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Archive en Rubrique Premier Ministre.

jeudi 2 août 2018 - 10:06

Atelier Action Publique 2022 : Service de l’Éducation

Le Premier ministre a réuni le ministre de l’Education nationale, le ministre de l’Action et des Comptes publics et des membres du Comité Action Publique 2022 afin d’évoquer les axes de transformation du service public de l’Education. Ils ont porté ensemble un diagnostic sur les forces et les faiblesses de ce service public qui demeure […]

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mardi 31 juillet 2018 - 17:08

Discours d’Édouard Philippe en réponse aux motions de censure

Assemblée nationale, le mardi 31 juillet 2018. Seul le prononcé fait foi. « L’Assemblée nationale met en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote d’une motion de censure ». Tels sont, vous le savez, les termes de l’article 49, alinéa 2, de notre Constitution. […]

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lundi 30 juillet 2018 - 15:39

Renouvellement à la présidence de l’Inserm

Le Gouvernement prend acte de la décision de Yves Lévy de retirer sa candidature à un renouvellement à la présidence de l’Inserm. Le Gouvernement tient à remercier M. Lévy pour son action à la tête de l’Institut. Depuis son arrivée en 2014, Yves Lévy aura impulsé une nouvelle dynamique afin de répondre aux défis de […]

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dimanche 29 juillet 2018 - 16:19

Agenda prévisionnel d’Édouard Philippe, Premier ministre du lundi 30 juillet 2018 au vendredi 3 août 2018

Mardi 31 juillet 2018 à 15h00 Discussion sur les deux motions de censure Assemblée Nationale …

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mercredi 25 juillet 2018 - 16:38

Action Publique 2022 : Transformation de l’organisation territoriale des services publics

Lors de la Conférence nationale de l’administration territoriale de l’État (CNATE) qui s’est tenue le mercredi 25 juillet 2018, le Premier ministre a présenté les grands axes de la transformation de l’organisation territoriale des services publics qui sera engagée à la rentrée, en étroite collaboration avec les agents et leurs représentants, conformément aux orientations fixées […]

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Mise en oeuvre du plan canicule

Déplacement d’Édouard Philippe, Premier ministre, et de Mme Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé à Issy-les-Moulineaux

Mercredi 25 juillet 2018 à 16h00

Le Premier ministre, accompagné de la ministre des Solidarités et de la Santé, se …

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lundi 23 juillet 2018 - 9:42

Agenda prévisionnel d’Édouard Philippe – du lundi 23 juillet au vendredi 27 juillet 2018

Agenda prévisionnel d’Édouard Philippe, Premier ministre
du lundi 23 juillet 2018 au vendredi 27 juillet 2018
 
Lundi 23 juillet 2018

09h00 Entretien avec Mme Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, ministre de la Justice Hôtel de Matignon
11h00 Entretien avec M. Geoffroy Roux de Bézieux, président du Mouvement des entreprises de France Hôtel de Matignon
13h00 Déjeuner avec le Président de la République Palais de l’Elysée
15h00 Entretien avec M. Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Hôtel de Matignon
16h00 Entretien avec Mme Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles Hôtel de Matignon
18h30 Entretien avec M. Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur
Hôtel de Matignon
20h00 Entretien avec M. Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics Hôtel de Matignon

Mardi 24 juillet 2018

08h30 Petit-déjeuner de la Majorité Hôtel de Matignon
15h00 Questions d’actualité au Gouvernement Assemblée nationale
16h45 Questions d’actualité au Gouvernement Sénat
 
Mercredi 25 juillet 2018

08h30 Entretien avec le Président de la République Palais de l’Elysée
09h00 Conseil restreint de Défense Palais de l’Elysée
10h00 Conseil des ministres Palais de l’Elysée
15h30 Entretien avec M. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances Hôtel de Matignon
17h30 Entretien avec M. Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires Hôtel de Matignon
19h00 Entretien avec Mme Laura Flessel, ministre des Sports Hôtel de Matignon
 
Jeudi 26 juillet 2018

15h00 Entretien avec M. Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du Numérique Hôtel de Matignon
16h00 Entretien avec Mme Muriel Pénicaud, ministre du Travail Hôtel de Matignon
18h00 Entretien avec M. Tony Estanguet, président du Comité d’organisation de Paris 2024 Hôtel de Matignon
19h30 Entretien avec M. Patrice Caine, président-directeur général de Thales Hôtel de Matignon
 
Vendredi 27 juillet 2018

08h30 Entretien avec Mme Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’Intérieur Hôtel de Matignon
10h00 Entretien avec M. François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la banque de France Hôtel de Matignon
11h00 Entretien avec M. Jean-Luc Brunin, Évêque du Havre Hôtel de Matignon
16h00 Entretien avec Mme Annick Girardin, ministre des Outre-mer
Hôtel de Matignon
17h30 Entretien avec M. Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Hôtel de Matignon
  Agenda prévisionnel d’Édouard Philippe – du lundi 23 juillet au vendredi 27 juillet 2018

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dimanche 22 juillet 2018 - 18:02

Discours à l’occasion de la commémoration du Vel’ d’Hiv

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Commémoration du Vel’ d’Hiv

 

Dimanche 22 juillet 2018

Paris

 

Seul le prononcé fait foi

 

Mesdames et messieurs les ministres,

Madame la maire de Paris,

Monsieur le président, cher Serge Klarsfeld,

Monsieur le président du conseil représentatif des institutions juives de France,

Mesdames et messieurs,

« Cher papa, on nous emmène au Vélodrome d’Hiver, mais faut pas nous écrire maintenant parce que c’est pas sûr qu’on restera là. Je t’embrasse bien fort et maman aussi. Ta petite fille qui pense toujours à toi ».

C’est la première lettre que Marie Jelen, dix ans, adresse le 16 juillet 1942 à son père, un ancien tailleur polonais du 19è arrondissement, contraint de travailler dans une exploitation agricole ardennaise. Lettre après lettre, il y en aura sept au total, on suit son calvaire du Vélodrome d’Hiver jusqu’au camp de Pithiviers. Marie y attrape la scarlatine, puis la varicelle. Le 31 juillet, la police lui enlève sa mère qui rejoint un convoi de 358 femmes et 690 hommes pour Auschwitz où elle meurt peu de temps après. Le 21 septembre 1942, Marie monte avec 163 autres enfants, dans un train, le convoi n°35 pour Auschwitz, où elle arrive le 23 septembre. Ce même jour, Marie, petite française de dix ans, arrêtée, séparée de sa maman et livrée par la police française dans le cadre de cette « rafle des Innocents », sera assassinée dans les chambres à gaz.

Des lettres comme celles-ci, Mme Karen Taieb en a rassemblées des dizaines d’autres dans son ouvrage « Je vous écris du Vel d’Hiv. ». Des lettres qui racontent l’arrestation au petit jour. L’incompréhension, la stupeur. L’arrivée au Vel d’Hiv. L’odeur pestilentielle. L’étouffante chaleur. La soif, la faim, la promiscuité. Des lettres qui se font de plus en plus pressantes. Où l’angoisse grandit à mesure que l’espoir – celui que leur auteur place dans la France- disparaît. Des lettres à l’écriture tremblante, griffonnées sur un calepin ou au dos d’une enveloppe.

Des lettres qui contrastent avec la froide et rectiligne précision des documents que d’autres – la police, le service des étrangers et des affaires juives – ont élaborés et continuent d’élaborer durant ces jours funestes, pour organiser et rendre compte. Des documents qui encadrent, réquisitionnent, autorisent, comptabilisent. Des documents dans lesquels les hommes, les femmes, les enfants disparaissent derrière des chiffres, des colonnes, des paraphes et des coups de tampon.

Ces 16 et 17 juillet 1942, 4 500 policiers français arrêtent à leur domicile 13 152 Juifs, dont 4 115 enfants, tous Français. Les coupables sont connus. Ils se nomment, entre autres, Pierre Laval, René Bousquet, son adjoint, Jean Leguay, Louis Darquier de Pellepoix, commissaire général aux questions juives, Emile Hennequin, directeur de la police municipale. Ces coupables sont français. Ces autorités, cette administration, cette police sont françaises. Aucun soldat allemand n’a participé à cette rafle.

Durant ces jours sombres, la France a trahi. Elle a trahi ses citoyens. Trahi ceux qui croyaient en sa protection et qui pensaient y trouver refuge. Elle a trahi ses valeurs, celle d’un pays qui, en 1791, a été le premier d’Europe à reconnaître les Juifs comme des citoyens à part entière. Elle a trahi les Juifs de France qui sont morts pour elle. Je pense à Nissim de Camondo en 1917. Je pense à Marc Bloch. Des Juifs de France qui ont fait sa grandeur, sa gloire, souvent son génie. En les trahissant, la France s’est abîmée. Elle s’est perdue. Perdue dans les 74 trains qui partiront de son sol pour Auschwitz. Perdue avec les 76 000 Juifs français déportés. Elle s’est perdue en imposant le port de l’étoile jaune, en séparant à coups de crosse, des mères de leurs enfants. En organisant la rafle de milliers de Juifs en zone libre. En devançant les ordres de l’ennemi avec un zèle coupable.

Il existe des moments où la parole publique acquiert toute sa force, toute sa noblesse. Des moments où pour paraphraser André Malraux, « l’histoire remplace la politique ». Je fais bien entendu référence au discours que le président Jacques Chirac a prononcé le 16 juillet 1995. Peu de discours ont eu une telle résonnance. C’est en général, le signe de sa vérité. Une vérité qui libère, qui clarifie, qui apaise.

Une vérité qui a mis fin à des années de circonvolutions, de nuances, de ménagements. Parce que l’ombre portée de la Seconde guerre mondiale s’est peu à peu dissipée. Parce qu’une génération en a remplacé une autre. Parce que la recherche a fait son œuvre, en grande partie grâce à vous, Serge Klarsfeld. Grâce au patient travail de recoupements, de classement, d’identification que vous avez mené et qui a permis de révéler le clair-obscur de notre conscience.

On ne construit pas une Nation forte et unie, sur une mémoire sélective. Qu’on le veuille ou non, une mémoire nationale est faite d’inoubliables victoires et de cuisantes défaites. D’heures de gloire et d’épisodes de honte. De panache et de taches indélébiles. J’aime trop l’histoire, j’ai trop de respect pour elle, pour la faire taire quand elle m’attriste ou me fait honte. Cette vérité, nous la devions enfin aux 13 000 victimes que nous honorons aujourd’hui, aux 4 115 enfants que j’évoquais. Nous devions avoir ce courage, somme toute modeste par rapport à leurs souffrances, de regarder cette vérité en face. De ne pas ajouter l’indifférence d’aujourd’hui à celle d’hier.

Cette vérité, tous les présidents de la République, tous les premiers ministres l’ont réaffirmée depuis dans une très belle et très ferme unanimité républicaine. Avec leurs mots. Avec leurs convictions. Avec leur cœur. Le président Emmanuel Macron l’a fait ici même l’année dernière. Cette continuité, je m’y inscris pleinement, totalement, sans réserve. Des paroles, la République est ensuite passée aux actes. C’est l’installation en 1997 par le gouvernement d’Alain Juppé, de la mission d’étude de Jean Mattéoli sur la spoliation des Juifs de France. C’est la création deux ans plus tard par le gouvernement de Lionel Jospin, de la commission pour l’indemnisation des victimes de spoliation (C.I.V.S.).

Une commission qui a permis de verser plus de 500 millions d’euros d’indemnités au titre des spoliations matérielles. Auxquels s’ajoutent 53 millions d’euros au titre des spoliations bancaires. Cette commission a aujourd’hui, en grande partie rempli son office et la question de son avenir se posera un jour. Mais ce jour n’est pas encore venu. Il est un domaine dans lequel nous devons faire mieux : celui de la restitution des biens culturels. Vous le savez : dans les collections nationales, se trouvent de nombreuses œuvres dont les Juifs ont été spoliés durant l’Occupation. Des biens que l’Etat n’est pas encore parvenu à identifier dans leur totalité, encore moins à restituer. Je ne mésestime pas les difficultés concrètes que posent ces opérations. Mais nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette situation. C’est une question d’honneur. Une question de dignité. De respect des victimes de ces spoliations, de leur mémoire et de leurs descendants. C’est pourquoi, j’ai décidé de doter la C.I.V.S d’une nouvelle compétence, celle de pouvoir recommander la restitution de ces œuvres ou, à défaut, d’indemniser les personnes concernées.

J’ai également décidé de charger le ministère de la Culture d’instruire directement ces dossiers. Et de prendre une part beaucoup plus active dans ce travail de restitution, plutôt que de laisser ce soin aux établissements publics culturels.

Je signerai un décret en ce sens dans les prochains jours. Et je souhaite que la ministre de la Culture, le président de la C.I.V.S s’assurent que ces nouvelles procédures s’appliquent avec toute la rigueur et toute l’efficacité qui désormais s’imposeront.

Soixante-seize ans, c’est la vie d’un homme. La vie du témoignage direct. Sa limite aussi. En un an, la République a perdu et honoré deux immenses et vigilants veilleurs : Simone Veil et Claude Lanzmann. Une vie, une blessure, une résilience, des combats d’un côté ; une conscience authentique, une « œuvre totale », un monument de vérité, de stupeur et de larmes de l’autre. Avec la disparition des témoins, la « mémoire » entre dans une zone de turbulences. Ces « turbulences de la mémoire », c’est la négation, l’oubli, c’est la manipulation, la confusion. Cette mémoire doit donc vivre :

– Elle doit s’actualiser, se préciser, se transmettre, se défendre : c’est le rôle primordial de la Fondation pour la mémoire de la Shoah qui a vu le jour en 2000 et dont Simone Veil a été la première présidente, puis la présidente d’honneur ;

– Cette mémoire, elle doit s’incarner, elle doit s’appuyer sur quelques « points fixes » : ces points fixes, ce sont les lieux de mémoire comme ce jardin, comme le Mémorial de la Shoah dans le 4e arrondissement de Paris, le Mémorial de Drancy, le site du Camp des Milles.

J’évoquais le « clair-obscur » de notre conscience nationale. J’ai parlé de « l’obscur ». Quand on fixe l’obscurité, il arrive que l’on distingue un peu de clarté. Cette clarté, elle porte un nom, celui de « Juste ». « On ne le connaissait pas et il ne nous connaissait pas » – témoigne Juliette Valadas, fille du couple de Justes Céline et Auguste Valadas, agriculteurs de Haute-Vienne. « On a accepté, c’était quelque chose qu’on ne pouvait pas refuser (…). On s’est serré les coudes et personne n’a jamais demandé : quand vont-ils partir ? ». Ces phrases, somme toute banales, c’est l’évidence du bien ; la fraternité à l’état brut. Ce sont les raisons d’espérer, en toutes circonstances, que la mémoire, la vôtre, permet d’entretenir. Ces raisons d’avoir confiance « dans les gens normaux » comme vous les désigniez cher Serge Klarsfeld, dans une tribune que vous aviez publiée en juillet 2012. Des « gens normaux », dont la noble simplicité a permis directement ou indirectement, de préserver la vie des trois quarts de nos compatriotes Juifs français.

C’est l’éternel combat du courage contre la lâcheté. Dans son autobiographie, « Le lièvre de Patagonie », Claude Lanzmann écrit que ce combat si terriblement et profondément humain, a constitué le « fil rouge » de son existence. Je vous propose de faire de ce combat, notre fil rouge commun. La lâcheté emprunte de multiples visages. Celui de l’injure anonyme sur internet. De l’inscription haineuse sur les murs. De l’insulte dans la rue. De l’agression d’hommes, de femmes, d’enfants parce qu’ils sont Juifs. Derrière cette lâcheté du quotidien, de l’anonymat, c’est la renaissance de cette vieille lèpre – l’antisémitisme- qui défigure l’Europe. Qui l’ampute aussi. De ses Lumières. De sa culture. De sa civilisation. De sa conscience.

« En cette matière, disait le président Jacques Chirac dans son discours du 16 juillet 1995, rien n’est insignifiant, rien n’est banal, rien n’est dissociable ». C’est dans cet esprit, que nous appliquons et que nous appliquerons le plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme que j’ai présenté en mars dernier.

C’est notre volonté absolue de modifier le droit – droit français comme droit européen- pour supprimer les contenus haineux sur internet. Pour en démasquer et en punir leurs auteurs. Et mettre fin à une intolérable impunité. Sur ce sujet, je serai évidemment très attentif aux futures recommandations de la députée Laetitia AVIA, du vice-président du CRIF Gil TAIEB et de l’écrivain et enseignant Karim AMELLAL, dans le cadre de la mission de réflexion qui leur a été confiée. Et pour ce qui concerne l’évolution du droit européen, je me réjouis de voir que les conclusions du Conseil européen des 28 et 29 juin derniers confirment le principe d’une initiative législative de la Commission européenne visant à améliorer la détection et la suppression des contenus incitant à la haine.

C’est la possibilité pour les cyber-enquêteurs d’utiliser des pseudonymes dans les cas d’insultes à caractère raciste et antisémite.

C’est une vigilance absolue, de tous les instants, sur toutes les formes d’expressions publiques qui, de manière délibérée ou non, s’apparentent à une incitation à la violence ou à la haine antisémite. Partout et de façon systématique, la justice sera saisie pour condamner de la façon, je l’espère, la plus sévère ces expressions illégales et mortifères.

« Le vrai danger, mon fils, se nomme indifférence. Mon père ne m’avait jamais enseigné tant de choses en si peu de mots » écrit Elie Wiesel dans « Le testament d’un poète juif assassiné ». Hélas, trop de chemins mènent à l’indifférence : l’idéologie, la colère, l’égoïsme, la lâcheté. Une indifférence qui, il y a plus de 75 ans, a conduit des peuples à seconder, consentir, ne pas empêcher l’anéantissement.

Une indifférence qui, aujourd’hui, nous conduirait à l’oubli de ce qui a été, ou à l’apathie face à ceux qui remettent en cause ce qui a été.

Une indifférence qui, demain, nous conduirait à considérer que le passé est passé et qu’il n’est qu’un moment, tragique mais révolu, de notre histoire.

Cette indifférence, entrelacs de facilité, de désinvolture, d’inconscience et d’ignorance, nous conduirait, demain comme hier, à notre perte.

A cette indifférence sombre et dangereuse, nous devons opposer notre vigilance, notre conscience, le souci de la connaissance et de la transmission du savoir. Nous devons opposer notre Humanité. L’Humanité de Marie Jelen, qui avait 10 ans en juillet 1942, et qui « pensait toujours à son père ». Nous sommes, ici, tous ses enfants. Et nous pensons à elle.

Discours de M. Edouard PHILIPPE Premier ministre – Commémoration du Vel’ d’Hiv – 22.07.2018

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jeudi 19 juillet 2018 - 15:43

Décisions relatives à la transformation de l’audiovisuel public

La mission de concertation installée auprès de la ministre de la Culture a rendu publiques ses conclusions le 18 juillet 2018, après avoir mené une large concertation des parties prenantes. Le Premier ministre et la ministre de la Culture tiennent à sa…

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Déplacement d’Édouard Philippe sur le Tour de France

Édouard Philippe, Premier ministre, assistera à la 13ème étape du Tour de France entre Saint-Romans (Isère) et Valence (Drôme) …

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Cérémonie de commémoration du Vél’ d’Hiv

Commémoration à l’occasion de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France.

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Dossier de presse – 3ème Conseil interministériel du Tourisme

Dossier de presse – 3ème Conseil interministériel du Tourisme

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mercredi 18 juillet 2018 - 18:10

Renforcement du Plan de lutte contre les noyades et du Programme de formation à la nage

Le Premier ministre demande un renforcement du plan de lutte contre les noyades et du programme de formation à la nage de l’Éducation nationale.

Santé Publique France a publié le nombre de noyades estivales observées en France du 1er juin au 30 septem…

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3e Conseil Interministériel du Tourisme

Avec M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Mme Françoise Nysen, ministre de la Culture, …

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3ème Conseil Interministériel du Tourisme

Mme Muriel Pénicaud, ministre du Travail, Mme Annick Girardin, ministre des Outre-mer, Mme Laura Flessel, ministre des Sports, …

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lundi 16 juillet 2018 - 17:12

Signature du Pacte de Dijon

L’État s’engage aux côtés des intercommunalités qui souhaitent renforcer leurs actions en faveur d’une politique de cohésion urbaine et sociale ambitieuse pour les habitants des quartiers prioritaires de la ville.

Le Pacte de Dijon, pour une nouvelle …

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Signature du Pacte de Dijon

En signant le Pacte de Dijon, l’État s’engage aux côtés des intercommunalités qui souhaitent renforcer leurs actions et mettre en œuvre une politique ambitieuse de cohésion urbaine et sociale …

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Agenda prévisionnel d’Édouard Philippe, du lundi 16 juillet 2018 au dimanche 22 juillet 2018

Lundi 16 juillet 2018
10h30 Entretien avec les recteurs d’académie Hôtel de Matignon 12h00 Entretien avec Roland CASTRO, chargé de mission sur les enjeux métropolitains du Grand Paris Hôtel de Matignon 13h00 Déjeuner avec le Président de la République Palais de l’Elysée 15h00 Signature du Pacte de Dijon Hôtel de Matignon 16h00 Entretien avec M. Gérard COLLOMB, ministre d’État, ministre de l’Intérieur Hôtel de Matignon 18h30 Réception de l’équipe de France de Football Palais de l’Elysée
 
Mardi 17 juillet 2018
08h30 Petit-déjeuner de la Majorité Hôtel de Matignon 11h30 Entretien avec Rodolphe ALEXANDRE, président de la Collectivité territoriale de Guyane Hôtel de Matignon 15h00 Questions d’actualité au Gouvernement Assemblée nationale 16h30 Entretien avec Jean-Luc MARX, préfet de la Région Grand Est Hôtel de Matignon

Mercredi 18 juillet 2018
08h30 Entretien avec le Président de la République Palais de l’Elysée 09h00 Conseil restreint de Défense Palais de l’Elysée 10h00 Conseil des ministres Palais de l’Elysée
 
Jeudi 19 juillet 2018
9h00 Conseil interministériel du tourisme Hôtel de Matignon 15h00 Questions d’actualité au Gouvernement Sénat 17h00 Entretien avec Mme Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé Hôtel de Matignon 19h00 Entretien avec Mme Françoise NYSSEN, ministre de la Culture Hôtel de Matignon
 
Vendredi 20 juillet 2018
8h30 Entretien avec M. Nicolas HULOT, ministre d’État, ministre de la Transition Écologique et Solidaire Hôtel de Matignon 10h00 Entretien avec Mme Laura FLESSEL, ministre des Sports Hôtel de Matignon
 
dimanche 22 juillet 2018
Après-midi Cérémonie de commémoration à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France Paris – 15e
  Agenda prévisionnel d’Édouard Philippe, du lundi 16 juillet 2018 au dimanche 22 juillet 2018

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Agenda prévisionnel d’Édouard Philippe, du lundi 16 juillet 2018 au vendredi 20 juillet 2018

Entretien avec les recteurs d’académie. Entretien avec Roland CASTRO, chargé de mission sur les enjeux métropolitains du Grand Paris …

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samedi 14 juillet 2018 - 21:10

Cérémonie d’hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet 2016

Tout près, une mer invisible gronde comme une divinité noire. Un chagrin sans fin tombe sur la nuit transfigurée …

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vendredi 13 juillet 2018 - 19:24

5e avis du Comité de suivi des retraites

Ce cinquième avis du comité de suivi des retraites (CSR) intervient dans le prolongement de la publication, le 14 juin 2018, du rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR).
Jusqu’en juin 2016, les rapports du COR ont actualisé les proje…

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Communiqué de presse sur la remise de l’avis du Comité de suivi des retraites

La présidente du Comité de suivi des retraites, Madame Yannick MOREAU a adressé aujourd’hui au Premier ministre le cinquième avis du comité de suivi des retraites.
 
Le comité de suivi des retraites, instance indépendante, est chargé de rendre chaque année, au plus tard le 15 juillet, un avis indiquant si le système de retraite s’éloigne de manière significative des objectifs définis par la loi et formulant dans ce cas une recommandation. Il s’appuie notamment sur les travaux du Conseil d’orientation des retraites.
Le comité estime que les objectifs de niveau de vie des retraités et d’équité entre générations sont atteints. Il souligne toutefois que, malgré les effets des réformes successives, des écarts significatifs subsistent entre régimes et au sein de certains régimes. Il note que la situation financière des régimes n’a pas évolué depuis l’année précédente.
Le comité estime que la réforme, en unifiant les modes de calcul des droits, doit permettre d’assurer une plus grande lisibilité du système et d’en faciliter le pilotage pour assurer son équilibre financier. Il souligne que le système de retraite a également des objectifs de niveau de vie et de réduction des inégalités qui devront être pris en compte.
Le Gouvernement prend note des observations du comité et de sa contribution à la réflexion sur la prochaine réforme en ce qui concerne la lisibilité, le pilotage et la diversité des objectifs à poursuivre.

Communiqué de presse de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre – Remise de l’avis du Comité de suivi des retraites

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Remise du 5e avis du Comité de suivi des retraites au Premier ministre

La présidente du Comité de suivi des retraites, Madame Yannick MOREAU a adressé aujourd’hui au Premier ministre le cinquième avis du comité de suivi des retraites.
 
Le comité de suivi des retraites, instance indépendante, est chargé de rendre chaque année, au plus tard le 15 juillet, un avis indiquant si le système de retraite s’éloigne de manière significative des objectifs définis par la loi et formulant dans ce cas une recommandation. Il s’appuie notamment sur les travaux du Conseil d’orientation des retraites.
Le comité estime que les objectifs de niveau de vie des retraités et d’équité entre générations sont atteints. Il souligne toutefois que, malgré les effets des réformes successives, des écarts significatifs subsistent entre régimes et au sein de certains régimes. Il note que la situation financière des régimes n’a pas évolué depuis l’année précédente.
Le comité estime que la réforme, en unifiant les modes de calcul des droits, doit permettre d’assurer une plus grande lisibilité du système et d’en faciliter le pilotage pour assurer son équilibre financier. Il souligne que le système de retraite a également des objectifs de niveau de vie et de réduction des inégalités qui devront être pris en compte.
Le Gouvernement prend note des observations du comité et de sa contribution à la réflexion sur la prochaine réforme en ce qui concerne la lisibilité, le pilotage et la diversité des objectifs à poursuivre.

Téléchargez le 5e avis du Comité de suivi des retraites (PDF)
Communiqué de presse – Remise de l’avis du Comité de suivi des retraites

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Plan d’action contre le terrorisme

Sommaire des 36 pages et téléchargement du dossier de presse. (pdf)

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Présentation du Plan d’action contre le terrorisme

Discours d’Édouard Philippe, Premier ministre
Présentation du plan d’action contre le terrorisme

Levallois-Perret, le vendredi 13 juillet 2018

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le ministre d’Etat,
Madame la Garde des Sceaux,
Madame la ministre des …

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jeudi 12 juillet 2018 - 22:24

Entretien avec son Excellence Lee Hsien Loong, Premier ministre de la République de Singapour

Édouard Philippe, Premier ministre, recevra Son Excellence Lee Hsien Loong, Premier ministre de la République de Singapour …

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Rencontre avec les membres du Comité Action Publique 2022 et du Comité jeunes J22

Le Premier ministre a reçu aujourd’hui les membres des Comités CAP22 et J22 afin de les remercier de leur implication et de la grande qualité de leurs travaux qui ont nourri l’ambition de transformation de l’action publique du Gouvernement.

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Conférence nationale des territoires

Je voudrais vous dire que si nous commençons avec un peu de retard cette troisième réunion de la Conférence nationale des territoires, ce n’est pas par désinvolture ou par désintérêt …

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Discours d’Édouard Philippe, à la cérémonie d’honneurs funèbres militaires rendue à M. Claude Lanzmann

Discours d’Édouard PHILIPPE, Premier ministre Cérémonie d’honneurs funèbres militaires à M. Claude LANZMANN Hôtel des Invalides Jeudi 12 juillet 2018 Seul le prononcé fait foi Madame, Messieurs les Ministres, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames, Messieurs les Parlementaires, Madame la Maire, Mesdames et Messieurs, Madame Dominique Lanzmann, Mesdames, messieurs, « J’avais près de soixante-dix ans, mais tout […]

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Discours d’Édouard Philippe, à la cérémonie d’honneurs funèbres militaires rendue à M. Claude Lanzmann

Discours d’Édouard PHILIPPE, Premier ministre
Cérémonie d’honneurs funèbres militaires à M. Claude LANZMANN
Hôtel des Invalides
Jeudi 12 juillet 2018 Seul le prononcé fait foi
Madame, Messieurs les Ministres,
Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames, Messieurs les Parlementaires,
Madame la Maire,
Mesdames et Messieurs,
Madame Dominique Lanzmann,
Mesdames, messieurs,
« J’avais près de soixante-dix ans, mais tout mon être bondissait d’une joie sauvage, comme à vingt ans ».
On vous comparait souvent à un ogre qui dévorait la vie avec cette « joie sauvage » que vous évoquez dans les dernières lignes du Lièvre de Patagonie. Pour Marc Bloch, l’ogre est précisément une image de l’historien : là où il sent l’humanité, là est sa mission.
Quelle a été, Claude Lanzmann, votre mission. Celle d’un historien peut-être ; celle d’un artiste, certainement ; celle d’un homme en vérité.
Il fallait un artiste pour faire l’histoire. Pas la « faire » comme acteur, même si à bien des égards, vous y avez contribué. Mais pour la dire, la montrer, la nommer, pour nous la faire toucher du doigt. Surtout celle-là. La plus sombre qui fût. Celle que certains ont tenté de faire taire. De faire disparaitre. D’anéantir. Il fallait nous en faire toucher la noirceur. De génération en génération.
Depuis le 5 juillet dernier, l’ogre, l’artiste, le lièvre qui s’est glissé « sous les barbelés infranchissables pour l’homme » des camps d’extermination se rejoignent et se confondent dans une seule et immense conscience. Bien vivante.
Une conscience qui avait le courage de son authenticité pour paraphraser le mot d’ordre de l’existentialisme.
Cette authenticité, c’est celle de la résistance en 1943, au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Vous y découvrez la camaraderie des Jeunesses communistes, le maquis et la clandestinité. Vous portez des valises, avec votre amie Hélène Hoffnung, réceptionnez des armes qu’il faut cacher ou remettre aux militants du Parti communiste.
Les chemins de la liberté, vous en vivez les embuscades, les ornières avec vos camarades, exposés aux mortiers allemands ou surpris, dans les montagnes, par des miliciens. Sous vos faux noms, vous vivez déjà plusieurs vies.
Vous êtes surtout, déjà, confronté à la mort.
Celle de Rouchon, le condisciple de Blaise-Pascal que vous aimiez tant. Celle de Baccot, qui se réfugie et se suicide pour échapper à la Gestapo. Des figures qui vous apprennent le courage.
Le vrai.
Celui du don de soi.
Du sacrifice.
Mais ces figures, elles vous heurtent, elles vous bousculent. Comme tous ces héros qui nous placent, malgré eux, grâce à eux, devant nos propres lâchetés. Avec une froide honnêteté, vous avouez les vôtres. Celle qui vous retient de défendre le jeune Lévy que vos camarades de classe maltraitent en 1938 « parce qu’il est Juif ». Celle qui vous fait vous renier lorsque les mêmes vous demandent si vous êtes Juif. Celle qui vous fait fuir votre mère, dont l’apparence physique trahit, selon vous, ses origines aux yeux des bourreaux.
De ce combat, si intime et si universel, et si terriblement humain, entre le courage et la lâcheté, vous allez faire, je vous cite « le fil rouge de votre vie ». L’histoire vous en offrira hélas trop souvent l’occasion.
Ainsi, en rejoignant la Résistance comme votre père, vous vivez très jeune votre siècle. Vous découvrez aussi Paris avec votre frère Jacques, tous deux armés de fusils soviétiques marqués de la faucille et du marteau.
Ce Paris libéré, ce Paris d’après-guerre vous ouvre ses bras. En classe de lettres supérieures à Louis-le-Grand, le jeune homme d’action devient l’élève de Ferdinand Alquié, le condisciple de Gilles Deleuze et de Jacques Le Goff, l’ami intime de Jean Cau.
C’est le temps des rencontres qui orientent un destin. Beau et chanceux comme le Solal d’Albert Cohen, dont vous serez un grand lecteur puis un ami, vous vivez cent vies. Vous fréquentez Eluard, Ponge, et surtout Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir.
À leurs côtés, vous devenez un penseur engagé. Vous dénoncez la guerre d’Algérie et signez le manifeste des 121, vous publiez un dossier à charge contre les exactions et la torture, vous encouragez Jacques Vergès à intercéder en faveur des membres du FLN condamnés à mort. L’Histoire ne vous laisse jamais indifférent. Elle ne vous laisse jamais en paix.
Simone de Beauvoir. La femme à la beauté grave, intimidante, que vous invitez un soir au cinéma. Vous n’irez d’ailleurs jamais jusqu’à la salle de projection. Vous découvrez les fulgurances de la plus grande intellectuelle de son temps, dont vous chérirez l’amitié. À sa mort, vous reprenez la direction des Temps modernes et y maintenez, je cite, »un cap de non-infidélité ».
L’existentialisme vous ouvre les yeux : en lisant les Réflexions sur la question juive de Sartre, vous comprenez votre « inauthenticité ». Trouver son authenticité, c’est lutter contre toutes les formes d’infidélité à soi-même. Vous prenez conscience de vos reniements face à l’antisémitisme dont votre mère et vos camarades ont souffert.
Certes, vous vous sentez « un vieux Français, d’une francité ancienne ». Mais, contrairement à Sartre, pour vous, ce n’est pas « l’antisémitisme qui crée le Juif ». Le voyage en Israël, ce pays qui vous est « d’emblée étranger et fraternel », est une révélation : vous êtes de vos propres mots « dedans et dehors en France, dehors et dedans en Israël ».
Vous avez découvert un peuple, le peuple juif, et vous ne le renierez plus. »
Vous ne le renierez plus et vous lui bâtirez un monument. Un monument de larmes et de vérité. Un monument de stupeur qui obligera l’Humanité à regarder ses crimes et à en supporter le poids. À en écouter aussi l’éprouvant récit dans un procès au long cours, qui ne semble jamais finir. Ce monument, c’est Shoah dont le titre, gravé dans l’éternité, se suffit. Shoah, c’est une œuvre unique pour un crime unique, ce sont des visages, c’est un cri. Un refus aussi : celui de l’oubli.
Pour Pierre Vidal-Niquet, il y a Primo Levi, qui nous conjurait de ne pas oublier « que cela fut ».
Il y a Raul Hilberg.
Et il y a Shoah.
Pour ne pas oublier, il faut informer. Et informer, c’est d’abord donner une forme, dites-vous.
Durant douze ans, avec une seule caméra 16 mm, d’un bout à l’autre de la planète, vous filmez témoins, rescapés, bourreaux. En 1985, le public découvre un film de 9h30, sans image d’archives, sans commentaires, sans mise en scène. Un film qui n’obéit à aucune règle, aucun académisme. Un film à la beauté brute, libre, sans artifice, hors-normes. Un « film-ogre » qui dévore le temps, l’espace, voire à certains moments de sa vie, son créateur. Et qui pour ces raisons, se place d’emblée au niveau des œuvres immortelles. Inoubliables. Reconnaissables.
Informer, c’est aussi nommer. Avec Shoah, vous avez nommé l’innommable, vous qui auriez voulu que ce film n’ait pas de titre. Shoah au lieu de « génocide », d’ »holocauste » ou de « solution finale ». Shoah pour anéantissement, catastrophe, ruine.
Informer, c’est enfin évoquer. Non montrer, non raconter, encore moins reconstituer, mais faire renaître la texture de la réalité. Une texture qui se nourrit de silences, de phrases entrecoupées, de non-dits, de regards qui se baissent ou qui se troublent. Et dans ces regards perdus, abîmés et pour certains glacés ou indifférents, le spectateur voit la « Shoah ». Il la regarde en face, forcé de s’arrêter pour la contempler dans sa méticuleuse horreur. Comme happé par un soleil noir.
« Un certain absolu d’horreur est intransmissible », dites-vous. Quand vos témoins butent sur les mots, une voix, la vôtre, les encourage avec une douce sévérité : « Allez Abram, dites-vous au coiffeur de Treblinka que les larmes étranglent, nous devons le faire. Nous devons continuer ». Et nous, spectateurs, craignons que ces témoins se taisent. Comme nous craignons de les écouter.
Ecouter cet homme qui supplie les nazis de le tuer après avoir déposé sa femme et sa fille dans la fosse et qui s’entend répondre qu’il a encore la force de travailler.
Ecouter cette femme d’instituteur allemand qui, ayant vécu en Pologne durant l’occupation, avoue froidement que « voir ça tous les jours, ça tape sur les nerfs ».
Ecouter ces paysans, ces villageois, ces conducteurs de trains raconter d’une voix lasse, l’affreuse monotonie du crime étouffé, aperçu, entendu, puis vite nié ou oublié.
Dans toutes les langues, dans tous les lieux du monde, vous montrez que c’est bien notre monde, notre humanité. Au génocide qui supprime les hommes, les femmes, les enfants, les preuves et les souvenirs, à l’oubli « programmé », planifié par les bourreaux, vous opposez une mémoire terriblement vivante.
Avec Shoah, nous ne pleurons pas les morts. Nous pleurons nos morts. Nous pleurons sur nous-mêmes. Sur notre condition. Sur nos lâchetés, petites ou grandes qui rendent le crime de masse possible. Sur notre incompréhension. Peut-être pleurons-nous aussi sur notre temps. Peut-être pleurons-nous aussi, sans le savoir, sur notre avenir.
Pour vous, ce film « est une façon de revivre leur mort, les tuant une seconde fois, afin qu’ils ne meurent pas seuls, dans l’abandon absolu, mais pour que nous mourions avec eux. »
En ce jour, Claude Lanzmann, vous n’êtes pas seul : nous sommes tous avec vous ; ces morts sont tous avec vous. Ils vous maintiendront vivant à jamais.
Car ces hommes et ces femmes que vous avez filmés, nous racontent aussi leur volonté de vivre. « Tout était mort en eux », disent-ils, « mais on n’est qu’un homme et il faut vivre ».
La vie, vous l’avez aimée par-dessus tout. Malgré tout. Envers et contre tout. De salles de projection en salles de classe, sans concession, sans complaisance, vous avez présenté vos films avec une netteté tranchante. Tranchante comme la vérité.
Cet amour de la vie, c’est celui que vous confessez avec gourmandise, dans votre autobiographie Le lièvre de Patagonie. Car en 2009, à 80 ans, vous avez la vigueur d’un jeune homme. Une vigueur qui vous conduit à publier un livre. Un grand livre de littérature. Un passionnant témoignage. De l’Auvergne à la Patagonie, de la Pologne à la Corée du Nord, vous ne vous lassez ni de la vie ni des rencontres.
Imprévisible jouisseur, vous saviez rire de tout, sauf de cette énigme absolue, de ce non-sens qu’est la mort qui anéantit tout. Des années après la disparition de votre sœur, Evelyne, celle de votre fils Felix vous plonge « dans les profondeurs d’abîme du malheur » qui éprouvent « les grands fers de l’amour », pour reprendre les vers de Saint-John Perse que vous récitiez inlassablement.
« Tant de derniers regards me hantent pour toujours », écrivez-vous dans Le Lièvre de Patagonie. Votre dernier regard, Claude Lanzmann, appartient à votre femme Dominique, à tous ceux que vous avez chéris et qui vous ont aimés.
Les regards que vous filmez dans Shoah, appartiennent à tous.
Votre regard n’a jamais cillé. Il regardait droit, il regardait fixe pour nous forcer à voir.
Dans l’Histoire, il est des hommes qui restent pour ce qu’ils sont, parce que les évènements, souvent tragiques, leur ont donné l’occasion de se transcender.
Et dans l’Histoire, il est des hommes qui restent pour ce qu’ils laissent, pour l’œuvre qu’ils ont donné au monde et à l’Humanité.
Votre mission d’Homme, Claude Lanzmann, aura été de concilier ces deux impératifs, d’être et de créer.
Ce faisant, vous avez fait exister ceux qui ne sont plus, et il n’est pas impossible que vous ayez réussi à faire exister beaucoup de ceux qui sont ici.
  Discours d’Édouard Philippe à l’occasion de la Cérémonie d’honneurs funèbres militaires rendue à M. Claude Lanzman

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Discours à l’occasion du Dîner « Europlace »

Mercredi 11 juillet 2018

Seul le prononcé fait foi

Madame la ministre, chère Nathalie,
Madame la secrétaire d’Etat, chère Delphine,
Messieurs les présidents d’Europlace,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames et messieurs,

« London is a riddle. Pa…

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Attractivité de la Place de Paris

Dossier de Presse – Attractivité de la Place de Paris – 11 juillet 2018

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Hommage aux victimes de l’attentat du 14 Juillet 2016

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, participera à la Journée de commémoration de la Ville de Nice en hommage aux victimes de l’attentat du 14 Juillet 2016, avec Nicole BELLOUBET, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, François MOLINS, procureur de la République de Paris, et Élisabeth PELSEZ, déléguée interministérielle à l’aide aux victimes
Nice, samedi 14 juillet 2018 Déroulé prévisionnel : 15h15 Arrivée du Premier ministre à la Mairie de Nice Pool presse
Rencontre avec les victimes et les familles des victimes Hors presse 16h25 Départ à pied vers la place Masséna Pool presse 16h30 Défilé militaire Pool image rapproché et toute presse accréditée 17h15 Hommage aux victimes de l’attentat Pool image rapproché et toute presse accréditée 18h15 Allocution du Premier ministre Pool image rapproché et toute presse accréditée
Dispositif presse :
Si vous êtes déjà accrédités auprès de la Mairie de Nice, merci de ne pas faire de demande d’accréditation
▪ Pour les journalistes qui ne sont pas accrédités auprès de la Mairie de Nice, merci de bien vouloir vous accréditer avant le jeudi 12 juillet 2018 à 13h00 à l’adresse : communication@pm.gouv.fr et de bien vouloir nous communiquer votre numéro de carte de presse, un scan de votre pièce d’identité et une photo d’identité au format jpeg.
▪ Les journalistes accrédités sont invités à se présenter au plus tard à 14h00, avenue de la Résistance et de la Déportation (à l’arrière de la Promenade du Paillon).
▪ Une note de précision pool sera envoyée ultérieurement. Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 – communication@pm.gouv.fr Note aux rédactions – Cérémonie d’hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet 2016 – Nice – 14.07.18

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mercredi 11 juillet 2018 - 14:48

Cérémonie d’honneurs funèbres militaires rendue à M. Claude Lanzmann

Édouard Philippe, Premier ministre, présidera la cérémonie d’honneurs funèbres militaires rendue à M. Claude Lanzmann

Jeudi 12 juillet 2018
Hôtel des Invalides
 
Déroulé prévisionnel :
15h00 Début de la cérémonie
Pool TV + Toute presse accréditée…

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Le Premier ministre, Édouard Philippe, présentera le nouveau Plan d’action contre le terrorisme

Le Premier ministre se rendra à Levallois-Perret, au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), où il présentera le nouveau Plan d’action contre le terrorisme. Ce plan a pour vocation de compléter le dispositif de prévention de la radicalisation &hrllip;

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Édouard Philippe ouvrira la Conférence nationale des territoires « Europe, cohésion et territoires »

Cette troisième CNT doit nous permettre d’illustrer nos attentes vis-à-vis de la future politique européenne de cohésion, au moment où se précisent à Bruxelles ses orientations pour l’avenir.

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mardi 10 juillet 2018 - 18:43

Discussion générale du projet de loi de révision constitutionnelle

Réviser la constitution n’est jamais un acte anodin ; c’est un acte qui engage. Vis-à-vis du passé, de ceux qui ont porté la Ve République sur les font baptismaux, le Général de Gaulle, Michel Debré. […]

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Conseil Stratégique des Industries de Santé

Information à la source. Dossier de presse – Conseil Stratégique des Industries de Santé – 10.07.2018.

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Discours devant le Conseil Stratégique des Industries de Santé

Paris, mardi 10 juillet 2018

Seul le prononcé fait foi

Mesdames et Messieurs,

Il fut un temps où Énée, quand il était blessé, ne pouvait qu’espérer la gracieuse intervention d’Aphrodite. Un temps où Homère, Œdipe et Paul, quand ils perdaient la vue,…

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lundi 9 juillet 2018 - 10:24

Conseil Stratégique des Industries de Santé

Le Conseil stratégique des industries de santé est l’instance de dialogue entre les industriels du secteur et les pouvoirs publics. Elle réunit cette année de nombreux …

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dimanche 8 juillet 2018 - 21:58

Agenda prévisionnel de M. Édouard PHILIPPE Premier ministre – du lundi 9 juillet au samedi 14 juillet 2018

Agenda prévisionnel de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre [détail]

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jeudi 5 juillet 2018 - 15:41

Entretien avec Son Altesse Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, Émir de l’État du Qatar

M. Édouard Philippe , Premier ministre,
recevra Son Altesse Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, Émir de l’État du Qatar
Vendredi 6 juillet 2018 à 15h15
Hôtel de Matignon

Dispositif presse :
Merci de bien vouloir vous accréditer avant jeudi 5 juillet 2018…

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Discours au Comité interministériel de la Biodiversité

1.000 fois. Quand quelque chose passe à un rythme 1.000 fois supérieur à la normale, c’est justement qu’il se passe quelque chose : quelque chose qui est susceptible d’inquiéter […]

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Discours d’Edouard Philippe, Premier ministre au Comité interministériel de la Biodiversité

L’objectif de ce premier Comité interministériel de la biodiversité et le plan qui en découle, ce n’est peut-être pas essentiellement mais au moins un peu, d’essayer de faire mentir Nicolas HULOT …

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Discours d’Edouard Philippe, Premier ministre, au Comité interministériel de la Biodiversité

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Comité interministériel de la Biodiversité

Muséum National d’Histoire Naturelle

 

Paris, mercredi 4 juillet 2018

 

Seul le prononcé fait foi

 

Bonjour à tous. Mesdames et Messieur…

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mercredi 4 juillet 2018 - 18:33

Instance de dialogue de la Conférence Nationale des Territoires

L’instance de dialogue de la Conférence Nationale des Territoires (CNT) s’est tenue ce matin en présence de plusieurs représentants des collectivités territoriales (France urbaine, association des communautés de France, Villes de France, association de…

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Déplacement d’Édouard PHILIPPE à Nantes

Déplacement d’Édouard PHILIPPE, Premier ministre, de Mme Elisabeth BORNE, ministre auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports et de M. Francis ROL-TANGUY, chargé d’une mission d’élaboration d’un « projet stratégique pour les mobilités » du Grand Ouest à Nantes (44) le Jeudi 5 juillet 2018 Le Premier ministre […]

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Comité interministériel de la Biodiversité

Le Comité interministériel de la Biodiversité adoptera le plan biodiversité, dont l’élaboration avait été annoncée par M. Nicolas Hulot en mai dernier et qui comporte près de 100 mesures. Ce dernier sera présenté à l’issue du Comité.

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lundi 2 juillet 2018 - 20:12

Entretien entre le Premier ministre, M. Edouard Philippe, et M. Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de la Collectivité de Corse

Le Premier ministre Edouard PHILIPPE, en présence de Madame Jacqueline GOURAULT, ministre auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, s’est entretenu ce jour avec M. Gilles SIMEONI, président du conseil exécutif de la Collectivité de Corse. Les…

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Entretien avec M. Gilles SIMEONI, président du Conseil exécutif de Corse

M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre, recevra M. Gilles SIMEONI, président du Conseil exécutif de Corse, Lundi 2 juillet 2018 à 15h00, Hôtel de Matignon. Dispositif presse : […]

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Agenda prévisionnel du lundi 2 juillet au samedi 7 juillet 2018

Lundi 2 juillet 2018. 07h45 Invité de la matinale de RTL suivi d’échanges avec les auditeurs. 09h00 Entretien avec M. Paul NÉAOUTYINE, président de la Province Nord de la Nouvelle-Calédonie […]

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dimanche 1 juillet 2018 - 16:54

Bilan de la contractualisation avec les Collectivités territoriales

70% des collectivités s’engagent dans la contractualisation financière avec l’Etat

En 2017, dans le cadre de la Conférence nationale des territoires (CNT), le Gouvernement a proposé d’ouvrir une nouvelle ère dans les relations financières entre l’Etat…

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Bilan de la contractualisation avec les Collectivités territoriales

70% des collectivités s’engagent dans la contractualisation financière avec l’Etat

En 2017, dans le cadre de la Conférence nationale des territoires (CNT), le Gouvernement a proposé d’ouvrir une nouvelle ère dans les relations financières entre l’Etat…

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samedi 30 juin 2018 - 8:01

Entretien avec Paul Neaoutyine, Président de la Province Nord de la Nouvelle-Calédonie et une délégation de l’UNI-PALIKA

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
recevra M. Paul NEAOUTYINE,
Président de la Province Nord de la Nouvelle-Calédonie et une délégation
de l’UNI-PALIKA

Lundi 2 juillet 2018 à 09h00
Hôtel de Matignon
Dispositif presse
Merci de bien vouloir vous acc…

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jeudi 28 juin 2018 - 20:39

Discours d’Édouard Philippe à la Préfecture du Nord

Lille, jeudi 28 juin 2018 Seul le prononcé fait foi
Merci, Monsieur le Ministre,
Monsieur le Premier Adjoint représentant
Madame la Maire,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Mesdames et Messieurs les Maires,
Mesdames et Messieurs les Présidents et
Messieurs les Préfets,
D’abord, merci beaucoup. Merci d’être présents. Merci de m’accueillir chaleureusement, sous un soleil qui fait honneur aux Hauts-de-France et à Lille – qui ne surprend pas les habitués – mais qui est bien agréable. Merci beaucoup et merci beaucoup plus fondamentalement de vous engager, avec des motivations qui peuvent être différentes, avec même des enthousiasmes qui peuvent être différents, dans cet exercice que je crois très neuf et que je pense très prometteur.
Au fond, ce qui nous rassemble ici, c’est une réflexion, plus exactement un contrat – j’aurai l’occasion d’y revenir – mais c’est la question des relations financières entre l’Etat et les collectivités locales.
Depuis que je réfléchis sur ces sujets, depuis que je les pratique, je l’ai d’abord pratiqué comme étudiant en essayant de comprendre, ça m’a pris beaucoup de temps et je ne suis pas sûr d’en être venu à bout, puis ensuite comme élu, comme adjoint au maire, comme conseiller départemental, comme conseiller régional, puis comme maire. Et puis, maintenant, en tant que Premier ministre. Deux choses, deux caractéristiques – qui sont d’une certaine façon toutes les deux préoccupantes – me frappent dans la question des relations entre les collectivités territoriales et l’Etat.
La première, c’est que c’est horriblement complexe. Dire ça, c’est être en-dessous de la vérité. Le niveau de complexité de la machine que nous avons construite – quand je dis « nous » d’ailleurs, nous, élus locaux, Etat et parlementaires, depuis trente ou quarante ans – est à un niveau de complexité qui est proprement sidérant.
Je ne dirai rien du fond de la réunion à laquelle le ministre de l’Action et des Comptes publics participait avec moi hier après-midi. C’était une réunion dans le cadre de l’élaboration du budget de l’Etat. Nous penchions, avec le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, sur la partie du budget de l’Etat relative aux relations avec les collectivités territoriales.
C’est proprement démentiel. La complexité, les tuyaux, les corrections qu’on a à apporter à des mécanismes qui ont été inventés, mais pas supprimés, qui sont transformés, qu’on a ensuite péréqués, puis ensuite recompensés, puis surcompensés, puis décompensés. Je le dis avec une certaine fascination pour la complexité administrative et juridique, j’aime bien ça. Mais là, vraiment, je suis sidéré.
La deuxième caractéristique, c’est la méfiance. On peut se dire les choses simplement : une méfiance s’est installée depuis très longtemps sur la question des relations financières entre les collectivités territoriales et l’Etat, qui est à tous égards néfaste, mais qui est réelle. Elle est réelle peut-être parce que justement cette complexité fait qu’on a toujours l’impression, quand quelque chose bouge, qu’on va se faire avoir ailleurs !
Elle est probablement explicable parce que nous avons tous vécu des phases dans lesquelles les dotations qui étaient versées par l’Etat aux collectivités territoriales étaient d’abord gelées, ce qui présentait des inconvénients évidents pour ceux dont les besoins allaient croissants. Puis après avoir été gelées, elles ont été diminuées, réduites, venant réduire les ressources des collectivités territoriales qui devaient faire face à des demandes qui n’étaient pas, elles, décroissantes ou devant mettre en œuvre des programmes sur lesquels les collectivités ou leurs élus plus exactement s’étaient engagés.
Cette méfiance est réelle et elle ne vient pas de ce que les collectivités territoriales ne voudraient pas faire attention à l’utilisation de l’argent public, y compris quand l’argent public leur est versé par l’Etat. J’ai été dans ma vie beaucoup plus longtemps élu local que je ne serai jamais responsable ministériel. Je sais que les élus locaux dans l’ensemble veulent faire attention à l’argent public. Ils peuvent parfois faire des choix qui s’avèrent des mauvais choix. Quand ils font des mauvais choix, ils sont souvent sanctionnés, politiquement. Mais je n’en connais que très peu qui soient désinvoltes avec l’argent public, vraiment.
Pourtant, il y a cette méfiance. Pourtant, il y a ce sentiment qu’on ne comprend pas, on ne prévoit pas et on ne peut donc pas faire confiance.
Nous avons voulu nous placer sur un autre terrain, essayer de rompre avec cette habitude qui avait été prise de réguler la dépense publique générale et la partie nécessaire que les collectivités territoriales doivent prendre dans le contrôle de la dépense publique, essayer de le faire autrement qu’en diminuant leurs ressources.
Ce faisant, nous avons repris une idée qui venait des élus locaux et je vous remercie, Madame la Maire, Madame la Présidente de le dire, l’idée de la contractualisation financière avec les collectivités territoriales n’est pas une idée qui vient de l’Etat. C’est une idée qui vient des communes, qui vient de France Urbaine – vous l’avez évoquée – qui vient des communes. Nous l’avons reprise parce que nous pensons que c’est une bonne idée. Parce que contrairement à ce que j’ai pu entendre, l’idée d’une relation contractuelle entre l’Etat et les collectivités territoriales n’est pas simplement respectueuse de la décentralisation, elle est à certains égards l’incarnation même de la contractualisation.
Monsieur le Maire, je me souviens que la première expérience professionnelle que j’ai eue, c’était dans ces murs. En 1991, j’ai fait mon premier stage au département du Nord. On m’avait demandé de réfléchir à ce qu’était la relation contractuelle dans les contrats de plan Etat/région et qu’elle pouvait être la place des départements. Comme quoi les questions sont anciennes, permanentes. La relation contractuelle entre l’Etat et les collectivités territoriales n’est pas incompatible avec la décentralisation, bien au contraire.
L’objectif, par ces contrats – et je le dis là aussi le plus clairement possible parce que parfois, ce n’est pas complètement répété – n’est pas de faire baisser la dépense publique locale. L’objectif, c’est de faire en sorte que l’augmentation des dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales soit maîtrisée. Il ne s’agit pas de faire en sorte que vous dépensiez moins ; il s’agit de faire que l’augmentation de la dépense ne soit pas supérieure à une limite dont nous considérons qu’elle est la limité qui engagerait l’ensemble du pays, au-delà d’un endroit où nous voudrions aller. Il s’agit de limiter la progression de la dépense publique locale. Et le chiffre pivot qui a été fixé pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement globalement des collectivités territoriales, est 1,2 % de progression des dépenses de fonctionnement, +1,2 % par an.
Un mot d’abord, pour dire que c’est plus que la moyenne des années précédentes. Au cours des années précédentes, parce que justement l’Etat avait pris dans vos dotations et avait diminué les dotations, la moyenne de la dépense publique locale de fonctionnement était inférieure à 1,2 %.
Nous avons ciblé 322 acteurs de la dépense publique locale : EPCI, métropole, département, région, et commune, qui représentent près de deux tiers de la dépense publique locale. Autant travailler avec ceux qui représentent la « masse », si j’ose dire, et fixer un objectif général à tous les autres en sachant qu’ils vont essayer de respecter le contenu de leur budget.
Ce principe d’un taux qui limite la progression de la dépense publique locale de fonctionnement a été discuté. Il n’est pas sorti tout droit, tout armé de la tête de Gérald DARMANIN. Nous l’avons discuté. Nous l’avons discuté à Cahors, à l’occasion d’une conférence nationale des territoires. Et le dispositif tel qu’il a été discuté à Cahors a été introduit dans la loi de programmation des finances publiques. C’est ce dispositif qui s’applique aujourd’hui et qui a été déclaré conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel.
Pourquoi je rappelle cette discussion de Cahors ? Parce que c’est une discussion entre le Gouvernement et les collectivités territoriales, les associations d’élus. Nous avons intégré toute une série de choses qui nous avaient été demandées et qu’il était légitime de prendre en compte. Nous avons intégré le principe d’une modulation de ce taux en fonction des réalités locales, des efforts passés, des progressions de populations, de toute une série d’indicateurs, permettant à certains d’entre vous de dépasser le 1,2 % et à d’autres d’être un peu en-dessous.
Nous avons précisé le périmètre de la dépense publique qu’il fallait prendre en compte et nous avons prévu des règles spécifiques, s’agissant de dépenses ou de nature de dépenses particulière. C’est ainsi que par exemple, nous avons sorti du périmètre dans lequel nous allons contrôler l’évolution de la dépense publique de fonctionnement, les questions liées à la mise en œuvre des politiques d’investissement dans les compétences signées par les régions ; ou les éléments relatifs aux Fonds européens qui sont assurés par les régions. Nous l’avons sorti, à la demande des régions, parce qu’effectivement cela avait un sens de les sortir du périmètre.
Nous avons – je m’adresse en particulier au président de Conseil départemental – intégré un certain nombre de remarques formulées par les présidents de Conseils départementaux, en créant des règles relatives à la prise en compte de la dynamique des dépenses, notamment les dépenses d’AIS, pour faire en sorte, non pas de dire « ça ne compte pas », parce que c’est une partie importante des dépenses de fonctionnement, mais pour faire en sorte d’avoir une règle plus juste, plus tenable et donc plus intelligente.
Et puis nous avons commencé les signatures ! Ou plus exactement, les préfets, les directions, les collectivités ont commencé les discussions.
Certains vont signer, d’autres non. Sur les 322 collectivités susceptibles de signer parce qu’elles étaient dans la cible, nous aurons probablement un peu plus de 200 signataires. Un certain nombre de collectivités qui n’étaient pas dans la cible ont décidé, volontairement, de s’inscrire dans cette logique. Madame la Maire, vous êtes la seule représentante de cette catégorie particulière dans le Nord et je suis heureux de vous saluer et de vous remercier pour cet engagement remarquable.
Ceux qui ne signent pas seront évidemment respectés mais ils ne se trouveront pas dans la même situation que ceux qui ont signé. Si globalement au niveau national, les dépenses locales de fonctionnement dépassent le taux moyen de 1,2 %, nous avons indiqué dès le début – c’est bien le principe du mécanisme – que nous irons rechercher l’année suivante le dépassement. Nous irons le rechercher dans des conditions qui seront forcément un peu plus sévères chez ceux qui n’ont pas signé que chez ceux qui ont signé.
De la même façon, ceux qui, individuellement dépasseraient la cible ne se trouveront pas dans la même situation s’ils ont signé ou s’ils n’ont pas signé. C’est naturel, sinon ça serait une signature purement formelle.
Le taux qui a été choisi de 1,2 % pour l’augmentation des dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales est supérieur à nos objectifs d’augmentation des dépenses de fonctionnement de l’Etat. Je voudrais y insister. 2017, ça a été un budget que nous avons, avec le ministère de l’Action et des Comptes publics, exécuté. Mais nous ne l’avons pas conçu. Il a été conçu et approuvé par d’autres que nous et nous l’avons exécuté. Nous avons dû, pour l’exécuter, procéder à un certain nombre d’opérations de sincérisation qui ont été évoquées par la Cour des comptes. Nous avons dû faire face à un certain nombre de mauvaises surprises. Vous avez évoqué les mauvaises surprises qui peuvent arriver aux collectivités territoriales, il en arrive aussi à l’Etat. Par exemple, une recette importante annulée par le Conseil constitutionnel qui fait un petit trou ou, plus exactement, une obligation de remboursement de 10 milliards pour l’Etat aux entreprises.
Mais dans le budget 2018, notre objectif, c’est bien de fixer un rythme de progression des dépenses de fonctionnement de l’Etat qui est inférieur à ce 1,2%. Pourquoi ? Pas du tout parce que l’Etat est plus vertueux, mais parce que les collectivités ont fait, depuis plus longtemps que l’Etat, des efforts plus sévères. Il est donc juste que nous nous assignions un objectif plus exigeant que celui qui a été reconnu aux collectivités territoriales.
Deux derniers mots, d’abord, pour dire que nous parlons d’argent, ce qui est important mais ce qui n’est pas essentiel. S’agissant des politiques publiques, s’agissant d’Action Cœur de Ville, s’agissant de la rénovation urbaine, s’agissant de l’ensemble des politiques publiques – elles sont très nombreuses – qu’il nous faut mettre en œuvre en bonne intelligence, ces contrats ne sont pas l’alpha et l’oméga. Ils parlent d’argent et sont donc importants parce qu’ils nous permettent d’envisager des politiques publiques en commun mais ces politiques publiques sont encore plus importantes dans mon esprit et nous aurons l’occasion de discuter ensemble – nous avons déjà commencé s’agissant d’un certain nombre d’opérations – des politiques publiques que vous souhaitez mettre en œuvre, que nous voulons mettre en œuvre, qu’il nous arrive de soutenir et d’accompagner.
Deuxième chose, sur la décentralisation. J’entends la remarque qui a été dite sur l’inquiétude sourde mais parfois pas muette sur de l’avenir de la décentralisation. Vous avez cité vous-même, Monsieur le Maire, l’article 72 de la Constitution. Je le connais bien. Il se trouve que dans le projet de loi de révision constitutionnelle qui a été proposé à la discussion des députés et bientôt à celle des sénateurs, il y a une modification de l’article 72. Il ne vous a pas échappé, Monsieur le Maire, que cette modification n’a pas pour objet de revenir sur la libre administration des collectivités territoriales, mais qu’elle a au contraire pour objet de permettre aux collectivités territoriales d’aller plus loin dans leur pouvoir de différenciation, d’aller plus loin dans la façon d’exercer leurs compétences et de se distinguer, lorsqu’elles le souhaitent et uniquement si elles le souhaitent, de la façon dont les mêmes collectivités exercent leurs compétences.
Il me semble que lorsqu’un Gouvernement propose au Parlement d’aller aussi loin dans la différenciation, d’aller au-delà de ce qui existe aujourd’hui, qu’il est difficile de dire que ce serait le signe d’une méfiance vis-à-vis du principe même de la décentralisation. Ce que je peux vous garantir c’est que ni le ministre de l’Action et des Comptes publics ni le Premier ministre qui, encore une fois, ont été élus locaux avant tout, ont un vrai attachement à la capacité et à l’action publique locale.
Nous savons que ce sont les investissements locaux qui font vivre le territoire, nous savons que c’est dans les grandes métropoles, dans les agglomérations que se joue la compétitivité de demain notamment. Je ne le dis pas par opposition aux autres mais parce que c’est un fait, une évidence et une conviction que nous partageons.
Merci beaucoup donc d’entrer dans cette nouvelle grammaire, dans cette nouvelle logique, de la comprendre, de l’expliquer. J’espère qu’ensemble, nous réussirons à la fois à faire en sorte que vous puissiez mettre en œuvre les engagements que vous avez pris et, en même temps, à faire en sorte que les finances de notre pays soient maîtrisées au plus grand bénéfice de nos concitoyens. Merci beaucoup. Discours d’Édouard Philippe à la Préfecture du Nord – Jeudi 28 juin 2018

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Discours à Châlons-en-Champagne

Discours d’Édouard Philippe, Premier ministre à Châlons-en-Champagne
Jeudi 28 juin 2018

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Maire, cher Benoist,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les ministres et les ambassadeurs,
Mesd…

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Signature des contrats de maîtrise de la dépense locale avec des collectivités d’Outre-mer

Signature des contrats de maîtrise de la dépense locale avec des collectivités d’Outre-mer

Hôtel de Matignon
Vendredi 29 juin 2018

Les contrats de maîtrise de la dépense locale seront signés avec la commune de Fort-de-France, les Communautés d’Agglom…

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Remise du Prix de l’Audace artistique et culturelle 2018

Édouard Philippe, Premier ministre, avec Mme Françoise Nyssen, ministre de la Culture et M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale remettra le Prix de l’Audace artistique et culturelle 2018
Vendredi 29 juin 2018 Hôtel de Matignon
Le Prix de l’Audace artistique et culturelle a été créé en 2013 par la Fondation Culture & Diversité. Développé en partenariat avec le ministère de la Culture et le ministère de l’Education nationale, il a pour objectif de valoriser le travail mené quotidiennement sur le terrain par les enseignants, les artistes, les institutions et les associations culturelles avec les collectivités territoriales pour familiariser les élèves aux arts et à la culture.
 
Déroulé prévisionnel :
16h00 Remise des prix Pool images + radios + rédacteurs Prise de parole d’Édouard Philippe, Premier ministre Pool images + radios + rédacteurs
 
Dispositif presse :
– Merci de bien vouloir vous accréditer avant jeudi 28 juin 2018 à 20h00 à : communication@pm.gouv.fr et de bien vouloir nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci, ainsi que d’une pièce d’identité.
– La cour de l’hôtel de Matignon sera ouverte à partir de 15h30 et fermera à 17h30.
– Une note de précision pool sera envoyée ultérieurement.
Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 communication@pm.gouv.fr
  Remise du Prix de l’Audace artistique et culturelle 2018

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Déplacement au Centre de formation des cadres de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris

Édouard Philippe, Premier ministre se rendra au Centre de formation des cadres de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris à la rencontre des formateurs du pôle sécurité routière et des équipages d’intervention.

Vendredi 29 juin 2018
 
Déroulé pr…

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Déplacement à Châlons-en-Champagne

Déplacement d’Édouard PHILIPPE, Premier ministre, à Châlons-en-Champagne
Jeudi 28 juin 2018

Le Premier ministre clôturera la première matinée du Forum International de l’Agriculture – Planet A, ayant pour thème « L’agriculture au cœur des enjeux de l’H…

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mercredi 27 juin 2018 - 13:32

Déplacement à Châlons-en-Champagne

Déplacement d’Édouard Philippe, Premier ministre, à Châlons-en-Champagne, Jeudi 28 juin 2018 clôturera la première matinée du Forum International de l’Agriculture – Planet A, ayant pour thème « L’agriculture au cœur des enjeux …

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Déplacement à Lille

Déplacement de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre, à Lille Jeudi 28 juin 2018 dans les Hauts-de-France pour signer les contrats de maîtrise de la dépense locale avec une dizaine de collectivités. Déroulé prévisionnel …

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Discours à la Première Rencontre Nationale du plan « Action Cœur de Ville »

Je souhaite commencer par un constat, que je crois nous partageons et qui doit nous renvoyer à une très grande forme d’humilité. Notre pays – ce n’est pas propre à notre pays et ce n’est pas propre à notre époque – mais notre pays se transforme assez profondément.

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lundi 25 juin 2018 - 20:39

Discours d’Édouard Philippe à l’université de Tsinghua

Seul le prononcé fait foi
Monsieur le président,
Madame la ministre,
Monsieur le ministre,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Monsieur le directeur,
Chers étudiants,
C’est un grand honneur et un honneur redoutable que de s’exprimer devant des étudiants de l’université de Tsinghua.
C’est un grand honneur parce que cette université depuis 1911, joue un rôle éminent dans la construction de la Chine, dans l’essor de la Chine, dans la formation de sa jeunesse, dans la recherche toujours accrue d’une excellence qui permet à ce grand pays de retrouver sa place et de se dépasser en se réinventant tous les jours.
Je sais que dans cette université prestigieuse, des hauts responsables politiques ont été formés, à commencer par le président Xi JINPING. Je sais que sur les bancs de cette université, des Prix Nobel ont été formés et ont pu venir nourrir les rangs des plus grands savants chinois et mondiaux.
C’est donc un très grand honneur, c’est aussi un honneur redoutable car cette université est réputée par l’excellence de ses enseignements, dans des matières aussi diverses que les sciences de l’ingénieur, la physique, la chimie, les mathématiques, toutes matières dans lesquelles j’ai toujours été un très médiocre élève.
Ma spécialité c’était plutôt l’histoire, la littérature, la philosophie puis finalement ma vie professionnelle : le droit. Et si l’honneur est redoutable, je suis très heureux de pouvoir m’exprimer devant vous, car ce lieu et ce public me semblent les mieux choisis pour évoquer un sujet qui est un sujet d’intérêt commun, qui est probablement un des sujets qui est au cœur des défis que nous aurons à relever ensemble en Chine, en France dans les années qui viennent, qui est celui de l’économie de la connaissance, de l’intelligence collective, de l’innovation au service de l’humanité.
Et plutôt que de me lancer dans une grande présentation très solennelle, je voudrais partager avec vous trois convictions très fortes qui me semblent pouvoir fonder une approche intéressante pour vous, étudiants chinois et pour nous Français.
D’abord je pense que la question de la connaissance, de l’économie de la connaissance est la grande question de notre temps et en disant cela, je dis une moitié de vérité. Une moitié de vérité parce que la vérité, c’est que la connaissance a toujours été à toutes les époques la grande question.
Il se trouve qu’en ce moment en France, c’est l’époque du baccalauréat, l’équivalent de votre Gaokao. Et tous les étudiants français qui passent le baccalauréat doivent passer une épreuve de philosophie. Un des sujets qui leur a été posé au début du mois de juin dans cette épreuve de philosophie, était une question sur laquelle ils avaient 4 h 00 pour composer et pour essayer d’apporter une réponse.
La question était la suivante : le désir est-il la marque de notre imperfection ? Si, comme un certain nombre d’étudiants français, vous n’êtes pas versés dans l’étude des philosophes, cette question peut paraître redoutable. Mais songez-y bien, le désir est-il la marque de notre imperfection ? C’est au fond une question qui renvoie à la connaissance.
Pour beaucoup d’entre nous, le désir c’est une émotion qui semble incompatible avec la raison. Pour beaucoup d’entre nous, c’est une tentation qui serait incompatible avec la sagesse. Dans la Bible, le fait pour Eve de croquer la pomme, est l’expression du désir mais du désir du savoir, de l’appétit de la connaissance. Et c’est ce qui précipite la perte de l’homme et de la femme.
Le péché originel dans la religion catholique, dans la religion chrétienne c’est bien l’appétit de savoir, l’appétit de la connaissance. Et fondamentalement, cet appétit de la connaissance ça n’est pas la marque de notre imperfection, c’est la marque de notre humanité.
Le fait que nous voulions comprendre, quoi qu’il arrive, à toute époque, que nous voulions savoir est ce qui fait de nous des hommes et des femmes. Ça n’est pas la marque de notre imperfection, c’est la traduction, l’essence même de notre humanité.
Confucius, qui est mieux connu dans ces murs qu’un certain nombre d’auteurs que j’aurai le plaisir de vous citer un peu plus tard, disait que dépasser les limites n’est pas un moindre défaut que de rester en deçà. D’une certaine façon, voilà Confucius nous invitant à dépasser nos connaissances, à toujours savoir plus et à toujours mieux comprendre, parce que rester en deçà de nos limites est au fond un problème encore plus grand que ceux qui sont posés par ce dépassement quotidien et éternel.
Aujourd’hui dans le monde dans lequel nous vivons, le désir de comprendre, le désir de savoir, le désir de connaître devient peut-être plus encore qu’avant une nécessité. Parce que l’économie de la connaissance est une marque de puissance. Parce qu’elle est une garantie de la souveraineté et parce qu’elle constitue d’une certaine façon le seul moyen pour nous, quels que soient les États dans lesquels nous vivons, quelles que soient les convictions que nous partageons ou pas, elle constitue le seul moyen de relever les défis qui sont devant nous.
Les défis de notre époque qui, si nous ne les relevions pas, remettraient en cause ce que nous sommes. Le défi de la transformation climatique, le défi d’une vie collective et pacifique sur une terre aux ressources finies qui abrite et qui a vocation à abriter 9, 10 milliards d’êtres humains.
Le défi d’un recours et d’un accès à une alimentation saine, à de l’eau potable, à un environnement qui ne soit pas une pénalité ou un danger pour l’humanité, mais bien un environnement de qualité sain dans lequel il nous est possible de nous épanouir.
Ce défi, il passe par une remise en cause de ce que nous sommes peut-être, mais pour le relever nous devons savoir, nous devons connaître. Et partout dans le monde, on voit bien que se joue non pas une compétition – c’est peut-être parfois envisagé sous l’angle de la compétition – mais une forme de course contre la montre, d’appétence partagée et revendiquée, de course au savoir.
Tous les pays qui permettront à une partie la plus conséquente possible de s’élever le plus haut possible grâce au savoir serviront à la fois leurs intérêts et l’intérêt de l’humanité tout entière.
Ce grand défi de notre temps, c’était ma première conviction. Ma deuxième conviction c’est que la France a une partie à jouer, a un rôle à jouer dans de la façon dont nous pourrons répondre à ce défi collectif.
Je sais pour connaître un peu la Chine, pour m’y rendre presque chaque année depuis maintenant plus de 15 ans, que mon pays est parfois représenté ici comme le pays de l’amour romantique, des vins fins, de la grande cuisine et des châteaux merveilleux. Et chers amis étudiants, tout ça est vrai, mais la France ça n’est pas que ça et c’est loin d’être seulement cela.
La France – et c’est un point qui n’est pas sans nous rappeler des éléments essentiels de la Chine – est un pays qui lorsqu’il a fait sa révolution à la fin du XVIIIème siècle a entendu placer le pouvoir politique et la vie en société sous l’empire de la raison, non pas du droit du plus fort, non pas d’une forme de tyrannie quelconque, mais sous l’empire de la raison.
Les scientifiques du XVIIIème siècle, au moins autant que les philosophes du XVIIIème siècle – et d’ailleurs au XVIIIème siècle les scientifiques et les philosophes vivaient ensemble sans toujours s’interroger sur la spécialisation de leurs enseignements ou leurs apprentissages – ont participé à l’élaboration, à la construction de ce qui était un nouveau régime.
Songez qu’au moment où la France invente un droit nouveau, le droit de la Révolution française, le droit qui va prévaloir ensuite sous l’empire, une autre révolution – scientifique celle-ci, normative elle aussi – s’introduit, celle du système métrique.
Le système métrique, qui est utilisé presque partout dans le monde, il y a peut-être ici quelques anglo-saxons à qui j’adresse un salut fraternel. Ce système métrique est la traduction à la fois symbolique, scientifique, pratique, normative de l’importance considérable que la République, la France nouvelle a entendu donner à la science, aux scientifiques, à la raison.
Parmi les institutions créées au moment de la Révolution française, parmi les plus prestigieuses, sont consacrées à la science, au savoir, à l’enseignement et à la recherche. La France d’aujourd’hui est un acteur de référence dans le nucléaire civil, un acteur de référence dans l’aéronautique et dans l’aérospatiale. C’est un acteur de référence dans les biotechnologies, dans l’intelligence artificielle, dans tous les domaines où l’ensemble des industries, l’ensemble des pays cherchent à dépasser la masse des connaissances, à mieux marier les connaissances entre elles pour pouvoir produire de nouveaux services, de nouvelles technologies, de nouvelles avancées au service de l’humanité.
Dans tous ces domaines, la France est présente, est active, est en pointe.
300.000 étudiants étrangers sont actuellement inscrits et suivent leurs études en France. Cela fait Madame la Ministre, je crois, de la France le 4ème pays d’accueil en matière d’enseignement supérieur parmi les nations du monde.
Dans la délégation qui m’accompagne et que je salue chaleureusement, se trouvent les présidents d’instituts de recherche prestigieux : le CNRS, l’INSERM, les instituts qui par leur fonctionnement, par l’amplitude de leur domaine de recherche, par le lien très particulier et très fécond qu’ils réussissent à mettre en œuvre avec les universités, avec le monde industriel, avec le monde de la recherche fondamentale réussissent à briller et à permettre à la France de s’enorgueillir d’un palmarès tout à fait remarquable, avec 57 Prix Nobel et 11 médaillés Fields depuis la création de l’ensemble de ces prix.
Dans ma délégation sont aussi présents des jeunes dirigeants, des jeunes créateurs, des jeunes innovateurs de start-up, parce que trop souvent en France, on présente le monde de l’innovation, le monde de la recherche technologique comme un monde qui serait soit réservé aux très grands instituts de recherche, soit réservé aux très grandes entreprises.
La vérité c’est qu’il n’en est rien et que dans les écosystèmes de recherche, des petites entreprises incroyablement innovantes sont capables de faire des percées, de proposer des avancées, lesquelles peuvent être reprises ensuite soit par des grandes entreprises, soit par des grands laboratoires, qui sont tout à fait exceptionnelles.
C’est en France qu’a été installé, à Paris pour être plus précis, le plus grand incubateur de start-up au monde, la Station F. C’est en France que nous avons mis en place un dispositif fiscal extrêmement ambitieux, le Crédit impôt recherche pour faire en sorte que l’État accompagne l’effort de recherche – fondamentale ou appliquée – portée par toute une série d’entreprises. Et c’est en France que nous mettons en place avec Mounir MAHJOUBI, le secrétaire d’État à l’Économie numérique des fonds spécifiques dédiés au Deep-Tech pour faire en sorte que la recherche puisse là encore donner lieu à des applications qui servent l’humanité, qui servent nos concitoyens.
Cette orientation, parfois méconnue mais très réelle de l’économie française sur l’innovation et sur la recherche, explique notamment l’attrait considérable de la France pour les investissements des autres nations. L’année dernière, en 2017, les investissements étrangers en France ont augmenté de 31 % par rapport à ce qu’ils étaient l’année précédente. Tout récemment, des groupes que vous connaissez – Facebook, Google, Fujitsu – ont décidé d’installer à Paris et en France leur centre consacré à la recherche en matière d’intelligence artificielle.
Pourquoi ? Parce que depuis de très nombreuses années et pour de très nombreuses années encore, la France a réussi à accueillir, à développer une école mathématique exceptionnelle, incroyablement productive, qui fait que nous avons chez nous des atouts précieux pour permettre les avancées les plus audacieuses en matière d’intelligence artificielle.
Mais il y aurait quelque chose d’incongru à venir à l’université de Tsinghua pour dire : mesdames et messieurs, tout va très bien, rien n’est plus beau que la France en matière de recherche, d’innovation et de sciences. Ce serait évidemment méconnaître à la fois la plus élémentaire politesse mais surtout méconnaître la réalité.
La réalité, c’est aussi que dans tous ces domaines pour avancer, rien n’est plus efficace que les partenariats et le travail collectif. Et je voudrais citer quelques domaines dans lesquels la Chine, la France travaillent de concert pour améliorer la performance, pour accroître le savoir, pour faire en sorte que nous puissions faire des avancées.
C’est le cas, je l’ai dit, en matière de nucléaire civil. La coopération nucléaire entre la France et la Chine est une coopération ancienne. Elle a été un modèle, elle a été audacieuse et elle se poursuit jusqu’à nos jours avec des constructions en Chine, en collaboration entre des grands groupes industriels et le grand électricien français qu’est EDF. Elle se poursuit à l’étranger avec des investissements conjoints au Royaume-Uni, portés par des entreprises chinoises et des entreprises françaises en matière de nucléaire civil. Elle se complète par des coopérations pour mettre en œuvre le cycle fermé du nucléaire civil, avec les usines de retraitement du combustible usé.
Ces technologies qui sont évidemment – pour être acceptées et pour être efficaces, demandent une maîtrise parfaite et une sécurité totale – mises au point, discutées, améliorées grâce à des coopérations entre nos deux pays.
De la même façon en matière aéronautique, la France et la Chine échangent, commercent bien entendu, mais échangent sur la meilleure façon d’améliorer nos produits, de faire en sorte que nous puissions passer demain à l’avion du futur qui consomme moins, qui fait moins de bruit, qui pollue moins et qui permet dans de bien meilleures conditions de continuer à bénéficier des effets de l’ouverture aux échanges des personnes, du tourisme, des voyages, du rapprochement des populations entre elles.
Troisième domaine dans lequel nos coopérations en matière de recherche doivent être exemplaires, la préservation de l’environnement. Avec notre souci collectif dans le cadre d’un pacte mondial de l’environnement d’appliquer les Accords de Paris, de faire en sorte de pouvoir avancer dans la direction de l’économie décarbonée.
Au mois de juillet sera engagée l’année franco-chinoise de l’environnement, qui traduit notre volonté commune, nos intérêts communs, notre souci commun de ne pas écouter ceux qui pensent que la question environnementale et la question climatique seraient de fausses questions, mais bien de prendre à bras-le-corps ce qui va transformer notre monde et ce que nous devons maîtriser sous peine d’être remis en cause.
Si j’insiste sur l’environnement, c’est parce que l’innovation, la science, la recherche n’ont pas seulement pour vocation ou comme finalité l’innovation, la science ou la recherche. Nous voulons toujours dépasser notre savoir, nous voulons toujours comprendre mais si nous voulons toujours savoir, si nous voulons toujours aller au-delà des limites comme Confucius nous y invitait, c’est pour le service de l’humanité. Mieux comprendre notre monde nous permet de mieux y vivre.
Un grand Français disait au XVIème siècle une phrase que tous les étudiants qui passent le baccalauréat connaissent et que peut-être certains Chinois qui passent le Gaokao connaissent aussi. Je ne sais pas comment on peut la traduire, mais la formule en français est magnifique : science sans conscience n’est que ruine de l’âme.
Parce que l’innovation et la recherche sont au service de l’humanité, doivent être au service de l’humanité, de la liberté, des respects des droits fondamentaux. Parce que la technologie qui connaît aujourd’hui des avancées exceptionnelles, incroyables, quasi miraculeuses doit être d’abord au service du bien. C’est d’ailleurs le sens de l’initiative prise par la France dans un label qui s’appelle « Tech for Good », qu’on pourrait je crois pouvoir traduire sans problème en français par la technologie au service du bien.
Ma troisième conviction, c’est que seul un monde ouvert et fondé sur le droit peut garantir une véritable économie de la connaissance. Si nous voulons bâtir un avenir juste et stable, nous devons – la France, la Chine – parler le même langage à défaut de la même langue, respecter les mêmes règles économiques et politiques. Nous croyons au bien-fondé et à la sagesse des normes internationales.
Ces normes, il faut bien sûr les actualiser, les faire évoluer à l’aune des nouveaux défis que sont le numérique, la protection des données personnelles, la révolution ou la transformation climatique. Il faut les définir dans un cadre multilatéral dont on connaît la force et la stabilité. Parce que justement, il ne dépend pas du bon vouloir d’un pays ou d’un autre, il ne dépend pas d’un rapport de force, lequel est toujours provisoire. Ce cadre multilatéral, alors qu’il devrait s’imposer, on en subit aujourd’hui les faiblesses. Face aux menaces ou aux postures de repli, la Chine, la France, l’Europe bien entendu doivent montrer l’exemple en respectant, en activant et en modernisant ce cadre multilatéral.
Cela implique bien sûr une régulation internationale. Dans le domaine du numérique, on en éprouve la nécessité pour veiller à la protection des données personnelles, pour préserver la vie privée, pour soumettre à l’équité fiscale de grands groupes qui savent se jouer des frontières administratives pour créer les conditions d’une concurrence loyale en évitant les abus de position dominante.
Cette régulation du numérique, elle n’a de sens qu’à l’échelle mondiale. La France lancera une consultation internationale pour réfléchir justement à ces régulations intelligentes dans dix grands domaines. Notamment la fiscalité, le partage des données industrielles, la modération des contenus en ligne car dans mon pays et dans d’autres, le développement exceptionnel des réseaux sociaux, du digital, du numérique et de l’anonymat qu’ils permettent parfois, a donné lieu à un déversement de haine, de discrimination, de racisme parfois qui n’est pas acceptable.
Nous espérons que la Chine participera activement à cette consultation. Elle est un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et comme le disait le général DE GAULLE en 1964, dans une belle formule au moment où il annonçait pour la première fois – puisque la France était le premier État à reconnaître la République populaire de Chine et à s’engager avec elle dans des relations diplomatiques – qu’elle avait évidemment vocation à prendre sa part, je le cite : « des intérêts et des soucis de l’univers tout entier ».
Cette formule est toujours exacte, elle nous oblige toujours. La Chine, la France et ceux des pays qui sont arrivés à un tel degré de maturité ont vocation à prendre leur part et à s’intéresser à tous les intérêts et au souci de l’univers tout entier.
Vos prédécesseurs, vos aînés ont commencé à le faire et aujourd’hui, c’est à vous de prendre le relais, de défendre un ordre et des valeurs que nous avons patiemment construits ensemble qui ont prouvé leur utilité et leur solidité. C’est dans ce cadre de dialogue, qui canalise et qui dépasse la contradiction, que nous devons travailler avec la Chine à la mise en place d’un multilatéralisme fort sans angélisme, sans naïveté mais ferme et juste.
J’évoquais Internet tout à l’heure. Il n’y a pas de prospérité ni de développement durable sans règles du jeu. Ce qui est vrai pour l’Internet l’est aussi pour le commerce international. Sans règles justes dans un périmètre mondial, le combat est inégal et donc injuste. Or s’il est injuste, nous courons tous le risque que nos opinions publiques s’en détournent.
Il faut donc distinguer les objectifs d’équilibre des balances commerciales qui sont un sujet et la régulation qui en est un autre. Lorsqu’une balance commerciale déficitaire est le reflet d’une compétitivité moins bonne, si la concurrence est juste c’est acceptable, si ça ne l’est pas ça l’est moins.
C’est pour cela que face à des tensions commerciales croissantes, la France porte une position pragmatique. D’une part, préserver le système commercial multilatéral en refusant toutes les mesures qui transgressent dangereusement des règles de coopération longuement élaborées, tout en engageant une discussion ouverte sur l’efficacité de ces règles. L’Organisation mondiale du commerce a été mise en place il y a près de 25 ans, sur la base d’un corpus de principes qui ont plus de 70 ans. Nous devons les défendre, nous devons les faire vivre beaucoup plus qu’y renoncer sous les coups de boutoir de tel ou tel.
D’autre part, il faut s’attaquer au fond des sujets. Les subventions publiques qui devraient respecter les conditions du marché et d’une concurrence équitable, les surcapacités pour qu’elles ne détruisent pas les emplois, l’intégration de l’environnement et du développement durable dans les règles du commerce international.
La Chine jouera évidemment un rôle de leader dans cette modernisation. Votre président a présenté une vision lucide et convaincante de
l’économie mondiale, il y a plus d’un an à Davos ou encore au Boao Forum cette année. Ses ambitions, cette vision doivent être concrétisées car si ensemble nous ne jouons pas notre partition, alors les fausses notes pourraient se multiplier et le désordre s’installer.
C’est donc une tâche historique qui nous incombe, parce que le commerce international suscite parfois un réflexe protectionniste ou des replis identitaires. Nous devons rééquilibrer le multilatéralisme dans la direction des puissances asiatiques et africaines, bien entendu. C’est un défi de taille mais c’est à vous, à nous tous ensemble qu’il appartient de le relever. Sans quoi les frontières se fermeraient, sans quoi l’économie de la connaissance en pâtirait.
Chers étudiants, je voudrais conclure en citant un grand penseur confucéen que vous connaissez beaucoup mieux que moi, qui disait : « apprendre c’est apprendre à faire de soi un être humain ». C’est JUNZI qui disait cela et qui nous le dit depuis le XIème siècle. Ces mots très justes me rappellent le conseil qu’un autre sage, un sage français cette fois, donnait à ses étudiants. C’était en 1941.
1941 est une période très sombre de l’histoire de France. Et un des grands professeurs de l’Ecole normale supérieure – Monsieur le Président avec laquelle l’université de Tsinghua entretient des collaborations et qui est un des temples de l’intelligence française – Lucien FEBVRE, exhortait ses étudiants à retrousser leurs manches, à être des hommes d’action, à être des femmes et des hommes pleinement embarqués dans le cours tumultueux de l’actualité.
L’actualité de 1941 était un combat contre l’oppression, contre la haine, contre l’obscurantisme, un combat pour la liberté. Comme JUNZI, Lucien FEBVRE refusait toutes les cloisons, toutes les dissociations entre la vie de chercheur, celles qui passent par l’élévation du savoir, la mobilisation des intelligences et la vie d’homme, celles qui passent par l’action individuelle, voire l’action collective.
Pour lui les connaissances historiques – et c’est évidemment valable pour toutes les connaissances – ne devaient pas être perçues, la formule est belle, comme une nécropole endormie. Ces nécropoles endormies où on visiterait de mornes et froids vestiges du passé.
La formation intellectuelle, la formation scientifique que vous recevez entre ces murs vous convertit en hommes de bien, en femmes de bien, de qualité.
Cet homme de qualité, cette femme de qualité, cet honnête homme qui est l’éternel objectif du savoir et de la connaissance, c’est à vous aujourd’hui qu’il revient de l’incarner, c’est à vous qu’il revient de sauver l’humanité. C’est une belle mission, bon courage.
  Discours d’Édouard Philippe à l’université de Tsinghua_Discours

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Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe, Premier ministre et de M. LI Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine à Pékin

Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe, Premier ministre et de M. LI Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine à Pékin,
Lundi 25 juin 2018 Seul le prononcé fait foi
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs,
Je voudrais d’abord remercier les autorités chinoises pour l’excellent accueil qui nous a été réservé à la délégation que j’ai l’honneur de conduire ainsi qu’à moi-même durant ces quatre jours. Nous avons eu le privilège de découvrir Shenzhen et de retrouver avec bonheur Shanghai et Beijing.
Nous venons d’avoir avec monsieur le Premier ministre LI Keqiang un échange approfondi après que je me suis entretenu dans le courant de la journée avec le président, XI Jinping et le président de l’Assemblée nationale, monsieur LI Zhanshu. Cette première visite en qualité de Premier ministre, un peu plus de cinq mois après la visite d’Etat du président de la République française, témoigne je crois de l’intensité des relations que nous voulons avoir et entretenir entre nos deux pays.
Mon déplacement manifeste notre engagement à mettre en œuvre sans tarder et dans les meilleures conditions la feuille de route qui a été décidée en janvier dernier par nos chefs d’Etat. Ces quatre jours en Chine, à la rencontre de nos partenaires chinois, des entreprises françaises installées ici, de la communauté française qui vit en Chine, m’ont très largement conforté dans la conviction qui est la mienne que le renforcement des échanges entre la France et la Chine peut utilement contribuer à la paix, au développement international ainsi qu’à la prospérité de nos deux pays dès lors que ce partenariat est équilibré, exigeant, fondé sur un esprit d’ouverture et de réciprocité.
Nous venons de l’évoquer avec le Premier ministre chinois, la France et la Chine doivent relever ensemble un certain nombre de défis mondiaux communs : lutte contre le changement climatique – tout le monde a ici conscience du rôle particulier joué par la Chine et par la France dans la conclusion de l’Accord de Paris et par l’engagement ferme et déterminé de nos deux Etats dans ce défi, dans la façon dont nous pouvons trouver des solutions à ce défi qui est posé certes à nos deux pays mais plus largement à toute l’humanité – la protection de l’environnement, l’élaboration d’un pacte mondial pour l’environnement.
Voilà des sujets sur lesquels nous nous retrouvons et je voudrais d’ailleurs saluer le vote favorable en mai dernier de la Chine à la résolution de procédure de l’Assemblée générale de l’ONU. Mais les défis communs ce sont aussi les crises régionales, le terrorisme international, la prolifération qui menace directement notre sécurité.
Comme vous l’avez dit monsieur le Premier ministre, le contexte international actuel est marqué par la tentation du repli sur soi et par la montée des protectionnismes. J’ai bien entendu et salué le discours d’ouverture des autorités chinoises, notamment au Forum de Boao en avril dernier. Nos deux pays doivent œuvrer main dans la main pour sauvegarder le système commercial multilatéral et surtout pour traiter les causes profondes de la défiance qu’éprouvent certains de nos concitoyens dans le commerce international.
À cet égard, la Chine peut jouer un rôle décisif vu l’état des défis en cours et c’est cet agenda de responsabilité – qui nous permet de nous dire les choses clairement sans laisser l’incompréhension ou la défiance s’installer – qui a été proposé par le président de la République et qui doit en être la méthode.
Sur le plan économique bilatéral, cette visite a été l’occasion de concrétiser des avancées réelles dans des secteurs historiques de notre partenariat stratégique et de dégager de nouveaux secteurs pour le XXIème siècle, en particulier dans le développement durable et dans l’innovation.
Au rang des concrétisations, je pense tout particulièrement à la lettre de couverture relative au projet d’usine de retraitement-recyclage des déchets nucléaires signée par ORANO et CNNC et à la mise en service commerciale prochaine du premier EPR au monde à Taishan. Ces éléments confirment le caractère stratégique de notre partenariat industriel dans ce domaine qui a été engagé il y a bien longtemps, qui dure, qui se raffermit et qui peut nous laisser espérer de beaux jours devant nous.
De même, je pense à la signature du protocole sanitaire d’exportation de la viande bovine française vers la Chine ainsi qu’à l’ouverture du marché chinois aux semences bovines. Ces accords, sur lesquels les deux chefs d’Etat s’étaient engagés en janvier dernier et qui sont donc réalisés aujourd’hui moins de six mois après cet engagement, permettront aux consommateurs chinois d’apprécier l’excellence du terroir français. Je me réjouis également que la Chine ait confirmé sa volonté forte de concrétiser prochainement les engagements pris en janvier s’agissant des acquisitions d’AIRBUS et même d’en envisager de nouvelles.
Quant au partenariat d’avenir que mon déplacement entendait incarner : le développement durable, l’innovation, la façon dont la coopération économique entre la France et la Chine peut passer de ces très grands projets industriels – qui doivent demeurer – de cette implantation des grandes entreprises de consommation, de distribution à des projets portés par des petites entreprises françaises et chinoises très innovantes, très technologiques, très audacieuses.
Je crois que le déplacement a permis d’illustrer le bien-fondé de ces nouvelles perspectives. Nous avons vu à Shanghai un nouveau mode de transport en commun, un métro tout automatique qui est opéré par KEOLIS et qui est construit dans le cadre d’une joint-venture entre le métro de Shanghai et l’entreprise de transport français.
Je pense aussi à cette présence importante en Chine de la French Tech ou à la possibilité de commercer plus intelligemment entre les grandes infrastructures chinoises et françaises. Je pense notamment à l’accord qui a été signé entre le port de Shanghai et le grand port maritime de Marseille. C’est ce qu’entendait illustrer la composition de la délégation de chefs d’entreprises qui m’accompagnait. Essayer de montrer les synergies entre l’industrie du futur à la française et la stratégie formulée par la Chine du China manufacturing 2025. Essayer de trouver les solutions concrètes mais aussi les normes et les standards de cette nouvelle révolution industrielle qui est devant nous ou plus exactement qui est déjà engagée.
Enfin, je voudrais rappeler que la relation franco-chinoise s’inscrit dans un cadre européen. Vous avez eu l’occasion monsieur le Premier ministre de rencontrer ce matin le vice-président de la Commission européenne, j’ai eu moi-même l’occasion de m’entretenir avec lui par téléphone après votre entretien. Nous voulons rappeler l’attachement de la France à la solidité des liens qui unissent la Chine et l’Union européenne qui permettent entre ces deux partenaires commerciaux, qui sont les premiers partenaires commerciaux, d’envisager l’avenir, de pousser les discussions approfondies, de définir ce qui offrira le cadre je l’espère d’un accord d’investissement équilibré que nous appelons de nos vœux.
L’Europe, monsieur le Premier ministre, croyez-le est plus que jamais engagée en faveur d’un multilatéralisme renouvelé. Elle promeut une mondialisation mieux régulée et plus juste et je me réjouis d’avoir pu échanger avec vous monsieur le Premier ministre très directement, tout à fait dans l’esprit de la coopération franco-chinoise, sur l’ensemble des sujets qui font notre actualité et qui d’une certaine façon font notre avenir.
Merci beaucoup.
  Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe et de M. Li Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine

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Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe, Premier ministre et de M. Li Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine à Pékin

Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe, Premier ministre et de M. Li Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine à Pékin,
Lundi 25 juin 2018 Seul le prononcé fait foi
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs,
Je voudrais d’abord remercier les autorités chinoises pour l’excellent accueil qui nous a été réservé à la délégation que j’ai l’honneur de conduire ainsi qu’à moi-même durant ces quatre jours. Nous avons eu le privilège de découvrir Shenzhen et de retrouver avec bonheur Shanghai et Beijing.
Nous venons d’avoir avec monsieur le Premier ministre Li KEQIANG un échange approfondi après que je me suis entretenu dans le courant de la journée avec le président, Xi JINPING et le président de l’Assemblée nationale, monsieur Li ZHANTSHU. Cette première visite en qualité de Premier ministre, un peu plus de cinq mois après la visite d’Etat du président de la République française, témoigne je crois de l’intensité des relations que nous voulons avoir et entretenir entre nos deux pays.
Mon déplacement manifeste notre engagement à mettre en œuvre sans tarder et dans les meilleures conditions la feuille de route qui a été décidée en janvier dernier par nos chefs d’Etat. Ces quatre jours en Chine, à la rencontre de nos partenaires chinois, des entreprises françaises installées ici, de la communauté française qui vit en Chine, m’ont très largement conforté dans la conviction qui est la mienne que le renforcement des échanges entre la France et la Chine peut utilement contribuer à la paix, au développement international ainsi qu’à la prospérité de nos deux pays dès lors que ce partenariat est équilibré, exigeant, fondé sur un esprit d’ouverture et de réciprocité.
Nous venons de l’évoquer avec le Premier ministre chinois, la France et la Chine doivent relever ensemble un certain nombre de défis mondiaux communs : lutte contre le changement climatique – tout le monde a ici conscience du rôle particulier joué par la Chine et par la France dans la conclusion de l’Accord de Paris et par l’engagement ferme et déterminé de nos deux Etats dans ce défi, dans la façon dont nous pouvons trouver des solutions à ce défi qui est posé certes à nos deux pays mais plus largement à toute l’humanité – la protection de l’environnement, l’élaboration d’un pacte mondial pour l’environnement.
Voilà des sujets sur lesquels nous nous retrouvons et je voudrais d’ailleurs saluer le vote favorable en mai dernier de la Chine à la résolution de procédure de l’Assemblée générale de l’ONU. Mais les défis communs ce sont aussi les crises régionales, le terrorisme international, la prolifération qui menace directement notre sécurité.
Comme vous l’avez dit monsieur le Premier ministre, le contexte international actuel est marqué par la tentation du repli sur soi et par la montée des protectionnismes. J’ai bien entendu et salué le discours d’ouverture des autorités chinoises, notamment au Forum de Boao en avril dernier. Nos deux pays doivent œuvrer main dans la main pour sauvegarder le système commercial multilatéral et surtout pour traiter les causes profondes de la défiance qu’éprouvent certains de nos concitoyens dans le commerce international.
À cet égard, la Chine peut jouer un rôle décisif vu l’état des défis en cours et c’est cet agenda de responsabilité – qui nous permet de nous dire les choses clairement sans laisser l’incompréhension ou la défiance s’installer – qui a été proposé par le président de la République et qui doit en être la méthode.
Sur le plan économique bilatéral, cette visite a été l’occasion de concrétiser des avancées réelles dans des secteurs historiques de notre partenariat stratégique et de dégager de nouveaux secteurs pour le XXIème siècle, en particulier dans le développement durable et dans l’innovation.
Au rang des concrétisations, je pense tout particulièrement à la lettre de couverture relative au projet d’usine de retraitement-recyclage des déchets nucléaires signée par ORANO et CNNC et à la mise en service commerciale prochaine du premier EPR au monde à Taishan. Ces éléments confirment le caractère stratégique de notre partenariat industriel dans ce domaine qui a été engagé il y a bien longtemps, qui dure, qui se raffermit et qui peut nous laisser espérer de beaux jours devant nous.
De même, je pense à la signature du protocole sanitaire d’exportation de la viande bovine française vers la Chine ainsi qu’à l’ouverture du marché chinois aux semences bovines. Ces accords, sur lesquels les deux chefs d’Etat s’étaient engagés en janvier dernier et qui sont donc réalisés aujourd’hui moins de six mois après cet engagement, permettront aux consommateurs chinois d’apprécier l’excellence du terroir français. Je me réjouis également que la Chine ait confirmé sa volonté forte de concrétiser prochainement les engagements pris en janvier s’agissant des acquisitions d’AIRBUS et même d’en envisager de nouvelles.
Quant au partenariat d’avenir que mon déplacement entendait incarner : le développement durable, l’innovation, la façon dont la coopération économique entre la France et la Chine peut passer de ces très grands projets industriels – qui doivent demeurer – de cette implantation des grandes entreprises de consommation, de distribution à des projets portés par des petites entreprises françaises et chinoises très innovantes, très technologiques, très audacieuses.
Je crois que le déplacement a permis d’illustrer le bien-fondé de ces nouvelles perspectives. Nous avons vu à Shanghai un nouveau mode de transport en commun, un métro tout automatique qui est opéré par KEOLIS et qui est construit dans le cadre d’une joint-venture entre le métro de Shanghai et l’entreprise de transport français.
Je pense aussi à cette présence importante en Chine de la French Tech ou à la possibilité de commercer plus intelligemment entre les grandes infrastructures chinoises et françaises. Je pense notamment à l’accord qui a été signé entre le port de Shanghai et le grand port maritime de Marseille. C’est ce qu’entendait illustrer la composition de la délégation de chefs d’entreprises qui m’accompagnait. Essayer de montrer les synergies entre l’industrie du futur à la française et la stratégie formulée par la Chine du China manufacturing 2025. Essayer de trouver les solutions concrètes mais aussi les normes et les standards de cette nouvelle révolution industrielle qui est devant nous ou plus exactement qui est déjà engagée.
Enfin, je voudrais rappeler que la relation franco-chinoise s’inscrit dans un cadre européen. Vous avez eu l’occasion monsieur le Premier ministre de rencontrer ce matin le vice-président de la Commission européenne, j’ai eu moi-même l’occasion de m’entretenir avec lui par téléphone après votre entretien. Nous voulons rappeler l’attachement de la France à la solidité des liens qui unissent la Chine et l’Union européenne qui permettent entre ces deux partenaires commerciaux, qui sont les premiers partenaires commerciaux, d’envisager l’avenir, de pousser les discussions approfondies, de définir ce qui offrira le cadre je l’espère d’un accord d’investissement équilibré que nous appelons de nos vœux.
L’Europe, monsieur le Premier ministre, croyez-le est plus que jamais engagée en faveur d’un multilatéralisme renouvelé. Elle promeut une mondialisation mieux régulée et plus juste et je me réjouis d’avoir pu échanger avec vous monsieur le Premier ministre très directement, tout à fait dans l’esprit de la coopération franco-chinoise, sur l’ensemble des sujets qui font notre actualité et qui d’une certaine façon font notre avenir.
Merci beaucoup.
  Conférence de presse conjointe d’Édouard Philippe et de M. Li Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine

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Entretien avec M. Soumeylou Boubeye Maiga, Premier ministre du Mali

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
recevra Son Excellence M. Soumeylou BOUBÈYE MAÏGA, Premier ministre du Mali
Mardi 26 juin 2018 à 13h00
Hôtel de Matignon

Déroulé prévisionnel:

13h00 Arrivée de S. Exc M. Soumeylou BOUBÈYE MAÏGA, Premier ministre…

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Entretien avec M. Soumeylou Boubeye Maiga, Premier ministre du Mali

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
recevra Son Excellence M. Soumeylou BOUBÈYE MAÏGA, Premier ministre du Mali
Mardi 26 juin 2018 à 13h00
Hôtel de Matignon

Déroulé prévisionnel:

13h00 Arrivée de S. Exc M. Soumeylou BOUBÈYE MAÏGA, Premier ministre…

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dimanche 24 juin 2018 - 20:27

Agenda prévisionnel du mardi 26 juin au dimanche 1er juillet 2018

Mardi 26 juin 2018
08h30 Petit-déjeuner de la Majorité
Hôtel de Matignon
12h30 Première Rencontre Nationale du plan « Action Cœur de Ville » avec M. Jacques MÉZARD, ministre de la Cohésion des territoires
Hôtel de Matignon
13h00 Déjeuner avec Son Excel…

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jeudi 21 juin 2018 - 15:20

Dossier de presse sur les mesures pour l’investissement et l’innovation

1/ Le Grand plan d’investissement, doté de 57 milliards d’euros, est engagé depuis le début de l’année. Toutes les initiatives prévues sont désormais lancées sous l’égide de comités de pilotage présidés par les Ministres. Des évaluations auront lieu en 2019 et pourront donner lieu à des premières réallocations entre les différentes priorités.
2/ Le Conseil de l’innovation est mis en place pour appuyer le Gouvernement dans ses choix stratégiques. Il va permettre de simplifier graduellement le paysage des aides publiques et de contribuer à orienter les moyens du nouveau Fonds pour l’innovation et l’industrie vers les grands défis de rupture de demain. Des premières décisions d’allocation seront prises le 19 juillet.
3/ Les écosystèmes d’innovation sont consolidés et les liens entre les acteurs renforcés.

  • Les pôles de compétitivité vont entrer dans une nouvelle phase de leur développement, avec une exigence d’excellence et une ambition européenne renforcées.
  • Les Instituts de recherche technologique et de la transition énergétique verront leurs règles de fonctionnement simplifiées et harmonisées pour mieux accompagner la montée en puissance des financeurs privés et renforcer leur attractivité vis-à-vis des chercheurs.
  • Les acteurs du transfert technologique vont formaliser des accords-types pour raccourcir les délais et renforcer la sécurité juridique des start-ups et PME.
  • Un nouveau fonds French Tech Seed, doté par l’Etat de 400 millions d’euros, investira directement dans les start-ups technologiques au stade du pré-amorçage.

>> Pour en savoir plus, découvrez le dossier de presse en téléchargement ci-bas (PDF) Dossier de presse – Notre ambition pour l’investissement et l’innovation – Metz – 21.06.2018

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Discours à l’Institut de recherche technologique

« Quel est le meilleur des trois espèces de soufflets employés dans les mines de fer ? ». Sans doute quelqu’un ici connaît-il la réponse. Inutile de vous casser la tête. Pierre-Clément Grignon l’a déjà donnée. En 1770. …

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Discours à l’Institut de recherche technologique M2P à Metz

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, à l’Institut de recherche technologique de Metz

Seul le prononcé fait foi

Madame et monsieur le ministre,
Monsieur le préfet,
Monsieur le maire de Metz,
Monsieur le président du conseil régional,
Mon…

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mercredi 20 juin 2018 - 20:23

Fête de la musique 2018 à l’Hôtel de Matignon

À l’occasion de la 37ème édition de la « Fête de la Musique », l’Hôtel de Matignon ouvrira ses portes aux élèves du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), du Conservatoire Arthur Honegger du Havre et à l’orchestre, issu du programme Orchestre à l’Ecole, du groupe scolaire Louis Blanc au […]

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Facebook Live du 19 juin

Edouard PHILIPPE, Premier ministre
Bonjour à tous et bienvenue pour ce « Facebook Live » exceptionnel ce soir. Exceptionnel parce que nous sommes en présence de Muriel PENICAUD, la ministre du Travail. Doublement exceptionnel parce que nous allons cons…

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lundi 18 juin 2018 - 16:06

Déplacement à Metz

Déplacement de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre, avec M. Bruno LE MAIRE, ministre de l’Economie et des Finances et Madame Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Jeudi 21 juin 2018, Metz

Le Prem…

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Déplacement à Bruxelles mercredi 20 juin 2018

Déplacement d’Edouard Philippe, Premier ministre et de Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes à Bruxelles [Déroulé]

Le Premier ministre se rendra à la Commiss…

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dimanche 17 juin 2018 - 22:40

Agenda prévisionnel de d’Édouard Philippe du lundi 18 juin au lundi 25 juin 2018

Lundi 18 juin 2018 – 12h00. Entretien avec M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères …

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jeudi 14 juin 2018 - 17:31

Le Premier ministre, Édouard Philippe recevra pour un entretien Edouard Fritch, président de la Polynésie française

La cour de l’Hôtel de Matignon sera ouverte jeudi 22 juin 2017 à parti de 16h00 jusqu’à 17h30.

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Rapport sénatorial sur la sécurité routière

Bien que les sénateurs partagent le constat de la place prépondérante du facteur vitesse dans l’accidentalité routière, ils contestent la pertinence de l’abaissement de la vitesse moyenne autorisée à 80 km/h &hellip:

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