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mercredi 12 décembre 2018 - 9:33

Strasbourg : le plan Vigipirate est placé au niveau « urgence attentat »

Plan Vigipirate

12 décembre 2018 – Actualité

Strasbourg : le plan Vigipirate est placé au niveau « urgence attentat »

Les forces de sécurité étaient mobilisées dans la nuit de mardi 11 décembre à mercredi pour tenter de retrouver l’auteur en fuite de la fusillade sur le Marché de Noël de Strasbourg. A la suite de ces événements, le Gouvernement a décidé de placer le plan Vigipirate au niveau « urgence attentat ».

 
Vers 20 heures, mardi 11 décembre, un individu armé est entré dans le périmètre du Marché de Noël de Strasbourg. L’assaillant a ouvert le feu, tuant 3 personnes et en blessant 13, dont 9 grièvement, selon un dernier bilan communiqué par la préfecture du Bas-Rhin. L’individu était fiché S (préfecture du Bas-Rhin).

Quelque 350 personnes, dont 100 membres de la police judiciaire, des militaires et deux hélicoptères, recherchent l’assaillant, a indiqué le ministre de l’Intérieur lors d’une déclaration depuis la préfecture du Bas-Rhin à Strasbourg.
 

  • Une cellule d’urgence médico-psychologique a été ouverte, les habitants du quartier ont été invités à rester chez eux.

     

  • Christophe Castaner s’est rendu à Strasbourg dans la soirée. Le Premier ministre a activé le Centre interministériel de crise.

éléments sur la menace et la lutte contre le terrorisme

6 attentats ont été déjoués cette année (dernier chiffre daté du 13 novembre 2018). Il faut souligner l’utilité de la loi sur la sécurité intérieure : l’un de ces six attentats déjoués l’a été grâce à une visite domiciliaire et à l’exploitation immédiate des éléments recueillis. Le risque zéro n’existe pas, mais nous sommes mieux armés qu’hier.
 

  • La menace terroriste reste élevée mais elle a changé de nature. La principale menace concerne des individus vivant en France et passant à l’action avec des moyens rudimentaires qui peuvent être meurtriers.
     
  • Face à cette évolution, le Gouvernement a adapté ses réponses et renforcé ses moyens.

Renforcement des moyens de la DGSI, chef de file sur la lutte anti-terroriste : + 1900 postes, augmentation du budget de + 20 millions d’euros en 2019.

Création d’un parquet national anti-terroriste (PNAT) et formation des magistrats au contre-terrorisme, avec la création d’un parcours spécifique à l’Ecole nationale de la magistrature.

Suivi des détenus condamnés dans des dossiers terroristes et des détenus de droit commun radicalisés en fin de peine. Suivi étroit, à commencer par les 48 condamnés pour terrorisme qui sortiront d’ici à la fin 2019.

Information des maires : Christophe Castaner a signé en novembre dernier une circulaire qui permettra aux maires d’être informés de la présence des fichés au FSPRT (fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste) dans leur commune, ainsi que parmi les employés municipaux à des postes sensibles (ex : éducateur), afin de pouvoir prendre des mesures de prévention.
 

Qu’est-ce qu’une fiche S ?
 

  • Une fiche S est un outil de renseignement qui permet aux services de suivre des personnes ou leur entourage pour des raisons extrêmement diverses, et pour donner aux policiers la conduite à suivre lors d’un passage de frontière ou d’un contrôle de police.
     
  • La fiche S n’est pas en elle-même un élément de preuve et elle n’a d’intérêt que si les personnes concernées ne savent pas qu’elles le sont. Elle permet d’obtenir de l’information sur une personne à chaque fois que celle-ci est confrontée à certains services de l’Etat (contrôle routier, passage par un aéroport, demande de renouvellement de passeport). Ainsi, à elle seule, la fiche S ne préjuge pas de la dangerosité de l’individu fiché. Elle signifie seulement qu’un service spécialisé souhaite obtenir une remontée d’information en cas de contrôle.
     
  • Les fiches S servent toutes les semaines à démanteler des réseaux, à empêcher des attentats.
     
  • Il n’est pas possible de détenir une personne qui serait fichée S, avant qu’elle n’ait commis ou ait l’intention avérée de commettre une infraction. On ne peut pas, en France, être privé de sa liberté sur la base d’un soupçon.

Qu’est-ce que le FSPRT ?

Le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) est distinct du fichier où figurent les individus fichés S.
 

  • Il permet au niveau national d’obtenir une vue d’ensemble de la radicalisation.
     
  • Les préfets et les services du ministère de l’Intérieur sont pleinement mobilisés dans le suivi des individus étrangers inscrits au FSPRT (fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste).
     
  • La loi permet l’expulsion des étrangers présentant une menace avérée contre l’Etat. Entre début 2017 et mai 2018, 197 étrangers en situation irrégulière et 80 étrangers en situation régulière ont fait l’objet d’une mesure administrative d’expulsion ou d’éloignement (qui a été exécutée ou qui est en cours d’exécution).
     
  • Une instruction du ministre de l’Intérieur a rappelé aux préfets la nécessité de faire pleinement application des outils à leur disposition et de tout mettre en œuvre pour que les mesures d’éloignement édictées soient effectivement mises en œuvre.
 
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Strasbourg : le plan Vigipirate est placé au niveau « urgence attentat »

Plan Vigipirate

12 décembre 2018 – Actualité

Strasbourg : le plan Vigipirate est placé au niveau « urgence attentat »

Les forces de sécurité étaient mobilisées dans la nuit de mardi 11 décembre à mercredi pour tenter de retrouver l’auteur en fuite de la fusillade sur le Marché de Noël de Strasbourg. A la suite de ces événements, le Gouvernement a décidé de placer le plan Vigipirate au niveau « urgence attentat ».

 
Vers 20 heures, mardi 11 décembre, un individu armé est entré dans le périmètre du Marché de Noël de Strasbourg. L’assaillant a ouvert le feu, tuant 3 personnes et en blessant 13, dont 9 grièvement, selon un dernier bilan communiqué par la préfecture du Bas-Rhin. L’individu était fiché S (préfecture du Bas-Rhin).

Quelque 350 personnes, dont 100 membres de la police judiciaire, des militaires et deux hélicoptères, recherchent l’assaillant, a indiqué le ministre de l’Intérieur lors d’une déclaration depuis la préfecture du Bas-Rhin à Strasbourg.
 

  • Une cellule d’urgence médico-psychologique a été ouverte, les habitants du quartier ont été invités à rester chez eux.

     

  • Christophe Castaner s’est rendu à Strasbourg dans la soirée. Le Premier ministre a activé le Centre interministériel de crise.

éléments sur la menace et la lutte contre le terrorisme

6 attentats ont été déjoués cette année (dernier chiffre daté du 13 novembre 2018). Il faut souligner l’utilité de la loi sur la sécurité intérieure : l’un de ces six attentats déjoués l’a été grâce à une visite domiciliaire et à l’exploitation immédiate des éléments recueillis. Le risque zéro n’existe pas, mais nous sommes mieux armés qu’hier.
 

  • La menace terroriste reste élevée mais elle a changé de nature. La principale menace concerne des individus vivant en France et passant à l’action avec des moyens rudimentaires qui peuvent être meurtriers.
     
  • Face à cette évolution, le Gouvernement a adapté ses réponses et renforcé ses moyens.

Renforcement des moyens de la DGSI, chef de file sur la lutte anti-terroriste : + 1900 postes, augmentation du budget de + 20 millions d’euros en 2019.

Création d’un parquet national anti-terroriste (PNAT) et formation des magistrats au contre-terrorisme, avec la création d’un parcours spécifique à l’Ecole nationale de la magistrature.

Suivi des détenus condamnés dans des dossiers terroristes et des détenus de droit commun radicalisés en fin de peine. Suivi étroit, à commencer par les 48 condamnés pour terrorisme qui sortiront d’ici à la fin 2019.

Information des maires : Christophe Castaner a signé en novembre dernier une circulaire qui permettra aux maires d’être informés de la présence des fichés au FSPRT (fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste) dans leur commune, ainsi que parmi les employés municipaux à des postes sensibles (ex : éducateur), afin de pouvoir prendre des mesures de prévention.
 

Qu’est-ce qu’une fiche S ?
 

  • Une fiche S est un outil de renseignement qui permet aux services de suivre des personnes ou leur entourage pour des raisons extrêmement diverses, et pour donner aux policiers la conduite à suivre lors d’un passage de frontière ou d’un contrôle de police.
     
  • La fiche S n’est pas en elle-même un élément de preuve et elle n’a d’intérêt que si les personnes concernées ne savent pas qu’elles le sont. Elle permet d’obtenir de l’information sur une personne à chaque fois que celle-ci est confrontée à certains services de l’Etat (contrôle routier, passage par un aéroport, demande de renouvellement de passeport). Ainsi, à elle seule, la fiche S ne préjuge pas de la dangerosité de l’individu fiché. Elle signifie seulement qu’un service spécialisé souhaite obtenir une remontée d’information en cas de contrôle.
     
  • Les fiches S servent toutes les semaines à démanteler des réseaux, à empêcher des attentats.
     
  • Il n’est pas possible de détenir une personne qui serait fichée S, avant qu’elle n’ait commis ou ait l’intention avérée de commettre une infraction. On ne peut pas, en France, être privé de sa liberté sur la base d’un soupçon.

Qu’est-ce que le FSPRT ?

Le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) est distinct du fichier où figurent les individus fichés S.
 

  • Il permet au niveau national d’obtenir une vue d’ensemble de la radicalisation.
     
  • Les préfets et les services du ministère de l’Intérieur sont pleinement mobilisés dans le suivi des individus étrangers inscrits au FSPRT (fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste).
     
  • La loi permet l’expulsion des étrangers présentant une menace avérée contre l’Etat. Entre début 2017 et mai 2018, 197 étrangers en situation irrégulière et 80 étrangers en situation régulière ont fait l’objet d’une mesure administrative d’expulsion ou d’éloignement (qui a été exécutée ou qui est en cours d’exécution).
     
  • Une instruction du ministre de l’Intérieur a rappelé aux préfets la nécessité de faire pleinement application des outils à leur disposition et de tout mettre en œuvre pour que les mesures d’éloignement édictées soient effectivement mises en œuvre.
 
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mardi 11 décembre 2018 - 19:15

Agenda prévisionnel du Premier ministre du mardi 11 décembre au vendredi 14 décembre 2018

Mardi 11 décembre 2018
08h30 Petit-déjeuner de la majorité
Hôtel de Matignon

15h00 Questions d’actualité au Gouvernement
Assemblée nationale

16h00 Réunion de mobilisation du secteur bancaire présidée par le Président de la République en présence de M…

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Agenda prévisionnel du Premier ministre du mardi 11 décembre au vendredi 14 décembre 2018

Mardi 11 décembre 2018
08h30 Petit-déjeuner de la majorité
Hôtel de Matignon

15h00 Questions d’actualité au Gouvernement
Assemblée nationale

16h00 Réunion de mobilisation du secteur bancaire présidée par le Président de la République en présence de M…

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Intervention à l’occasion des « 30 ans de Villes de France »

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
interviendra à l’occasion des « 30 ans de Villes de France »

Mercredi 12 décembre 2018
Paris, 7ème

Le Premier ministre participera à la rencontre organisée par Villes de France, qui regroupe les villes de 15 000…

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Intervention à l’occasion des « 30 ans de Villes de France »

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
interviendra à l’occasion des « 30 ans de Villes de France »

Mercredi 12 décembre 2018
Paris, 7ème

Le Premier ministre participera à la rencontre organisée par Villes de France, qui regroupe les villes de 15 000…

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vendredi 7 décembre 2018 - 16:15

Réunion de ministres

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, réunira les ministres concernés, dans le cadre de la préparation du grand débat public organisé entre le 15 décembre et le 1er mars 2019.
Vendredi 7 décembre 2018 à 16h30
Hôtel de Matignon

Dispositif presse
La co…

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Rencontre avec le Premier ministre palestinien

M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre, recevra M. Rami HAMDALLAH, Premier ministre palestinien
Vendredi 7 décembre 2018
Hôtel de Matignon
Déroulé prévisionnel :
15h00 : Arrivée de M. Rami HAMDALLAH, Premier ministre palestinien
Toute presse accréditée

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jeudi 6 décembre 2018 - 17:37

Discours devant le Sénat

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le président,

Mesdames et messieurs les sénateurs,

Dans chacun des territoires que vous représentez, depuis 3 semaines des groupes de français ayant enfilé un gilet jaune, parfois des groupes très restreints parfoi…

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mercredi 5 décembre 2018 - 21:10

Groupe VALE en Nouvelle-Calédonie

Monsieur Fabio SCHVARTSMAN, président du groupe VALE, a annoncé mardi 4 novembre des décisions confortant l’avenir de l’usine métallurgique de Goro en Nouvelle-Calédonie, dont il est actionnaire majoritaire aux côtés des institutions de Nouvelle-Calé…

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Discours devant l’Assemblée nationale

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les Députés,

Le 17 novembre dernier, près de 300 000 Français manifestaient en France pour crier leur colère. Depuis, ils sont restés nombreux sur des ronds-points, des péages aut…

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Le Premier ministre annonce un moratoire sur plusieurs mesures fiscales

5 décembre 2018 – ActualitéLe Premier ministre annonce un moratoire sur plusieurs mesures fiscales

Édouard Philippe a annoncé mardi 4 décembre des mesures fortes lors d’une déclaration à Matignon.

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mardi 4 décembre 2018 - 14:14

Discours à l’Hôtel de Matignon

Seul le prononcé fait foi

Depuis plus de trois semaines, des dizaines de milliers de Français expriment leur colère, sur des ronds-points, des péages, près de zones commerciales ou dans les rues de nombreuses villes de France.
Cette colère vient de lo…

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lundi 3 décembre 2018 - 9:57

Engagement des consultations politiques par le Premier ministre

A la demande du président de la République, et suite aux événements survenus dans la journée de samedi, le Premier ministre engage dès aujourd’hui la consultation des groupes et partis politiques représentés au Parlement. Il aura mardi un échange avec …

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Les chefs de partis reçus à Matignon par le Premier ministre

3 décembre 2018 – ActualitéLes chefs de partis reçus à Matignon par le Premier ministre

A la suite des affrontements qui ont eu lieu le 1er décembre, le président de la République a chargé le Premier …

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Entretiens du lundi 3 décembre 2018

M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre, s’entretiendra avec les présidents des groupes parlementaires des Assemblées, les responsables des partis et forces politiques représentés au Parlement, et la maire de Paris

Lundi 3 décembre, Hôtel de Matignon

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mercredi 28 novembre 2018 - 19:46

Réunion avec les acteurs de l’hébergement d’urgence

Le Premier ministre, accompagné de Mme Jacqueline GOURAULT, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les Collectivités territoriales, de M. Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur, de Mme Christelle DUBOS, secrétaire d’État au…

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Entretiens avec les collèges du Conseil national de la transition écologique

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
recevra les membres des collèges du Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE)

Hôtel de Matignon

Le Premier ministre s’entretiendra avec les membres des collèges du CNTE afin de les consulter sur l’orga…

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Briefing presse – COP24

Dans le cadre du déplacement de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,

à la 24ème  Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP24)

 un briefing presse est organisé

 

en présence…

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mardi 27 novembre 2018 - 15:08

Déjeuner avec les ONG environnementales

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
avec M. François de RUGY, ministre d’État, ministre de la Transition Écologique et Solidaire
Mme Brune POIRSON, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition Écologique et Solidaire
et Mme…

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lundi 26 novembre 2018 - 18:17

Agenda prévisionnel de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre du lundi 26 novembre 2018 au vendredi 30 novembre 2018

Lundi 26 novembre 2018
09h00 Conseil restreint de Défense
Palais de l’Elysée
10h00 Conseil des ministres
Palais de l’Elysée
13h00 Déjeuner avec le Président de la République
Palais de l’Elysée
16h30 Entretien avec M. Christophe CASTANER, ministre de l’…

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vendredi 23 novembre 2018 - 19:24

Déplacement d’Edouard Philippe, Premier ministre, à la COP24, en Pologne

 
M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,

avec M. François de RUGY, ministre d’Etat, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire

et Mme Brune POIRSON, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition Ecologique et Soli…

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jeudi 22 novembre 2018 - 21:01

Discours d’Édouard Philippe au 101e Congrès de l’Association des maires de France

Des moments difficiles, j’en ai connu dans mes fonctions de maire. Mais ces moments ont toujours été jusqu’à présent moins difficiles que ceux qu’un certain nombre d’entre vous ont connus durant l’année qui vient de s’écouler.

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Discours du Premier ministre lors du Conseil national de l’industrie

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre
Conseil national de l’industrie
Paris
Jeudi 22 novembre 2018

Seul le prononcé fait foi

Mesdames et messieurs les ministres,

Monsieur le vice-président du CNI, cher Philippe VARIN,

Mesdames et messieurs, chers amis,

 

Certains d’entre vous le savent peut-être : à l’occasion de la première exposition universelle française, Napoléon III avait chargé l’architecte Jean-Marie-Victor VIEL et l’ingénieur Alexis BARRAULT de construire, ici-même, un « Palais de l’industrie ». Et le 15 novembre 1855, près de 40 000 invités se sont pressés à son inauguration.

 

163 ans après, le « Grand-Palais » a remplacé le « Palais de l’industrie » qui lui, a disparu. Cependant, ce qui demeure, c’est cette passion, cet intérêt encore largement partagé, pour tout ce qui touche de près ou de loin à l’industrie, aux machines, à l’innovation. Ainsi, d’ici quelques heures, à peu près autant de visiteurs qu’en 1855 arpenteront les allées de cette exposition. Et durant quelques jours, le « Palais de l’Industrie » percera de nouveau derrière le Grand-Palais.

 

Si, à 160 ans d’intervalle, des milliers de personnes continuent de répondre à l’appel, c’est que l’usine n’a rien perdu de son caractère « extraordinaire » comme vous le rappelez très justement.

 

D’abord, parce qu’en visitant les usines, on découvre que tout ce qui nous semble très ordinaire – une éolienne, un oreiller, un médicament – est le résultat de véritables miracles d’ingéniosité. Le résultat de compétences, d’investissements souvent lourds, de prises de risque et de pas mal de sueur.

Ensuite, parce qu’on ne devient pas ou on ne reste pas une grande puissance économique, voire une grande puissance tout court, sans un outil industriel innovant et compétitif. Toutes les grandes puissances économiques ont une industrie puissante.

 

Enfin de la santé de l’industrie dépend la santé économique et sociale de centaines de villes petites et moyennes. La santé aussi de dizaines d’écoles, de filières professionnelles, de milliers de métiers qualifiés et de savoir-faire dont notre pays a besoin s’il veut garantir sa souveraineté et construire son avenir.

 

C’est pourquoi, il y a précisément un an, au mois de novembre 2017, nous avons engagé une stratégie déterminée de reconquête industrielle. Une stratégie qui repose sur 4 piliers : l’amélioration de notre compétitivité-coût ; l’innovation ; la formation ; et une forte présence territoriale. Et nous avons mis cette stratégie en musique.

 

C’est le rôle pivot que nous avons donné au Conseil National de l’Industrie pour mener les initiatives que Bruno Le Maire et Philippe VARIN ont rappelées tout à l’heure.

 

C’est la structuration de 18 filières industrielles autour de contrats stratégiques de filières , qui seront tous signés d’ici la fin de l’année.

 

C’est la mobilisation de tous les ministres qui, dans leur champ de compétences, mènent des politiques publiques qui intéressent directement l’industrie.

 

C’est par exemple le cas de l’énergie. La PPE que prépare François DE RUGY inclut ainsi deux objectifs clairs : positionner nos industriels en priorité sur les technologies de la transition énergétique ; garantir à l’industrie française un approvisionnement bon marché en énergie.

 

C’est le cas de la formation : les transformations de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle que conduisent Frédérique VIDAL et Muriel PENICAUD, doivent permettre d’offrir à l’industrie les compétences dont elle a besoin.

 

Autre domaine : l’économie circulaire. Le projet de loi que prépare Brune POIRSON a pour but de faire de l’économie circulaire une source d’innovations et d’opportunités pour l’industrie, pas de lui imposer de nouvelles contraintes.

 

Enfin, le président de la République et moi-même avons souhaité confié à Mme Agnès PANNIER-RUNACHER une mission très claire de reconquête industrielle.

 

Nous avons par ailleurs doté notre pays des instruments nécessaires à notre ambition. C’est le plan d’investissement dans les compétences. C’est le fonds pour l’industrie et l’innovation. C’est le plan pour l’industrie du futur que j’ai annoncé le 20 septembre et dont nous avons engagé le déploiement. C’est la « French Fab » qui réunit toute notre industrie sous une bannière commune.

 

Je suis toujours prudent avec les résultats. En particulier dans l’industrie où on raisonne sur une échelle de temps longue. Cela n’interdit pas de nous réjouir de quelques signaux positifs.

 

D’abord et pour la première fois depuis dix ans, les entreprises recréent des emplois industriels en France.

Ensuite, la croissance de la production industrielle française dépasse désormais celles de nos principaux voisins européens.

 

Enfin, la France est le pays qui a accueilli en 2017 le plus d’investissements industriels étrangers en Europe.

 

Cela étant, nous risquons d’entrer dans une zone de turbulences.

 

C’est vrai en France s’agissant de certains dossiers très précis.

 

Mais c’est vrai surtout au niveau mondial : avec le retour des tensions commerciales et la hausse des tarifs douaniers. Avec le ralentissement de la croissance. Avec la transition écologique, que certes nous soutenons, mais qui bouleverse nos équilibres plus vite que prévu.

 

Tout cela va nous conduire à mettre l’accent durant l’année 2019 sur trois enjeux majeurs : l’Europe, l’innovation et surtout, les territoires.

 

Premier enjeu : l’Europe.

 

Comme vous le savez, l’année 2019 s’annonce déterminante pour l’Europe. Déterminante parce que les peuples se prononceront en mai sur des lignes extrêmement claires. Et parce que le Brexit connaîtra son épilogue ou, du moins, franchira une étape importante le 29 mars prochain.

 

Nous voulons donc en profiter pour replacer l’innovation et l’industrie au cœur du projet européen. Concrètement, cela signifie que nous sommes prêts, comme le propose l’Allemagne, à construire une filière de batteries européennes. Parce que demain, ces batteries représenteront la moitié de la valeur ajoutée d’un véhicule.

 

Cela signifie aussi que nous voulons faire de l’Europe une place forte de l’intelligence artificielle, dans le droit fil du plan que nous avons annoncé au mois de mars.

 

Cela signifie enfin que nous devons pouvoir construire des champions industriels européens. Je pense en particulier au domaine ferroviaire. Mais pour cela, nous devons avoir une vision équilibrée de la politique de la concurrence en Europe. Une vision qui tienne compte de la capacité de nos champions à résister à la concurrence internationale.

 

Pour évoquer ces sujets et les défendre en commun dans les enceintes européennes, nous réunirons le 18 décembre prochain à Paris, les ministres des pays européens qui partagent cette préoccupation de l’industrie, en particulier l’Allemagne.

 

Le Brexit ensuite. Qu’il soit dur ou non, il s’agit d’une perte pour l’Europe dans son ensemble.

 

Nous devons donc limiter ses conséquences négatives et jouer aussi notre carte, en rappelant par exemple que c’est le bon moment pour installer des usines chez nous et y investir.

 

 

Pour construire cette stratégie d’attractivité, pour la faire connaître aussi, nous avons fait appel au plus français des membres du Commonwealth, je veux parler de Ross Mc INES (ndlr : né à Calcutta de parents australiens ; diplômé d’Oxford, nationalité française).

 

Et le 21 janvier 2019, nous lancerons la 2ème édition du sommet « Choose France » à Versailles, en nous adressant en priorité aux investisseurs industriels.

 

Deuxième grand enjeu de l’année 2019 : l’innovation.

 

Seul un lien très fort entre recherche, innovation et industrie nous permettra de tenir dans la compétition internationale dans quelques grands domaines d’excellence. C’est pour cette raison que nous avons, avec Bruno LE MAIRE et Frédérique VIDAL, intégré l’innovation à tous les contrats de filière.

 

Et c’est pourquoi nous avons décidé d’accompagner, – on l’a encore vu ce matin – les grands projets d’innovation des filières, en particulier ceux qui permettent de préparer les solutions de demain aux attentes de nos concitoyens.

 

Je veux parler des projets sur les batteries de 4ème génération et sur l’hydrogène qui doivent nous aider à répondre aux enjeux de la PPE. Nous accompagnerons notamment la filière ferroviaire dans la conception d’un train à hydrogène capable de remplacer à un horizon 2030 les locomotives qui fonctionnent au diesel.

 

Autre projet innovant que nous allons accompagner cette fois dans le domaine de la santé, celui qui concerne la « Bioproduction» dont nous avons besoin pour vaincre le cancer.

 

Dans le droit fil des Etats généraux de l’alimentation, nous soutiendrons des projets dans le domaine de l’agro-alimentaire, en particulier sur la traçabilité des aliments.

 

Troisième et dernier défi de cette année : la reconquête des territoires d’industrie.

 

Je ne suis pas totalement sûr que si on demande aux Français quelles sont, selon eux, les cinq zones d’emplois les plus industrielles de France, ils vous répondent tous de manière uniforme et spontanée : la vallée de la Bresle en Seine-Maritime ; Oyonnax dans l’Ain ; la vallée de l’Arve en Haute-Savoie ; la Ferté-Bernard dans la Sarthe et enfin, Gien dans le Loiret. Et pourtant, l’avenir de l’emploi industriel du pays, c’est en grande partie dans ces territoires qu’il se joue.

 

Pour soutenir ces territoires, nous avons voulu construire une approche nouvelle. Une approche qui épouse de manière beaucoup plus fidèle la géographie industrielle de notre pays. Qui épouse aussi sa réalité institutionnelle, celle de la montée en puissance dans le domaine économique, des conseils régionaux et des intercommunalités.

 

Cette approche, elle doit surtout permettre de soutenir et de développer nos entreprises industrielles dans les villes moyennes et petites, celles où justement s’expriment avec le plus de force, la colère et l’inquiétude. Or, un des meilleurs moyens d’obtenir des gains de pouvoir d’achat, c’est d’aider nos usines, nos PMI, nos PME. Jusqu’à présent, on n’a rien trouvé de mieux pour créer de la richesse. Une richesse qu’on doit ensuite partager de manière équitable, sous la forme de hausses de salaires, d’intéressement, de prestations sociales et de services publics.

 

Pour conduire cette nouvelle méthode, nous avons demandé à une équipe aux profils divers de nous aider. Je voudrais ainsi remercier très sincèrement de leur aide : le député Bruno BONNELL, le vice-président de la région Centre, Harold HUWART, la maire de Port-Jérôme Virginie CAROLO ainsi que la chef d’entreprise Clémentine Gallet et Olivier LLUANSI.

 

Cette nouvelle approche repose sur trois principes.

 

Un principe de ciblage. Le C.N.I a dévoilé ce matin la carte des 124 territoires d’industrie que nous avons identifiés.

 

Ces territoires sont répartis dans toute la France : à Cholet, à Figeac, dans la vallée de l’Orne, en Corse, à la Réunion ou en Guyane. Leur superficie correspond à peu près à celle d’un bassin d’emploi et de consommation. Cette liste n’est ni figée, ni fermée. Elle est plus un début qu’une fin et c’est aux acteurs locaux qu’il reviendra de l’affiner.

 

Comme vous le verrez aussi sur la carte, dans leur grande majorité, ces territoires se situent en-dehors des métropoles, même si nous n’en n’avons pas fait une question de principe. Parfois, ils se situent à leur périphérie.

 

Ces 124 territoires, qui associent des industriels et des collectivités intéressées, vont signer durant les prochains moins, un contrat de « projet territorial industriel » pour formaliser les engagements que prendront les parties prenantes.

 

Le deuxième principe est un principe de gestion décentralisée. Les projets devront d’abord être gérés et animés par les acteurs locaux : industriels, maires, présidents d’EPCI. Car c’est par là que tout commence.

 

Mais, le pilote du dispositif, ce sera le président de région. Parce que la région est désormais devenue le principal acteur du développement économique territorial. J’entends souvent dire que nous aurions des difficultés à travailler avec les collectivités locales. La preuve que non : nous avons très bien travaillé avec celles et ceux qui ont bien voulu s’impliquer. Et je voudrais remercier très chaleureusement l’A.R.F et son président Hervé MORIN, ainsi que l’ensemble des présidents de régions. Je voudrais aussi remercier l’assemblée des communautés de France et son président, Jean-Luc RIGAUT qui mène depuis des mois une réflexion sur ces enjeux industriels.

 

Ce dispositif « Territoires d’industrie » sera d’ailleurs au cœur du dialogue que Bruno LE MAIRE a proposé de poursuivre de façon plus régulière et structurée avec les présidents de région dans le domaine du développement économique, dans la continuité des engagements que nous avons pris mi-octobre à Matignon.

 

Troisième principe : la concentration des moyens. Ces moyens sont à la fois financiers, avec plus d’un milliard d’euros de financements orientés en priorité vers ces territoires, administratifs, techniques et humains. Ces moyens forment une sorte de « panier de services » à destination des territoires d’industrie. Des services qui se structurent autour de 4 enjeux.

 

Premier enjeu : renforcer leur attractivité. Nous mettrons les bouchées doubles pour accélérer la couverture numérique de ces territoires. Nous avons sollicité la Banque des territoires pour qu’elle finance en priorité leurs projets, notamment fonciers. Business France effectuera des diagnostics d’attractivité et nommera un conseiller export pour chacun d’entre eux.

 

Le deuxième enjeu est celui des compétences. Nous mobiliserons en priorité les moyens du Plan d’investissement dans les compétences sur ces territoires. Avec l’aide de Bpifrance, nous voulons également y développer le « volontariat territorial en entreprise ». Son principe : orienter de façon privilégiée les étudiants en écoles d’ingénieurs ou de commerce vers des PME, qui ont souvent grand besoin de leurs compétences.

 

Troisième enjeu : l’innovation. Les territoires d’industrie bénéficieront en priorité des dispositifs que nous venons de lancer dans le cadre du Plan pour l’industrie du futur, du PIA régionalisé ou du dispositif « Territoires d’innovation » dont nous publions aujourd’hui le cahier des charges.

 

Dernier enjeu : la simplification. Nous lancerons un appel à projets « France expérimentation » dans les territoires d’industrie pour y faciliter les demandes de dérogations administratives et règlementaires. Nous y mettrons également en œuvre de manière prioritaire, l’usage du rescrit environnemental dans le but de sécuriser les projets en cours de développement.

 

En 1855, les autorités avaient décoré l’entrée du « Palais de l’industrie » avec une sculpture qui représentait la France en train de distribuer des couronnes à l’industrie pour lui témoigner reconnaissance. La couronne est aujourd’hui un peu passée de mode.

 

En revanche, la reconnaissance du pays est entière. Reconnaissance pour le travail qu’ont accompli le CNI, les collectivités territoriales et leurs groupements en faveur de l’industrie locale. Reconnaissance pour les entreprises et les associations qui ont accepté de soutenir ce pari un peu fou « d’Usine extraordinaire ».

 

Un pari dont j’ai maintenant assez retardé le coup d’envoi. Merci à tous de votre attention. Et vive l’industrie française.

Discours du Premier ministre – Conseil national de l’industrie – Paris- 22.11.2018

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mercredi 21 novembre 2018 - 16:38

Industrie : une nouvelle approche pour accélérer le développement des territoires industriels

Le Premier ministre dévoile la carte des 124 territoires industrie

21 novembre 2018

Industrie : une nouvelle approche pour accélérer le développement des territoires industriels

Lors du Conseil national de l’industrie du 22 novembre 2018, Édouard Philippe a dévoilé le nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires à forte dimension industrielle. Au programme : 124 « Territoires d’industrie » sélectionnés, plus d’un milliard d’euros de financement, et une gestion décentralisée.

 
Pour la première fois depuis dix ans, les entreprises recréent des emplois industriels en France. La croissance de la production industrielle française dépasse désormais celles de ses principaux voisins européens. Et les investissements industriels étrangers en Europe en 2017 se sont principalement dirigés vers la France. Ainsi, les sources de satisfaction pour l’industrie française sont présentes mais les défis à relever à l’avenir le sont également. « Tout cela va nous conduire à mettre l’accent durant l’année 2019 sur trois enjeux majeurs : l’Europe, l’innovation et surtout, les territoires » a souligné le Premier ministre lors du Conseil national de l’industrie.

L’Europe en 2019 sera marqué par les élections des eurodéputés et le Brexit. Dans un tel contexte, le Gouvernement souhaite replacer l’innovation et l’industrie au coeur du projet européen et, également, rendre la France attractive et limiter les conséquences négatives du Brexit.

L’innovation est déterminante dans la compétition industrielle internationale. C’est pour cette raison que le Gouvernement a intégré l’innovation dans les 18 contrats de filière dont 5 ont déjà été signés. L’accompagnement des grands projets d’innovation des filières s’inscrit également dans cet esprit. Parmi ces projets, on peut citer la « bioproduction » nécessaire pour vaincre le cancer ; la conception du train à hydrogène pour remplacer les locomotives fonctionnant au diesel ; les batteries de 4e génération pour répondre aux enjeux énergétiques, etc.

Le troisième enjeu en 2019, c’est la reconquête des territoires d’industrie. Pour soutenir ces territoires, une nouvelle approche, au plus près de la géographie industrielle et de la réalité institutionnelle, sera mise en place.
Une nouvelle approche basée sur 124 « territoires d’industrie »
Le Gouvernement a confié, le 20 septembre 2018, une mission de définition à une équipe pluridisciplinaire (parlementaires, élus, industriels, experts). Son objectif était de concevoir un nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires ayant une forte dimension industrielle.

La mission a ainsi identifié 124 « Territoires d’industrie », répartis dans toute la France, dont la grande majorité se situent en dehors des métropoles. Ce sont des intercommunalités présentant une forte identité et un savoir-faire industriels, et où l’ensemble des acteurs sont mobilisés pour le développement de l’industrie. Ces 124 territoires bénéficieront d’un engagement spécifique de l’Etat, qui mobilisera un éventail de politiques publiques pour appuyer et accompagner les projets de ces territoires.

« Ces 124 territoires (…) vont signer durant les prochains mois, un contrat de projet territorial industriel pour formaliser les engagements que prendront les parties prenantes » a déclaré Edouard Philippe. Un point d’étape sera effectué à la prochaine réunion du Conseil national de l’industrie.

LA GESTION Décentralisée au coeur du nouveau dispositif
Le nouveau dispositif repose sur un principe de gestion décentralisée. Le pilotage et l’animation des « Territoires d’industrie » associeront les élus locaux, l’industrie, les conseils régionaux et l’Etat.

« Les projets devront d’abord être gérés et animés par les acteurs locaux : industriels, maires, présidents d’EPCI. Car c’est par là que tout commence » a déclaré le Premier ministre.

Les Régions ont eu un rôle déterminant dans l’identification des 124 « Territoires d’industrie ». Comme l’a souligné le Premier ministre, « parce que la région est désormais devenue le principal acteur du développement économique territorial », elles occuperont un rôle central dans le nouveau dispositif d’accompagnement. Les présidents de region seront ainsi les pilotes du dispositif.

Plus d’un milliard d’euros en faveur des « Territoires d’industrie »
Le nouveau dispositif s’appuie sur le principe de la concentration des moyens. « Ces moyens sont à la fois financiers, avec plus d’un milliard d’euros de financements orientés en priorité vers ces territoires, administratifs, techniques et humains. Ces moyens forment une sorte de « panier de services » à destination des territoires d’industrie. »

Le Gouvernement accompagnera les 124 territoires sélectionnés en mettant en place un assortiment de services dont ils pourront se saisir pour développer ou renforcer leurs projets de territoires. Ce « panier de services » représente 18 mesures pour répondre à 4 besoins des « Territoires d’industrie » : recruter, innover, attirer et simplifier.
4 besoins des Territoires d’industrie, 18 mesures pour y répondre
Recruter est un véritable enjeu pour ces territoires. Pour y répondre, « nous mobiliserons en priorité les moyens du Plan d’investissement dans les compétences sur ces territoires ». Autre mesure, avec l’aide de Bpifrance, le Gouvernement souhaite développer dans ces territoires le « volontariat territorial en entreprise ». Cette expérimentation a pour objectif d’orienter de façon privilégiée les étudiants en école d’ingénieurs ou de commerce vers des PME.

Concernant l’innovation, « les territoires d’industrie bénéficieront en priorité des dispositifs que nous venons de lancer dans le cadre du Plan pour l’industrie du futur, du PIA régionalisé ou du dispositif « Territoire d’innovation » » a déclaré le Premier ministre.

Afin de renforcer l’attractivité de ces intercommunalités, « nous mettrons les bouchées doubles pour accélérer la couverture numérique de ces territoires ». La Banque des territoires sera mobilisée pour financer en priorité leurs projets, notamment fonciers. « Business France effectuera des diagnostics d’attractivité et nommera un conseiller export pour chacun d’entre eux. »

Enfin, pour répondre à l’enjeu de la simplification, un appel à projets « France expérimentation » sera lancé dans les « Territoires d’industrie » pour y faciliter les demandes de dérogations administratives et règlementaires.

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Industrie : une nouvelle approche pour accélérer le développement des territoires industriels

Le Premier ministre dévoile la carte des 124 territoires industrie

21 novembre 2018

Industrie : une nouvelle approche pour accélérer le développement des territoires industriels

Lors du Conseil national de l’industrie du 22 novembre 2018, Édouard Philippe a dévoilé le nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires à forte dimension industrielle. Au programme : 124 « Territoires d’industrie » sélectionnés, plus d’un milliard d’euros de financement, et une gestion décentralisée.

 
Pour la première fois depuis dix ans, les entreprises recréent des emplois industriels en France. La croissance de la production industrielle française dépasse désormais celles de ses principaux voisins européens. Et les investissements industriels étrangers en Europe en 2017 se sont principalement dirigés vers la France. Ainsi, les sources de satisfaction pour l’industrie française sont présentes mais les défis à relever à l’avenir le sont également. « Tout cela va nous conduire à mettre l’accent durant l’année 2019 sur trois enjeux majeurs : l’Europe, l’innovation et surtout, les territoires » a souligné le Premier ministre lors du Conseil national de l’industrie.

L’Europe en 2019 sera marqué par les élections des eurodéputés et le Brexit. Dans un tel contexte, le Gouvernement souhaite replacer l’innovation et l’industrie au coeur du projet européen et, également, rendre la France attractive et limiter les conséquences négatives du Brexit.

L’innovation est déterminante dans la compétition industrielle internationale. C’est pour cette raison que le Gouvernement a intégré l’innovation dans les 18 contrats de filière dont 5 ont déjà été signés. L’accompagnement des grands projets d’innovation des filières s’inscrit également dans cet esprit. Parmi ces projets, on peut citer la « bioproduction » nécessaire pour vaincre le cancer ; la conception du train à hydrogène pour remplacer les locomotives fonctionnant au diesel ; les batteries de 4e génération pour répondre aux enjeux énergétiques, etc.

Le troisième enjeu en 2019, c’est la reconquête des territoires d’industrie. Pour soutenir ces territoires, une nouvelle approche, au plus près de la géographie industrielle et de la réalité institutionnelle, sera mise en place.
Une nouvelle approche basée sur 124 « territoires d’industrie »
Le Gouvernement a confié, le 20 septembre 2018, une mission de définition à une équipe pluridisciplinaire (parlementaires, élus, industriels, experts). Son objectif était de concevoir un nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires ayant une forte dimension industrielle.

La mission a ainsi identifié 124 « Territoires d’industrie », répartis dans toute la France, dont la grande majorité se situent en dehors des métropoles. Ce sont des intercommunalités présentant une forte identité et un savoir-faire industriels, et où l’ensemble des acteurs sont mobilisés pour le développement de l’industrie. Ces 124 territoires bénéficieront d’un engagement spécifique de l’Etat, qui mobilisera un éventail de politiques publiques pour appuyer et accompagner les projets de ces territoires.

« Ces 124 territoires (…) vont signer durant les prochains mois, un contrat de projet territorial industriel pour formaliser les engagements que prendront les parties prenantes » a déclaré Edouard Philippe. Un point d’étape sera effectué à la prochaine réunion du Conseil national de l’industrie.

LA GESTION Décentralisée au coeur du nouveau dispositif
Le nouveau dispositif repose sur un principe de gestion décentralisée. Le pilotage et l’animation des « Territoires d’industrie » associeront les élus locaux, l’industrie, les conseils régionaux et l’Etat.

« Les projets devront d’abord être gérés et animés par les acteurs locaux : industriels, maires, présidents d’EPCI. Car c’est par là que tout commence » a déclaré le Premier ministre.

Les Régions ont eu un rôle déterminant dans l’identification des 124 « Territoires d’industrie ». Comme l’a souligné le Premier ministre, « parce que la région est désormais devenue le principal acteur du développement économique territorial », elles occuperont un rôle central dans le nouveau dispositif d’accompagnement. Les présidents de region seront ainsi les pilotes du dispositif.

Plus d’un milliard d’euros en faveur des « Territoires d’industrie »
Le nouveau dispositif s’appuie sur le principe de la concentration des moyens. « Ces moyens sont à la fois financiers, avec plus d’un milliard d’euros de financements orientés en priorité vers ces territoires, administratifs, techniques et humains. Ces moyens forment une sorte de « panier de services » à destination des territoires d’industrie. »

Le Gouvernement accompagnera les 124 territoires sélectionnés en mettant en place un assortiment de services dont ils pourront se saisir pour développer ou renforcer leurs projets de territoires. Ce « panier de services » représente 18 mesures pour répondre à 4 besoins des « Territoires d’industrie » : recruter, innover, attirer et simplifier.
4 besoins des Territoires d’industrie, 18 mesures pour y répondre
Recruter est un véritable enjeu pour ces territoires. Pour y répondre, « nous mobiliserons en priorité les moyens du Plan d’investissement dans les compétences sur ces territoires ». Autre mesure, avec l’aide de Bpifrance, le Gouvernement souhaite développer dans ces territoires le « volontariat territorial en entreprise ». Cette expérimentation a pour objectif d’orienter de façon privilégiée les étudiants en école d’ingénieurs ou de commerce vers des PME.

Concernant l’innovation, « les territoires d’industrie bénéficieront en priorité des dispositifs que nous venons de lancer dans le cadre du Plan pour l’industrie du futur, du PIA régionalisé ou du dispositif « Territoire d’innovation » » a déclaré le Premier ministre.

Afin de renforcer l’attractivité de ces intercommunalités, « nous mettrons les bouchées doubles pour accélérer la couverture numérique de ces territoires ». La Banque des territoires sera mobilisée pour financer en priorité leurs projets, notamment fonciers. « Business France effectuera des diagnostics d’attractivité et nommera un conseiller export pour chacun d’entre eux. »

Enfin, pour répondre à l’enjeu de la simplification, un appel à projets « France expérimentation » sera lancé dans les « Territoires d’industrie » pour y faciliter les demandes de dérogations administratives et règlementaires.

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Industrie : une nouvelle approche pour accélérer le développement des territoires industriels

Le Premier ministre dévoile la carte des 124 territoires industrie

21 novembre 2018

Industrie : une nouvelle approche pour accélérer le développement des territoires industriels

Lors du Conseil national de l’industrie du 22 novembre 2018, Édouard Philippe a dévoilé le nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires à forte dimension industrielle. Au programme : 124 « Territoires d’industrie » sélectionnés, plus d’un milliard d’euros de financement, et une gestion décentralisée.

 
Pour la première fois depuis dix ans, les entreprises recréent des emplois industriels en France. La croissance de la production industrielle française dépasse désormais celles de ses principaux voisins européens. Et les investissements industriels étrangers en Europe en 2017 se sont principalement dirigés vers la France. Ainsi, les sources de satisfaction pour l’industrie française sont présentes mais les défis à relever à l’avenir le sont également. « Tout cela va nous conduire à mettre l’accent durant l’année 2019 sur trois enjeux majeurs : l’Europe, l’innovation et surtout, les territoires » a souligné le Premier ministre lors du Conseil national de l’industrie.

L’Europe en 2019 sera marqué par les élections des eurodéputés et le Brexit. Dans un tel contexte, le Gouvernement souhaite replacer l’innovation et l’industrie au coeur du projet européen et, également, rendre la France attractive et limiter les conséquences négatives du Brexit.

L’innovation est déterminante dans la compétition industrielle internationale. C’est pour cette raison que le Gouvernement a intégré l’innovation dans les 18 contrats de filière dont 5 ont déjà été signés. L’accompagnement des grands projets d’innovation des filières s’inscrit également dans cet esprit. Parmi ces projets, on peut citer la « bioproduction » nécessaire pour vaincre le cancer ; la conception du train à hydrogène pour remplacer les locomotives fonctionnant au diesel ; les batteries de 4e génération pour répondre aux enjeux énergétiques, etc.

Le troisième enjeu en 2019, c’est la reconquête des territoires d’industrie. Pour soutenir ces territoires, une nouvelle approche, au plus près de la géographie industrielle et de la réalité institutionnelle, sera mise en place.
Une nouvelle approche basée sur 124 « territoires d’industrie »
Le Gouvernement a confié, le 20 septembre 2018, une mission de définition à une équipe pluridisciplinaire (parlementaires, élus, industriels, experts). Son objectif était de concevoir un nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires ayant une forte dimension industrielle.

La mission a ainsi identifié 124 « Territoires d’industrie », répartis dans toute la France, dont la grande majorité se situent en dehors des métropoles. Ce sont des intercommunalités présentant une forte identité et un savoir-faire industriels, et où l’ensemble des acteurs sont mobilisés pour le développement de l’industrie. Ces 124 territoires bénéficieront d’un engagement spécifique de l’Etat, qui mobilisera un éventail de politiques publiques pour appuyer et accompagner les projets de ces territoires.

« Ces 124 territoires (…) vont signer durant les prochains mois, un contrat de projet territorial industriel pour formaliser les engagements que prendront les parties prenantes » a déclaré Edouard Philippe. Un point d’étape sera effectué à la prochaine réunion du Conseil national de l’industrie.

LA GESTION Décentralisée au coeur du nouveau dispositif
Le nouveau dispositif repose sur un principe de gestion décentralisée. Le pilotage et l’animation des « Territoires d’industrie » associeront les élus locaux, l’industrie, les conseils régionaux et l’Etat.

« Les projets devront d’abord être gérés et animés par les acteurs locaux : industriels, maires, présidents d’EPCI. Car c’est par là que tout commence » a déclaré le Premier ministre.

Les Régions ont eu un rôle déterminant dans l’identification des 124 « Territoires d’industrie ». Comme l’a souligné le Premier ministre, « parce que la région est désormais devenue le principal acteur du développement économique territorial », elles occuperont un rôle central dans le nouveau dispositif d’accompagnement. Les présidents de region seront ainsi les pilotes du dispositif.

Plus d’un milliard d’euros en faveur des « Territoires d’industrie »
Le nouveau dispositif s’appuie sur le principe de la concentration des moyens. « Ces moyens sont à la fois financiers, avec plus d’un milliard d’euros de financements orientés en priorité vers ces territoires, administratifs, techniques et humains. Ces moyens forment une sorte de « panier de services » à destination des territoires d’industrie. »

Le Gouvernement accompagnera les 124 territoires sélectionnés en mettant en place un assortiment de services dont ils pourront se saisir pour développer ou renforcer leurs projets de territoires. Ce « panier de services » représente 18 mesures pour répondre à 4 besoins des « Territoires d’industrie » : recruter, innover, attirer et simplifier.
4 besoins des Territoires d’industrie, 18 mesures pour y répondre
Recruter est un véritable enjeu pour ces territoires. Pour y répondre, « nous mobiliserons en priorité les moyens du Plan d’investissement dans les compétences sur ces territoires ». Autre mesure, avec l’aide de Bpifrance, le Gouvernement souhaite développer dans ces territoires le « volontariat territorial en entreprise ». Cette expérimentation a pour objectif d’orienter de façon privilégiée les étudiants en école d’ingénieurs ou de commerce vers des PME.

Concernant l’innovation, « les territoires d’industrie bénéficieront en priorité des dispositifs que nous venons de lancer dans le cadre du Plan pour l’industrie du futur, du PIA régionalisé ou du dispositif « Territoire d’innovation » » a déclaré le Premier ministre.

Afin de renforcer l’attractivité de ces intercommunalités, « nous mettrons les bouchées doubles pour accélérer la couverture numérique de ces territoires ». La Banque des territoires sera mobilisée pour financer en priorité leurs projets, notamment fonciers. « Business France effectuera des diagnostics d’attractivité et nommera un conseiller export pour chacun d’entre eux. »

Enfin, pour répondre à l’enjeu de la simplification, un appel à projets « France expérimentation » sera lancé dans les « Territoires d’industrie » pour y faciliter les demandes de dérogations administratives et règlementaires.

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Industrie : une nouvelle approche pour accélérer le développement des territoires industriels

Le Premier ministre dévoile la carte des 124 territoires industrie

21 novembre 2018

Industrie : une nouvelle approche pour accélérer le développement des territoires industriels

Lors du Conseil national de l’industrie du 22 novembre 2018, Édouard Philippe a dévoilé le nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires à forte dimension industrielle. Au programme : 124 « Territoires d’industrie » sélectionnés, plus d’un milliard d’euros de financement, et une gestion décentralisée.

 
Pour la première fois depuis dix ans, les entreprises recréent des emplois industriels en France. La croissance de la production industrielle française dépasse désormais celles de ses principaux voisins européens. Et les investissements industriels étrangers en Europe en 2017 se sont principalement dirigés vers la France. Ainsi, les sources de satisfaction pour l’industrie française sont présentes mais les défis à relever à l’avenir le sont également. « Tout cela va nous conduire à mettre l’accent durant l’année 2019 sur trois enjeux majeurs : l’Europe, l’innovation et surtout, les territoires » a souligné le Premier ministre lors du Conseil national de l’industrie.

L’Europe en 2019 sera marqué par les élections des eurodéputés et le Brexit. Dans un tel contexte, le Gouvernement souhaite replacer l’innovation et l’industrie au coeur du projet européen et, également, rendre la France attractive et limiter les conséquences négatives du Brexit.

L’innovation est déterminante dans la compétition industrielle internationale. C’est pour cette raison que le Gouvernement a intégré l’innovation dans les 18 contrats de filière dont 5 ont déjà été signés. L’accompagnement des grands projets d’innovation des filières s’inscrit également dans cet esprit. Parmi ces projets, on peut citer la « bioproduction » nécessaire pour vaincre le cancer ; la conception du train à hydrogène pour remplacer les locomotives fonctionnant au diesel ; les batteries de 4e génération pour répondre aux enjeux énergétiques, etc.

Le troisième enjeu en 2019, c’est la reconquête des territoires d’industrie. Pour soutenir ces territoires, une nouvelle approche, au plus près de la géographie industrielle et de la réalité institutionnelle, sera mise en place.
Une nouvelle approche basée sur 124 « territoires d’industrie »
Le Gouvernement a confié, le 20 septembre 2018, une mission de définition à une équipe pluridisciplinaire (parlementaires, élus, industriels, experts). Son objectif était de concevoir un nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires ayant une forte dimension industrielle.

La mission a ainsi identifié 124 « Territoires d’industrie », répartis dans toute la France, dont la grande majorité se situent en dehors des métropoles. Ce sont des intercommunalités présentant une forte identité et un savoir-faire industriels, et où l’ensemble des acteurs sont mobilisés pour le développement de l’industrie. Ces 124 territoires bénéficieront d’un engagement spécifique de l’Etat, qui mobilisera un éventail de politiques publiques pour appuyer et accompagner les projets de ces territoires.

« Ces 124 territoires (…) vont signer durant les prochains mois, un contrat de projet territorial industriel pour formaliser les engagements que prendront les parties prenantes » a déclaré Edouard Philippe. Un point d’étape sera effectué à la prochaine réunion du Conseil national de l’industrie.

LA GESTION Décentralisée au coeur du nouveau dispositif
Le nouveau dispositif repose sur un principe de gestion décentralisée. Le pilotage et l’animation des « Territoires d’industrie » associeront les élus locaux, l’industrie, les conseils régionaux et l’Etat.

« Les projets devront d’abord être gérés et animés par les acteurs locaux : industriels, maires, présidents d’EPCI. Car c’est par là que tout commence » a déclaré le Premier ministre.

Les Régions ont eu un rôle déterminant dans l’identification des 124 « Territoires d’industrie ». Comme l’a souligné le Premier ministre, « parce que la région est désormais devenue le principal acteur du développement économique territorial », elles occuperont un rôle central dans le nouveau dispositif d’accompagnement. Les présidents de region seront ainsi les pilotes du dispositif.

Plus d’un milliard d’euros en faveur des « Territoires d’industrie »
Le nouveau dispositif s’appuie sur le principe de la concentration des moyens. « Ces moyens sont à la fois financiers, avec plus d’un milliard d’euros de financements orientés en priorité vers ces territoires, administratifs, techniques et humains. Ces moyens forment une sorte de « panier de services » à destination des territoires d’industrie. »

Le Gouvernement accompagnera les 124 territoires sélectionnés en mettant en place un assortiment de services dont ils pourront se saisir pour développer ou renforcer leurs projets de territoires. Ce « panier de services » représente 18 mesures pour répondre à 4 besoins des « Territoires d’industrie » : recruter, innover, attirer et simplifier.
4 besoins des Territoires d’industrie, 18 mesures pour y répondre
Recruter est un véritable enjeu pour ces territoires. Pour y répondre, « nous mobiliserons en priorité les moyens du Plan d’investissement dans les compétences sur ces territoires ». Autre mesure, avec l’aide de Bpifrance, le Gouvernement souhaite développer dans ces territoires le « volontariat territorial en entreprise ». Cette expérimentation a pour objectif d’orienter de façon privilégiée les étudiants en école d’ingénieurs ou de commerce vers des PME.

Concernant l’innovation, « les territoires d’industrie bénéficieront en priorité des dispositifs que nous venons de lancer dans le cadre du Plan pour l’industrie du futur, du PIA régionalisé ou du dispositif « Territoire d’innovation » » a déclaré le Premier ministre.

Afin de renforcer l’attractivité de ces intercommunalités, « nous mettrons les bouchées doubles pour accélérer la couverture numérique de ces territoires ». La Banque des territoires sera mobilisée pour financer en priorité leurs projets, notamment fonciers. « Business France effectuera des diagnostics d’attractivité et nommera un conseiller export pour chacun d’entre eux. »

Enfin, pour répondre à l’enjeu de la simplification, un appel à projets « France expérimentation » sera lancé dans les « Territoires d’industrie » pour y faciliter les demandes de dérogations administratives et règlementaires.

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Industrie : une nouvelle approche pour accélérer le développement des territoires industriels

Le Premier ministre dévoile la carte des 124 territoires industrie

22 novembre 2018

Industrie : une nouvelle approche pour accélérer le développement des territoires industriels

Lors du Conseil national de l’industrie du 22 novembre 2018, Édouard Philippe a dévoilé le nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires à forte dimension industrielle. Au programme : 124 « Territoires d’industrie » sélectionnés, plus d’un milliard d’euros de financement, et une gestion décentralisée.

 
Pour la première fois depuis dix ans, les entreprises recréent des emplois industriels en France. La croissance de la production industrielle française dépasse désormais celles de ses principaux voisins européens. Et les investissements industriels étrangers en Europe en 2017 se sont principalement dirigés vers la France. Ainsi, les sources de satisfaction pour l’industrie française sont présentes mais les défis à relever à l’avenir le sont également. « Tout cela va nous conduire à mettre l’accent durant l’année 2019 sur trois enjeux majeurs : l’Europe, l’innovation et surtout, les territoires » a souligné le Premier ministre lors du Conseil national de l’industrie.

L’Europe en 2019 sera marqué par les élections des eurodéputés et le Brexit. Dans un tel contexte, le Gouvernement souhaite replacer l’innovation et l’industrie au coeur du projet européen et, également, rendre la France attractive et limiter les conséquences négatives du Brexit.

L’innovation est déterminante dans la compétition industrielle internationale. C’est pour cette raison que le Gouvernement a intégré l’innovation dans les 18 contrats de filière dont 5 ont déjà été signés. L’accompagnement des grands projets d’innovation des filières s’inscrit également dans cet esprit. Parmi ces projets, on peut citer la « bioproduction » nécessaire pour vaincre le cancer ; la conception du train à hydrogène pour remplacer les locomotives fonctionnant au diesel ; les batteries de 4e génération pour répondre aux enjeux énergétiques, etc.

Le troisième enjeu en 2019, c’est la reconquête des territoires d’industrie. Pour soutenir ces territoires, une nouvelle approche, au plus près de la géographie industrielle et de la réalité institutionnelle, sera mise en place.
Une nouvelle approche basée sur 124 « territoires d’industrie »
Le Gouvernement a confié, le 20 septembre 2018, une mission de définition à une équipe pluridisciplinaire (parlementaires, élus, industriels, experts). Son objectif était de concevoir un nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires ayant une forte dimension industrielle.

La mission a ainsi identifié 124 « Territoires d’industrie », répartis dans toute la France, dont la grande majorité se situent en dehors des métropoles. Ce sont des intercommunalités présentant une forte identité et un savoir-faire industriels, et où l’ensemble des acteurs sont mobilisés pour le développement de l’industrie. Ces 124 territoires bénéficieront d’un engagement spécifique de l’Etat, qui mobilisera un éventail de politiques publiques pour appuyer et accompagner les projets de ces territoires.

« Ces 124 territoires (…) vont signer durant les prochains mois, un contrat de projet territorial industriel pour formaliser les engagements que prendront les parties prenantes » a déclaré Edouard Philippe. Un point d’étape sera effectué à la prochaine réunion du Conseil national de l’industrie.

LA GESTION Décentralisée au coeur du nouveau dispositif
Le nouveau dispositif repose sur un principe de gestion décentralisée. Le pilotage et l’animation des « Territoires d’industrie » associeront les élus locaux, l’industrie, les conseils régionaux et l’Etat.

« Les projets devront d’abord être gérés et animés par les acteurs locaux : industriels, maires, présidents d’EPCI. Car c’est par là que tout commence » a déclaré le Premier ministre.

Les Régions ont eu un rôle déterminant dans l’identification des 124 « Territoires d’industrie ». Comme l’a souligné le Premier ministre, « parce que la région est désormais devenue le principal acteur du développement économique territorial », elles occuperont un rôle central dans le nouveau dispositif d’accompagnement. Les présidents de region seront ainsi les pilotes du dispositif.

Plus d’un milliard d’euros en faveur des « Territoires d’industrie »
Le nouveau dispositif s’appuie sur le principe de la concentration des moyens. « Ces moyens sont à la fois financiers, avec plus d’un milliard d’euros de financements orientés en priorité vers ces territoires, administratifs, techniques et humains. Ces moyens forment une sorte de « panier de services » à destination des territoires d’industrie. »

Le Gouvernement accompagnera les 124 territoires sélectionnés en mettant en place un assortiment de services dont ils pourront se saisir pour développer ou renforcer leurs projets de territoires. Ce « panier de services » représente 18 mesures pour répondre à 4 besoins des « Territoires d’industrie » : recruter, innover, attirer et simplifier.
4 besoins des Territoires d’industrie, 18 mesures pour y répondre
Recruter est un véritable enjeu pour ces territoires. Pour y répondre, « nous mobiliserons en priorité les moyens du Plan d’investissement dans les compétences sur ces territoires ». Autre mesure, avec l’aide de Bpifrance, le Gouvernement souhaite développer dans ces territoires le « volontariat territorial en entreprise ». Cette expérimentation a pour objectif d’orienter de façon privilégiée les étudiants en école d’ingénieurs ou de commerce vers des PME.

Concernant l’innovation, « les territoires d’industrie bénéficieront en priorité des dispositifs que nous venons de lancer dans le cadre du Plan pour l’industrie du futur, du PIA régionalisé ou du dispositif « Territoire d’innovation » » a déclaré le Premier ministre.

Afin de renforcer l’attractivité de ces intercommunalités, « nous mettrons les bouchées doubles pour accélérer la couverture numérique de ces territoires ». La Banque des territoires sera mobilisée pour financer en priorité leurs projets, notamment fonciers. « Business France effectuera des diagnostics d’attractivité et nommera un conseiller export pour chacun d’entre eux. »

Enfin, pour répondre à l’enjeu de la simplification, un appel à projets « France expérimentation » sera lancé dans les « Territoires d’industrie » pour y faciliter les demandes de dérogations administratives et règlementaires.
 

Le Premier ministre, Édouard Philippe, dévoile la carte des 124 territoires d’industrie
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Déplacement d’Édouard Philippe, Premier ministre, au 101e Congrès de l’AMF

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,

prononcera un discours à l’occasion du

101ème Congrès de l’Association des Maires de France

 

Jeudi 22 novembre 2018

à 15h00
 

Le Premier ministre se rendra à la séance de clôture du 101ème Congrès des maires et des présidents d’intercommunalité de France. Il évoquera les actions menées par le Gouvernement pour et avec les communes et intercommunalités depuis 18 mois, et pour les mois à venir.

Déroulé prévisionnel :

15h00 : arrivée du Premier ministre
Pool TV

16h00 : discours du Premier ministre
Toute presse accréditée

Dispositif presse :

Merci de bien vouloir vous accréditer avant le mercredi 21 novembre 2017 à 19h00 à l’adresse : communication@pm.gouv.fr et de bien vouloir nous communiquer votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci.

▪ Les journalistes accrédités sont invités à se présenter Porte A – Parc des Expositions – Porte de Versailles – Pavillon 5 à l’accueil spécifique presse. Un badge vous sera remis sur place.

▪ Accès : tramway ligne 3, station de métro – Porte de Versailles (ligne 12) ; Parking payant porte C

Pool TV: France Télévisions.

 

Conseiller en charge : Ségolène REDON

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 – communication@pm.gouv.fr

Note aux rédactions – Déplacement de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre – 101ème Congrès de l’AMF – 21.11.2018

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Conseil national de l’industrie

M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre, présidera le Conseil national de l’industrie
Jeudi 22 novembre 2018, Usine Extraordinaire, Grand Palais, Paris

Un an après la présentation des ambitions du Gouvernement en matière de politique industrielle, le Premier ministre présidera un nouveau Conseil national de l’industrie entouré de M. Bruno LE MAIRE, ministre de l’Économie et des Finances, de M. François de RUGY, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, de Mme Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé, de Mme Muriel PENICAUD, ministre du Travail, de M. Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, de Mme Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de Mme Jacqueline GOURAULT, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les Collectivités territoriales, de M. Didier GUILLAUME, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, de Mme Elisabeth BORNE, ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports, de Mme Brune POIRSON, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et de Mme Agnès PANNIER-RUNACHER, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances.
A cette occasion, le Premier ministre dressera le bilan de la nouvelle politique industrielle impulsée depuis un an et abordera les défis à venir. Il dévoilera également la liste des « Territoires d’industrie », élaborée avec les régions et les intercommunalités, sur lesquels seront déployés en priorité la stratégie de reconquête territoriale de l’industrie.

Le Conseil national de l’industrie se tiendra au sein d’une usine éphémère installée au Grand Palais à l’occasion de l’évènement « L’Usine Extraordinaire ». Cet évènement vise à transmettre au grand public l’envie de se projeter dans les métiers de l’industrie en s’immergeant dans un site industriel et en dialoguant avec les techniciens et ingénieurs qui y travaillent.

Déroulé prévisionnel :

08h00 Arrivée du Premier ministre et des ministres
Toute presse accréditée

08h15 Conseil national de l’industrie

  • Ouverture par M. Bruno LE MAIRE, ministre de l’Economie et des Finances
  • Présentation du bilan de la 1ère année de travail
  • Echanges avec des industriels autour de trois projets phares inscrits dans des contrats de filière :

L’hydrogène avec M. François de RUGY, ministre d’Etat, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire
La bioproduction du médicament avec Mme Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé
La traçabilité alimentaire avec M. Didier GUILLAUME, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
 

  • Echanges autour du dispositif « Territoires d’industrie » avec Mme Jacqueline GOURAULT, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les Collectivités territoriales, Mme Agnès PANNIER-RUNACHER, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, M. Hervé MORIN, président de Régions de France, M. Jean-Luc RIGAUT, président de l’Assemblée des communautés de France, M. Bruno BONNELL et Mme Clémentine GALLET, membres de la mission « Territoires d’industrie » et M. Xavier LE COQ, représentant de la CFE-CGC.

Rédacteurs uniquement (nombre de places limité dans la salle)

09h45 Dévoilement de la liste des « Territoires d’industrie » et conclusion du Premier ministre
Pool images + radios + rédacteurs (nombre de places limité dans la salle)

10h10 Inauguration de l’Usine Extraordinaire
Pool presse

Visite de l’Usine Extraordinaire
Pool presse rapproché

Dispositif presse :
▪ Merci de bien vouloir vous accréditer avant le mercredi 21 novembre à 14h00 à l’adresse suivante : communication@pm.gouv.fr et de nous communiquer votre numéro de téléphone et votre numéro de carte de presse et vous munir de celle-ci ainsi que d’une pièce d’identité.
▪ Les accréditations sont valables uniquement pour le Conseil national de l’industrie et l’inauguration de l’Usine Extraordinaire. Si vous souhaitez vous accréditer pour le reste de l’Usine Extraordinaire merci de le faire en cliquant sur le lien suivant https://website-22613.eventmaker.io/registration/5bbdf36ea9962d001f005eef?no_cookie=true.
▪ Les journalistes accrédités sont invités à se présenter au plus tard à 7h30 au Grand Palais (entrée avenue Winston-Churchill).
▪ Une note de précision de pool vous sera envoyée ultérieurement.
▪ Pool TV : France TV.

Conseiller en charge : Victor PACE
Contacts: 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15 – communication@pm.gouv.fr

Note aux rédactions – M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre – Conseil national de l’industrie – Paris – 22.11.18

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mardi 20 novembre 2018 - 21:37

Rapport sur l’amélioration de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires

Rapport sur l’amélioration de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires

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Remise du rapport sur l’amélioration de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires

Remise du rapport de la commission présidée par Mme Lana TETUANUI sur l’amélioration de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, Mme Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé, Mme Annick GIRARDIN, ministre des Outre-mer et Mme Geneviève DARRIEUSSECQ, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, se sont vu remettre le rapport de la commission présidée par Mme la sénatrice Lana TETUANUI, créée par la loi Egalité réelle outre-mer du 27 février 2017 pour mieux garantir que les indemnisations sont réservées aux seules victimes des essais nucléaires.

M. Édouard FRITCH, président de la Polynésie Française, et M. Gaston TONG-SANG, président de l’assemblée de la Polynésie Française, ont participé à l’échange qui a suivi la remise du rapport de la commission. M. Alain CHRISTNACHT, président du comité d’indemnisation des victimes d’essais nucléaires (CIVEN), et le docteur Mme Anne FLÜRY-HERARD, vice-présidente, assistaient également à cette réunion.

Le Premier ministre a souligné les enjeux majeurs auxquels les essais nucléaires passés nous confrontent collectivement : souveraineté, économie et environnement d’un territoire ou encore la santé des vétérans et des populations.

Il a rappelé que la contribution de la Polynésie Française à la construction de l’arme nucléaire française a été clairement reconnue par l’accord de Papeete signé en 2017, dont la mise en œuvre fait l’objet d’un engagement résolu et responsable de l’ensemble du Gouvernement.

Mme Lana TETUANUI a présenté les conclusions de la commission, qui a réuni pendant six mois, six parlementaires dont trois élus de Polynésie Française et six personnalités qualifiées désignées par les ministres concernés. La commission a procédé à un grand nombre d’entretiens avec toutes les parties prenantes et a effectué un déplacement en Polynésie Française.

Le Premier ministre a salué le travail exemplaire conduit par la commission et la qualité des propositions qu’elle a formulées, qui sont destinées à améliorer significativement la situation des victimes des essais nucléaires et de leurs ayants droits. Les propositions de la commission vont faire l’objet d’un examen attentif par les ministères compétents.

Le Premier ministre a tenu également à souligner l’augmentation significative des décisions d’indemnisation prises par le CIVEN depuis un an : de janvier 2010 à octobre 2018, le CIVEN a admis 146 demandes, dont 115 (78 %) depuis le 1er janvier au 3 septembre 2018.

Le Gouvernement a confirmé que le CIVEN disposera des moyens lui permettant d’accomplir sa mission dans des délais raisonnables. Le projet de constitution d’un guichet unique à Papeete, à destination des victimes et de leurs ayants droits en lien avec les services relevant du gouvernement de Polynésie Française est également salué.

D’ores et déjà, le Gouvernement retient la proposition de la commission de modifier la loi du 5 janvier 2010 pour préciser les conditions dans lesquelles la présomption de causalité peut être renversée, par référence aux règles nationales et internationales de radio-protection.

Le Gouvernement va également étendre la durée ouverte aux ayants droits de victimes décédées avant 2018 pour formuler une demande d’indemnisation. Il va aussi proposer d’allonger le délai ouvert pour demander le réexamen des décisions de refus déjà prises par le CIVEN avant la loi du 28 février 2017.

Très attentif aux mesures de reconnaissance mémorielles, le Gouvernement confirme son soutien au projet d’institut d’archives et de documentation sur le fait nucléaire porté avec le gouvernement de Polynésie Française, la procédure de transfert du foncier de l’Etat à la collectivité ayant été initiée dans le projet de loi de finances.

Enfin, le suivi de la mise en œuvre des préconisations de la commission qui seront retenues fera l’objet d’une attention particulière dans le cadre des travaux de la commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires, placée auprès de la ministre des solidarités et de la santé. Cette commission sera réunie au premier trimestre 2019.

Contacts : 01 42 75 50 78/79 – communication@pm.gouv.fr
Remise du rapport sur l’amélioration de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires

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Entretien avec Cheikh Mohammed Bin Zayed AL NAHYAN, Prince héritier d’Abou Dabi

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre
recevra Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Zayed AL NAHYAN, Prince héritier d’Abou Dabi et vice-commandant suprême des forces armées des Emirats arabes unis

Hôtel de Matignon
Mercredi 21 novembre 2018
Déroulé prévisi…

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lundi 19 novembre 2018 - 15:07

Agenda prévisionnel du lundi 19 novembre au vendredi 23 novembre 2018

Lundi 19 novembre 2018
09h00 Présentation de la stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux
Paris

15h00 Entretien avec M. Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur
Hôtel de Matignon

16h00 Entretien avec M. Gilles BLOCH, président de…

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Stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux

Dossier de presse – Stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux

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Présentation de la stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux

Seul le prononcé fait foi

Madame la Ministre,
Monsieur le Ministre,
Madame la directrice générale de Campus France,
Monsieur le Recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie,
Madame et Messieurs les présidents de conférence d’établissements,
Mesdames et Messieurs les présidents d’université et les directeurs d’école,
Mesdames et Messieurs,

Dans un magnifique tour du monde de la francophonie, Le monde est mon langage, Alain Mabanckou écrit : « J’ai choisi depuis longtemps de ne pas m’enfermer, de ne pas considérer les choses de manière figée, mais de prêter plutôt l’oreille à la rumeur du monde ».

Eternel étudiant du monde, « écoutant » du monde, Alain Mabanckou nous donne à entendre des voix qui disent et qui pensent le monde en français, de Mpili, au Congo, avec le poète Tchicaya U Tam’si à Montréal avec Dany Laferrière, en passant par Makélékélé avec Sony Labou Tansi.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Makélékélé, je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’un nouveau « bololo » : Makélékélé, c’est un arrondissement de Brazzaville où vivait Sony Labou Tansi. Tous ces grands noms animent la république internationale des lettres francophones, dont vous êtes également les représentants. Si l’on écoute « la rumeur du monde », on entend que la langue française n’en finit pas de se renouveler – j’ai essayé le « bololo » la semaine dernière, à mes risques et périls. Et on entend aussi que la jeunesse et le monde évoluent, ce qui nous met au défi de renouveler notre enseignement supérieur et notre recherche, au même rythme et avec une même ambition.

Parmi les nombreuses réformes que nous menons depuis un an et demi, celle que vous mettez en œuvre, sous l’égide de la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, me rend particulièrement fier. Je l’ai déjà dit et je le redis. Car la loi relative à l’Orientation et à la Réussite des Etudiants va profondément et durablement transformer notre pays, en améliorant l’accueil et l’accompagnement de nos étudiants et en mettant un terme à un système qui conduisait trop souvent à l’échec en licence.

Mais une seconde étape, tout aussi importante, consiste à gagner la bataille de la concurrence internationale entre nos systèmes d’enseignement supérieur et de recherche. En accueillant les étudiants les plus brillants et les plus méritants, qu’ils viennent de Pékin ou de Kinshasa, qu’ils étudient l’intelligence artificielle ou la linguistique médiévale. Et en projetant partout dans le monde notre enseignement supérieur et notre recherche.

Dans ce contexte, la francophonie n’est plus seulement un atout historique – c’est une chance pour la France et pour tous les pays qui ont le français en partage. Le français n’est pas seulement une langue de communication et de création : c’est une langue d’éducation, qui a permis à des générations d’étudiants de sortir des frontières de leur pays, pour accomplir leurs rêves et leur vocation. Vous savez que le Président de la République a une grande ambition pour la francophonie, dont les Universités sont les premières enceintes de diffusion et de rayonnement.

Je voudrais à ce sujet saluer l’Agence Universitaire de la Francophonie, qui fédère plus de 800 établissements universitaires partout dans le monde, regroupés sous la bannière francophone.
Avec cet agence, avec Campus France, avec vous tous, nous avons un grand objectif, qui est d’augmenter significativement le nombre de co-diplômes et d’accords entre établissements pour favoriser les mobilités par-delà les frontières.

Car aujourd’hui, nous sommes au cœur d’une révolution. Le monde n’a jamais compté autant d’étudiants et ils n’ont jamais été aussi nombreux à étudier à l’étranger. Pour autant, l’attractivité ne se décrète pas, elle se constate, elle se construit et elle se conquiert. Face à une concurrence internationale de plus en plus vive, la France doit rester l’un des acteurs majeurs de cette mondialisation des études supérieures. C’est pourquoi nous présentons aujourd’hui la stratégie « Bienvenue en France ».

D’ici 2025, le nombre d’étudiants en mobilité internationale aura doublé, passant de plus de 4,6 à 9 millions, notamment parce que la jeunesse des pays en développement accède massivement aux études supérieures. C’est une opportunité magnifique pour l’humanité. C’est aussi une opportunité magnifique pour la France qui est attendue et recherchée, à travers le réseau de la francophonie, à travers l’excellence de son réseau d’enseignement supérieur, grâce à la diversité de ses formations. La France est le 4ème pays de mobilité étudiante au monde. Et le premier pays non anglophone.

Si les étudiants choisissent de venir étudier en France, c’est parfois par évidence linguistique, quand ils sont francophones. C’est souvent par affinité avec notre culture et notre art de vivre.

A nous d’inventer mille autres raisons qui les décideront à venir, à commencer par la qualité des formations proposées et des conditions d’accueil. Et sur ce point, nous pouvons faire beaucoup mieux, car nous sommes sans cesse comparés, évalués, arbitrés, parmi dix autres destinations possibles. A l’heure des réseaux sociaux, nul ne peut se reposer sur sa seule réputation. Or, les étudiants qui choisissent la France nous confient, parfois en souriant : « La France, ça se mérite ». Ce qui traduit pudiquement un certain désarroi face à l’écheveau des complexités administratives.

Pour gagner en attractivité, il faut s’attaquer à tous les sujets, à tous les détails du quotidien qui compliquent la vie des étudiants étrangers. Beaucoup de pays construisent déjà des stratégies globales d’attractivité, associant études, marché de l’emploi, tourisme, ce qui explique le rayonnement asiatique ou celui des monarchies du Golfe. En la matière, comme dans le domaine économique d’ailleurs, les grands équilibres du monde sont en train de se déplacer.

Nous devons donc accueillir plus d’étudiants étrangers. Et pour accueillir plus, nous devons mieux accueillir. Notre objectif est d’atteindre 500 000 étudiants en mobilité à l’horizon 2027 – nous en comptons actuellement 320 000, dont 245 000 en mobilité diplômante.

Sous l’impulsion du Président de la République, le Gouvernement a ainsi construit une stratégie d’attractivité qui repose sur trois piliers.

Le premier pilier consiste à garantir les meilleures conditions d’accueil possibles aux étudiants internationaux. Ce qui commence dès le stade de la candidature, quand ils entrent en contact avec les services de l’Etat et les institutions d’enseignement à l’étranger. Nous allons améliorer la procédure de délivrance de visas aux étudiants étrangers, pour leur donner un premier signal d’intérêt et de bienveillance plutôt que d’indifférence ou de pesanteur.

Concrètement, nous allons harmoniser et simplifier la liste des documents nécessaires à une demande de visa pour les étudiants. Nous allons progresser dans la dématérialisation. Le dépôt de la demande de visas pour études se fera désormais en ligne. Dès l’année prochaine, les étudiants internationaux pourront aussi faire valider en ligne leur titre de séjour à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), peu après leur arrivée. Nous allons encore limiter la nécessité de se rendre au consulat ou au centre externalisé de visa – seulement pour le dépôt des pièces justificatives et la prise des empreintes biométriques. Enfin, les consulats devront donner la priorité aux demandes de visas étudiants, à l’approche de la rentrée.

Par ailleurs, à partir de mars 2019, les étudiants titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur français équivalent au Master et qui sont retournés dans leur pays d’origine pourront bénéficier d’un titre de séjour pour revenir en France, créer une entreprise ou chercher du travail. C’est une innovation importante de la loi du 10 septembre 2018 sur l’asile et l’immigration, conformément à l’engagement pris par le Président de la République dans son discours d’Ouagadougou. Car si l’on accueille des étudiants étrangers, si on investit sur eux, c’est aussi pour qu’ils puissent faire ces aller retour pour être des moteurs de croissance en France et à l’étranger.

Au-delà de l’octroi des visas, nous voulons améliorer l’accompagnement à toutes les étapes des études. De nombreuses initiatives nous ouvrent la voie : à Nice et à Toulon, les étudiants peuvent être accueillis à leur descente de l’avion ou du train. A l’université de Cergy-Pontoise ou de Strasbourg, un guichet d’accueil répond à leurs questions et les aide à accomplir leurs démarches administratives ou à s’inscrire à des activités culturelles. A l’université de Lorraine, de Limoges ou d’Artois, une journée d’accueil est organisée à leur intention, et c’est même une semaine à l’université de Lille ou de Picardie.
Nous allons généraliser ces bonnes pratiques, pour construire une véritable culture de l’accueil.

J’ai donc souhaité qu’un label « Bienvenue en France » soit créé dès cette année et attribué, par Campus France, aux universités et aux écoles qui améliorent très concrètement l’accueil des étudiants internationaux. 70 établissements se sont déjà engagés dans cette démarche et pourraient prétendre obtenir une labellisation, avant que d’autres ne les rejoignent. J’ai aussi demandé à la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation de constituer un fonds d’amorçage « Bienvenue en France » pour accompagner, dès la rentrée 2019, les initiatives concrètes des universités labellisées. Il sera doté de 10 millions d’euros dès cette année.

Ces bonnes pratiques convergeront en 10 engagements-clefs pris par les acteurs de l’enseignement supérieur, sous l’égide de la ministre et dans la concertation. Il me semble que les premiers s’imposent :

  • Systématiser un guichet d’accueil unique, ou Welcome Desk pour les anglophones, qui sera en lien avec la préfecture. J’ai demandé à Christophe Castaner et à Frédérique Vidal de simplifier les modalités d’accueil, dès la rentrée prochaine.
  • Garantir à chaque étudiant, dès avant son arrivée en France, un référent qui l’accompagnera.
  • Faciliter l’accès au logement des étudiants internationaux. Il faudra déjà rendre intégralement accessible en anglais la plateforme « Lokaviz », qui recense les logements libres des résidences universitaires et des offres de logements de particuliers. D’autres initiatives verront le jour, comme celle qu’annonçait le Président de la République : la création d’une maison des étudiants francophones, à la Cité internationale universitaire de Paris, en 2020. Elle proposera 150 places pour des étudiants africains, sélectionnés sur des critères d’excellence académiques.
  • Développons par ailleurs l’offre d’enseignement en français langue étrangère. La demande des étudiants est très forte. Et vous êtes convaincus, comme moi, que c’est le premier des jalons pour amplifier la dynamique de la francophonie. La concertation à venir envisagera de généraliser une sorte de sas d’entrée proposant des cours de FLE intensifs pour les étudiants non francophones. Toutes les formations de FLE délivrées dans le cadre d’un cursus auront aussi vocation à être labellisées pour garantir leur qualité.
  • Il faudra également développer l’offre d’enseignement en anglais. C’est nécessaire si nous voulons accueillir et partager nos valeurs avec plus d’étudiants non-francophones. Et puisque les cursus en anglais s’accompagnent de l’apprentissage du français, ils favoriseront notre francophonie.

Mieux accueillir les étudiants étrangers est donc le premier pilier de notre stratégie.

Le second consiste à instaurer une forme d’équité financière. Actuellement, la France est l’un des pays au monde où les droits d’inscription des étudiants internationaux sont les plus faibles : c’est presque comme s’ils n’existaient pas. En bref, un étudiant étranger très fortuné qui vient en France paye le même montant qu’un étudiant français peu fortuné dont les parents résident, travaillent et payent des impôts en France depuis des années. C’est absurde et injuste. Et ce choix a comme conséquence la faiblesse des moyens disponibles pour accueillir et accompagner les étudiants internationaux.

Nous avons donc décidé que les étudiants internationaux qui ne résident pas dans l’Espace économique européen paieront des frais d’inscription correspondant approximativement au tiers du coût réel de leur formation. Ce qui signifie que la collectivité nationale prendra encore en charge les deux tiers de leurs études. C’est un choix fort, un choix de solidarité et d’ouverture, qui nous permettra de mieux accueillir les étudiants qui choisissent la France. Mais c’est aussi un choix responsable et mesuré. Car nous resterons très en-dessous des 8000€ à 13000€ de nos voisins néerlandais et des dizaines de milliers de livres en Grande-Bretagne, et de la plupart des pays européens, sans évoquer bien sûr la situation sur la continent Nord Américain.

Dans le même temps, nous allons tripler le nombre de bourses et les exonérations de droits pour ceux qui en ont besoin. Actuellement, le Quai d’Orsay attribue des bourses d’études à 7000 étudiants étrangers. Nous allons ajouter 8 000 bourses d’exonération.

Ce dispositif national, qui sera piloté par nos services diplomatiques, se doublera d’environ 6000 autres bourses d’établissements, que les universités pourront librement attribuer aux étudiants internationaux. Ces bourses pourront comporter des exonérations ou une aide en numéraire. Enfin, les universités et les écoles auront toute liberté de prévoir des accords avec d’autres universités et écoles pour exonérer de droits leurs étudiants respectifs. Chaque université et chaque école sera libre, comme c’est le cas partout dans le monde, de construire sa politique d’attractivité et d’accueil. Et je le dis aussi aux présidents d’université, à à toute la communauté universitaire ; je les appelle à se saisir de ces nouveaux outils pour construire une stratégie d’action ambitieuse et adaptée à la situation de leur université.

Je terminerai avec le dernier pilier de notre stratégie d’attractivité : le rayonnement de l’enseignement supérieur français à l’étranger. Les étudiants étrangers sont les bienvenus dans nos universités et nos écoles, mais ces dernières peuvent aussi aller à eux.

Il existe déjà de nombreux partenariats universitaires, et des antennes implantées partout dans le monde – l’ESSEC à Rabat et Singapour, l’Ecole centrale à Casablanca et Pékin, Paris Dauphine Tunis, la Sorbonne à Abou Dhabi. Notre enseignement supérieur et notre diplomatie avancent main dans la main pour imaginer une politique qui allie l’excellence académique et la solidarité.
J’ai demandé à Jean-Yves Le Drian de mettre en place, dès 2019, un fonds d’amorçage doté de 5 millions d’euros, pour soutenir de nouvelles initiatives. L’objectif est de permettre aux établissements intéressés par une projection à l’international d’effectuer des démarches exploratoires. Nos ambassades et notre Réseau culturel, notamment en charge de la coopération universitaire, se tiendront à la disposition des établissements pour accompagner leurs initiatives. Dès que les projets seront jugés pertinents et solides, l’Agence française de développement prendra le relais, en dégageant 20 millions d’euros chaque année pour accompagner leur mise en œuvre. Le campus franco-sénégalais ou l’université franco-tunisienne de l’Afrique et de la Méditerranée nous montrent déjà la voie. Il faut voir désormais bien plus grand – grâce à ces outils.

Mesdames et Messieurs, chers amis, nous savons tous que les étudiants étrangers nous enrichissent de leur présence, de leur regard et de leur différence.

Mohamed Arkoun, Leïla Slimani et tant d’autres ont été des étudiants étrangers en France, auxquels on n’a pas toujours réservé un accueil à la hauteur de ce qu’ils nous ont ensuite apporté. Car aujourd’hui, ils nous aident à penser le dialogue interreligieux, l’égalité entre les femmes et les hommes, le monde dans lequel on vit. Et je pense aussi aux mathématiciens Artur Avila et Alessio Figalli : tous deux ont reçu la médaille Fields, en 2014 et en 2018, tous deux avaient été en partie formés par la France.

Donnons-nous les moyens de cet enrichissement. C’est ce que vise notre stratégie « Bienvenue en France » – « Choose France » – qui est sous-tendue par deux ambitions. Augmenter le nombre d’étudiants étrangers accueillis dans nos écoles et nos universités. Et instaurer un principe d’équité solidaire, en faisant payer les étudiants étrangers qui en ont largement les moyens, pour financer des bourses destinées aux moins fortunés et aux plus méritants des autres étudiants accueillis. Cette stratégie cherche, en somme, à opérer une forme de révolution : que notre attractivité ne soit plus tant fondée sur la quasi-gratuité que sur un vrai choix, un vrai désir, celui de l’excellence.

Je vous remercie.
Discours – Présentation de la stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux

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Edouard Philippe : « Le cap que nous avons fixé est bon, nous allons le tenir »

19 novembre 2018 – ActualitéEdouard Philippe : « Le cap que nous avons fixé est bon, nous allons le tenir »

Alors que le mouvement des "gilets jaunes" s’est poursuivi dimanche 18 novembre, le …

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vendredi 16 novembre 2018 - 20:17

Stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
Mme Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation,
et M. Jean-Baptiste LEMOYNE, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
présenteront la stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux
dans le cadre des « Rencontres Universitaires de la Francophonie »

Lundi 19 novembre 2018
Paris

Dans le prolongement du discours prononcé par le président de la République le 20 mars 2018, le Premier ministre présentera la stratégie gouvernementale d’attractivité pour les étudiants internationaux lors des « Rencontres Universitaires de la Francophonie ».
A cette occasion, il rappellera l’objectif poursuivi par le Gouvernement d’accroître le nombre d’étudiants étrangers en France et de renforcer le rayonnement de l’enseignement supérieur français à l’étranger.
Déroulé prévisionnel:
09h20 Arrivée du Premier ministre
Le Centquatre – 75019 Paris
Toute presse accréditée

Discours du Premier ministre
Pool TV + photographes + radios + rédacteurs

Dispositif presse :
▪ Merci de bien vouloir vous accréditer avant le dimanche 18 novembre 2018 à 18h00 à l’adresse : communication@pm.gouv.fr en précisant votre numéro de téléphone, votre numéro de carte de presse et de vous munir de celle-ci ainsi que d’une pièce d’identité.

▪ Les journalistes accrédités sont invités à se présenter le lundi 19 novembre 2018 au plus tard à 08h30 au Centquatre, 5 rue Curial – 75019 Paris.

POOL TV : FRANCE TV

Conseiller en charge : Julie CREUSEVEAU
Contacts: 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15
communication@pm.gouv.fr
Stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux

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Grenelle du droit II

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre
Grenelle du droit II
Palais Brongniart
Vendredi 16 novembre 2018

Seul le prononcé fait foi

Madame la présidente de l’Association française des juristes d’entreprise, Chère Stéphanie Fougou,
Monsieur l…

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Grenelle du droit II

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre
Grenelle du droit II
Palais Brongniart
Vendredi 16 novembre 2018

Seul le prononcé fait foi

Madame la présidente de l’Association française des juristes d’entreprise, Chère Stéphanie Fougou,
Monsieur l…

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Grenelle du droit II

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre
Grenelle du droit II
Palais Brongniart
Vendredi 16 novembre 2018

Seul le prononcé fait foi

Madame la présidente de l’Association française des juristes d’entreprise, Chère Stéphanie Fougou,
Monsieur l…

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jeudi 15 novembre 2018 - 21:04

Déplacement d’Edouard Philippe à l’autodrome de Linas-Montlhéry

Déplacement de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

et de M. François de RUGY, ministre d’État, ministre de la Transition Écologique et Solidaire

en Essonne

Vendredi 16 novembre 2018

Le Premier ministre et le ministre d’État, ministre de la Tran…

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Comité interminsitériel de la mer : dossier de presse

Dossier de presse – Comité interministériel de la Mer – 15.11.2018

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Comité interministériel de la mer

Seul le prononcé fait foi

Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs.

Il y a un an, nous étions à Brest, et j’animais le premier comité interministériel de la mer, que ce Gouvernement tenait, …

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Intervention à l’occasion du 2e Grenelle du Droit

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre
clôturera la 2ème édition du « Grenelle du Droit »

Vendredi 16 novembre 2018 à 12h00
Paris

Le Premier ministre interviendra en clôture de la 2ème édition du « Grenelle du droit », manifestation lancée en 2017 à l’initiative de l’Association française des juristes d’entreprise et du Cercle Montesquieu. Le Grenelle rassemble des praticiens de l’ensemble des professions du droit comme les avocats, les juristes d’entreprise, les administrateurs judiciaires, les notaires ou encore les huissiers et les magistrats.

A cette occasion, le Premier ministre rappellera l’engagement du Gouvernement pour garantir la compétitivité et l’attractivité du système juridique et judiciaire français, et plus largement la filière du droit, dans le prolongement des annonces faites au Sommet Choose France le 22 janvier 2018.
Déroulé prévisionnel:
11h45 : Arrivée du Premier ministre
Palais Brongniart – 25 Place de la Bourse, 75002 Paris
Toute presse accréditée

Discours du Premier ministre
Pool TV + photographes + radios + rédacteurs

Dispositif presse :
▪ Merci de bien vouloir vous accréditer avant le jeudi 15 novembre 2018 à 20h00 à l’adresse : communication@pm.gouv.fr en précisant votre numéro de téléphone, votre numéro de carte de presse et de vous munir de celle-ci ainsi que d’une pièce d’identité.

▪ Les journalistes accrédités sont invités à se présenter le vendredi 16 novembre 2018 au plus tard à 11h00 au 25 Place de la Bourse, rue Réaumur – 75002 Paris,

POOL TV : FRANCE TV

Conseiller en charge : Julie CREUSEVEAU
Contacts: 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15
communication@pm.gouv.fr
Note aux rédactions – Premier ministre – Intervention à l’occasion du 2ème Grenelle du Droit – 16.11.18

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mercredi 14 novembre 2018 - 16:51

2ème Comité Interministériel de la Mer

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre
avec M. François DE RUGY, ministre de la Transition écologique et solidaire,
Mme Jacqueline GOURAULT, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales,
Mme Annick GIRARD…

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Discours d’Édouard Philippe à l’occasion de la remise de la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Remise de la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme

 

Hôtel de Matignon

Mercredi 13 novembre 2018

 

Seul le prononcé fait foi

 

Mesdames et Messieurs les…

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lundi 12 novembre 2018 - 20:21

Remise de la « Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme » des attentats du 13 novembre 2015

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
Mme Nicole BELLOUBET, Garde des Sceaux, ministre de la Justice,
Mme Christelle DUBOS, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé,
M. Laurent NUNEZ, secrétaire d’Etat auprès du ministre …

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Remise de la « Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme » des attentats du 13 novembre 2015

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,
Mme Nicole BELLOUBET, Garde des Sceaux, ministre de la Justice,
Mme Christelle DUBOS, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé,
M. Laurent NUNEZ, secrétaire d’Etat auprès du ministre …

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Agenda prévisionnel du lundi 12 novembre au vendredi 16 novembre 2018

Lundi 12 novembre 2018
08h00 Réunion de travail avec M. François de RUGY, ministre d’Etat, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, M. Bruno LE MAIRE, ministre de l’Economie et des Finances, M. Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Com…

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Discours d’Édouard Philippe lors de la cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

 

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

Dimanche 11 novembre 2018

Paris

 

Seul le prononcé fait foi

 

 

Dear Mr Governor-General,

Ambassador,

Ladies and gentlemen,

Dear Australian friends and neighbours,

You heard me correctly; my English is not at fault. I did say “neighbours”. This is not something that is obvious when looking at a world map. Nor, perhaps, is it how our peoples consider each other. However, it is the truth: we are indeed neighbours.

We are neighbours because we defend shared values: freedom, democracy and respect for the rule of law. In defending these values, our peoples have paid and still pay a heavy price. Mr Governor-General, please allow me to express my most sincere condolences and assure you of France’s solidarity following the terrorist attack that led to one person being killed and two others being wounded in Melbourne on 9 November.

We are neighbours because we fought on the same beaches and in the same trenches. We felt the same cold, the same fear and the same shock. On 11 November 1918, we also experienced the same strange and oppressive silence, which spread from the glade in Rethondes to the thousands of kilometres of frontline. And when the world again plunged into war, more Australians lost their lives – in the Middle East, at Bardia in Libya, at Crete in Greece, at El Alamein in Egypt, and in Sicily. They also fell in the Pacific, alongside British troops, in New Guinea and the Philippines. More recently, our soldiers have fought together in Afghanistan and the Middle East. The blood we have spilled together has forged a special kind of relationship between us – we are neighbours regardless of time or space. Lastly, we are neighbours because of France’s presence in the South Pacific, in French Polynesia and New Caledonia, which I visited last Monday.

Quand j’étais enfant, ce voisinage était, je le reconnais, loin d’être évident. Et longtemps, l’Australie m’est apparue comme une terre lointaine. Une terre dont on mordait assez souvent la poussière quand elle nous rappelait que nous avions quelques progrès à accomplir en rugby. Mais la fascination l’emportait largement chez moi sur l’amertume de la défaite. Fascination pour un paysage grandiose, surnaturel, à la beauté démesurée. Je me souviens avoir contemplé à de nombreuses reprises, des photographies de l’Uluru-Ayers Rock. Et  m’être dit : « J’irais là-bas ». Je ne l’ai pas encore fait.

Les frères Farriss et Michael Hutchence du groupe INXS me fascinaient. Je ne sais pas pour vous, mais « Need you tonight » et « Never tear us apart » ont nourri ce que j’appellerais la « Bande originale » de mon adolescence. Dans cette B.O, on trouve évidemment le célébrissime « Beds are burning » de « Midnight Oil » et de son immense – au sens propre comme au sens figuré – interprète Peter Garret. Et n’importe quel adolescent français des années 80 vous dira le choc esthétique – voire le choc tout court- qu’il a ressenti devant la trilogie Mad Max de George Miller. Un choc auquel seuls les paysages australiens pouvaient donner cette puissance évocatrice.

Ma relation à l’Australie aurait pu s’arrêter là, ce qui après tout, aurait suffi à nouer une forme de familiarité avec une culture extrêmement riche et singulière. Mais voilà, je suis Havrais. Et progressivement, j’ai eu le bonheur de découvrir les liens à la fois anciens et puissants qui unissent le Havre à l’Australie. Et c’est ainsi que cette terre en apparence lointaine a fait son entrée dans mon voisinage le plus proche.

Ce lien, on le doit en particulier à un homme. À un Havrais bourré de talents et de curiosité – les deux vont souvent ensemble. Un Havrais qui n’avait  pas froid aux yeux. De ceux qui, pour paraphraser Herman Melville dans Moby Dick, « sont tourmentés d’une éternelle démangeaison pour les choses lointaines et qui aiment naviguer sur les mers défendues ». Ce Havrais, c’est Charles-Alexandre Lesueur. Certains d’entre vous le connaissent peut-être.

Le 19 octobre 1800, Lesueur embarque sur l’un des deux navires qui composent l’expédition scientifique que conduit Nicolas Baudin. Le 27 mai 1801, après quelques aventures, l’équipage aperçoit ce qu’on appelle encore la « Nouvelle Hollande ». Tandis que l’expédition cartographie les côtes et répertorie les espèces – plus de 120 000 spécimen dont 1 500 nouvelles, ce qui en fait à ce jour, la plus grande expédition scientifique de tous les temps-, Lesueur observe, croque, dessine parfois en grand format, les hommes, les objets, les animaux, les reliefs qu’il découvre. Et de ce trésor de précision, d’étonnement émerveillé, le musée d’histoire naturelle du Havre conserve 1 200 dessins exceptionnels.

Ce témoignage quasi direct, de « première main » d’une Australie à la beauté brute, j’ai eu envie de le faire partager aux Australiens. De leur faire partager ces paysages, ces profils de côte, ces portraits, ces animaux, ces objets qui constituent le terreau de leurs racines et de leur culture. Quatre cent dessins ont ainsi quitté le Havre pour emprunter – par d’autres voies, je vous rassure – le chemin inverse de celui qu’ils avaient effectué il y a deux siècles et entreprendre une sorte de retour aux sources.

Avec une première halte ici même dans cette ambassade, en votre présence monsieur le Gouverneur général, au mois de juin 2016. D’autres étapes ont suivi : en Tasmanie, à Canberra, au musée maritime d’Adélaïde, au musée maritime de Sydney et au moment où je vous parle, à Perth. Et grâce à certains de ces dessins, les Australiens, en particulier ceux de culture aborigène, ont pu redécouvrir des objets oubliés. Et parfois les recréer. Ainsi, en Tasmanie, des artisans ont reconstitué des paniers en algues et des canoës en écorces que confectionnaient leurs ancêtres.

Et comme il n’y avait aucune raison pour que seuls les dessins et les scientifiques voyagent, je me suis rendu pour la première fois en Australie en mai 2015 pour signer les protocoles d’accord avec les six institutions culturelles qui participent à ce projet. Le voyage a été plus rapide que celui de Lesueur. J’y ai découvert des choses peut-être un peu moins exotiques, mais tout aussi étonnantes. L’opéra et les plages de Sydney. Incontournables. L’incroyable Museum of Old and New Art à Hobart en Tasmanie. Le whisky tasmanien. Avant et surtout après la visite. J’ai aussi découvert Canberra, Adélaïde. La chaleur et la générosité de l’accueil australien.

Une fois de plus, les choses auraient pu en rester là. J’avais largement de quoi me sentir presque chez moi chez vous.

Mais mes fonctions de premier ministre m’ont permis d’aller encore plus loin dans la conscience de ce voisinage. D’abord, en me rendant le 24 avril dernier à Villers-Bretonneux pour l’inauguration du centre Sir John Monash. Puis, en participant le lendemain à l’aube, aux cérémonies de l’ANZAC Day. Durant ces deux jours, j’ai découvert une ferveur, une fidélité à la mémoire qui m’ont bouleversé. Comme m’a bouleversé le lien si particulier qui unit la population de Villers-Bretonneux à l’Australie. Une ferveur, une fidélité qui donnent tout leur sens à ces quelques vers quasi prophétiques du poète australien Banjo Paterson qui datent je crois de 1916 : « They fixed their grip on the gaunt hillside / With a pluck that has won them fame / And the home-folks know that the dead men died/ For the pride of Australia’s name ».

Ces liens, cette mémoire, cette fierté, il nous appartient, maintenant que les cérémonies du Centenaire s’achèvent, de les faire vivre et de les transmettre. C’est pourquoi, monsieur le Gouverneur général, la France a proposé à votre pays de créer une fondation franco-australienne pour identifier et financer des projets éducatifs et culturels au sujet de cette histoire commune. Cette fondation, dont monsieur l’ambassadeur Stephen Brady assurera la présidence, devrait voir le jour au début de l’année 2019. Des centaines de milliers de Français et d’Australiens continueront ainsi d’évoquer, année après année, le souvenir de ces jeunes Français, de ces jeunes Australiens qui, ensemble, souvent côte à côte, sont morts à la fois pour la France et pour l’Australie.

Enfin, même si j’en connaissais l’existence, j’ai découvert de manière très concrète, le rôle que les forces françaises et australiennes jouent dans la surveillance et la sécurisation des voies maritimes du Pacifique Sud. Le rôle que jouent aussi nos deux pays dans l’assistance qu’ils apportent aux Etats insulaires qui font face à des urgences sanitaires. Une coopération militaire, humanitaire, stratégique qui est également, en particulier depuis 2016, industrielle.

Année après année, l’Australie s’est donc invitée dans mon imagination, dans l’histoire de mon pays, dans mes origines et enfin dans les fonctions que j’assume.

Je vais d’ailleurs vous faire une petite confidence : j’ai, dans un coin de ma tête, l’idée qu’un jour, quand je ne serai plus premier ministre, j’irai passer quelque temps chez vous. Pour parfaire ma connaissance du whisky tasmanien dont on ne maîtrise jamais totalement les subtilités. Pour bénéficier une nouvelle fois de la chaleur et de la générosité de votre accueil. Et pourquoi pas, pour y enseigner si une université australienne accepte de m’accueillir.

Vous le savez, j’aime l’histoire. Et j’aime les symboles, les coïncidences qui incarnent, illustrent, émaillent cette histoire. Comme par exemple la présence de cette petite couronne au-dessus de la médaille de l’ordre. Cette couronne, c’est celle du roi Edouard le Confesseur, plus connu sous le nom de « Saint Edouard ». En clair, c’est celle de mon Saint Patron. Libre à chacun d’en tirer les conjectures qu’il souhaite. Avant qu’Olivier Cromwell ne la détruise, cette couronne aurait paraît-il, servi au couronnement de Guillaume le Conquérant le jour de Noël 1066. Si tel est le cas, la boucle Australie-Normandie est belle et bien bouclée.

L’autre symbole, c’est le mimosa, qui est un des symboles de l’Australie. Une variété de mimosa que l’on connaît en France, en particulier sur la Côte d’Azur depuis son introduction au 19è siècle, sous le nom de « mimosa d’hiver ».  Une légende – botanique cette fois – raconte que si cette variété de mimosa fleurit chez nous à partir de la fin de l’automne, c’est qu’elle se rappelle de sa période de floraison en Australie.

Monsieur le Gouvernement général, ce mimosa-là, celui qui figure sur cette décoration, ne fanera jamais. Il me rappellera toujours l’Uluru, la culture pop de mes jeunes années, les dessins de Lesueur, la générosité, la fidélité, la bravoure des Australiens, les peines et les souffrances que nos deux peuples ont partagées. La force aussi de notre alliance.

Et quand je porterai cette décoration, l’Australie se trouvera à la place qui lui revient, à sa place naturelle, à savoir tout près de mon cœur. Car comme on le dit si bien dans la Somme, avec fierté, avec ferveur et avec émotion : « Let us never forget Australia ».

 

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre – Cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

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Discours d’Édouard Philippe lors de la cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

 

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

Dimanche 11 novembre 2018

Paris

 

Seul le prononcé fait foi

 

 

Dear Mr Governor-General,

Ambassador,

Ladies and gentlemen,

Dear Australian friends and neighbours,

You heard me correctly; my English is not at fault. I did say “neighbours”. This is not something that is obvious when looking at a world map. Nor, perhaps, is it how our peoples consider each other. However, it is the truth: we are indeed neighbours.

We are neighbours because we defend shared values: freedom, democracy and respect for the rule of law. In defending these values, our peoples have paid and still pay a heavy price. Mr Governor-General, please allow me to express my most sincere condolences and assure you of France’s solidarity following the terrorist attack that led to one person being killed and two others being wounded in Melbourne on 9 November.

We are neighbours because we fought on the same beaches and in the same trenches. We felt the same cold, the same fear and the same shock. On 11 November 1918, we also experienced the same strange and oppressive silence, which spread from the glade in Rethondes to the thousands of kilometres of frontline. And when the world again plunged into war, more Australians lost their lives – in the Middle East, at Bardia in Libya, at Crete in Greece, at El Alamein in Egypt, and in Sicily. They also fell in the Pacific, alongside British troops, in New Guinea and the Philippines. More recently, our soldiers have fought together in Afghanistan and the Middle East. The blood we have spilled together has forged a special kind of relationship between us – we are neighbours regardless of time or space. Lastly, we are neighbours because of France’s presence in the South Pacific, in French Polynesia and New Caledonia, which I visited last Monday.

Quand j’étais enfant, ce voisinage était, je le reconnais, loin d’être évident. Et longtemps, l’Australie m’est apparue comme une terre lointaine. Une terre dont on mordait assez souvent la poussière quand elle nous rappelait que nous avions quelques progrès à accomplir en rugby. Mais la fascination l’emportait largement chez moi sur l’amertume de la défaite. Fascination pour un paysage grandiose, surnaturel, à la beauté démesurée. Je me souviens avoir contemplé à de nombreuses reprises, des photographies de l’Uluru-Ayers Rock. Et  m’être dit : « J’irais là-bas ». Je ne l’ai pas encore fait.

Les frères Farriss et Michael Hutchence du groupe INXS me fascinaient. Je ne sais pas pour vous, mais « Need you tonight » et « Never tear us apart » ont nourri ce que j’appellerais la « Bande originale » de mon adolescence. Dans cette B.O, on trouve évidemment le célébrissime « Beds are burning » de « Midnight Oil » et de son immense – au sens propre comme au sens figuré – interprète Peter Garret. Et n’importe quel adolescent français des années 80 vous dira le choc esthétique – voire le choc tout court- qu’il a ressenti devant la trilogie Mad Max de George Miller. Un choc auquel seuls les paysages australiens pouvaient donner cette puissance évocatrice.

Ma relation à l’Australie aurait pu s’arrêter là, ce qui après tout, aurait suffi à nouer une forme de familiarité avec une culture extrêmement riche et singulière. Mais voilà, je suis Havrais. Et progressivement, j’ai eu le bonheur de découvrir les liens à la fois anciens et puissants qui unissent le Havre à l’Australie. Et c’est ainsi que cette terre en apparence lointaine a fait son entrée dans mon voisinage le plus proche.

Ce lien, on le doit en particulier à un homme. À un Havrais bourré de talents et de curiosité – les deux vont souvent ensemble. Un Havrais qui n’avait  pas froid aux yeux. De ceux qui, pour paraphraser Herman Melville dans Moby Dick, « sont tourmentés d’une éternelle démangeaison pour les choses lointaines et qui aiment naviguer sur les mers défendues ». Ce Havrais, c’est Charles-Alexandre Lesueur. Certains d’entre vous le connaissent peut-être.

Le 19 octobre 1800, Lesueur embarque sur l’un des deux navires qui composent l’expédition scientifique que conduit Nicolas Baudin. Le 27 mai 1801, après quelques aventures, l’équipage aperçoit ce qu’on appelle encore la « Nouvelle Hollande ». Tandis que l’expédition cartographie les côtes et répertorie les espèces – plus de 120 000 spécimen dont 1 500 nouvelles, ce qui en fait à ce jour, la plus grande expédition scientifique de tous les temps-, Lesueur observe, croque, dessine parfois en grand format, les hommes, les objets, les animaux, les reliefs qu’il découvre. Et de ce trésor de précision, d’étonnement émerveillé, le musée d’histoire naturelle du Havre conserve 1 200 dessins exceptionnels.

Ce témoignage quasi direct, de « première main » d’une Australie à la beauté brute, j’ai eu envie de le faire partager aux Australiens. De leur faire partager ces paysages, ces profils de côte, ces portraits, ces animaux, ces objets qui constituent le terreau de leurs racines et de leur culture. Quatre cent dessins ont ainsi quitté le Havre pour emprunter – par d’autres voies, je vous rassure – le chemin inverse de celui qu’ils avaient effectué il y a deux siècles et entreprendre une sorte de retour aux sources.

Avec une première halte ici même dans cette ambassade, en votre présence monsieur le Gouverneur général, au mois de juin 2016. D’autres étapes ont suivi : en Tasmanie, à Canberra, au musée maritime d’Adélaïde, au musée maritime de Sydney et au moment où je vous parle, à Perth. Et grâce à certains de ces dessins, les Australiens, en particulier ceux de culture aborigène, ont pu redécouvrir des objets oubliés. Et parfois les recréer. Ainsi, en Tasmanie, des artisans ont reconstitué des paniers en algues et des canoës en écorces que confectionnaient leurs ancêtres.

Et comme il n’y avait aucune raison pour que seuls les dessins et les scientifiques voyagent, je me suis rendu pour la première fois en Australie en mai 2015 pour signer les protocoles d’accord avec les six institutions culturelles qui participent à ce projet. Le voyage a été plus rapide que celui de Lesueur. J’y ai découvert des choses peut-être un peu moins exotiques, mais tout aussi étonnantes. L’opéra et les plages de Sydney. Incontournables. L’incroyable Museum of Old and New Art à Hobart en Tasmanie. Le whisky tasmanien. Avant et surtout après la visite. J’ai aussi découvert Canberra, Adélaïde. La chaleur et la générosité de l’accueil australien.

Une fois de plus, les choses auraient pu en rester là. J’avais largement de quoi me sentir presque chez moi chez vous.

Mais mes fonctions de premier ministre m’ont permis d’aller encore plus loin dans la conscience de ce voisinage. D’abord, en me rendant le 24 avril dernier à Villers-Bretonneux pour l’inauguration du centre Sir John Monash. Puis, en participant le lendemain à l’aube, aux cérémonies de l’ANZAC Day. Durant ces deux jours, j’ai découvert une ferveur, une fidélité à la mémoire qui m’ont bouleversé. Comme m’a bouleversé le lien si particulier qui unit la population de Villers-Bretonneux à l’Australie. Une ferveur, une fidélité qui donnent tout leur sens à ces quelques vers quasi prophétiques du poète australien Banjo Paterson qui datent je crois de 1916 : « They fixed their grip on the gaunt hillside / With a pluck that has won them fame / And the home-folks know that the dead men died/ For the pride of Australia’s name ».

Ces liens, cette mémoire, cette fierté, il nous appartient, maintenant que les cérémonies du Centenaire s’achèvent, de les faire vivre et de les transmettre. C’est pourquoi, monsieur le Gouverneur général, la France a proposé à votre pays de créer une fondation franco-australienne pour identifier et financer des projets éducatifs et culturels au sujet de cette histoire commune. Cette fondation, dont monsieur l’ambassadeur Stephen Brady assurera la présidence, devrait voir le jour au début de l’année 2019. Des centaines de milliers de Français et d’Australiens continueront ainsi d’évoquer, année après année, le souvenir de ces jeunes Français, de ces jeunes Australiens qui, ensemble, souvent côte à côte, sont morts à la fois pour la France et pour l’Australie.

Enfin, même si j’en connaissais l’existence, j’ai découvert de manière très concrète, le rôle que les forces françaises et australiennes jouent dans la surveillance et la sécurisation des voies maritimes du Pacifique Sud. Le rôle que jouent aussi nos deux pays dans l’assistance qu’ils apportent aux Etats insulaires qui font face à des urgences sanitaires. Une coopération militaire, humanitaire, stratégique qui est également, en particulier depuis 2016, industrielle.

Année après année, l’Australie s’est donc invitée dans mon imagination, dans l’histoire de mon pays, dans mes origines et enfin dans les fonctions que j’assume.

Je vais d’ailleurs vous faire une petite confidence : j’ai, dans un coin de ma tête, l’idée qu’un jour, quand je ne serai plus premier ministre, j’irai passer quelque temps chez vous. Pour parfaire ma connaissance du whisky tasmanien dont on ne maîtrise jamais totalement les subtilités. Pour bénéficier une nouvelle fois de la chaleur et de la générosité de votre accueil. Et pourquoi pas, pour y enseigner si une université australienne accepte de m’accueillir.

Vous le savez, j’aime l’histoire. Et j’aime les symboles, les coïncidences qui incarnent, illustrent, émaillent cette histoire. Comme par exemple la présence de cette petite couronne au-dessus de la médaille de l’ordre. Cette couronne, c’est celle du roi Edouard le Confesseur, plus connu sous le nom de « Saint Edouard ». En clair, c’est celle de mon Saint Patron. Libre à chacun d’en tirer les conjectures qu’il souhaite. Avant qu’Olivier Cromwell ne la détruise, cette couronne aurait paraît-il, servi au couronnement de Guillaume le Conquérant le jour de Noël 1066. Si tel est le cas, la boucle Australie-Normandie est belle et bien bouclée.

L’autre symbole, c’est le mimosa, qui est un des symboles de l’Australie. Une variété de mimosa que l’on connaît en France, en particulier sur la Côte d’Azur depuis son introduction au 19è siècle, sous le nom de « mimosa d’hiver ».  Une légende – botanique cette fois – raconte que si cette variété de mimosa fleurit chez nous à partir de la fin de l’automne, c’est qu’elle se rappelle de sa période de floraison en Australie.

Monsieur le Gouvernement général, ce mimosa-là, celui qui figure sur cette décoration, ne fanera jamais. Il me rappellera toujours l’Uluru, la culture pop de mes jeunes années, les dessins de Lesueur, la générosité, la fidélité, la bravoure des Australiens, les peines et les souffrances que nos deux peuples ont partagées. La force aussi de notre alliance.

Et quand je porterai cette décoration, l’Australie se trouvera à la place qui lui revient, à sa place naturelle, à savoir tout près de mon cœur. Car comme on le dit si bien dans la Somme, avec fierté, avec ferveur et avec émotion : « Let us never forget Australia ».

 

Discours de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre – Cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

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vendredi 9 novembre 2018 - 20:02

Cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, recevra la médaille d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

Dimanche 11 novembre 2018, Paris

Son Excellence Sir Peter COSGROVE, Gouverneur Général d’Australie, en présence de Son Excellence M. Brendan BERNE, Ambassadeur d’Australie en France et de M. Paul SINGER, Secrétaire officiel du Gouverneur Général d’Australie, présidera la cérémonie d’investiture de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie.
Déroulé prévisionnel :
17h30 :Cérémonie d’investiture
Pool presse
 
Dispositif presse :
▪ Merci de bien vouloir vous accréditer avant le samedi 10 novembre 2018 à 12h00 à l’adresse : communication@pm.gouv.fr en précisant votre numéro de portable, votre numéro de carte de presse et de vous munir de celle-ci ainsi que d’une pièce d’identité.
▪ Les journalistes du pool presse sont invités à se présenter au plus tard à 16h30 à l’Ambassade d’Australie en France, 4 rue Jean Rey 75015.
▪ Une note de précisions de pool vous sera envoyée ultérieurement.
POOL TV : TF1

Conseiller en charge : Victor PACE
Contacts: 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15
Note aux rédactions – Déplacement de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre – Cérémonie d’investiture au rang d’officier honorair

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Cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, recevra la médaille d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie
Dimanche 11 novembre 2018, Paris

Son Excellence Sir Peter COSGROVE, Gouverneur Général d’Australie, en présence de Son Excellence M. Brendan BERNE, Ambassadeur d’Australie en France et de M. Paul SINGER, Secrétaire officiel du Gouverneur Général d’Australie, présidera la cérémonie d’investiture de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie.

Déroulé prévisionnel :
17h30 Cérémonie d’investiture
Pool presse

Dispositif presse :
▪ Merci de bien vouloir vous accréditer avant le samedi 10 novembre 2018 à 12h00 à l’adresse : communication@pm.gouv.fr en précisant votre numéro de portable, votre numéro de carte de presse et de vous munir de celle-ci ainsi que d’une pièce d’identité.
▪ Les journalistes du pool presse sont invités à se présenter au plus tard à 16h30 à l’Ambassade d’Australie en France, 4 rue Jean Rey 75015.
▪ Une note de précisions de pool vous sera envoyée ultérieurement.
POOL TV : TF1

Conseiller en charge : Victor PACE
Contacts: 01 42 75 50 78/79 – 01 42 75 80 15
communication@pm.gouv.fr

 
Cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

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Cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, recevra la médaille d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie
Dimanche 11 novembre 2018, Paris

Son Excellence Sir Peter COSGROVE, Gouverneur Général d’Australie, en présence de Son Excellence M. Brendan BERNE, Ambassadeur d’Australie en France et de M. Paul SINGER, Secrétaire officiel du Gouverneur Général d’Australie, présidera la cérémonie d’investiture de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie.

Déroulé prévisionnel :
17h30 Cérémonie d’investiture
Pool presse

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▪ Merci de bien vouloir vous accréditer avant le samedi 10 novembre 2018 à 12h00 à l’adresse : communication@pm.gouv.fr en précisant votre numéro de portable, votre numéro de carte de presse et de vous munir de celle-ci ainsi que d’une pièce d’identité.
▪ Les journalistes du pool presse sont invités à se présenter au plus tard à 16h30 à l’Ambassade d’Australie en France, 4 rue Jean Rey 75015.
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Cérémonie d’investiture au rang d’officier honoraire de l’Ordre d’Australie

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jeudi 8 novembre 2018 - 15:42

Déclaration au lendemain de la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté Nouméa

Seul le prononcé fait foi

Hier la Nouvelle Calédonie a voté.
Le référendum prévu par l’Accord de Nouméa constituait un rendez-vous pour la Nouvelle-Calédonie, mais aussi pour toute la France. Il s’agissait de tenir l’engagement pris en 1988, et confir…

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Déclaration au lendemain de la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie

Seul le prononcé fait foi

Hier la Nouvelle Calédonie a voté.
Le référendum prévu par l’Accord de Nouméa constituait un rendez-vous pour la Nouvelle-Calédonie, mais aussi pour toute la France. Il s’agissait de tenir l’engagement pris en 1988, et confirmé en 1998, de permettre au peuple calédonien de s’exprimer sur l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté.

Le scrutin qui s’est déroulé hier est un véritable succès démocratique et populaire.

Succès grâce à la participation sans équivalent des électeurs, qui se sont rendus très nombreux aux urnes.

Succès également en raison de la mobilisation très forte d’une jeunesse qui s’est saisie de cette occasion pour se prononcer et participer à un moment démocratique unique ;

Succès enfin de l’organisation de ce référendum, grâce à un travail collectif que je veux saluer.

Je voudrais à cet égard remercier les forces politiques de Nouvelle-Calédonie, pour leur participation aux travaux préparatoires dans le cadre des comités des signataires organisés depuis plusieurs mois ; Elles ont fait, dans le cadre de la préparation de ce scrutin, preuve d’un grand sens des responsabilités et du dialogue.

Je veux également relever l’action des services de l’État et des communes de Nouvelle-Calédonie ainsi que du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, qui ont contribué à faire de cette journée du 4 novembre un moment majeur de démocratie.

La commission de contrôle des opérations de vote, présidée par Monsieur Francis Lamy, et appuyée par 250 délégués (magistrats, hauts fonctionnaires, universitaires, venus de toute la France), a également joué un rôle décisif, salué par tous.

Un mot également pour remercier le Comité des Sages, que nous avions pris la décision de créer, présidé par Monsieur Jean Lèques, maire honoraire de Nouméa et qui dans le cadre de la préparation de cette consultation a permis de faire prévaloir beaucoup de sagesse et beaucoup de mise en perspective. Je les en remercie très sincèrement.

Collectivement, et comme l’a exprimé le Président de la République, nous devons être fiers de ce rendez-vous : je note avec beaucoup de satisfaction que tous s’accordent sur le caractère incontestable du résultat de ce référendum.
Toutes les forces politiques que nous avons rencontrées ont salué l’engagement de l’État en ce sens, et les échanges que la ministre des outre-mer a eus aujourd’hui avec les délégués du Forum des îles du Pacifique et les experts des Nations Unies nous permettent de penser que ce constat est unanimement partagé.

Ce moment constitue l’aboutissement de 30 années de travail, de 30 années de dialogue, mais aussi d’une volonté collective de rééquilibrage politique et économique.

La Nouvelle-Calédonie d’aujourd’hui n’a pas le visage d’il y a 30 ans. Ce processus d’émancipation – pour reprendre les termes même de l’Accord de Nouméa – a porté ses fruits, permettant que le peuple calédonien se retrouve dans un débat naturellement clivant sans pour autant se déchirer.

Il a pu, comme le relevait par une formule élégante un de mes interlocuteurs ce matin, « Débattre sans se battre ».

Je voudrais ici et singulièrement dans ce lieu, saluer les grandes figures qui ont posé les gestes qui ont permis que ce rendez-vous soit serein : Michel Rocard, Jean Marie Tjibaou, Jacques Lafleur, Lionel Jospin et toutes les forces politiques de Nouvelle-Calédonie qui ont participé à ce grand débat. Je voudrais noter la grande continuité de l’action des gouvernements successifs qui traduit au fond la place particulière qu’occupe la Nouvelle Calédonie dans le débat public national.

Au lendemain de cette échéance, le résultat est clair et donne la majorité à celles et ceux qui souhaitent que la Nouvelle-Calédonie demeure dans la République.

Comme le Président de la République l’a dit hier soir, et comme je m’y étais engagé, Annick Girardin et moi-même sommes venus dès le lendemain du scrutin pour rencontrer nos partenaires politiques et échanger avec eux sur leurs analyses, leur lecture de la campagne et des résultats et sur les réflexions qu’ils pouvaient formuler sur les suites à donner à ce scrutin.

Je retiens d’abord que tous nos entretiens ont été d’une grande intensité et, je dirais même, parfois empreint d’une très grande émotion. Chacun sent bien l’intensité du moment et l’importance des enjeux au cœur de la consultation qui s’est tenue hier.

Je retiens également que tous reconnaissent la pleine légitimité du scrutin et que nul n’en conteste le résultat.

Je retiens de ces entretiens que tous mes interlocuteurs ont souhaité prendre le temps d’analyser les résultats plus en profondeur et d’en mesurer les implications.

Enfin, toutes les formations politiques ont confirmé leur volonté de poursuivre le dialogue et d’échanger collectivement.

C’est la raison pour laquelle je proposerai à tous les membres du comité des signataires de se retrouver autour de la ministre des outres mer et de moi-même au mois de décembre à Paris pour une réunion qui devra permettre de tirer collectivement les premières conclusions de ce référendum.

Je voudrais avant de conclure vous faire part d’une réflexion que je retire de mes échanges de ce jour. Avec les forces politiques que nous avons rencontrées mais aussi avec les étudiants de l’université de Nouvelle Calédonie avec qui j’ai tenu à échanger au moment du déjeuner.

Tous ont souligné, au-delà des questions institutionnelles, les enjeux économiques et les enjeux sociaux que connaît la Nouvelle-Calédonie.

Or, il est vrai qu’en concentrant le travail entre les forces politiques et l’État sur les questions d’organisation des scrutins et plus généralement sur les questions institutionnelles, les enjeux économiques et sociaux ont été parfois placés au second plan de nos échanges, alors qu’ils constituent un des ressorts des accords de Matignon et de Nouméa.

Il faudra donc que nous trouvions aussi le temps et la méthode pour échanger, État et forces politiques, sur ces enjeux de société. Annick Girardin et moi-même ferons des propositions en ce sens à l’occasion du prochain Comité des signataires.

Je vous remercie
Déclaration de M. Édouard PHILIPPE Premier ministre – Consultation sur l’accession à la pleine souveraineté – Nouvelle-Calédonie

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Commémorations des attentats du 13 novembre 2015

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre
se rendra avec Madame Nicole BELLOUBET, Garde des Sceaux, ministre de la Justice,
Madame Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé,
Monsieur Christophe CASTANER, ministre de l’Intérieur,
Monsieur Franck …

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mercredi 7 novembre 2018 - 19:32

Rapport sur la filière équine

Rapport de M. Jean ARTHUIS, député européen, sur la filière équine – 07.11.2018

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Remise du rapport de M. Jean ARTHUIS, député européen, sur la filère équine

Le Premier ministre, en présence de Mme Roxana MARACINEANU, ministre des Sports, a reçu aujourd’hui le rapport de M. Jean ARTHUIS, député européen, intitulé : « Filière équine : vision et propositions pour un nouveau souffle – Le pari de reconquérir le…

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Rencontre avec la Communauté française à Ho Chi Minh-Ville

Seul le prononcé fait foi

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Monsieur le président de l’Assemblée des Français de l’étranger,

Mesdames et Messieurs les élus,

Monsieur l‘ambassadeur,

Monsieur le consul g…

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mardi 6 novembre 2018 - 19:06

Entretien avec Jamie Dimon, président directeur général de JP Morgan

Édouard Philippe, Premier ministre, s’est entretenu avec M. Jamie Dimon, président- directeur général de JP Morgan Chase …

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lundi 5 novembre 2018 - 16:17

Agenda prévisionnel du Premier ministre du mardi 6 novembre 2018 au dimanche 11 novembre 2018

Agenda prévisionnel de M. Édouard PHILIPPE Premier ministre – du mardi 6 novembre 2018 au dimanche 11 novembre 2018

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La Nouvelle-Calédonie fait le choix de rester française

5 novembre 2018La Nouvelle-Calédonie fait le choix de rester française

Un référendum était organisé en Nouvelle-Calédonie pour répondre à la question suivante : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie…

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vendredi 2 novembre 2018 - 12:12

France-Viêtnam : une histoire partagée, un avenir commun

2 novembre 2018 – ActualitéFrance-Viêtnam : une histoire partagée, un avenir commun

Le Premier ministre se rend au Viêtnam du 2 au 4 novembre 2018 pour célébrer les 45 ans des relations diplomatiques …

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Les déplacements du Premier ministre

2 novembre 2018Les déplacements du Premier ministre

Édouard Philippe est en visite officielle en République socialiste du Vietnam jusqu’au 4 novembre. Découvrez sur la carte interactive les étapes de …

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mercredi 31 octobre 2018 - 16:41

Déplacement du Premier ministre, Édouard Philippe, en Nouvelle-Calédonie

Déplacement de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, en Nouvelle-Calédonie au lendemain de la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté, lundi 5 novembre 2018. [Déroulé prévisionnel …]

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mardi 30 octobre 2018 - 15:42

Entretien avec M. Miguel Mario DIAZ-CANEL BERMUDEZ

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre
recevra M. Miguel Mario DIAZ-CANEL BERMUDEZ, président du Conseil d’État et président du Conseil des ministres de la République de Cuba
Hôtel de Matignon
Mercredi 31 octobre 2018
Déroulé prévisionnel
13h00 : Arrivé…

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Réforme de l’État : pour être « plus accessible et plus efficace »

30 octobre 2018

Réforme de l’État : pour être « plus accessible et plus efficace »

Dématérialisation des démarches, recours aux contractuels, plan de transformation des ministères, rénovation du patrimoine immobilier de l’État et bien d’autres sujets étaient au programme du 2e Comité interministériel de la transformation publique (CITP) qui s’est tenu le 29 octobre 2018.

 
Le 2e Comité interministériel de la transformation publique (CITP) s’est tenu le 29 octobre sous la présidence du Premier ministre, en présence de plusieurs ministres dont Gérald Darmanin, Mounir Mahjoubi et Olivier Dussopt, des directeurs d’administration centrale, et des chefs de projet qui piloteront les plans de transformation dans chaque ministère.

Aujourd’hui, 45% des Français perçoivent une dégradation de la qualité des services publics. Par ailleurs, la succession des réformes de l’Etat depuis 20 ans a parfois conduit les agents publics à perdre de vue le sens de leurs missions. Ce constat souligne le fait qu’il y a aujourd’hui urgence à rendre l’Etat « plus accessible et plus efficace », a déclaré le Premier ministre.

Le 2e CITP marque une nouvelle étape de ce processus, engagé depuis un an avec le lancement d’Action publique 2022 en octobre 2017 et le 1er CITP en février 2018.

Lors du comité, chaque ministère a présenté son plan de transformation. Au total, près de 75% des propositions du rapport CAP22 sont reprises dans ces plans. Le président de la République et le Premier ministre suivront personnellement leur état d’avancement tous les 3 mois. « Notre objectif est de continuer d’afficher un haut niveau d’ambition, d’identifier les objets de transformation, d’être transparent sur la façon dont on fonctionne et d’accompagner la transformation de l’action publique », a rappelé Édouard Philippe.
Des outils tranversaux pour accompagner ces transformations
Une Agence nationale des mobilités et des reconversions sera créée au 2nd semestre 2019 pour faciliter les mobilités au sein de la fonction publique et vers le secteur privé.

Un fonds d’accompagnement RH doté d’au moins 50 millions d’euros par an co-financera les transformations RH des ministères (dispositifs indemnitaires, coaching, bilans de compétences…).

Enfin, une Université de la transformation publique sera lancée le mois prochain pour donner aux chefs de projets la formation et l’accompagnement sur mesure dont ils ont besoin.

La dématérialisation de nouvelles démarches
Le Premier ministre a également annoncé la dématérialisation de nouvelles démarches « pour simplifier la vie quotidienne des Français » : ordonnances médicales (expérimentation en 2019), inscription sur les listes électorales (en 2019), inscription scolaire dans les collèges et lycées (d’ici 2020), création d’entreprise (en 2021), procédure judiciaire… L’objectif est d’atteindre 100% des démarches en ligne en 2022.

Enfin, un important volet des annonces concerne le patrimoine immobilier de l’Etat. 1 milliard d’euros sur 5 ans sera notamment consacré à la rénovation des cités administratives vieillissantes.

Des transformations qui s’ajoutent à celles déjà engagées depuis 1 an

  • Chantiers de restructuration importants dans plusieurs ministères ;
  • « Droit à l’erreur » (loi Essoc), pour restaurer la confiance des usagers dans leurs services publics ;
  • Création du Fonds pour la transformation de l’action publique, doté de 700 M€ sur 5 ans, pour investir dans des projets publics innovants (17 projets déjà sélectionnés) ;
  • Dématérialisations de plusieurs démarches : demandes de CMU, marchés publics.

Le recours aux contractuels dans la fonction publique :
Le Gouvernement souhaite développer le recours aux contractuels pour « donner plus de choix aux employeurs publics comme aux individus », a déclaré le secrétaire d’État Olivier Dussopt.

Les modalités de cette évolution fait partie des sujets concertés avec les organisations syndicales depuis février, dans le cadre de la préparation de la réforme de la fonction publique qui sera présentée au premier semestre 2019.

Il n’y aura pas de remise en cause du statut : « nous voulons le moderniser, l’assouplir (…) il ne s’agit pas d’opposer un modèle à l’autre ».

Le 12 décembre prochain, le président de la République et le Premier ministre réuniront les 1 800 managers publics de l’administration centrale et déconcentrée pour « partager avec eux les objectifs, les moyens, le calendrier, et les modalités de la transformation de l’action publique. »

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Réforme de l’État : pour être « plus accessible et plus efficace »

30 octobre 2018

Réforme de l’État : pour être « plus accessible et plus efficace »

Dématérialisation des démarches, recours aux contractuels, plan de transformation des ministères, rénovation du patrimoine immobilier de l’État et bien d’autres sujets étaient au programme du 2e Comité interministériel de la transformation publique (CITP) qui s’est tenu le 29 octobre 2018.

 
Le 2e Comité interministériel de la transformation publique (CITP) s’est tenu le 29 octobre sous la présidence du Premier ministre, en présence de plusieurs ministres dont Gérald Darmanin, Mounir Mahjoubi et Olivier Dussopt, des directeurs d’administration centrale, et des chefs de projet qui piloteront les plans de transformation dans chaque ministère.

Aujourd’hui, 45% des Français perçoivent une dégradation de la qualité des services publics. Par ailleurs, la succession des réformes de l’Etat depuis 20 ans a parfois conduit les agents publics à perdre de vue le sens de leurs missions. Ce constat souligne le fait qu’il y a aujourd’hui urgence à rendre l’Etat « plus accessible et plus efficace », a déclaré le Premier ministre.

Le 2e CITP marque une nouvelle étape de ce processus, engagé depuis un an avec le lancement d’Action publique 2022 en octobre 2017 et le 1er CITP en février 2018.

Lors du comité, chaque ministère a présenté son plan de transformation. Au total, près de 75% des propositions du rapport CAP22 sont reprises dans ces plans. Le président de la République et le Premier ministre suivront personnellement leur état d’avancement tous les 3 mois. « Notre objectif est de continuer d’afficher un haut niveau d’ambition, d’identifier les objets de transformation, d’être transparent sur la façon dont on fonctionne et d’accompagner la transformation de l’action publique », a rappelé Édouard Philippe.
Des outils tranversaux pour accompagner ces transformations
Une Agence nationale des mobilités et des reconversions sera créée au 2nd semestre 2019 pour faciliter les mobilités au sein de la fonction publique et vers le secteur privé.

Un fonds d’accompagnement RH doté d’au moins 50 millions d’euros par an co-financera les transformations RH des ministères (dispositifs indemnitaires, coaching, bilans de compétences…).

Enfin, une Université de la transformation publique sera lancée le mois prochain pour donner aux chefs de projets la formation et l’accompagnement sur mesure dont ils ont besoin.

La dématérialisation de nouvelles démarches
Le Premier ministre a également annoncé la dématérialisation de nouvelles démarches « pour simplifier la vie quotidienne des Français » : ordonnances médicales (expérimentation en 2019), inscription sur les listes électorales (en 2019), inscription scolaire dans les collèges et lycées (d’ici 2020), création d’entreprise (en 2021), procédure judiciaire… L’objectif est d’atteindre 100% des démarches en ligne en 2022.

Enfin, un important volet des annonces concerne le patrimoine immobilier de l’Etat. 1 milliard d’euros sur 5 ans sera notamment consacré à la rénovation des cités administratives vieillissantes.

Des transformations qui s’ajoutent à celles déjà engagées depuis 1 an

  • Chantiers de restructuration importants dans plusieurs ministères ;
  • « Droit à l’erreur » (loi Essoc), pour restaurer la confiance des usagers dans leurs services publics ;
  • Création du Fonds pour la transformation de l’action publique, doté de 700 M€ sur 5 ans, pour investir dans des projets publics innovants (17 projets déjà sélectionnés) ;
  • Dématérialisations de plusieurs démarches : demandes de CMU, marchés publics.

Le recours aux contractuels dans la fonction publique :
Le Gouvernement souhaite développer le recours aux contractuels pour « donner plus de choix aux employeurs publics comme aux individus », a déclaré le secrétaire d’État Olivier Dussopt.

Les modalités de cette évolution fait partie des sujets concertés avec les organisations syndicales depuis février, dans le cadre de la préparation de la réforme de la fonction publique qui sera présentée au premier semestre 2019.

Il n’y aura pas de remise en cause du statut : « nous voulons le moderniser, l’assouplir (…) il ne s’agit pas d’opposer un modèle à l’autre ».

Le 12 décembre prochain, le président de la République et le Premier ministre réuniront les 1 800 managers publics de l’administration centrale et déconcentrée pour « partager avec eux les objectifs, les moyens, le calendrier, et les modalités de la transformation de l’action publique. »

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lundi 29 octobre 2018 - 21:58

Déclaration du Premier ministre lors de la rencontre avec les élus d’Alsace

Déclaration de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Rencontre avec les élus d’Alsace
 

Lundi 29 octobre 2018

Hôtel de Matignon

 

Seul le prononcé fait foi

 

Bonjour,

J’ai souhaité réunir aujourd’hui à l’Hôtel de Matignon les élus alsaciens et singulièrement les deux présidents des Conseils départementaux et le président du Conseil régional de la région Grand-Est.

Cette réunion que nous venons d’organiser s’inscrit dans la continuité des engagements qui ont été pris par le Président de la République lors de l’installation de la Conférence nationale des territoires. Le cap que nous nous étions fixé en matière institutionnelle au début du mandat présidentiel, était de prendre acte des profonds changements qui étaient intervenus dans l’organisation territoriale de la France au cours du quinquennat précédent : création de grandes régions, transformation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale. Ces transformations ont bouleversé le paysage local et ont imposé aux élus locaux, qu’ils soient intercommunaux ou régionaux, de s’adapter, de mettre en place de nouvelles politiques publiques, de consacrer beaucoup de temps, beaucoup d’énergie et souvent beaucoup de talent à ce nouveau cap.

Le Président de la République a indiqué très clairement qu’il ne s’agissait pas, après ce big bang intervenu au cours du mandat précédent, de créer un nouveau désordre, un nouveau big bang ou de détricoter ce qu’il avait été auparavant. Mais il a indiqué qu’il souhaitait, dès lors que les élus locaux y étaient prêts, dès lors qu’ils étaient volontaires, que puisse être possible de modifier les organisations locales pour prendre en compte les spécificités de chaque territoire. Autrement dit, nous passions d’une logique du big bang permanent à une logique du «cousu main» lorsque c’était possible et lorsque c’était nécessaire.

Accompagner les initiatives locales, ça a été, s’agissant de la région Grand-Est et de l’Alsace, entendre et comprendre ce désir d’Alsace exprimé par les Alsaciens et par les élus.

Nous avons d’abord souhaité, une fois que ces revendications, ces demandes ont été formulées, créer les conditions d’un dialogue aussi apaisé que possible.

C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à la fin janvier 2018 au préfet de la région Grand-Est, Jean-Luc MARX, de mener un exercice de concertation sur cette question institutionnelle de l’Alsace et de me faire part de ses propositions.

Le préfet, après avoir consulté en Alsace et dans l’ensemble de la région Grand-Est, a retenu un certain nombre de solutions et notamment une solution de rapprochement consistant à marier les deux départements dans un nouvel ensemble, lequel se verrait confier dans le cadre du pouvoir de différenciation, prévu par la réforme constitutionnelle, des compétences essentielles au vu de son caractère transfrontalier très marqué.

Sur la base de ce rapport rendu public parce que nous avons souhaité qu’il soit versé au débat public, j’ai demandé à Jacqueline GOURAULT de recevoir l’ensemble des élus et de faire des propositions avec les élus, de lancer les discussions pour aboutir à la meilleure solution envisageable. C’est ce qu’elle a fait en se rendant à plusieurs reprises en Alsace, en consultant l’ensemble des acteurs institutionnels, les élus locaux bien entendu, les parlementaires, les présidents d’établissements publics de coopération intercommunale, les associations de maires et les forces économiques du territoire. Et je voudrais, puisqu’elle est ici à mes côtés, lui rendre hommage pour la qualité de l’écoute, la qualité du travail réalisé, la qualité de la confiance qu’elle a su, je crois, faire naître avec l’ensemble des parties prenantes en Alsace et dans le Grand-Est en général.

Elle a travaillé en liens étroits avec les autres ministres concernés – le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel BLANQUER, la ministre des Transports, Elisabeth BORNE – pour tester toutes les hypothèses de différenciation avant la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle. Le dialogue approfondi qu’elle a mené, nous a permis d’aboutir à une déclaration commune que nous venons de signer avec Jean ROTTNER,  Brigitte KLINKERT et Frédéric BIERRY.

Cette déclaration commune, c’est, je l’ai dit, du « cousu main ». C’est la volonté de faire de la collectivité d’Alsace une collectivité en avance par rapport à ce que pourra être le schéma institutionnel demain, c’est-à-dire de partir de la base des compétences départementales des deux départements alsaciens pour créer une collectivité dotée de compétences particulières et supplémentaires.

Le travail que nous avons lancé s’inscrit dans quatre grandes têtes de chapitres : d’abord la dimension transfrontalière du projet de nouvelle collectivité, qui vise à construire un cadre de coopération plus efficace et plus propice dans l’esprit, qui a d’ailleurs été défendu par le député WASERMAN dans son rapport de mai 2018, sur la renégociation du traité de l’Elysée. L’idée, c’est de prendre en compte la spécificité à la fois géographique et historique de ce territoire alsacien et de confier une responsabilité à cette collectivité en matière de dialogue et en matière d’organisation transfrontalière.

Le renforcement du bilinguisme, qui n’est pas une spécificité des deux départements alsaciens mais qui est une très forte particularité. Nous voulons faire en sorte que l’Etat confie un certain nombre de compétences à la collectivité ainsi créée pour qu’elle puisse participer au développement du bilinguisme et du multilinguisme puisque l’ensemble de ces objectifs figurent au programme des deux présidents.

Dans le cadre de la loi NOTRe, la nouvelle collectivité pourra développer un soutien aux activités du territoire et participer aux actions menées par l’Agence de développement d’Alsace. La collectivité d’Alsace leur donnera la politique du tourisme sur son territoire, en lien avec les autres collectivités territoriales.

Et puis enfin, dans le cadre des mobilités qui sont là aussi un enjeu considérable et un atout considérable pour l’Alsace, le Gouvernement a accepté de faire un pas en avant significatif en transférant son réseau de routes nationales, et notamment l’autoroute A35, à la nouvelle collectivité.

Autant de champs dans lesquels nous avons cherché à faire du « cousu main » pour l’Alsace, comme nous voulons le faire pour l’ensemble des territoires dans la logique de différenciation. Le premier socle de compétences pourra être complété par le législateur grâce au principe de différenciation inscrit dans le projet de révision constitutionnelle. Vous comprenez bien que l’objectif, c’est de faire d’ores et déjà, avant la révision constitutionnelle de la collectivité d’Alsace, une collectivité dotée de pouvoirs supplémentaires et particuliers. Bien entendu, une fois le projet de révision constitutionnelle adapté, il sera possible pour l’Alsace comme d’ailleurs pour tous les autres territoires, de pousser cette logique de différenciation si elle le souhaite et dans le respect là encore de la règle constitutionnelle et de la loi.

Cette déclaration commune que nous avons signée, qui est un document d’une dizaine de pages, est à la fois l’aboutissement d’un processus de discussion, de négociation à certains égards, mais est aussi un commencement en ce qu’elle marque le début de la construction du nouveau modèle.

Juridiquement, elle se  traduira par la création de la collectivité européenne d’Alsace par décret en Conseil d’Etat si les assemblées délibérantes des deux Conseils départementaux en décident ainsi. Bien entendu, il leur appartient d’abord de se prononcer.

De façon concomitante et à l’horizon du 1er janvier 2021, il appartiendra au législateur d’adopter un texte permettant de doter cette nouvelle collectivité des compétences particulières et supplémentaires dont nous voulons la doter. L’objectif, c’est donc de tenir les engagements que nous avons pris ensemble, de faire en sorte que tout cela devienne une réalité au 1er janvier 2021.

Je voudrais terminer en disant que le cadre que nous avions fixé au début de nos discussions, est un cadre qui a été respecté ; la pérennité, l’intégrité de la région Grand-Est, la prise en compte des spécificités du territoire et de la collectivité d’Alsace, le souci d’un travail collectif en bonne intelligence, en discutant avec les élus, en procédant de manière itérative, en organisant et en construisant la confiance.

Je dois dire qu’aujourd’hui, au moment où nous avons signé cette déclaration commune, je suis d’abord très reconnaissant aux trois présidents qui ont mené les débats avec nous, très reconnaissant à madame Jacqueline GOURAULT de la qualité du travail effectué et très confiant sur la capacité que nous aurons progressivement à respecter les principes et à faire en sorte que nous puissions in concreto donner la souplesse nécessaire aux territoires qui la demandent, pour pouvoir avancer. Je me méfie des grands discours en la matière mais je crois beaucoup aux réalisations et aux engagements pris par chacun. Nous avons là l’opportunité de prendre en compte des spécificités locales tout en respectant les principes importants que nous nous sommes fixés.

Je vous remercie.

Déclaration de M. Édouard PHILIPPE Premier ministre – Rencontre avec les élus d’Alsace – 29.10.2018

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Déclaration du Premier ministre lors de la rencontre avec les élus d’Alsace

Déclaration de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Rencontre avec les élus d’Alsace
 

Lundi 29 octobre 2018

Hôtel de Matignon

 

Seul le prononcé fait foi

 

Bonjour,

J’ai souhaité réunir aujourd’hui à l’Hôtel de Matignon les élus alsaciens et singulièrement les deux présidents des Conseils départementaux et le président du Conseil régional de la région Grand-Est.

Cette réunion que nous venons d’organiser s’inscrit dans la continuité des engagements qui ont été pris par le Président de la République lors de l’installation de la Conférence nationale des territoires. Le cap que nous nous étions fixé en matière institutionnelle au début du mandat présidentiel, était de prendre acte des profonds changements qui étaient intervenus dans l’organisation territoriale de la France au cours du quinquennat précédent : création de grandes régions, transformation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale. Ces transformations ont bouleversé le paysage local et ont imposé aux élus locaux, qu’ils soient intercommunaux ou régionaux, de s’adapter, de mettre en place de nouvelles politiques publiques, de consacrer beaucoup de temps, beaucoup d’énergie et souvent beaucoup de talent à ce nouveau cap.

Le Président de la République a indiqué très clairement qu’il ne s’agissait pas, après ce big bang intervenu au cours du mandat précédent, de créer un nouveau désordre, un nouveau big bang ou de détricoter ce qu’il avait été auparavant. Mais il a indiqué qu’il souhaitait, dès lors que les élus locaux y étaient prêts, dès lors qu’ils étaient volontaires, que puisse être possible de modifier les organisations locales pour prendre en compte les spécificités de chaque territoire. Autrement dit, nous passions d’une logique du big bang permanent à une logique du «cousu main» lorsque c’était possible et lorsque c’était nécessaire.

Accompagner les initiatives locales, ça a été, s’agissant de la région Grand-Est et de l’Alsace, entendre et comprendre ce désir d’Alsace exprimé par les Alsaciens et par les élus.

Nous avons d’abord souhaité, une fois que ces revendications, ces demandes ont été formulées, créer les conditions d’un dialogue aussi apaisé que possible.

C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à la fin janvier 2018 au préfet de la région Grand-Est, Jean-Luc MARX, de mener un exercice de concertation sur cette question institutionnelle de l’Alsace et de me faire part de ses propositions.

Le préfet, après avoir consulté en Alsace et dans l’ensemble de la région Grand-Est, a retenu un certain nombre de solutions et notamment une solution de rapprochement consistant à marier les deux départements dans un nouvel ensemble, lequel se verrait confier dans le cadre du pouvoir de différenciation, prévu par la réforme constitutionnelle, des compétences essentielles au vu de son caractère transfrontalier très marqué.

Sur la base de ce rapport rendu public parce que nous avons souhaité qu’il soit versé au débat public, j’ai demandé à Jacqueline GOURAULT de recevoir l’ensemble des élus et de faire des propositions avec les élus, de lancer les discussions pour aboutir à la meilleure solution envisageable. C’est ce qu’elle a fait en se rendant à plusieurs reprises en Alsace, en consultant l’ensemble des acteurs institutionnels, les élus locaux bien entendu, les parlementaires, les présidents d’établissements publics de coopération intercommunale, les associations de maires et les forces économiques du territoire. Et je voudrais, puisqu’elle est ici à mes côtés, lui rendre hommage pour la qualité de l’écoute, la qualité du travail réalisé, la qualité de la confiance qu’elle a su, je crois, faire naître avec l’ensemble des parties prenantes en Alsace et dans le Grand-Est en général.

Elle a travaillé en liens étroits avec les autres ministres concernés – le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel BLANQUER, la ministre des Transports, Elisabeth BORNE – pour tester toutes les hypothèses de différenciation avant la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle. Le dialogue approfondi qu’elle a mené, nous a permis d’aboutir à une déclaration commune que nous venons de signer avec Jean ROTTNER,  Brigitte KLINKERT et Frédéric BIERRY.

Cette déclaration commune, c’est, je l’ai dit, du « cousu main ». C’est la volonté de faire de la collectivité d’Alsace une collectivité en avance par rapport à ce que pourra être le schéma institutionnel demain, c’est-à-dire de partir de la base des compétences départementales des deux départements alsaciens pour créer une collectivité dotée de compétences particulières et supplémentaires.

Le travail que nous avons lancé s’inscrit dans quatre grandes têtes de chapitres : d’abord la dimension transfrontalière du projet de nouvelle collectivité, qui vise à construire un cadre de coopération plus efficace et plus propice dans l’esprit, qui a d’ailleurs été défendu par le député WASERMAN dans son rapport de mai 2018, sur la renégociation du traité de l’Elysée. L’idée, c’est de prendre en compte la spécificité à la fois géographique et historique de ce territoire alsacien et de confier une responsabilité à cette collectivité en matière de dialogue et en matière d’organisation transfrontalière.

Le renforcement du bilinguisme, qui n’est pas une spécificité des deux départements alsaciens mais qui est une très forte particularité. Nous voulons faire en sorte que l’Etat confie un certain nombre de compétences à la collectivité ainsi créée pour qu’elle puisse participer au développement du bilinguisme et du multilinguisme puisque l’ensemble de ces objectifs figurent au programme des deux présidents.

Dans le cadre de la loi NOTRe, la nouvelle collectivité pourra développer un soutien aux activités du territoire et participer aux actions menées par l’Agence de développement d’Alsace. La collectivité d’Alsace leur donnera la politique du tourisme sur son territoire, en lien avec les autres collectivités territoriales.

Et puis enfin, dans le cadre des mobilités qui sont là aussi un enjeu considérable et un atout considérable pour l’Alsace, le Gouvernement a accepté de faire un pas en avant significatif en transférant son réseau de routes nationales, et notamment l’autoroute A35, à la nouvelle collectivité.

Autant de champs dans lesquels nous avons cherché à faire du « cousu main » pour l’Alsace, comme nous voulons le faire pour l’ensemble des territoires dans la logique de différenciation. Le premier socle de compétences pourra être complété par le législateur grâce au principe de différenciation inscrit dans le projet de révision constitutionnelle. Vous comprenez bien que l’objectif, c’est de faire d’ores et déjà, avant la révision constitutionnelle de la collectivité d’Alsace, une collectivité dotée de pouvoirs supplémentaires et particuliers. Bien entendu, une fois le projet de révision constitutionnelle adapté, il sera possible pour l’Alsace comme d’ailleurs pour tous les autres territoires, de pousser cette logique de différenciation si elle le souhaite et dans le respect là encore de la règle constitutionnelle et de la loi.

Cette déclaration commune que nous avons signée, qui est un document d’une dizaine de pages, est à la fois l’aboutissement d’un processus de discussion, de négociation à certains égards, mais est aussi un commencement en ce qu’elle marque le début de la construction du nouveau modèle.

Juridiquement, elle se  traduira par la création de la collectivité européenne d’Alsace par décret en Conseil d’Etat si les assemblées délibérantes des deux Conseils départementaux en décident ainsi. Bien entendu, il leur appartient d’abord de se prononcer.

De façon concomitante et à l’horizon du 1er janvier 2021, il appartiendra au législateur d’adopter un texte permettant de doter cette nouvelle collectivité des compétences particulières et supplémentaires dont nous voulons la doter. L’objectif, c’est donc de tenir les engagements que nous avons pris ensemble, de faire en sorte que tout cela devienne une réalité au 1er janvier 2021.

Je voudrais terminer en disant que le cadre que nous avions fixé au début de nos discussions, est un cadre qui a été respecté ; la pérennité, l’intégrité de la région Grand-Est, la prise en compte des spécificités du territoire et de la collectivité d’Alsace, le souci d’un travail collectif en bonne intelligence, en discutant avec les élus, en procédant de manière itérative, en organisant et en construisant la confiance.

Je dois dire qu’aujourd’hui, au moment où nous avons signé cette déclaration commune, je suis d’abord très reconnaissant aux trois présidents qui ont mené les débats avec nous, très reconnaissant à madame Jacqueline GOURAULT de la qualité du travail effectué et très confiant sur la capacité que nous aurons progressivement à respecter les principes et à faire en sorte que nous puissions in concreto donner la souplesse nécessaire aux territoires qui la demandent, pour pouvoir avancer. Je me méfie des grands discours en la matière mais je crois beaucoup aux réalisations et aux engagements pris par chacun. Nous avons là l’opportunité de prendre en compte des spécificités locales tout en respectant les principes importants que nous nous sommes fixés.

Je vous remercie.

Déclaration de M. Édouard PHILIPPE Premier ministre – Rencontre avec les élus d’Alsace – 29.10.2018

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Déclaration du Premier ministre lors de la rencontre avec les élus d’Alsace

Déclaration de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Rencontre avec les élus d’Alsace
 

Lundi 29 octobre 2018

Hôtel de Matignon

 

Seul le prononcé fait foi

 

Bonjour,

J’ai souhaité réunir aujourd’hui à l’Hôtel de Matignon les élus alsaciens et singulièrement les deux présidents des Conseils départementaux et le président du Conseil régional de la région Grand-Est.

Cette réunion que nous venons d’organiser s’inscrit dans la continuité des engagements qui ont été pris par le Président de la République lors de l’installation de la Conférence nationale des territoires. Le cap que nous nous étions fixé en matière institutionnelle au début du mandat présidentiel, était de prendre acte des profonds changements qui étaient intervenus dans l’organisation territoriale de la France au cours du quinquennat précédent : création de grandes régions, transformation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale. Ces transformations ont bouleversé le paysage local et ont imposé aux élus locaux, qu’ils soient intercommunaux ou régionaux, de s’adapter, de mettre en place de nouvelles politiques publiques, de consacrer beaucoup de temps, beaucoup d’énergie et souvent beaucoup de talent à ce nouveau cap.

Le Président de la République a indiqué très clairement qu’il ne s’agissait pas, après ce big bang intervenu au cours du mandat précédent, de créer un nouveau désordre, un nouveau big bang ou de détricoter ce qu’il avait été auparavant. Mais il a indiqué qu’il souhaitait, dès lors que les élus locaux y étaient prêts, dès lors qu’ils étaient volontaires, que puisse être possible de modifier les organisations locales pour prendre en compte les spécificités de chaque territoire. Autrement dit, nous passions d’une logique du big bang permanent à une logique du «cousu main» lorsque c’était possible et lorsque c’était nécessaire.

Accompagner les initiatives locales, ça a été, s’agissant de la région Grand-Est et de l’Alsace, entendre et comprendre ce désir d’Alsace exprimé par les Alsaciens et par les élus.

Nous avons d’abord souhaité, une fois que ces revendications, ces demandes ont été formulées, créer les conditions d’un dialogue aussi apaisé que possible.

C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à la fin janvier 2018 au préfet de la région Grand-Est, Jean-Luc MARX, de mener un exercice de concertation sur cette question institutionnelle de l’Alsace et de me faire part de ses propositions.

Le préfet, après avoir consulté en Alsace et dans l’ensemble de la région Grand-Est, a retenu un certain nombre de solutions et notamment une solution de rapprochement consistant à marier les deux départements dans un nouvel ensemble, lequel se verrait confier dans le cadre du pouvoir de différenciation, prévu par la réforme constitutionnelle, des compétences essentielles au vu de son caractère transfrontalier très marqué.

Sur la base de ce rapport rendu public parce que nous avons souhaité qu’il soit versé au débat public, j’ai demandé à Jacqueline GOURAULT de recevoir l’ensemble des élus et de faire des propositions avec les élus, de lancer les discussions pour aboutir à la meilleure solution envisageable. C’est ce qu’elle a fait en se rendant à plusieurs reprises en Alsace, en consultant l’ensemble des acteurs institutionnels, les élus locaux bien entendu, les parlementaires, les présidents d’établissements publics de coopération intercommunale, les associations de maires et les forces économiques du territoire. Et je voudrais, puisqu’elle est ici à mes côtés, lui rendre hommage pour la qualité de l’écoute, la qualité du travail réalisé, la qualité de la confiance qu’elle a su, je crois, faire naître avec l’ensemble des parties prenantes en Alsace et dans le Grand-Est en général.

Elle a travaillé en liens étroits avec les autres ministres concernés – le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel BLANQUER, la ministre des Transports, Elisabeth BORNE – pour tester toutes les hypothèses de différenciation avant la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle. Le dialogue approfondi qu’elle a mené, nous a permis d’aboutir à une déclaration commune que nous venons de signer avec Jean ROTTNER,  Brigitte KLINKERT et Frédéric BIERRY.

Cette déclaration commune, c’est, je l’ai dit, du « cousu main ». C’est la volonté de faire de la collectivité d’Alsace une collectivité en avance par rapport à ce que pourra être le schéma institutionnel demain, c’est-à-dire de partir de la base des compétences départementales des deux départements alsaciens pour créer une collectivité dotée de compétences particulières et supplémentaires.

Le travail que nous avons lancé s’inscrit dans quatre grandes têtes de chapitres : d’abord la dimension transfrontalière du projet de nouvelle collectivité, qui vise à construire un cadre de coopération plus efficace et plus propice dans l’esprit, qui a d’ailleurs été défendu par le député WASERMAN dans son rapport de mai 2018, sur la renégociation du traité de l’Elysée. L’idée, c’est de prendre en compte la spécificité à la fois géographique et historique de ce territoire alsacien et de confier une responsabilité à cette collectivité en matière de dialogue et en matière d’organisation transfrontalière.

Le renforcement du bilinguisme, qui n’est pas une spécificité des deux départements alsaciens mais qui est une très forte particularité. Nous voulons faire en sorte que l’Etat confie un certain nombre de compétences à la collectivité ainsi créée pour qu’elle puisse participer au développement du bilinguisme et du multilinguisme puisque l’ensemble de ces objectifs figurent au programme des deux présidents.

Dans le cadre de la loi NOTRe, la nouvelle collectivité pourra développer un soutien aux activités du territoire et participer aux actions menées par l’Agence de développement d’Alsace. La collectivité d’Alsace leur donnera la politique du tourisme sur son territoire, en lien avec les autres collectivités territoriales.

Et puis enfin, dans le cadre des mobilités qui sont là aussi un enjeu considérable et un atout considérable pour l’Alsace, le Gouvernement a accepté de faire un pas en avant significatif en transférant son réseau de routes nationales, et notamment l’autoroute A35, à la nouvelle collectivité.

Autant de champs dans lesquels nous avons cherché à faire du « cousu main » pour l’Alsace, comme nous voulons le faire pour l’ensemble des territoires dans la logique de différenciation. Le premier socle de compétences pourra être complété par le législateur grâce au principe de différenciation inscrit dans le projet de révision constitutionnelle. Vous comprenez bien que l’objectif, c’est de faire d’ores et déjà, avant la révision constitutionnelle de la collectivité d’Alsace, une collectivité dotée de pouvoirs supplémentaires et particuliers. Bien entendu, une fois le projet de révision constitutionnelle adapté, il sera possible pour l’Alsace comme d’ailleurs pour tous les autres territoires, de pousser cette logique de différenciation si elle le souhaite et dans le respect là encore de la règle constitutionnelle et de la loi.

Cette déclaration commune que nous avons signée, qui est un document d’une dizaine de pages, est à la fois l’aboutissement d’un processus de discussion, de négociation à certains égards, mais est aussi un commencement en ce qu’elle marque le début de la construction du nouveau modèle.

Juridiquement, elle se  traduira par la création de la collectivité européenne d’Alsace par décret en Conseil d’Etat si les assemblées délibérantes des deux Conseils départementaux en décident ainsi. Bien entendu, il leur appartient d’abord de se prononcer.

De façon concomitante et à l’horizon du 1er janvier 2021, il appartiendra au législateur d’adopter un texte permettant de doter cette nouvelle collectivité des compétences particulières et supplémentaires dont nous voulons la doter. L’objectif, c’est donc de tenir les engagements que nous avons pris ensemble, de faire en sorte que tout cela devienne une réalité au 1er janvier 2021.

Je voudrais terminer en disant que le cadre que nous avions fixé au début de nos discussions, est un cadre qui a été respecté ; la pérennité, l’intégrité de la région Grand-Est, la prise en compte des spécificités du territoire et de la collectivité d’Alsace, le souci d’un travail collectif en bonne intelligence, en discutant avec les élus, en procédant de manière itérative, en organisant et en construisant la confiance.

Je dois dire qu’aujourd’hui, au moment où nous avons signé cette déclaration commune, je suis d’abord très reconnaissant aux trois présidents qui ont mené les débats avec nous, très reconnaissant à madame Jacqueline GOURAULT de la qualité du travail effectué et très confiant sur la capacité que nous aurons progressivement à respecter les principes et à faire en sorte que nous puissions in concreto donner la souplesse nécessaire aux territoires qui la demandent, pour pouvoir avancer. Je me méfie des grands discours en la matière mais je crois beaucoup aux réalisations et aux engagements pris par chacun. Nous avons là l’opportunité de prendre en compte des spécificités locales tout en respectant les principes importants que nous nous sommes fixés.

Je vous remercie.

Déclaration de M. Édouard PHILIPPE Premier ministre – Rencontre avec les élus d’Alsace – 29.10.2018

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Déclaration du Premier ministre lors de la rencontre avec les élus d’Alsace

Déclaration de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Rencontre avec les élus d’Alsace
 

Lundi 29 octobre 2018

Hôtel de Matignon

 

Seul le prononcé fait foi

 

Bonjour,

J’ai souhaité réunir aujourd’hui à l’Hôtel de Matignon les élus alsaciens et singulièrement les deux présidents des Conseils départementaux et le président du Conseil régional de la région Grand-Est.

Cette réunion que nous venons d’organiser s’inscrit dans la continuité des engagements qui ont été pris par le Président de la République lors de l’installation de la Conférence nationale des territoires. Le cap que nous nous étions fixé en matière institutionnelle au début du mandat présidentiel, était de prendre acte des profonds changements qui étaient intervenus dans l’organisation territoriale de la France au cours du quinquennat précédent : création de grandes régions, transformation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale. Ces transformations ont bouleversé le paysage local et ont imposé aux élus locaux, qu’ils soient intercommunaux ou régionaux, de s’adapter, de mettre en place de nouvelles politiques publiques, de consacrer beaucoup de temps, beaucoup d’énergie et souvent beaucoup de talent à ce nouveau cap.

Le Président de la République a indiqué très clairement qu’il ne s’agissait pas, après ce big bang intervenu au cours du mandat précédent, de créer un nouveau désordre, un nouveau big bang ou de détricoter ce qu’il avait été auparavant. Mais il a indiqué qu’il souhaitait, dès lors que les élus locaux y étaient prêts, dès lors qu’ils étaient volontaires, que puisse être possible de modifier les organisations locales pour prendre en compte les spécificités de chaque territoire. Autrement dit, nous passions d’une logique du big bang permanent à une logique du «cousu main» lorsque c’était possible et lorsque c’était nécessaire.

Accompagner les initiatives locales, ça a été, s’agissant de la région Grand-Est et de l’Alsace, entendre et comprendre ce désir d’Alsace exprimé par les Alsaciens et par les élus.

Nous avons d’abord souhaité, une fois que ces revendications, ces demandes ont été formulées, créer les conditions d’un dialogue aussi apaisé que possible.

C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à la fin janvier 2018 au préfet de la région Grand-Est, Jean-Luc MARX, de mener un exercice de concertation sur cette question institutionnelle de l’Alsace et de me faire part de ses propositions.

Le préfet, après avoir consulté en Alsace et dans l’ensemble de la région Grand-Est, a retenu un certain nombre de solutions et notamment une solution de rapprochement consistant à marier les deux départements dans un nouvel ensemble, lequel se verrait confier dans le cadre du pouvoir de différenciation, prévu par la réforme constitutionnelle, des compétences essentielles au vu de son caractère transfrontalier très marqué.

Sur la base de ce rapport rendu public parce que nous avons souhaité qu’il soit versé au débat public, j’ai demandé à Jacqueline GOURAULT de recevoir l’ensemble des élus et de faire des propositions avec les élus, de lancer les discussions pour aboutir à la meilleure solution envisageable. C’est ce qu’elle a fait en se rendant à plusieurs reprises en Alsace, en consultant l’ensemble des acteurs institutionnels, les élus locaux bien entendu, les parlementaires, les présidents d’établissements publics de coopération intercommunale, les associations de maires et les forces économiques du territoire. Et je voudrais, puisqu’elle est ici à mes côtés, lui rendre hommage pour la qualité de l’écoute, la qualité du travail réalisé, la qualité de la confiance qu’elle a su, je crois, faire naître avec l’ensemble des parties prenantes en Alsace et dans le Grand-Est en général.

Elle a travaillé en liens étroits avec les autres ministres concernés – le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel BLANQUER, la ministre des Transports, Elisabeth BORNE – pour tester toutes les hypothèses de différenciation avant la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle. Le dialogue approfondi qu’elle a mené, nous a permis d’aboutir à une déclaration commune que nous venons de signer avec Jean ROTTNER,  Brigitte KLINKERT et Frédéric BIERRY.

Cette déclaration commune, c’est, je l’ai dit, du « cousu main ». C’est la volonté de faire de la collectivité d’Alsace une collectivité en avance par rapport à ce que pourra être le schéma institutionnel demain, c’est-à-dire de partir de la base des compétences départementales des deux départements alsaciens pour créer une collectivité dotée de compétences particulières et supplémentaires.

Le travail que nous avons lancé s’inscrit dans quatre grandes têtes de chapitres : d’abord la dimension transfrontalière du projet de nouvelle collectivité, qui vise à construire un cadre de coopération plus efficace et plus propice dans l’esprit, qui a d’ailleurs été défendu par le député WASERMAN dans son rapport de mai 2018, sur la renégociation du traité de l’Elysée. L’idée, c’est de prendre en compte la spécificité à la fois géographique et historique de ce territoire alsacien et de confier une responsabilité à cette collectivité en matière de dialogue et en matière d’organisation transfrontalière.

Le renforcement du bilinguisme, qui n’est pas une spécificité des deux départements alsaciens mais qui est une très forte particularité. Nous voulons faire en sorte que l’Etat confie un certain nombre de compétences à la collectivité ainsi créée pour qu’elle puisse participer au développement du bilinguisme et du multilinguisme puisque l’ensemble de ces objectifs figurent au programme des deux présidents.

Dans le cadre de la loi NOTRe, la nouvelle collectivité pourra développer un soutien aux activités du territoire et participer aux actions menées par l’Agence de développement d’Alsace. La collectivité d’Alsace leur donnera la politique du tourisme sur son territoire, en lien avec les autres collectivités territoriales.

Et puis enfin, dans le cadre des mobilités qui sont là aussi un enjeu considérable et un atout considérable pour l’Alsace, le Gouvernement a accepté de faire un pas en avant significatif en transférant son réseau de routes nationales, et notamment l’autoroute A35, à la nouvelle collectivité.

Autant de champs dans lesquels nous avons cherché à faire du « cousu main » pour l’Alsace, comme nous voulons le faire pour l’ensemble des territoires dans la logique de différenciation. Le premier socle de compétences pourra être complété par le législateur grâce au principe de différenciation inscrit dans le projet de révision constitutionnelle. Vous comprenez bien que l’objectif, c’est de faire d’ores et déjà, avant la révision constitutionnelle de la collectivité d’Alsace, une collectivité dotée de pouvoirs supplémentaires et particuliers. Bien entendu, une fois le projet de révision constitutionnelle adapté, il sera possible pour l’Alsace comme d’ailleurs pour tous les autres territoires, de pousser cette logique de différenciation si elle le souhaite et dans le respect là encore de la règle constitutionnelle et de la loi.

Cette déclaration commune que nous avons signée, qui est un document d’une dizaine de pages, est à la fois l’aboutissement d’un processus de discussion, de négociation à certains égards, mais est aussi un commencement en ce qu’elle marque le début de la construction du nouveau modèle.

Juridiquement, elle se  traduira par la création de la collectivité européenne d’Alsace par décret en Conseil d’Etat si les assemblées délibérantes des deux Conseils départementaux en décident ainsi. Bien entendu, il leur appartient d’abord de se prononcer.

De façon concomitante et à l’horizon du 1er janvier 2021, il appartiendra au législateur d’adopter un texte permettant de doter cette nouvelle collectivité des compétences particulières et supplémentaires dont nous voulons la doter. L’objectif, c’est donc de tenir les engagements que nous avons pris ensemble, de faire en sorte que tout cela devienne une réalité au 1er janvier 2021.

Je voudrais terminer en disant que le cadre que nous avions fixé au début de nos discussions, est un cadre qui a été respecté ; la pérennité, l’intégrité de la région Grand-Est, la prise en compte des spécificités du territoire et de la collectivité d’Alsace, le souci d’un travail collectif en bonne intelligence, en discutant avec les élus, en procédant de manière itérative, en organisant et en construisant la confiance.

Je dois dire qu’aujourd’hui, au moment où nous avons signé cette déclaration commune, je suis d’abord très reconnaissant aux trois présidents qui ont mené les débats avec nous, très reconnaissant à madame Jacqueline GOURAULT de la qualité du travail effectué et très confiant sur la capacité que nous aurons progressivement à respecter les principes et à faire en sorte que nous puissions in concreto donner la souplesse nécessaire aux territoires qui la demandent, pour pouvoir avancer. Je me méfie des grands discours en la matière mais je crois beaucoup aux réalisations et aux engagements pris par chacun. Nous avons là l’opportunité de prendre en compte des spécificités locales tout en respectant les principes importants que nous nous sommes fixés.

Je vous remercie.

Déclaration de M. Édouard PHILIPPE Premier ministre – Rencontre avec les élus d’Alsace – 29.10.2018

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Action Publique 2022 – Notre stratégie pour la transformation de l’action publique

Action Publique 2022 – Notre stratégie pour la transformation de l’action publique – 29 octobre 2018

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