’avenant que nous allons signer amplifie cet effort de mobilisation collective en faveur des transports et des universités.
J’ajoute que cette réussite est aussi le fruit du travail du préfet de la région Ile-de-France, Jean-François CARENCO. Par l’énergie avec laquelle il a porté les projets, par sa détermination à tenir le cap qui lui était fixé, il incarne l’Etat imaginatif et moderne dont nous avons besoin pour mener à bien un aussi vaste projet.
Je vous remercie Discours de Bernard Cazeneuve à Massy

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Discours de Bernard Cazeneuve à l’occasion de la signature de l’avenant au CPER Île-de-France

Discours du Premier ministre à l’occasion de la signature de l’avenant au CPER Île-de-France
Paris, 7 février 2017
Seul le prononcé fait foi
Monsieur le ministre,
Cher Jean-Michel BAYLET,
Monsieur le Préfet de région,
Madame la Présidente du Conseil Régional,
Chère Valérie PECRESSE,
Monsieur le Président du Conseil départemental,
Cher François DUROVRAY,
Monsieur le sénateur-maire,
Cher Vincent DELAHAYE,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs.

C’est à dessein que j’ai tenu à venir signer ici, à Massy, avec la présidente Valérie PECRESSE, l’avenant au contrat de plan Etat-Région pour l’Ile-de-France, tout d’abord parce que c’est pour nous l’occasion de mesurer ensemble la remarquable transformation urbaine, vous l’avez tous souligné, qui est ici à l’œuvre, autour du hub TGV de Massy.

Les chiffres sont impressionnants, ils m’ont été communiqués pendant la visite, sur 110 hectares d’ancienne friche industrielle, vous construisez un quartier qui accueillera 10.900 nouveaux habitants et 14.000 emplois en tout.

Sur la place du Grand Ouest, que nous venons d’observer, émergent 4 hectares de ville, grâce au travail de 1200 ouvriers qui chaque jour font sortir de terre, me dit-on, 1200 mètres carrés de surfaces, notamment de logements.

Je veux, en présence de l’ensemble des élus et des acteurs de ce projet, saluer cette réussite, qui prend vie sous nos yeux, Monsieur le maire votre intuition devient réalité, les infrastructures de transport s’accompagnent d’un grand projet de requalification urbaine, et c’est bien cela faire la ville.

En me rendant à Massy je veux également souligner que le Grand Paris porte l’ambition de rééquilibrer l’Ile-de-France, et permet, en particulier à la Grande couronne de trouver toute sa place. Le Grand Paris que nous construisons permet de dépasser les frontières administratives et économiques héritées de l’Après-guerre, ici nous sommes au cœur de l’un des nouveaux pôles à partir desquels va s’organiser progressivement le Grand Paris.

Ces convictions ont commencé à prendre corps dès février 2015 grâce à la signature, avec Jean-Paul HUCHON, du contrat de plan Etat-Région pour l’Ile-de-France, l’avenant que nous signons aujourd’hui, en apportant le financement requis pour l’amélioration des transports et la modernisation des universités, donne une nouvelle dimension, une ambition supplémentaire à ce qui a déjà été signé.

Bien plus, d’ailleurs, qu’un instrument financier, le contrat de plan Etat-Région est, vous l’avez souligné Madame la Présidente, un outil stratégique pour le développement de la région capitale.

Pour transformer et rééquilibrer un territoire, je crois, comme vous chère Valérie, en la force du contrat, et vous indiquiez que les contrats doivent être remplis, vous avez raison, c’est toujours l’intention de l’Etat de remplir les contrats qu’il signe, et un contrat ce sont des partenaires, à parts égales, à part entière, qui décident ensemble de faire des choses utiles.

Je crois, par ailleurs, même si nous sommes dans une période dont on m’a dit qu’elle était électorale, on m’annonce des échéances, à venir, que par delà ce qui peut séparer les uns des autres, les majorités des oppositions, on doit, sur les grands projets les plus structurants pour le pays, favoriser la continuité de l’action publique, c’est ça qui compte, sinon il n’y a pas de projet qui puisse aboutir, lorsque la continuité de l’action publique sert l’intérêt général.

Ce contrat de plan révisé confirme la priorité absolue donnée à la l’amélioration des conditions de déplacement de nos concitoyens dans cette grande région, elle a fait l’objet d’une mobilisation, vous l’avez souligné, des services de l’Etat, vous avez remercié à juste titre le préfet de la région Ile-de-France, mais chacun qui s’intéresse à la chose publique sait que les meilleurs préfets sont encore meilleurs lorsqu’ils sont dirigés par de bons gouvernements.

Et comme il n’a pas été indiqué, dans les discours, le rôle déterminant joué par mon prédécesseur, Manuel VALLS, Premier ministre, élu de l’Essonne, pour que ce contrat puisse être signé, je me permets de le souligner, parce que c’est la justice que de le faire. Et je le fais d’autant plus volontiers que chacun aura bien compris que compte tenu du temps que j’ai derrière moi comme Premier ministre, compte tenu d’ailleurs aussi du temps que j’ai devant moi, je ne suis pas personnellement pour grand chose dans cette affaire. Il faut toujours rendre hommage à ceux dont c’est le rôle d’avoir contribué à la signature de bons contrats, et pour avoir beaucoup parlé de ce sujet avec lui, dans les responsabilités précédentes qui étaient les miennes, je sais le rôle déterminant joué par mon prédécesseur Manuel VALLS et je veux lui rendre hommage.

C’est d’ailleurs grâce à son engagement que l’Etat apportera plus de 1,4 milliard d’euros pour la modernisation et l’extension des réseaux d’ici à 2020, auxquels s’ajouteront 1,6 milliard apporté par la Société du Grand Paris, et 3 milliards apportés par la région. Par ailleurs, la Société du Grand Paris consacrera 13 milliards sur la même période à la réalisation de nouvelles lignes de métro du Grand Paris Express.

C’est ainsi une véritable révolution des transports qui s’engage, je sais que vous y tenez tous et toutes, pour améliorer la qualité de vie des Franciliens, pour renforcer l’attractivité de ce territoire, pour y préserver, aussi, l’environnement.

Les nouvelles lignes du Grand Paris Express, dotées des technologies les plus avancées en matière de métro automatique, permettront de doubler la longueur du réseau parisien. Conçu sous le quinquennat précédent, ce projet s’est réalisé sous les gouvernements de Jean-Marc AYRAULT et de Manuel VALLS, grâce à la mobilisation, par l’Etat, des financements nécessaires. D’ailleurs vous aurez remarqué que quand vous aurez agrégé tous nos discours, vous constaterez que chacun a pris sa part, et c’est l’intérêt, d’ailleurs, d’avoir plusieurs intervenants.

Ces lignes sont désormais parfaitement engagées, et elles sont irréversibles. Les enquêtes publiques ont eu lieu et toutes les déclarations d’utilité publique seront publiées d’ici à la fin avril, cela vaut bien sûr pour la ligne 18, qui desservira ce territoire, mais comme je sais la pugnacité de la présidente, cela vaut, et vous avez raison d’ailleurs d’insister sur ce point, pour l’ensemble des engagements que nous avons pris, pour lesquels il faudra que toutes les procédures publiques soient engagées avec la diligence qui convient parce qu’aucun projet, pour lesquels nous mobilisons des financements, ne peut se permettre de prendre le moindre retard.

J’en profite pour dire que si nous pouvions aller aussi vite pour la desserte de la Normandie que ce que nous faisons pour l’Ile-de-France, personnellement j’en serai tout à fait ravi, parce que pour la Normandie la doctrine qui prévaut c’est celle qui inspirait les poèmes du président Edgar FAURE : on ne vit qu’un instant et le reste du temps on attend.

J’ai par ailleurs noté votre accord, Madame la Présidente, pour que la déclaration d’utilité publique de la ligne 15 Est soit publiée sans attendre, afin que ce projet ne souffre d’aucun retard.

Comme nous en sommes convenus, à la demande du Syndicat des Transports d’Ile-de-France et de Jean-Christophe LAGARDE, nous avons évoqué ce sujet ensemble lors de notre dernier entretien, la Société du Grand Paris apportera son concours aux études de la desserte du centre de Drancy. Ce projet prend désormais corps grâce à l’engagement exemplaire des équipes de la Société du Grand Paris et de son président, monsieur YVIN, que je veux saluer, les travaux ont débuté sur la ligne 15 Sud et le premier tunnelier sera mis en place, cher Philippe YVIN, à la fin de l’année à Champigny. Vous me confirmez bien cela? Parfait.

L’amélioration des transports en Ile-de-France c’est aussi, bien sûr, l’extension du RER E vers l’Ouest qui offrira une alternative au RER A, aujourd’hui saturé. Le financement de ce projet majeur sera assuré grâce à une contribution exceptionnelle de l’Etat via la Société du Grand Paris.

Le nouveau Grand Paris des transports, c’est aussi, Mesdames et Messieurs, la modernisation des lignes existantes, conformément au plan de mobilisation élaboré par votre prédécesseur, elle représente un enjeu essentiel puisque les lignes RER et Transilien sont la colonne vertébrale des déplacements en Ile-de-France. Or, nous le savons, ce réseau, qui fait le quotidien des Franciliens, n’était plus à la hauteur, incidents à répétition, ruptures de caténaires, conditions de déplacement indignes d’une grande capitale, les voyageurs étaient, à juste titre, exaspérés.

Ces difficultés sont la conséquence de décennies de sous-investissements dans le réseau francilien au profit des lignes TGV, et à la suite du rapport de la commission Mobilité 21 animée par le député Philippe DURON, nous avons su reconnaître les excès de la politique du tout TGV et accorder à nouveau la priorité aux transports du quotidien, et j’en remercie les acteurs présents.

Ces priorités au renouvellement du réseau existant ce sont traduites dans le contrat de performance que l’Etat vient de conclure avec SNCF Réseau. L’Ile-de-France en sera la première bénéficiaire, entre 2014 et 2017 SNCF Réseau aura quasiment doublé ses investissements dans la région et créé plus de 1100 postes supplémentaires.

Les investissements affectés au renouvellement du réseau atteindront cette année 740 millions d’euros. Je suis, Madame la Présidente, chère Valérie, comme vous, particulièrement vigilant sur ce point, et je peux vous confirmer que l’Etat a donné à SNCF Réseau les moyens de tenir ses engagements vis-à-vis du STIF, et je sais que cela vous met dans une grande satisfaction et une considérable reconnaissance à l’égard de l’Etat qui a exercé les responsabilités qui lui incombent.

Le contrat de plan prévoit en effet la poursuite de ces investissements, sur la période 2015-2020, avec 1,4 milliard d’euros pour les schémas directeurs des RER et les schémas de secteurs des lignes, le remplacement des 180 kilomètres de la caténaire de la ligne C entre Paris et Brétigny, qui avait près de 100 ans d’âge sur certains tronçons, illustrent parfaitement cet effort.

Je n’oublie pas le renouvellement des matériels roulants, dans le cadre du plan que vous avez lancé, à la Région, qui est un bon plan, il concernera bien sûr la ligne B qui dessert Massy, vous l’avez dit dans votre discours.

Améliorer les lignes existantes c’est aussi simplifier leur exploitation, je pense en particulier à la ligne D qui couvre 190 kilomètres de rails, sur trois régions, et grâce au travail pragmatique accompli par le président DUROVRAY, que je veux saluer, et Stéphane BEAUDET, la circulation y sera, dès 2018, plus régulière et deux fois plus fréquente.

Grâce à l’avenant que nous signons aujourd’hui, les crédits apportés par l’Etat seront abondés de près de 15 millions d’euros, son aboutissement est également du à l’implication de Jean-Michel BAYLET, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité, des Collectivités territoriales, dont je veux souligner à la fois l’engagement et la présence à nos côtés aujourd’hui. Dans le secteur des transports, cet avenant comporte deux volets : le premier concerne l’accompagnement du plan routier que vous avez souhaité déployer afin d’améliorer la circulation routière dans la région, vous avez évoqué ce plan dans votre propos à l’instant, des projets aussi attendus que l’enfouissement de la Nationale 10 à Trappes, l’achèvement du contournement de Roissy ou encore celui de la déviation de Boissy-Saint-Léger seront accélérés. L’avenant permettra, ensuite, d’assurer le financement des trois projets majeurs que sont le tram 12 Express entre Massy et Evry, l’extension du tram T1 et la réalisation du tram T9 dans le Val-de-Marne. S’agissant en particulier du tram 12 qui arrivera à Massy le bouclage du financement nous permet de signer aujourd’hui un protocole d’engagement avec la Région, le département de l’Essonne, SNCF Réseau et SNCF Mobilités, ce projet reliera les deux principales agglomérations essonniennes et, conformément au souhait du président du Grand Paris Sud Francis CHOUAT il améliorera la liaison entre les communes, notamment celle de Grigny. Je veux souligner son rôle pour la desserte de l’hippodrome de Ris-Orangis qui, grâce à la mobilisation des élus locaux, a vocation à devenir une destination majeure de l’Ile-de-France dans le cadre d’un projet de développement durable, celui de l’Ecopolis tourné vers le loisir, le sport, le bien-être et la santé. Relier les territoires, abolir les coupures, rapprocher les habitants des opportunités qu’offrent les villes, voilà comment on met fin aux situations de relégations, c’est l’enjeu du tram 12 comme du tram 4 pour la desserte de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, après des décennies de blocage ce projet est enfin lancé grâce à nous tous.

Mais le Grand Paris n’est pas seulement un projet d’infrastructures, c’est aussi l’ambition d’inventer un nouveau modèle urbain et, de ce point de vue, le chantier qui est sous nos yeux témoigne que cette ambition est partout à l’œuvre, avec 635.000 étudiants la Région Ile-de-France occupe une place éminente dans le paysage national et international des savoirs, l’action de la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche a permis au cours des dernières années de consolider cette position privilégiée, plus de cinq milliards d’euros de crédit d’Etat sont mobilisés en faveur des universités franciliennes, il fallait qu’elles trouvent leur place dans l’aménagement du Grand Paris et deviennent des acteurs du développement urbain, c’est pourquoi le contrat de plan Etat-région prévoyait d’apporter à la stratégie régionale de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de l’Innovation un soutien à hauteur de 788 millions d’euros. L’avenant que nous signons aujourd’hui permet, comme vous l’avez souligné Madame la Présidente, d’aller plus loin pour que soient soutenus des projets universitaires de Grande couronne, présentés au titre des initiatives d’excellence du programme d’investissement d’avenir. Vous le savez mieux que quiconque, ici – au travers de l’exemple de Paris Saclay – un campus, un centre de recherche en Grande couronne ce n’est pas simplement un lieu d’études ou de production de savoir c’est aussi un lieu qui crée des liens dans la ville, c’est pourquoi je me félicite que l’université d’Evry soit désormais membre de la Comue Paris Saclay. Nous avons au-delà de cela décidé de soutenir les projets de la Communauté d’universités et d’établissement Paris Seine, à travers l’IUT et le Learning center la Comue de Paris Est bénéficiera elle aussi de financements supplémentaires pour son bâtiment de direction à Marne-la-Vallée.

Permettez-moi, mesdames et messieurs, pour conclure de citer l’architecte de la place du Grand Ouest Christian PORTZAMPARC qui est parmi nous avec son épouse et que je salue : « toute architecture engage une vision de la ville » a-t-il l’habitude de dire, la ville que nous voyons s’édifier ici, qui résulte de l’engagement constant de nos gouvernements depuis 10 ans, traduit bien une telle vision, une ville où s’effacent les frontières arbitraires héritées du passé, une ville qui est le moteur du développement économique, de la croissance et de l’emploi, une ville solidaire – vous l’avez dit Monsieur le Maire dans votre propos, vous l’avez dit avec passion tout au long de cette visite – où 10 millions d’habitants bénéficient des mêmes qualités de vie, de logements et ont accès à tous les services urbains, je parle des 10 millions d’habitants qui vivent dans les villes dans la région. Question de PORTZAMPAC qui dit également que : « l’urbanisme est l’art de réconcilier Eskyia et Hermès », l’espace privé et l’espace public, c’est également très juste que de formuler les choses ainsi, c’est tout le sens de l’aménagement que vous avez conçu dans cette ville. Ces travaux gigantesques ne visent pas à accumuler encore et encore des m² de bureaux mais à susciter l’émergence d’un quartier vivant qui deviendra un nouveau centre du Grand Paris, cette vision ne peut progresser que si l’Etat et les collectivités territoriales travaillent de concert, cela n’a pas toujours été le cas, le contrat de plan Etat-région a scellé leur réconciliation, l’avant que nous allons signer amplifie cet effort de mobilisation collective en faveur des transports et des universités.

J’ajoute que cette réussite est le travail de l’ensemble des techniciens des collectivités qui vont signer, de l’Etat – je salue Jean-François CARENCO – car ensemble ces fonctionnaires, hauts fonctionnaires, avec l’énergie qui les caractérise ont porté un projet d’avenir qui définit une orientation, un cap qui incarne l’Etat et des collectivités imaginatives, modernes, dont nous avons besoin pour assurer l’avenir de notre pays. Je voudrais vraiment à tous et toutes vous remercier pour l’esprit qui est à l’œuvre ici, pour l’excellente coopération qui a présidé à nos relations qui permettra à cette coopération d’aller encore plus loin dans l’affirmation et la mise en œuvre de nos ambitions et, comme le moment je crois est venu de signer, je propose que ceux qui s’opposent à la signature s’expriment maintenant ou se taisent à jamais. Merci à vous ! 07.02.2017 Discours de M. Bernard CAZENEUVE à Massy

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L’État et la région Île-de-France s’engagent pour l’avenir de la région francilienne

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, Jean-Michel Baylet et la présidente du Conseil régional d’Île-de-France, Valérie Pécresse, ont signé ce jour, en présence du préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris, Jean-François Carenco, un avenant au Contrat de Plan État-Région (CPER) 2015-2020 pour la région Île-de-France. Le Contrat de Plan fixe les grandes priorités d’investissement en Île-de-France d’ici 2020 et les financements que l’État et la Région s’engagent à y consacrer, avec la contribution des collectivités locales et des opérateurs compétents. « En signant cet avenant, nous nous engageons ensemble à oeuvrer au développement de l’Île-de-France, pour l’amélioration de la qualité de vie de tous les Franciliens. L’avenant permet de confirmer l’engagement de l’Etat en faveur de grands projets pour les transports, l’aménagement et l’enseignement supérieur, dans la continuité des engagements pris dans le CPER, signé en 2015 » a souligné, Bernard Cazeneuve, Premier ministre. « Cet avenant permettra d’accélérer des projets majeurs comme le prolongement du RER Eole jusqu’à Mantes-la-Jolie et l’électrification de la ligne P reliant Paris et Troyes. Il complétera également la révolution des transports du quotidien avec des projets de RER, de TZen, de tramways et de bus. Il participera enfin au rééquilibrage territoire de l’Île-de-France. Ainsi, en matière d’enseignement supérieur, trois nouvelles opérations sont inscrites au CPER, dans le Val d’Oise et en Seine-et-Marne » a souligné, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France.

De nombreux projets co-financés grâce au CPER

Ces investissements ont permis de démarrer de nombreux projets essentiellement focalisés sur des domaines prioritaires pour les Franciliens : transports, enseignement supérieur et vie étudiante, transition écologique et aménagement durable. Ils s’inscrivent au coeur de la dynamique du Grand Paris.
À fin 2016, l’État a déjà engagé 687 M€, soit 24 % des montants prévus par le Contrat de plan 2015-2020. La Région a pour sa part engagé 978 M€, soit 22 % des montants prévus.

7,4 milliards d’investissements

Avec l’arrivée de nouveaux exécutifs régionaux et les évolutions de compétences liées aux dernières réformes territoriales, l’État et la Région ont décidé de mettre à jour ce Contrat de plan. Cette révision s’accompagne d’une revue à la hausse des engagements, dans l’objectif commun de soutenir l’investissement en Île-de-France. Le Contrat de plan 2015-2020 pour l’Île-de-France représente désormais un montant d’investissements de l’État et de la Région de 7,4 milliards d’euros, dont 4,4 milliards pour la Région et 3 milliards pour l’Etat. Dans cette enveloppe, 5,3 milliards seront consacrés aux transports. Le Contrat ainsi revu est aussi mieux adapté aux calendriers des projets et aux capacités de financement des partenaires, ce qui permettra d’accélérer la réalisation des investissements.

60 millions d’euros supplémentaires pour les transports

L’État et la Région ont notamment décidé d’augmenter de 30 millions d’euros chacun leur investissement pour le réseau routier francilien, afin d’apporter des réponses appropriées à la congestion qui génère perte de temps et pollution ; cet investissement supplémentaire permettra la réalisation d’opérations structurantes pour la fluidité du trafic comme le contournement routier de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par l’est, ou encore les aménagements de l’autoroute A86, qui subit une congestion chronique. Sur le volet mobilité, la révision du Contrat de Plan prend aussi en compte le bouclage du financement d’opérations de transport en commun majeures, telles que le prolongement d’Eole à l’Ouest, électrification de la ligne P Paris-Troyes, le tram-train Massy-Evry et le tramway T9. Les bases du financement des transports du Nouveau Grand Paris sont ainsi renforcées.
L’enseignement supérieur et la recherche ont été l’autre secteur prioritaire de cette révision du Contrat de Plan. La Région a procédé, avec l’accord de l’État et en concertation avec les établissements concernés, à un rééquilibrage territorial de ses crédits au bénéfice des communautés d’universités et d’établissements Paris Seine (Val-d’Oise) et Paris Est (Cité Descartes et Melun en Seine-et-Marne) ; ce redéploiement se fera dans le respect de l’équilibre financier des projets en cours.
Enfin, l’État et la Région Île-de-France ont souhaité, à l’occasion de cette révision du Contrat de Plan, revoir également leurs engagements interrégionaux, inscrits dans le Contrat de Plan Inter-régional État-Régions Vallée de la Seine. Le financement de projets-clés pour la mobilité fluviale dans l’ensemble du bassin de la Seine, comme l’écluse de Méricourt, a ainsi pu être consolidé. Communiqué du 7 février 2017 – L’État et la région Île-de-France s’engagent pour l’avenir de la région francilienne

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lundi 6 février 2017 - 13:04

Discours de Bernard CAZENEUVE, Premier ministre – Candidature Paris 2024

Je suis très heureux d’être parmi vous cet après-midi pour témoigner au plus haut niveau de l’Etat du soutien qu’apporte la Nation française toute entière à la candidature aux Jeux olympiques et paralympiques Paris 2024.

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Visite de S. Exc. M. Brigi Rafini, Premier ministre de la République du Niger

M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre, recevra S. Exc. M. Brigi RAFINI, Premier ministre de la République du Niger mardi 7 février 2017 à 17h à l’Hôtel de Matignon. Déroulé prévisionnel.

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Déplacement à Massy (91)

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, M. Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales et Mme Valérie Pécresse,..

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vendredi 3 février 2017 - 19:59

Déplacement à Bruxelles de Bernard Cazeneuve

M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, se rendra à Bruxelles, lundi 6 février 2017.

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